Les transferts financiers entre les Länder ont dépassé la limite estime la CSU bavaroise, qui s'inspire maintenant -quelle surprise!-de Bruxelles. A l'inverse de l'europe ce sont les Länder du sud -et Hambourg- qui ont financè l'aide aux Länder du nord. Berlin est en tête de liste. Mais comparer la capitale allemande à la Grèce lorsqu'on est bavarois, c'est déjà être sur de déclencher les hostilités. Or Markus Soder, le ministre des finances de « l'état libre de Bavières », a franchi un pas de plus hier en assénant :«Puisque la Grèce, le Portugal et l'Italie doivent faire des efforts » pour obtenir l'aide de l'UE, « Berlin, Brème et le Rheinland-Pfalz (Mainz) devront en faire autant » pour obtenir le notre.
Sous un ciel gris, Plusieurs centaines de manifestants agitaient samedi une chaussure devant le château Bellevue, le siège de la présidence de la république à Berlin. Une manifestation symbolique, reprenant le geste venu du monde arabe pour inviter à la démission le président Christian Wulff, 53 ans, confronté depuis quatres semaines à des révélations gênantes sur l'achat de sa maison et ses tentatives d'empêcher la publication d'articles le concernant dans la presse populaire, le Bild Zeitung (voir la revue de presse).
Impressionnante, la foule des grands soirs était de sortie à Berlin pour la Saint Sylvestre. L'immense avenue du 17 juin était noire de monde. Podiums musicaux, baraques de foire, « grande roue parisienne » bière, sekt, saucisses, cocktails et marchands d'écharpes...les pétards illuminaient les fourrés et les arbres du sombre "Tiergarten" -le parc du centre de Berlin, un peu comme si le bois de Boulogne s'étalait entre Bastille et Concorde à Paris. Sur la grande scène principale adossée à la Brandenburger Tor défilaient les artistes...Le groupe the Scorpions balança un "Hurricane" trépidant pendant le feu d'artifice à minuit. Tout ça réchauffe -il faisait un peu frisquet!
Un dernier billet 2011 avant de prendre congé jusqu'à l'année prochaine.
La guerre des pétards est déjà en train de faire du fracas au bas de chez moi. Visiblement la nuit sera explosive. On a l'habitude en Allemagne et particulièrement à Berlin en plus des feux d'artifice d'user et d'abuser des pétards, à l'unité ou en batterie. Certaines rappellent les « orgues de Staline » et cumulent jusqu'à une centaine de pétards qui partent les uns après les autres. Le 1er janvier les rues et les places de la capitale seront jonchées de débris, cartouches en carton.
A Berlin l'euro et le Dmark coexistent encore. Certains commerçants acceptent toujours les vieux billets et pièces -un euro vaut toujours 2 Dmarks environ. Près de l'Opéra sur la célèbre avenue d'Unter den Linden, on peut aujourd'hui payer sa saucisse grillée en Dmark dans certaines stands casse-croute, petites baraques en bois du marché de noël. « Kirstin et Gökel » proposent eux de régler le verre de punch, avec l'ancienne monnaie. La tradition reste établie dans certains café berlinois, comme à « la vieille ville » à Berlin-Spandau. C'est une bonne manière de se faire de la pub'.
Lecteur habituel des pages du Monde au "Gottlob", mon café-refuge des revues de presse à Berlin, j'ai lu avec intérêt l'article d'Alain Frachon sur Merkel « Et Dieu dans la crise de l'Euro »...!
« Fille de pasteur, Angela Merkel a le sens du péché, comme beaucoup de ses compatriotes, écrit-il. Il y a une manière allemande de parler de l'euro qui fleure bon l'influence du Temple ». On verrait ainsi dans la politique de la chancelière « ce soupçon de volonté de punir, et, en creux des prescriptions de la politique économique, la dialectique du péché et de son expiation».
La nostalgie du Dmark , voire le souhait de son retour, fait partie des images d'Épinal de l'Allemagne. Des sondages indiquent régulièrement qu'une majorité d'Allemands est contre l'euro. On explique ainsi en partie la politique rigide ou hésitante de la chancelière depuis le début de la crise grecque.
Maints dialogues, je l'ai vérifié, ne confirment pas ces affirmations, (voir à ce propos « 10 Allemands parlent de la crise de l'Europe et de l'Euro ».)
François Hollande a proposé hier à Berlin une autre vision du moteur franco-allemand, opposé au directoire « Merkozy », et associant ses partenaires européens. La salle du congrès du parti social démocrate allemand (SPD) était archi-comble pour accueillir François Hollande hier à Berlin-Kreuzberg.
Assis sur son fauteuil roulant, l'oeil vif et la phrase percutante, Helmut Schmidt, 93 ans, qui reste l'homme politique le plus apprécié des Allemands a tenu hier en haleine les milliers de délégués et invités du congrès du SPD réunis à Berlin Kreuzberg jusqu'à mardi.
La chancelière détaillait hier matin devant le Bundestag ses remèdes à la crise de l'euro dans le cadre d'une « déclaration de politique gouvernementale » en vue du sommet de Bruxelles des 8 et 9 décembre.
Il n'y a pas de potion miracle a prévenu d'emblée Angela Merkel devant le Bundestag. Ce sommet ne « sera pas le dernier tir » pour éradiquer la crise comme l'espèrent certains -ce n'est d'ailleurs "ni mon langage ni ma façon de penser" a-t-elle précisé. Extirper les racines du mal, est au contraire un processus qui durera des années.
Plusieurs médias, dont die Welt on line, reprennent ce matin les infos sur la négociation en cours entre les six pays tripe A, l'Allemagne, la France, le Lux, les Pays bas, la Finlande, l'Autriche. Il s'agitait de constituer sur la base d'un accord entre états, style Schengen, la création d'obligations communes destinées notamment à financer les prêts aux pays de la zone euro qui ne peuvent plus se re-financer sur les marchés.
Le score est sans appel : 58% des habitants du Land de Baden Würtemberg sont favorable à la poursuite du projet Stuttgart 21, 41% contre. La gare souterraine de Stuttgart, les 60 kilomètres de tunnel qui vont avec et l'aménagement immobilier du centre de la capitale du Land ont donc le feu vert des électeurs après des années de contestation. Le mouvement contre le projet Stuttgart 21 était devenu le symbole de la mise en cause d'un projet d'aménagement urbain de premier plan, contre le précédent gouvernement démocrate chrétien et libéral du Land, et la Deutsche Bahn.
Le rappeur le plus célèbre d'Allemagne a reçu le bambi de l'intégration lors de la remise annuelle des figurines dorées, une cérémonie fétiche depuis des décennies dans le monde des médias de la politique et des affaires. Le chanteur Peter Maffay, rocker connu pour son engagement notamment auprès des jeunes défavorisés, a prononcé le laudatio de Bushido. Soulignant qu'il avait su se saisir de sa seconde chance pour rompre avec son passé de jeune délinquant, et utiliser son succès pour oeuvrer aujourd'hui au « vivre ensemble », contre la violence à l'école.
Maffay répondait ainsi au duo Rosenkranz, dont le chanteur Peter Plate venait de mettre en cause, en recevant son bambi, celui qui était délivré à Bushido parce qu'il est « incorrect de célébrer un musicien dont les paroles des chansons sont injurieuses à l'égard des femmes, des homosexuels. »
La démocratie chrétienne n'a pas « changé de cap » assurait hier Angela Merkel, s'adressant en veste sombre aux mille délégués de son parti réunis à Leipzig, la capitale économique saxonne, dans l'ex RDA. « C'est l'époque qui se transforme à toute vitesse. »
Mais les Valeurs chrétiennes restent la boussole au milieu de la crise, qu'il s'agisse de « la préservation de la vie, de la création et de l'économie sociale de marché ».
Sombres, le regard arrogant, leurs trois visages s'affichent sur toutes les couvertures de la presse. Auteurs de crimes racistes en série, de meurtre et d'attendats restés inexpliqués qui ont fait une dizaine de morts et plusieurs dizaines de blessés depuis dix ans, trois nazis, deux jeunes hommes et une jeune femme, vivaient clandestinement depuis 13 ans à Zwickau, en Thuringe, dans l'ex RDA.
Le pont Admiral, "Admiralbrücke", à Berlin Kreuzberg, le pied pour les piétons, les fleinards, la musique, les rencontres
Une super 2 cv découverte à Hambourg -la DS 19 a aussi ses adeptes, et la Renault R4 fut également une voiture-culte en 68 face à la Coccinelle, raconte die Zeit
L'ours, symbole de Berlin, vu par les sculpteurs de la planète, exposition sur les trottoirs de la ville
Einstein, un ours du souvenir, "on ne peut pas faire la paix par la force mais par la négociation".
Campagne électorale à Berlin Kreuzberg, décolleté de Vera Lengsfeld (CDU) avec Angela: "nous avons plus à vous offrir"
Cliché moins connu: Halina Wawziniak, "die Linke", réplique qu"elle a c'qu'il faut dans le pantalon pour siéger au Bundestag"
Médecins et étudiants en colère devant la porte de Brandenbourg
Vestige du mur le long de l'exposition "Topographie des Terrors"
Le baiser "fraternel" Honnecker-Brejnev de Dimitri Vrubel re-peint sur les restes du mur de berlin
Bateau(petit) à Hambourg
Potsdam, "sans-souci", le palais du jardin de Frederic le grand ou Voltaire pris pension.
Le parc du château
L'homme sur l'eau (statue), Hambourg
Un "Beluga" avale un fuselage Airbus à Hambourg, pour l'emmener à Toulouse.
Manifestants anti-nucléaire sur les chars russes du monument du souvenir. Berlin 2009
Sortie du quart d'après midi, Volkswagen Wolfsburg.
Carrelage
Jardin à Remlingen, à deux pas du site de stockage des déchets nucléaires d'Asse II
Gendarmermarktplatz, Berlin, la plus belle place
Mur reconstitué et (fausses) croix pour ses victimes, checkpoint charlie