jeudi 27 décembre 2007

Un Baby boom berlinois qui ne mérite guère son nom

La courbe des naissances amorti sa chute. Le nombre des nouveaux nés est en hausse de 1%, dans l'ensemble de l'Allemagne. A Berlin on parle déjà de Baby-boom. Le nombre des naissances est en hausse de 4%, voire de 7%, dans certains quartiers. Les récentes réformes de la ministre de la famille Ursula von der Leyen, sont pour beaucoup dans cette évolution après des décennies de panne, de chute de la natalité. Le "salaire parental" notamment, équivalent à 67% de la moyenne des salaires perçus pendant les douze derniers mois et versé pendant un an, a décidé des couples, mêmes relativement âgés (au dessus de 35 ans) à faire un enfant. Une envie à laquelle ils avaient renoncé essentiellement pour des raisons matérielles, dont l'incompatibilité du travail et de la maternité en premier. Jusqu'à il y a peu en tout cas. ll est vraisemblable que la politique de création intensive de crèches à l'ouest de l'Allemagne et d'extension des écoles ouvertes à plein temps vont conforter cette nouvelle tendance.
Curieux concours de circonstance d'aileurs c'est au même moment que l'union des psychoanalystes allemand relance avec virulence le débat sur les conséquences négatives de la séparation précoce parents/enfants -cad avant trois ans. Un des piliers justement de la répartition des rôles hommes/femmes en Allemagne, qui contraint les femmes à choisir de renoncer à leur travail lorsqu'elle veulent un ou des enfants et à rester à la maison s'occuper d'eux.
Parler de Baby-boom aujourd'hui est par ailleurs hors de proportion. Un augmentation des naissances de 1% en moyenne représente environ 7000 enfants de plus. Il faudrait une croissance du nombre des naissances de 15% environ, pour rattraper la chute du nombre des naissances par an qu'a enrégistré l'Allemagne ces dix dernières années -de 4,8 millions à 4,2. Et une croissance de 40% à 50% au moins pour revenir à un nombre de naissances équilibré par rapport au nombre d'habitants que connaît l'Allemagne aujourd'hui et pour freiner la chute impressionnante de population, évaluée en dizaines de millions, qui va s'amorcer au cours des vingt prochaines années.
40%, Un chiffre qui explique au passage pourquoi les défenseurs les plus convaincus de la nécessité pour l'Allemagne de maintenir sa population autour de 80 millions, ne voient que le recours à l'immigration massive comme moyen qui permette d'y arriver.

mardi 25 décembre 2007

Noël, ciel bleu, rues ensoleillées et vides.

Noël. Berlin paraît désert. Ciel bleu, soleil guilleret. Fête en famille. A part quelques rares cafés, tout est fermé. Lundi prochain, ce sera l'image inverse. Foules dans les rues, rafales de pétards toutes la nuit, et bouteilles de Sekt -le "champagne" allemand.

L'affaire Bamberski, roman noir franco-allemand du crime et de la justice

Le viol et l'assassinat de Kalinka Bamberski, jeune française de quinze ans, dont son beau père le docteur Dieter krombach aurait été coupable en 1982, à Lindau, au bord du lac de Constance, évoque les pires romans noirs. André Bamberski, le père français de la victime, persuadé de la culpabilité de Krombach, se bat depuis vingt cinq ans pour que justice soit faite. Mais en dépit d'une condamnation par contumace à quinze ans de prisons par la cour d'arrêt d'assise de Paris, Dieter Krombach n'a jamais été inquiété en Allemagne. Il a continué à exercer son métier à Lindau, jusqu'à ces dernières années ou il a été condamné pour le viol d'une de ses patientes, une jeune fille de 16 ans. Il a poursuivi ensuite l'exercice de la médecine sans autorisation dans plusieurs villes, avant d'être démasqué par une patiente qui avait eu la curiosité de faire des recherches sur son nom sur internet.
Dieter Krombach aurait été "couvert" selon certains, deux décennies durant, par les autorités judiciaires des deux côtés du Rhin.
La mère de Kalinka Bamberski avait épousé le docteur Krombach en seconde noce et avait quitté la France pour vivre avec son mari en Allemagne. C'est au cours d'un séjour de vacances à Lindau, chez son beau-père que la jeune fille fut retrouvée morte, un matin, dans sa chambre, avec des traces de piqures sur le corps. Après autopsie, le médecin qui assurait lui avoir simplement injecté les solutions prescrites ne fut pas inquiété. Une contre-autopsie réalisée quelques années plus tard en France, ou est enterrée la jeune fille, à la demande de son père, allait révéler par contre que tous les organes génitaux lui avaient été retirés lors de l'autopsie en Allemagne, empêchant toute preuve de viol. Les médecins français diagnostiqueront par ailleurs que le décès de Kalinka était du à une injection de fer, qui lui fut fatale. Dieter Krombach refusera de comparaître devant la cours d'assise de Paris pour répondre de ses actes. La condamnation de la cours sera invalidée par la justice européenne. André Bamberski découvrira avec stupeur que le sous directeur de la justice criminelle française de l'époque, Laurent le Mesle -aujourd'hui pressenti pour occuper le poste de secrétaire général de la chancellerie- avait bloqué par une note personnelle en 1995 l'exécution du jugement. Entendu aujourd'hui dans le cadre d'une enquête pour "corruption des autorités judiciaires", il assure qu'il s'agissait simplement pour lui de contrôler l'application de la peine, afin de ne pas heurter les autorités allemandes. D'autres hautes autorités judiciaires ont été également appelées à témoigner.
Dieter Krombach a fini par atterrir en prison aujourd'hui, parce que la justice allemande ont ouvert en 2006 une enquête contre lui pour exercice illégal de la médecine. Le procureur recherche les éventuelles victimes de ses violences, comme le rapporte la première chaine de télévision, ARD. La justice française remettra-t-elle en marche la machine judiciaire qu'elle avait stoppée?


Reportage d'Ard, la première chaîne allemande, sous titré en Français

samedi 22 décembre 2007

La Stasi fait toujours des ravages dans les couples

Le film "la vie des autres" a presque fait le tour du monde. Il décrit le Berlin de l'ex RDA. On y voit un officier de la Stasi, plutôt sympa, surveiller un couple d'intellectuels dont la femme, actrice, est "tenue" par le ministre de la culture, et trahi son compagnon, écrivain. Ülrich Mühe, qui incarne l'officier de la Stasi Gerd Wiesler, a connu sa consécration dans ce rôle, avant de mourir tragiquement d'un cancer de l'estomac, cet été. Mühe était lui même originaire de l'ex RDA et découvrira en consultant les archives de la Stasi après la chute du mur, qu'il était "espionné" par quatre de ses proches. « Un dossier que je creuserai jusqu'à la tombe...disait-il ». Au moment ou « la vie des autres » sortait sur les écrans, un procès l'opposait à sa première femme Jenny Gröllmann. Il était persuadé qu'elle avait travaillé pour la police secrète d'Erich Honnecker. Il perdra le procès. Jenny Grölmann décédera d'un cancer, elle aussi.
Les récents démélés d'un couple, Herbert et Lena (nom fictifs, ndr), devant le tribunal du Brandenbourg évoquent irrémédiablement la "vie des autres". Herbert a obtenu en 2006, devant le tribunal familial de son lieu de résidence l'annulation de son mariage. Il avait découvert affirme-t-il en 1995, en feuilletant les archives de la Stasi le concernant, que sa femme Lena l'espionnait. Elle l'aurait donné en 1988, deux ans avant leur mariage, alors qu'Herbert retrouvait sa compagne de l'époque, Eva, dans un môtel, sur l'autoroute Berlin Cologne, au point de Transit entre l'est et l'ouest. Eva avait obtenu peu de temps auparavant le droit d'émigrer à l'ouest. Herbert était supposé vouloir fuir avec elle. La police les coffra tous les deux et ils finirent en prison.
Eva s'installera définitivement à l'ouest après la chute du mur. Herbert, resté dans sa région d'origine, finira par épouser Lena en 1990 après lui avoir fait jurer qu'elle n'avait: "rien à voir avec ces merdes". Le tribunal familial a été convaincu du contraire au vu des photocopies d'extraits du dossier de la Stasi qu'a fait valoir Herbert au cours du procès. Il a donc dissous le mariage qui repose à la base sur la "confiance entre les deux époux". Mais Lena qui assure être innocente a fait appel, notamment parce que la dissolution du mariage, à la différence du divorce, peut exclure pour elle, toute pension alimentaire. Et le tribunal du Brandenbourg vient de trancher en sa faveur, estimant -contre le tribunal familial- que les pièce avancées par Herbert ne suffisent pas pour établir la culpabilité de sa femme. Le couple est donc renvoyé en première instance. En attendant d'autres rebondissements. Tout celà fait un peu glauque, moins sophistiqué que "la vie des autres". Mais le réel se confond avec la fiction.

jeudi 20 décembre 2007

La paix du rail ne dure guère

Et pan sur le bec comme on dit au Canard enchainé! La "paix du rail" pronostiquée par l'auteur de ces lignes le 14/12, n'a pas duré longtemps. Le chef du syndicat des conducteurs de train (GDL), le bouillant Manfred Schell, a claqué la porte des négociations avec la Deutsche Bahn hier, le 19/12, suivi par ses collègues des syndicats Transnet et Gbda (employés). On spécule dans la presse sur le retour des menaces de grève des transports à Noël. Les raisons de la rupture devraient être révélées dans la journée par le GDL. Affaire à suivre.

mercredi 19 décembre 2007

Alice Schwarzer, le féminisme, la prostitution et la gauche

Alice Schwarzer, 65 ans, fondatrice et directrice du magazine féminin Emma, reste la figure de référence du féminisme allemand de ces dernières décennies. Proche de Simone de Beauvoir à la fin des années soixante, lorsqu'elle vivait en France, elle est l'auteur d'un livre radical sur les relations hommes femmes, "le petite différence et les grandes conséquences", qui fit choc à l'époque. Puis au fil des décennies elle s'est "institutionnalisée", elle est devenue l'invitée incontournable des Talk-show et la cible aussi de celles et ceux, hommes, femmes, féministes qui ne partagent pas ses analyses.
Titulaire de la légion d'honneur depuis quelques années -qu'en aurait pensé Simone de Beauvoir ?-, elle a pris partis pour Angela Merkel lors des dernières élections fédérales. Une "trahison" pour certaines de ses anciennes partisanes qui votent à gauche, Spd ou Vert. La démocratie chrétienne de la municipalité de Berlin-Charlottenburg propose aujourd'hui de rebaptiser la bibliothèque municipale à son nom. C'est avant tout un hommage au combat des femmes pour leurs droits. Mais le SPD et les Verts s'y opposent! Schwarzer a toujours rejetté en effet la loi qui légalise la prostitution en Allemagne, initiée par le SPD et les Verts et votée au Bundestag lorsque Gerhard Schröder était chancelier. Elle n'a jamais admis le postulat des rédactrices du texte selon lequel les femmes qui se prostituent peuvent avoir décidé "librement" de faire commerce de leur corps et elle tire un bilan négatif de son application, qui n'aurait en rien amélioré le sort de l'écrasante majorité des femmes allemandes ou étrangères contraintes de se prostituer.
La réaction sectaire des verts et du SPD pourrait laisser croire qu'il s'agit là d'un point de vue conservateur, démocrate chrétien, anti-féministe au fond . Ce qui ne manque pas de sel!

lundi 17 décembre 2007

l'envers du décor de la croissance allemande

Sacré paire de ciseau! L'hebdomadaire der Spiegel illustre cette semaine une double page sur le fossé qui se creuse entre les pauvres et les riches en Allemagne, en comparant la courbe des revenus net moyens des 10% des Allemands les plus riches et celle des 10% les plus pauvres. L'écart, marquant en 1995, avec +6% pour les riches et -10% pour les pauvres s'était réduit ensuite en 2000. Les riches augmentaient leurs revenus de 12%, les pauvres de 6%. Puis l'écart n'a cessé de se creuser à nouveau et les branches du ciseau sont écartées aujourd'hui comme jamais. Les plus riches gagnent 31% de plus, les plus pauvres 13% de moins.

lire la suite

La real politique et les droits de l'homme

Il est douteux que Nicolas Sarkozy invite un jour le Dalaï Lama à l'Elysée, comme Angela Merkel l'a fait à Berlin, à la chancellerie. A l'inverse il est peu probable que la chancelière invite le guide libyen Kadhafi à planter sa tente à Berlin! Berlin et Paris semblent plus éloignés que jamais dans le domaine de la politique étrangère. A Lisbonne, au sommet rassemblant Européens et Africians, Sarkozy a même pris ouvertement ses distances à l'égard des critiques virulentes de Merkel au Zimbabwe de Mugabe, qui ont heurté les états africains. La diplomatie des droits de l'homme de la chancelière, qui n'épargne pas non plus la Russie voisine de Poutine, se heurte en Allemagne aux critiques du SPD et du patronnat allemand. Car elle a tend les relations avec la Chine et complique la tâche des hommes d'affaires qui veulent investir à Pékin! La politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy de son côté s'est fait ridiculiser par le show Kadhafi à Paris, et ne grandit pas l'image du président français.
Résultat: la France amasse certes des contrats de Pékin à Tripoli, en pratiquant une politique à l'opposé de celle de la chancelière, championne des droits de l'homme. Mais cela influera-t-il en fin de compte sur les influences respectives des deux pays dans les régions du monde concernées? Face au poids de l'industrie allemande, championne à l'exportation, la "real politique" à la française est elle sur le long terme le bon marketing? Les gains encaissés compensent-ils les dégâts infligés à l'image de la France? L'influence de l'Allemagne à l'étranger, dont le commerce et les exportations sont l'un des vecteurs, souffre-t-elle réellement de la rigueur de Merkel à l'égard des droits de l'homme? Ou bien ses exigences renforcent elle au contraire sa stature?

vendredi 14 décembre 2007

La paix du rail

Pas de grèves dans les chemins de fer allemands pour les fêtes de Noël! La coopération devrait remplacer la confrontation en cours depuis six mois au sein de la Deutsche Bahn. Confrontation entre Hartmut Mehdorn, le président de la DB et Manfred Schell, le chef du syndicat des conducteurs de train (GDL). Confrontation entre le GDL et les syndicats représentants l'ensemble des catégories de personnel, Transnet et le GDBA (syndicat des employés). Confrontation entre ces derniers et Mehdorn, pour boucler la boucle.

lire la suite

mercredi 12 décembre 2007

De moins en moins d'enfants pour de plus en plus de vieux

Il y a de moins en moins d'enfants en Allemagne, signale le quotidien Frankfurter neue Presse. En dix ans le nombre des moins de six ans a chuté de 600 000, de 4,8 millions à 4,2 millions, soit une diminution de 12,5%. 77% des moins de six ans vivent en famille avec leurs parents mariés, 13% chez leurs mères. A titre de comparaison il y avait environ 4,8 millions d'enfants de moins de six ans en France en 2006, contre 4,5 millions dix ans plus tôt. Il y a, rappelons le, environ 20 millions de plus d'habitants en Allemagne qu'en France. Les profils démographiques des deux pays s'éloignent inexorablement. La Pyramide allemande s'inverse. La base se rétrécit, tandis que le sommet, les générations les plus âgées s'élargit. Pour l'observateur la panne de natalité en Allemagne, reste un mystère. Pourquoi les Allemands ne font ils pas ou plus, ou plus guère d'enfants?
"Rien d'étonnant", s'exclament deux lecteurs hommes du Frankfurter neue Presse qui renvoient aux galères des séparations de couples avec enfants, mariés ou non. Elles se retourneraient toujours contre les pères, qui y "perdent à peu près tout", la responsabilité parentale, le paiement d'une pension et la réduction, drastique parfois, du droit de visite de leurs enfants, dont les mères récupèrent en général le droit de garde.
Les mères, de leur côté, se plaignent souvent de l'absence ou de la légèreté des pères dans la prise en charge des tâches éducatives, matérielles, comme morales. Le match de foot, le verre avec les copains, les bricolages divers et autres occupations passent avant. Les congès de paternité pour les pères, bien accueillis, restent encore très, très minoritaires.
Les équipements scolaires et pré-scolaires pour assurer la prise en charge des plus petits font défaut par ailleurs à l'ouest de l'Allemagne et contraignent souvent les femmes à faire le choix: travail ou maternité. Après des décennies ou la séparation des rôles, la mère à la maison le père au travail était de mise, les usages sont remis en question et la ministre de la famille, Ursula von der Leyen (CDU) a enclenché un programme volontariste de développement des crèches.. Mais là ou les équipements collectifs existent, à l'est de l'Allemagne qui a hérité des infrastructures de l'ex RDA, le taux de natalité n'est pas meilleur.
"Les enfants c'est chiant, ça dérange, ça vous gâche la vie". Ce refrain est connu. Il fait office de philosophie de la vie pour une part de la population allemande, des couples même, qui restent "sans", pour profiter de leur vie à plein temps. La société allemande est pratiquemment coupée en deux d'ailleurs sur ce plan. Les "sans", deviennent les cibles des familles "avec" qui tolèrent assez mal au fond d'élever leurs rejettons qui serviront plus tard à financer le droit à la retraite des "sans"!
Il y a par ailleurs les adeptes d'un malthusianisme des temps modernes, issus des années soixante-dix, quand la chute des naissances est devenue la règle. Ils se félicitent de voir l'Allemagne se dépeupler et devenir l'égale de ses voisins, la France et la Pologne.
Autant de bonnes raisons suffisent-elles pour autant à expliquer la panne de la natalité?

mardi 11 décembre 2007

Le foulard, la croix et les traditions chrétiennes

Il s'en est fallu de peu. C'est avec 6 voix contre 5 que les juges du tribunal du Land de Hesse à Wiesbaden ont confirmé l'interdiction du port de "tout vêtement ou symbole contraire à la neutralité qui est de mise pour les employés des servics publics". En clair cela veut dire que le port du foulard est bien interdit en Hesse, de l'enseignante à l'employée de bureau. A l'inverse les signes et symboles de tradition chrétienne restent tolérés. Ils renvoient selon les 6 juges aux fondement de la culture du Land, imprégné par les valeurs du christianisme, l'égalité homme-femme, la liberté de religion, les libertés individuelles.
A l'origine, la cours constitutionnelle fédérale allemande avait rendu un jugement en 2003 selon lequel il était impossible d'interdire le port du foulard, à moins qu'une loi ne l'interdise explicitement. Un jugement qui répondait à la plainte d'une enseignante du Bad Würtemberg, originaire d'Afghanistan, qui souhait porter le foulard à l'école. La cours fédérale avait renvoyé la balle aux autorités des 16 Länder. A charge pour elles de légiférer dans les frontières de leurs régions.
Le port du foulard -dans les écoles en général- a donc été interdit dans le Bad-Württemberg, la Bavières, la Hesse, la Sarre, la Rhénanie du nord, la Basse-Saxe, Breme et Berlin. Une avocate du land de Hesse, Ute Sckowsky a déposé recours contre la loi adopté à Wiesbaden, estimant qu'elle discrimine l'islam et les femmes de religion musulmanes. Il n'y a pas de différence, selon elle entre le foulard musulman et la coiffe de la religieuse. Enseignante à la faculté de Francfort elle côtoie par ailleurs tous les jours dit-elle des étudiantes qui portent le foulard. La cour de Hesse vient de rejetter sa plainte.
La composition de la cour reflète, il faut le savoir, les rapports politiques dans ce land actuellement dirigé par la CDU de Roland Koch. Les cinq juges qui ont voté contre le jugement du tribunal du land sont issus des rangs de l'opposition.
lire en allemand. Frankfurter Rundschau

lundi 10 décembre 2007

L'influence allemande en Orient et l'Union méditerranéenne à la française

Le quotidien de Beyrouth "l'Orient le jour", rend compte dans son édition de ce lundi de la remise d'un don de l'Allemagne de 24 millions d'euros au président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), Nabil Jisr. Un "protocole" qui est le quatrième de ce type dans le cadre des aides fournies par l'Allemagne, "après l'agression israélienne au Liban", en 2006, souligne Nabil Jisr. L'Allemagne équipe également l'amée libanaise directement en armements. Le Proche-Orient est une région ou la diplomatie allemande exerce une influence souvent discrète, mais certaine. Les relations de l'Allemagne avec Israël sont connus. La République fédérale est l'un des principaux appuis de Tel-aviv. Les lien entre les deux pays, indissociables, reposent sur l'histoire, l'Holocauste, le Nazisme. Ils n'empèchent en aucun cas Berlin de bénéficier d'une aura -souvent sous-estimée- dans la région, le monde arabe et musulman. Au contraire. Berlin est par exemple l'interlocuteur qui permet les contacts et les échanges entre le Liban, le Hizbollah et Israël. Les relations privilégiées tissées pendant des décennies avec Téhéran n'y sont pas étrangères. Ankara est également en temps "ordinaires", l'autre base d'influence allemande au Sud de la Méditerrannée.
Les Allemands sont de très fins connaisseurs de la culture arabe. Les échanges industriels et commerciaux et le commerce des armes ont été très longtemps le vecteur le plus solide de l'influence allemande, à l'époque y compris ou l'on sous-estimait le poids de la république de Bonn, caricaturée comme un "nain politique et un géant économique". Le sérieux et la discrétion de la diplomatie allemande relayaient alors sa force industrielle dans des pays tels que l'Irak de Saddam Hussein. Ce lien continue avec les pays du sud de la Méditerannée explique en partie la méfiance pour ne pas dire plus qu'éprouve Angela Merkel à l'égard des projets d'Union méditerranéenne de Nicolas Sarkozy. L'Allemagne n'a aucune raison de laisser la France renforcer son rôle dans cette région, en son absence ou à ses dépends. Berlin n'a il est vrai qu'une influence limitée dans les pays du Maghreb ou la France pourrait avoir le champs libre. Mais l'Allemagne défendra ses intérêts dans le monde arabe avec obstination, et ils ne passent pas -pour l'instant en tout cas- par la constitution d'une Union méditerranéenne "à la française". lire dans l'Orient le jour.

dimanche 9 décembre 2007

Questions sur l'école

L'école est un souci constant en Allemagne, comme en France. La réputation faite à l'école allemande d'un enseignement modèle, à la fois plus léger et plus efficace que son homologue français par exemple ne correspond pas à la réalité. Depuis le choc de l'étude de l'OCDE (Pisa) en 2000 qui classait les écoliers allemand globalement à un niveau médiocre, les autorités régionales des Länder -maîtresses de l'enseignement dans leur région-, et le gouvernement fédéral ont tenté de réformer, d'améliorer la qualité du système scolaire. Les récentes études Pisa qui viennent d'être publiées n'indiquent pourtant pas un progrès sensible -à l'exception ds résultats de l'enseignement des sciences et des sciences naturelles.
L'école à mi-temps (jusqu'à 13h30, 14h), le système d'enseignement très sélectif répartissant les écoliers dans trois types d'établissements scolaires de niveau différents après l'école primaire (HauptSchule, RealSchule, Gymnasium), l'alternance de la formation pratique en entreprise et de l'enseignement scolaire pour les écoliers du technique, sont les trois traits principaux qui donnent sa spécificité à l'enseignement allemand. Ils sont aujourd'hui mis en cause en Allemagne même. Certains y voient en effet la cause structurelle des déboires du système scolaire que reflètent les études Pisa. L'enseignement sélectif n'atteindrait pas les résultats qu'il se fixe. Il ne crée pas si l'on s'en réfère aux résultats de Pisa une "élite" scolaire, d'écoliers de haut niveau, dans les établissements supérieurs (Gymnasium, équivalent des lycées). Il fige par contre dés le plus jeune âge les inégalités scolaires, liées aux inégalités sociales -la sélection à lieu dés 8 ou 9 ans à l'école primaire-, sans qu'il soit possible ensuite de les résorber. lire en Allemand. Die Welt. "nous ne devrions pas être satisfaits de nos écoles" Le système à trois niveau garde cependant ses partisans. Ceux-ci assurent qu'il affiche les meilleurs résultats là ou la sélection est pratiquée avec rigueur et s'appuie sur des établissements de qualité, des enseignants motivés. Les régions dirigées par la démocratie chrétienne, telles que la Bavière, le Bad Würtemberg, la Hesse, sont ainsi des défenseurs du système actuel et font la promotion de leurs résultats scolaires, supérieurs à ceux des autres Länder.

mardi 4 décembre 2007

Salaire mini contre emploi, les postiers trinquent...

A peine adopté, le salaire minimum pour les entreprises de distribution du courrier fait déjà des dégâts. Pin, le concurrent le plus sérieux de la Deutsche post annonce plus de 1000 licenciements, TNT gèle ses investissements. La distribution des lettres de -50 gr sera libre à partir de janvier 2008, fini le monopole de la Deutsche Post...mais le combat pour le marché risque de cesser faute de combattants.

lire la suite

La CDU et la quête du centre

"Die Mitte", le centre, le mot décore la salle du congrès de la CDU à Hanovre qui se conclut ce soir, mardi. "Nous sommes le centre"...répète Angela Merkel pour marquer sa différence avec le SPD qui serait en train de glisser à gauche et de renouer avec le diable (le socialisme a été réintégré dans le programme du parti). La chancelière qui s'appuie sur un bilan positif de son gouvernement avec les sociaux-démocrates à mi-mandat, a-t-elle trouvé la clé pour s'assurer la victoire aux prochaines élections de 2009, face au SPD?
Pas évident. Les revendications qui marquent le "tournant à gauche" du SPD -l'amélioration des prestations chômage pour les plus de 45 ans, le salaire minimum par branche- n'ont pas été rejetées par la démocratie chrétienne. Le gouvernement Merkel les a finalement intégrées -sous pression du SPD. Du coup les alliés traditionnels de la CDU, les libéraux du FDP, s'irritent de ce qu'une chancelière démocrate chrétienne soit en train de "faire une politique social démocrate"...."je m'fais des cheveux pour la CDU", grogne Guido Westerwelle, le chef du FDP.
Mais si Angela Merkel veut triompher en 2009 elle doit rassembler tout l'électorat de son parti, jusqu'au centre gauche! La chancelière ne peut pas se permettre de rééditer la faute de la candidate Angela Merkel qui effaroucha en 2005 avec ses accents libéraux l'électorat populaire de la démocratie chrétienne, et fit le plus mauvais score du parti depuis des lustres. Elle est donc contrainte de "faire du social", et se retrouve du coup en concurrence sur le terrain, avec le SPD. La quête du centre n'est pas simple.

lundi 3 décembre 2007

Angela Merkel préserve de justesse le consensus familial

Angela Merkel a dû intervenir en personne au congrès de la CDU de Hanovre pour préserver le consensus familial au sein de la démocratie-chrétienne. L'aîle conservatrice du parti avait déposé un amendement qui a fait mouche lundi, en revendiquant l'attribution d'allocation de 150 euros par enfant pour les mères qui choisissent d'éduquer leurs enfants de moins de trois ans à domicile. Un geste qui vise à contrer la réforme moderniste de la conception de la famille, de l'éducation, et de la répartition des rôles des parents au travail et à la maison, initiée par la ministre de la famille d'Angela Merkel, Ursula von der Leyen. Médecin, mère de sept enfants, avocate infatigable de la conciliation des rôles de mère et de femme active, von der Leyen a mis sur pied un plan de création de 800 000 places de crèches pour les tous petits. Un projet qui vise à relancer le très faible taux de natalité. Cette panne des naissances tiendrait en effet pour beaucoup à la difficulté pour les femmes de concilier travail et maternité.
Mais cette "révolution culturelle", irrite profondément le courant conservateur de la démocratie chrétienne, attaché au modèle familial traditionnel selon lequel la mère élève les jeunes enfants à la maison, tandis que le père gagne l'agent du ménage. La nouvelle politique familiale est vécue comme une discrimination, un nouveau modèle imposé par les politiques dans un domaine qui est du ressort exclusif de la vie privée.
Pour maintenir l'équilibre entre le nouveau modèle et l'ancien et préserver la liberté de choix de chacun, les conservateurs ont donc forcé le marché: l'allocation d'éducation à domicile, en échange du plan de création de places de crèches. Un deal qui crispe les "réalistes", persuadés qu'on ne peut pas tout faire à la fois...Ne serait-ce que pour des raisons financières. Angela Merkel a dû mettre son poids dans la balance pour éviter des frictions qui auraient eu le plus mauvais effet. La CDU se divisant sur la question familiale à quelques mois d'élections régionales décisives déut 2008. L'amendement a été adopté. Il devrait entrer en vigueur en 2013. Certains pronostiquent qu'il aura été enterré d'ici là.

dimanche 2 décembre 2007

L'ombre de Pisa

"Pisa", désigne en Allemagne les études de l'Ocde qui comparent les niveaux des écoliers de la planète. Celle de 2000 avait mis l'Allemagne Ko, parce qu'elle attribuait la mention passable aux écoles de République fédérale. L'étude 2006 dont les résultats doivent être publiés bientôt...fait déjà des ravages. Les premières fuites indiquaient des progrès sensibles en trois ans, et furent saluées en une de tous les médias. Mais les réjouissances sur les résultats fructueux des années d'effort enclenchés à la suite du choc de 2003, ont été aussitôt douchées par le coordinateur des études Pisa en personne, Andreas Schleicher, un Allemand.
L'étude 2006 est basée, précise-t-il, sur les connaissances en "sciences nat" et ne peut donc être comparée à celles de 2000/2003, fondées sur les niveaux en math et en lecture. En ces domaines, les jeunes Allemands n'auraient pas -ou guère- progressé selon lui. Du coup Schleicher s'est fait incendier par ses compatriotes...certains réclament même sa démission -une revendication rejetée sans hésitation par l'Ocde qui le considère comme un excellent pédagogue.
Il n'aurait qu'un seul but selon ses critiques: oeuvrer contre le système d'enseignement allemand d'établissements à trois niveaux. Les écoliers allemands sont répartis en effet à partir du CM2 selon leurs capacités dans les colléges élémentaires, les collèges d'enseignement général, ou le Lycée. Seul ce derniers conduit au Baccalauréat (Abitur). Selon l'Ocde -et donc Schleicher- le système allemand est le plus sélectif qui soit, socialement.

Les Boss se défendent

Accusés d'être surpayés, les patrons des gros "Konzern" allemands sont montés au créneau ce week-end pour se défendre. René Oberman, Telekom, 2,6 millions euros/an; Peter Löscher, Siemens, 4,4 millions; Hartmut Mehdorn, Deutsche bahn, 3,2 millions; tous estiment avoir mérité leur salaire. Pourquoi? Leur responsabilité est énorme, soulignent-ils. Ils bossent 90 heures par semaine et l'essentiel de leur revenu est calculé sur la base des profits réalisés par leur entreprise lorsqu'ils sont à la barre. Convaincront-ils leurs critiques? Ils ont en tout cas visiblement la conscience tranquille.

Christian Wulff, CDU, doute du "frère" SPD

Nous avons un gros problème avec le SPD, explique Christian Wulff, ministre président démocrate chrétien de Basse-Saxe, à la veille du congrès de la CDU des 3 et 4 décembre à Hanovre. Le SPD ne sait pas, selon lui, s'il est un parti de gouvernement ou d'opposition. Je n'ai pas confiance dans "le frère", conclu Wulff, désignant ainsi le partenaire de la CDU dans la grande coalition d'Angela Merkel. Wulff accuse le SPD de se rapprocher du parti "la gauche" d'Oskar Lafontaine. Il serait temps, au contraire, selon lui, d'accélérer le tempo des réformes et de la modernisation de l'Allemagne, face à la mondialisation. Roland Koch, ministre président démocrate chrétien de Hesse, assure de son côté que "l'esprit de Leipzig", doit rester la référence pour le parti. Il désigne ainsi le tournant libéral qui avait marqué la CDU au congrès de Leipzig, avant les élections de 2005, et donna le ton de la campagne électorale d'Angela Merkel.
Le SPD renvoit la balle. Après la conclusion d'un accord et la mise en place d'un salaire minimum pour les postiers (salariés de la Deutsche post et entreprises privées de distribution de courrier), il fait de la généralisation du salaire minimum dans un dizaine de branches l'objectif de ses nouvelles batailles. Ce sera un thème dominant de la prochaine campagne électorale en 2009, prévient Peter Struck, chef du groupe parlementaire SPD au Bundestag...de quoi faire grincer les dents du "frère" de la grande coalition, comme dirait Christian Wulff.
lire en Allemand: der Spiegel

Angela Merkel en congrès jusqu'à Mardi

La CDU réunit son congrès lundi et mardi à Hanovre, elle adoptera notamment un nouveau programme pour les deux décennies à venir. Le parti démocrate chrétien veut apparaître comme le seul parti du centre, pour faire la différence avec le SPD qui glisse à gauche, attiré par les syndicats et ses alliés potentiels, les Verts, voire le parti "la Gauche" d'Oskar Lafontaine. L'horizon évidemment ce sont les élections régionales de début 2008, et les élections fédérales de 2009.
Selon un récent sondage (Spiegel, TNS), Merkel bénéficie toujours d'une aussi forte sympathie dans la population (72%), mais 60 % des sondés la considère comme l'avocate des intérets des riches, 27% seulement comme le défenseur des intérêts des petites gens.

samedi 1 décembre 2007

Sarkozy n'a pas de potion miracle

L'Allemagne observe attentivement ce qui se passe en France. Les affrontements de Villiers le bel, comme la grève des chemins de fer. Selon le quotidien libéral Frankfurter Allgemeine: Sarkozy avait compté sur la croissance pour renforcer la confiance dans son pays. La crise financière a trompé ses attentes. Sarkozy vient de passer sous la barre des 50%, alors que les épreuves sont à venir. Il n'a pas de potions magiques, et sa politique: plus de marché et plus d'état ne sortira pas la France de sa crise selon la Faz.

Airbus et le revers de la médaille de l'euro fort

Airbus songerait sérieusement à construire ses prochaines usines aux USA, en Alabama, ou en Russie. Afin d'éviter le coût de l'Euro fort qui rend ses avions hors de prix lorsqu'ils sont fabriqués en Europe, notamment en Allemagne.
Que le président d'Airbus qui caresse ce projet, Thomas Enders, soit allemand ne manque pas de sel au fond. L'Euro fort et la banque central européenne, sont les enfants du modèle allemand, du Dmark fort et de la Bundesbank. La monnaie forte, témoin d'une économie dynamique et puissante reste à l'honneur aujourd'hui. Certains économistes, dont Peter Bofinger, membre du "conseil des sages" qui avise le gouvernement d'Angela Merkel en ce qui concerne la politique économique, jugent pourtant que la cote d'alarme face au dollar est dépassée, et mettent en garde contre les conséquences funestes pour la croissance de l'euro surévalué. L'ex chancelier Helmut Schmidt en son temps avait lui aussi expliqué à plusieurs occasions que le Dmark trop fort faisait plus de mal que de bien.
Mais 65% des enrepreneurs allemands, tournés vers l'export, en Europe en premier lieu, ne voient pas là un danger pour l'avenir (enquête de l'institut de recherches économiques de Cologne de Novembre). Même avec un euro à 1,60. La hausse du prix des matières premières et des composants est pour eux le principal souci. Et l'euro fort justement sous cet angle peut être un avantage.

Les conséquences pour Airbus risquent par contre de ne pas être une petite affaire. Les salariés des sites allemands sont les premiers confrontés au revers de la médaille de l'euro fort.

michel-verrier.com
prix franco-allemand du journalisme 2011, catégorie internet.

Spectacles, musiques, loisirs à Berlin

Tout ce qu'il faut savoir dans:

*Tip Berlin
*Zitty on line



Bloc Note


Histoires
en photos

Le pont Admiral, "Admiralbrücke", à Berlin Kreuzberg, le pied pour les piétons, les fleinards, la musique, les rencontres

Une super 2 cv découverte à Hambourg -la DS 19 a aussi ses adeptes, et la Renault R4 fut également une voiture-culte en 68 face à la Coccinelle, raconte die Zeit

L'ours, symbole de Berlin, vu par les sculpteurs de la planète, exposition sur les trottoirs de la ville

Einstein, un ours du souvenir, "on ne peut pas faire la paix par la force mais par la négociation".

Campagne électorale à Berlin Kreuzberg,
décolleté de Vera Lengsfeld (CDU) avec Angela: "nous avons plus à vous offrir"

Cliché moins connu: Halina Wawziniak, "die Linke", réplique qu"elle a c'qu'il faut dans le pantalon pour siéger au Bundestag"

Médecins et étudiants en colère devant la porte de Brandenbourg

Vestige du mur le long de l'exposition "Topographie des Terrors"

Le baiser "fraternel" Honnecker-Brejnev de Dimitri Vrubel re-peint sur les restes du mur de berlin

Bateau(petit) à Hambourg

Potsdam, "sans-souci", le palais du jardin de Frederic le grand ou Voltaire pris pension.

Le parc du château

L'homme sur l'eau (statue), Hambourg

Un "Beluga" avale un fuselage Airbus à Hambourg, pour l'emmener à Toulouse.

Manifestants anti-nucléaire sur les chars russes du monument du souvenir. Berlin 2009

Sortie du quart d'après midi, Volkswagen Wolfsburg.

Carrelage

Jardin à Remlingen, à deux pas du site de stockage des déchets nucléaires d'Asse II

Gendarmermarktplatz, Berlin, la plus belle place

Mur reconstitué et (fausses) croix pour ses victimes, checkpoint charlie






Par Michel Verrier journaliste à Berlin
en savoir plus

Les bons billets
à lire:

Berlin-Prenzlauer-Berg 2010, un premier mai anti-nazi (en photos) hué par les habitants du quartier,
le défilé des néos-nazis n'a pas pu finir son parcours
.


der, die, das, la journal, le voiture, la soleil et le lune.
Petites réflexions sur les traductions impossibles



Existe-t-il un racisme anti-allemand dans les collèges ou les jeunes immigrés sont la majorité?
Un "choc des cultures" contesté.



Hambourg, l'éclairant échec d'une réforme scolaire. La majorité des parents cautionne la "sélection précoce" des écoliers


L'Euro, comment Merkel est prise entre deux feux.
Les orthodoxes lui reprochent ses compromis à Bruxelles, les européens convaincus ses diktats


Lidl, salaire minimum et société à deux vitesses.
Précarité, dumping salarial, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.


Stuttgart en révolte contre la "gare du 21 ème siècle".
Une mobilisation qui a coûté à la CDU un Land qu'elle gouvernait depuis 58 ans.


Les morts de Duisbourg ont tué la "Love Parade".
Née à Berlin avec la chute du mur elle avait redonné à l'Allemagne l'image de la jeunesse


Oskar Lafontaine, politique et religion en Allemagne.
Les super-marchés ne peuvent pas remplacer les églises.


L'Allemagne n'attire plus les immigrés.
Des jeunes turcs nés en Allemagne retournent "au pays".


Thilo Sarrazin est-il un imposteur?
Une équipe d'universitaires démonte son usage des statistiques



"L'Allemagne se liquide elle même", selon Thilo Sarrazin, record des ventes en librairie
Le livre-choc critique le poids de l'immigration



La CDU n'aura pas gouverné la Rhénanie du nord plus de cinq ans.
Elle l'avait conquise en 2005 au SPD



Le bombardement de Kunduz par la Bundeswehr en Afghanistan, poursuit le gouvernement.
Propositions d'indemnisation des victimes


Berlin les ours, les oursons, les sangliers, les Guerilla gardener.
Et les lapins dans les coins verts


Les infiltrations minent le site de stockage nucléaire d'Asse.
La mine de sel modèle est un désastre.


Les juges favorables à la notation des prof's par les élèves.
En défense du droit à la liberté d'expression



BMW et la Bavières espèrent sortir renforcés de la crise.
Après une année de creux dans les commandes.


Berlin ,les cafés fumeurs contre l'interdiction de fumer.
Comment tourner la loi anti-tabac!


Winnenden, rien ne sera plus comme avant.
Tim K. a tué neuf élèves, 3 professeurs, dans son collège


Porsche, VW, bras de fer familial.
VW rachète Porsche qui voulait acheter VW.


Les déserteurs du III Reich réhabilités.
Il a fallu 65 ans pour briser le tabou


Margot Käßman, présidente de l'église protestante.
Une femme pour la première fois à la tête de l'église réformée


L'Élysée se prend les pieds dans l'hymne allemand.
Et le confond avec le "Deutschland über alles" des nazis


retraite paisible à Stuttgart pour Martin Sandberger, criminel nazi.
Condamné à mort à Nüremberg, ses relations familiales faciliteront sa libération


Anne Frank retrouve sa famille.
Un livre écrit par son cousin Buddy Elias fait revivre sa jeunesse au milieu des siens


La politique familiale ne décolle pas.
Peut-elle donner l'envie de faire des enfants?