jeudi 14 juin 2012

Merkel: ne pas trop en demander à l'Allemagne

Vif débat au Bundestag ce jeudi dans le cadre de la déclaration de la chancelière à la veille du G20, dont les termes reprenaient les débats en cours entre l'opposition et la chancellerie à propos du traité budgétaire européen et de la complémentarité rigueur, croissance...

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mardi 27 décembre 2011

L'Euro, Merkel et le "péché"

Lecteur habituel des pages du Monde au "Gottlob", mon café-refuge des revues de presse à Berlin, j'ai lu avec intérêt l'article d'Alain Frachon sur Merkel « Et Dieu dans la crise de l'Euro »...!
« Fille de pasteur, Angela Merkel a le sens du péché, comme beaucoup de ses compatriotes, écrit-il. Il y a une manière allemande de parler de l'euro qui fleure bon l'influence du Temple ». On verrait ainsi dans la politique de la chancelière « ce soupçon de volonté de punir, et, en creux des prescriptions de la politique économique, la dialectique du péché et de son expiation».

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mercredi 9 novembre 2011

Nord-Stream, Merkel et Medvedev mettent plein gaz

Angela Merkel, le président russe Dmitri Medvedev et François Fillon se sont donné la main pour ouvrir hier les vannes du gazoduc Nort-stream, à Lubmin sur la côte Baltique. Le gaz extrait de Sibérie arrive aujourd'hui directement en Allemagne, empruntant le gazoduc sous-marin. Avec la mise en service du deuxième conduit en 2012, Nord-stream dont le géant russe Gazprom' détient 51% du capital, livrera 55 milliards de mêtres cube par an. Long de 1244 km, il est constitué de 200000 tuyaux de 12 mètres de long. Les sociétés allemandes Basf-Wintershall et Eon Ruhrgas AG sont les principaux associés de Gazprom' avec GDF-Suez et Gasunie (Pays-Bas). L'ouvrage a couté 7,4 milliards d'euros. C'est un investissement au long court : « nous avons contracté des livraisons de gaz jusqu'en 2043 pour plus de 800 milliards de m3, précise Rainer Seele, président du directoire de Wintershall-Basf. »

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dimanche 11 septembre 2011

Démission de Stark, "coup de force ou désertion"?

La démission inattendue du chef économiste de la Banque centrale européenne Jürgen Stark est elle un signe de force comme son nom l'indique , « stark » veut dire fort en allemand . « Stark wie die Mark », " fort comme le Mark", était sa devise », lorsqu'il participait aux négociations de la création de l'euro. Ou bien son geste est-il une "fuite en avant", une "désertion" comme le lui reprochent nombre de commentateurs?

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mercredi 17 août 2011

« Règle d'or », « frein à la dette », la limitation constitutionnelle de l'endettement à l'exemple de l'Allemagne est-elle le bon modèle ?

L'Allemagne a inscrit dans sa constitution en 2009 la règle budgétaire selon la quelle : « recettes et dépenses doivent être équilibrées sans recettes provenant d'emprunts". Un principe couramment connu sous le nom de "frein à la dette" et qui est estimé satisfait si les recettes provenant d'emprunts ne dépassent pas 0,35 pour cent du produit national brut nominal. » Le but est de rétablir l'équilibre budgétaire à l'horizon 2016 et d'en faire ensuite un principe, afin de stopper l'accroissement de l'endettement de l'état allemand et des Länder.

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samedi 2 octobre 2010

L'ISF allemand "suspendu" n'a pas encore disparu !

Le bouclier fiscal allemand à 50%, "inscrit dans la constitution" auquel s'est référé le président Sarkozy était une invention, qui semble avoir été définitivement abandonnée.
L'ISf qui n'existerait pas ou aurait été supprimée en Allemagne, comme l'affirment plusieurs responsables de la majorité, est aussi une version tronquée de la réalité.
Le « Vermogensteuer », l'ISF allemand existe toujours. Il figure même dans la constitution en tant que ressource fiscale des Länder (Art 106, par 2).

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jeudi 10 juin 2010

Merkel s'affronte à son ministre de l'industrie pour sauver Opel

Opel la filiale allemande du groupe General motors et l'avenir de ses salariés ont repris la première place de l'actualité hier, après le refus du ministre de l'économie Rainer Brüderle de l'octroi d'un crédit garanti par l'état d'1,1 milliards d'euros, pour la restructuration du groupe en Europe. GM prévoit de réduire de 20% ses activités supprimant 8000 emplois sur les 50 000 environ, concentrés pour moitié en Allemagne, à Rüsselsheim en Hesse (15 600), à Bochum au centre de la Ruhr (5170), dans le Rheinland Pfalz (3300) et à Eisenach (1800), dans l'ex RDA.
Prenant le contre-pied de son ministre, Angela Merkel a étalé une fois de plus les divisons qui minent sa coalition, en tenant hier après midi à Berlin une réunion d'urgence avec les ministre président des Länder ou sont situées les usines d'Opel. « Je ferais tout mon possible pour que les salariés du groupe qui se sont investis pour le sauvetage d'Opel, reçoivent l'aide et le soutien dont nous disposons et qu'ils sont en droit d'attendre.

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Plan d'épargne de 80 ou de 30 milliards, "mammouth ou "éléphanteau" ?

Le chiffre impressionnant de 80 milliards d'épargne d'ici 2014 est en fait une « entourloupe ». Merkel et Westerwelle, le chef du FDP, l'obtiennent en cumulant recettes supplémentaires et réductions des dépenses budgétaires sur 4 ans. Les coupes budgétaires au sens strict seront en fait « raisonnables » en ce qui concerne leur montant, si le plan est adopté -en ce qui concerne les personnes visées c'est par contre un scandale.
La somme des économies réalisées d'ici 2014 sur les dépenses prévisibles (prestations sociales, allocation parentale, complément retraites et compensation chômage) sera de 30 milliards d'euros environ -en 4 ans.

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mardi 20 octobre 2009

VW découvre son âme russe.

Alors qu'Opel espère toujours être racheté par l'équipementier autrichien Magna associée à la banque russe Sbrebank et au groupe automobile russe Gaz, Volkswagen vient d'inaugurer sa première usine de montage à Kaluga, à 200 kilomètres de Moscou. Vingt ans après la chute du mur c'est une belle image. Wladimir Poutine était venu en personne de Moscou pour l'inauguration. Poutine, germanophone, on le sait, fut longtemps stationné en Allemagne à Dresde pour le KGB, avant la chute du mur. Winterkorn, le président de VW compte bien développer la puissance de son groupe en Russie. Il est troisième sur le marché pour l'instant, derrière les japonais de Toyota notamment. Le groupe de Wolfsburg fournira trois mille véhicules pour les jeux olympiques d'hiver à Sotschi et l'équipe de foot russe sponsorisée par VW affrontera bientôt L'équipe allemande avec les encouragements de VW en Russie. "VW découvre son âme russe" ironise le Spiegel. Les deux pays entretiennent en fait depuis des siècles des liens particuliers, culturels, historiques. Avec ou sans mur.

samedi 25 juillet 2009

VW/PORSCHE, retour sur un bras de fer industriel et familial bouleversé par la crise

Porsche voulait avaler VW, mais n'avait pas vu venir la crise, et c'est le constructeur de voitures de sport qui est devenu la cible du fabricant de la Coccinelle. Six mille cinq cent travailleurs du groupe Porsche, manifestaient lundi 18 mai contre Ferdinand Piëch, l'homme fort de VW, avec panneaux et slogans: « Porsche doit rester Porsche, et VW VW ». A leur tête Uwe Hück, président du conseil d'entreprise du constructeur de voitures de sport, dirigeant de l'IG Metal, le syndicat de la métallurgie, et conseiller de l'ex Chancelier Schröder lors de la campagne électorale de 2005 contre Angela Merkel.
Hück redoute les suppressions d'emplois qui pourraient être la conséquence de la fusion, ou de l'intégration du groupe automobile de Stuttgart qui emploie 8000 salariés, dans le Konzern de Wolfsburg, à deux pas de Hanovre en Basse Saxe. Le premier constructeur européen emploie lui 170 000 salariés en Allemagne et fédère les marques les plus diverses: VW, Seat, Audi, Lamborghini ou Bentley, jusqu'aux poids lourds Man. Porsche ne doit pas se dissoudre dans VW, assène Hück. « Wolfgang Porsche et Hans Michel Piëch -le frère de Ferdinand- m'ont assuré que la famille qui détient l'entreprise est assez puissante pour nous garantir cette indépendance. »

En huit mois, c'est le monde à l'envers pour les deux groupes. En septembre dernier, 40 000 salariés de Volkswagen manifestaient contre Porsche et le manager du groupe de Stuttgart, Wendelin Wiedeking, avec l'appui discret de Ferdinand Piëch. « Bas les pattes devant VW » assénait alors Bernd Osterloh, membre de l'IG Metall et président du conseil d'entreprise de VW. Il s'insurgeait contre la prise de contrôle de VW concoctée par un Wiedeking qui rêve d'abolir la « loi Volkswagen ».
Les règles en vigueur à Wolfsburg accordent un pouvoir de cogestion décisif au syndicat de la métallurgie et le Land de Basse Saxe, détenteur de 20% du capital de VW, détient même un droit de veto sur les décisions stratégique du Konzern qui pourraient mettre en cause l'emploi. Wendelin Wiedeking au contraire voudrait faire de Wolfsburg une entreprise aussi rentable que Porsche. Il est réputé pour avoir redressé le constructeur de voiture de sport dont il a pris les commandes lorsqu'il était au bord de la faillite. Il supprima alors un quart des emplois. Pour mettre en oeuvre une telle politique chez VW, il lui faudrait d'abord remettre le syndicalisme à sa place.

Pour devenir seul maître à bord Porsche devait acquérir 75% des actions de VW. Un enjeu colossal, qui fit dérailler la bourse de Francfort en pleine crise financière. L'action VW cotait 200 euros début septembre et 450 euros en octobre. Alors que toutes les valeurs boursières dégringolaient en chute libre, Porsche s'envolait sous la pression des achats. La valeur boursière accordée à VW à l'époque équivalait à la somme des valeurs de Daimler, BMW, Ford, Renault, Fiat, Peugeot, GM, Mitshubishi et Hyundai réunis. Mais pour réussir son coup, Wiedeking a contracté auprès des banques 9 milliards d'euros d'emprunts. Ferdinand Piëch, « le petit fils de Ferdinand Porsche » l'inventeur de la « coccinelle » -son petit neveu en fait- , n'a jamais pardonné cette tentative de rachat hostile montée de toute pièce, avec l'appui de son propre cousin, Wolfgang Porsche, à la tête de Porsche AG, contre le groupe dont il s'estime l'inspirateur et le maître. Derrière l'enjeu industriel se joue un bras de fer entre deux hommes de pouvoir, deux chefs du clan familial le plus puissant d'Europe. Piëch serait « plus attaché à VW qu'à Porsche », selon Wolfgang Fürweger, auteur d'un ouvrage sur la dynastie: « notamment parce que son père Anton Piëch, l'époux de Louise Porsche la fille du fondateur de la marque, a tenu les rennes de Volkswagen pendant la seconde guerre mondiale. Wolfgang Porsche, porte parole de la famille, est plus attaché au constructeur de voitures de sport. »

Mais la crise frappant le marché de l'automobile a fini par étouffer Porsche. Avec une dette de 9 milliards d'euros, des intérêts annuels de 500 millions d'euros, des chiffres de vente en chute libre, l'horizon est devenu très noir. VW a les reins bien plus solides. Et Piëch a su fignoler sa revanche en proposant la fusion des deux groupes après avoir « racheté » Porsche d'un montant qui permettrait de faire face à ses dettes, sauvant ainsi le constructeur de Stuttgart d'une débâcle financière. Le pouvoir dans le groupe fusionné resterait à Wolfsburg, avec l'appui du Land de Basse-Saxe et de son ministre président Christian Wullf, homme fort de la CDU.

Wiedeking a fini par perdre le bras de fer avec celui qui l'avait promu à la tête de Porsche il y a plus de quinze ans. Car Piëch, ingénieur en automobile, « père » de la Porsche 911 et du rajeunissement de la marque Audi ou il travaillera après avoir quitté la maison familiale, reste l'homme fort de la famille, détenteur de 13% du capital de la maison mère, le holding Porsche. Il paie en quelque sorte avec les fonds de VW les neuf milliards de dettes de Porsche contractées pour acheter les titres du groupe de Wolfsburg. Et va devenir du coup avec la famille Porsche-Piëch -et les titres achetés- l'actionnaire majoritaire de VW. Martin Winterkorn, ex-patron d'Audi et actuel président de VW, prendra la tête du groupe réunifié.
Wiedeking, le patron de Porsche, cherchera bien à éviter l'issue fatale en tentant de faire entrer un gros investisseur, l'émirat du Quatar, dans le capital de Porsche pour reprendre du souffle et faire face à VW. Mais l'état arabe, investisseur avisé préfère placer ses billes et ses fonds dans le groupes VW/Porsche réunifié qu'en jouant avec Porsche contre VW.

Ce billet reprend en partie un article publié le 20 mai dernier dans la Croix.

vendredi 17 juillet 2009

North stream, South steam, Nabucco, pour l'Allemagne trois gazoducs ne sont pas de trop

Au lendemain de l'accord paraphé à Ankara pour la construction du gazoduc Nabucco, l'Europe se retrouve avec trois pipe line pour l'importation du gaz. North stream arrivera au nord de l'Allemagne et South-stream au nord de l'italie. L'un et l'autre sont liés à la Russie, à Gazprom'. Nabucco est censé au contraire être une alternative à la dépendance de l'Europe vis à vis du gaz russe.
Le gazoduc promu par l'Union européenne sera construit sur plus de 3000 kilomètres par l'Autriche, la Hongrie, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie. Un concurrent qui semble laisser Moscou de marbre. La Russie alimente déjà la Turquie, pilier de Nabucco, via le gazoduc Blue-stream. Tayeb Erdogan le premier ministre turc a signé récemment avec Wladimir Poutine, à Sotchi, un accord renforçant le trafic de ce pipe-line sous la mer noire, promu par Gazprom' et Eni (Italie). Les deux opérateurs de South-stream!

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lundi 13 juillet 2009

Desertec, l'Allemagne séduite par le soleil des déserts africains

On a mis plein feu sur l'énergie solaire à Münich ce lundi. Une vingtaine de poids lourds de l'industrie de l'énergie et de la finance allemande, dont Siemens, Eon, RWE se sont réunis aujourd'hui dans la capitale bavaroise à l'invitation de la société de réassurance Münich Re, autour du projet « Desertec. » Une société de droit allemand devrait se constituer cet automne pour étudier sa faisabilité. Il s'agit d'installer dans les déserts et sur les côtes africaines un réseau de panneaux et de centrales solaires qui fournirait notamment 15% de l'énergie nécessaire à l' Europe.

Le projet Desertec s'appuie sur les études du Centre aéronautique et aérospatial allemand (DLR) selon lesquelles il suffirait d'aménager moins de 0.3% de la surface désertique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), pour satisfaire les besoins énergétiques de l'Europe et de la région MENA. Mais le coût en investissement serait colossal. Il s'élèverait à 400 milliards d'euros d'ici 2050, dont 50 milliards pour la construction du réseau de transport d'électricité de l'Afrique vers l'Europe.

L'enjeu aussi est énorme. Desertec permettrait de pallier à partir de 2050 à la raréfaction croissante des énergies fossiles (gaz, pétrole), et assurerait la réalisation des objectifs de réduction de taux d'émission de CO2 de l'Europe. Il contribuerait en même temps au développement des pays d'accueil par la création d'emploi, l'installation d'usines de dessalement de l'eau de mer, tout en alimentant la MENA en électricité.

Angela Merkel a salué aux côtés de José Manuel Barroso: un projet qui « conviendrait à merveille à la stratégie méditerranéenne de l'Union européenne » et mérite donc d'être subventionné par Bruxelles. Une association Desertec s'était constituée au parlement européen dés novembre 2007, à l'initiative notamment de la branche allemande du club de Rome et avec le soutien du prince Hassan de Jordanie, pour concrétiser la « coopération trans-méditerranéenne dans le domaine des énergies renouvelables ». Elle a pris en charge le lobbying indispensable à la mise en oeuvre du projet, dont la réunion de Münich pourrait être le premier pas.

Mais Desertec est déjà l'objet de critiques virulentes de partisans du solaire eux-même. Herman Scheer (SPD) député au Bundestag, président d'Eurosolar, s'insurge contre un projet qui permettrait d'abord aux géants de l'énergie de conserver leur monopole en important l’électricité solaire d’Afrique. Un trafic dont le coût sera gigantesque, alors que la priorité dans les énergies renouvelables, solaire comme éolien, est à la décentralisation à l'échelle des communes, ou le transport ne coûte rien. Mais « cela ne suffirait pas à réduire drastiquement les taux émissions de CO2, réplique Roland Hipp de Greenpeace Allemagne. De gros projets comme Desertec seront aussi nécessaires. » Et si une part du courant des déserts reste en Afrique, le danger d'« impérialisme solaire » européen serait écarté.

vendredi 20 mars 2009

Le modèle allemand en panne de recettes face à la crise

Être le premier exportateur de la planète -en ce qui concerne les produits manufacturés tout au moins- est une médaille qui a son revers. L'Allemagne est d'autant plus frappée par la crise actuelle que son économie est façonnée pour répondre à la demande extérieure. Lorsque celle-ci s'effondre le « modèle allemand » n'y peut pas grand chose. La République fédérale était redevenue performante ces deux dernières années, prenant la tête du peloton européen et voguant vers l'équilibre budgétaire en plus de celui de la balance commerciale.

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mercredi 18 mars 2009

Fermeture de Continental en France: Schaeffler étouffé par le rachat de Continental Allemagne

Herzogenaurach, 27000 habitants, un bourg paisible de Franconie. Les maisons anciennes aux poutres de bois peintes bordent les rues pavées de la vieille ville, à deux pas se dressent les usines bavaroises de la dynastie Schaeffler, l'exemple parfait de ces familles de l'industrie qui ont fait de l'Allemagne le premier exportateur mondial. « Qu'est-ce qui fait tourner le monde » interroge une pub' de la firme sur laquelle les trains et métros, les camions, les rotatives de la planète sont en pannes – même les Harley Davidson, roues bloquées, doivent être poussées par les motards. Schaeffler produit les roulements sans lesquels rien ne bouge. Le groupe emploierait environ 220000 salariés aujourd'hui, dont 80000 en Allemagne.

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vendredi 30 janvier 2009

Dresde la Silicon Valley allemande, percutée par la faillite des puces Quimonda

Wolfgang( les noms ont été changés à la demande de plusieurs de nos interlocuteurs), étire son mètre quatre-vingt-quinze en sortant de sa VW sur le parking de Qimonda/Infineon. Journée maussade, froide, sous un ciel gris, l'entreprise est en cessation de paiement depuis vendredi. Le syndic münichois Michael Jaffé est arrivé ce matin pour informer les salariés qui le souhaitent sur leur avenir. « Il nous reste l'espoir, sourit notre interlocuteur, qui travaille ici depuis l'inauguration de l'usine en 2002. Infineon est l'un des pilier de ce que l'on a baptisé la Silicon Valley saxonne, le premier site européen de la micro-électronique. AMD, le fabricant de processeur concurrent d'Intel, est le deuxième poids lourd du tissus d'entreprises de la micro électronique employant 44000 salariés qui fait la richesse de Dresde, transformant la capitale saxonne en modèle de la reconstruction de l'est de l'Allemagne.

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michel-verrier.com
prix franco-allemand du journalisme 2011, catégorie internet.

Spectacles, musiques, loisirs à Berlin

Tout ce qu'il faut savoir dans:

*Tip Berlin
*Zitty on line



Bloc Note


Histoires
en photos

Le pont Admiral, "Admiralbrücke", à Berlin Kreuzberg, le pied pour les piétons, les fleinards, la musique, les rencontres

Une super 2 cv découverte à Hambourg -la DS 19 a aussi ses adeptes, et la Renault R4 fut également une voiture-culte en 68 face à la Coccinelle, raconte die Zeit

L'ours, symbole de Berlin, vu par les sculpteurs de la planète, exposition sur les trottoirs de la ville

Einstein, un ours du souvenir, "on ne peut pas faire la paix par la force mais par la négociation".

Campagne électorale à Berlin Kreuzberg,
décolleté de Vera Lengsfeld (CDU) avec Angela: "nous avons plus à vous offrir"

Cliché moins connu: Halina Wawziniak, "die Linke", réplique qu"elle a c'qu'il faut dans le pantalon pour siéger au Bundestag"

Médecins et étudiants en colère devant la porte de Brandenbourg

Vestige du mur le long de l'exposition "Topographie des Terrors"

Le baiser "fraternel" Honnecker-Brejnev de Dimitri Vrubel re-peint sur les restes du mur de berlin

Bateau(petit) à Hambourg

Potsdam, "sans-souci", le palais du jardin de Frederic le grand ou Voltaire pris pension.

Le parc du château

L'homme sur l'eau (statue), Hambourg

Un "Beluga" avale un fuselage Airbus à Hambourg, pour l'emmener à Toulouse.

Manifestants anti-nucléaire sur les chars russes du monument du souvenir. Berlin 2009

Sortie du quart d'après midi, Volkswagen Wolfsburg.

Carrelage

Jardin à Remlingen, à deux pas du site de stockage des déchets nucléaires d'Asse II

Gendarmermarktplatz, Berlin, la plus belle place

Mur reconstitué et (fausses) croix pour ses victimes, checkpoint charlie






Par Michel Verrier journaliste à Berlin
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Les bons billets
à lire:

Berlin-Prenzlauer-Berg 2010, un premier mai anti-nazi (en photos) hué par les habitants du quartier,
le défilé des néos-nazis n'a pas pu finir son parcours
.


der, die, das, la journal, le voiture, la soleil et le lune.
Petites réflexions sur les traductions impossibles



Existe-t-il un racisme anti-allemand dans les collèges ou les jeunes immigrés sont la majorité?
Un "choc des cultures" contesté.



Hambourg, l'éclairant échec d'une réforme scolaire. La majorité des parents cautionne la "sélection précoce" des écoliers


L'Euro, comment Merkel est prise entre deux feux.
Les orthodoxes lui reprochent ses compromis à Bruxelles, les européens convaincus ses diktats


Lidl, salaire minimum et société à deux vitesses.
Précarité, dumping salarial, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.


Stuttgart en révolte contre la "gare du 21 ème siècle".
Une mobilisation qui a coûté à la CDU un Land qu'elle gouvernait depuis 58 ans.


Les morts de Duisbourg ont tué la "Love Parade".
Née à Berlin avec la chute du mur elle avait redonné à l'Allemagne l'image de la jeunesse


Oskar Lafontaine, politique et religion en Allemagne.
Les super-marchés ne peuvent pas remplacer les églises.


L'Allemagne n'attire plus les immigrés.
Des jeunes turcs nés en Allemagne retournent "au pays".


Thilo Sarrazin est-il un imposteur?
Une équipe d'universitaires démonte son usage des statistiques



"L'Allemagne se liquide elle même", selon Thilo Sarrazin, record des ventes en librairie
Le livre-choc critique le poids de l'immigration



La CDU n'aura pas gouverné la Rhénanie du nord plus de cinq ans.
Elle l'avait conquise en 2005 au SPD



Le bombardement de Kunduz par la Bundeswehr en Afghanistan, poursuit le gouvernement.
Propositions d'indemnisation des victimes


Berlin les ours, les oursons, les sangliers, les Guerilla gardener.
Et les lapins dans les coins verts


Les infiltrations minent le site de stockage nucléaire d'Asse.
La mine de sel modèle est un désastre.


Les juges favorables à la notation des prof's par les élèves.
En défense du droit à la liberté d'expression



BMW et la Bavières espèrent sortir renforcés de la crise.
Après une année de creux dans les commandes.


Berlin ,les cafés fumeurs contre l'interdiction de fumer.
Comment tourner la loi anti-tabac!


Winnenden, rien ne sera plus comme avant.
Tim K. a tué neuf élèves, 3 professeurs, dans son collège


Porsche, VW, bras de fer familial.
VW rachète Porsche qui voulait acheter VW.


Les déserteurs du III Reich réhabilités.
Il a fallu 65 ans pour briser le tabou


Margot Käßman, présidente de l'église protestante.
Une femme pour la première fois à la tête de l'église réformée


L'Élysée se prend les pieds dans l'hymne allemand.
Et le confond avec le "Deutschland über alles" des nazis


retraite paisible à Stuttgart pour Martin Sandberger, criminel nazi.
Condamné à mort à Nüremberg, ses relations familiales faciliteront sa libération


Anne Frank retrouve sa famille.
Un livre écrit par son cousin Buddy Elias fait revivre sa jeunesse au milieu des siens


La politique familiale ne décolle pas.
Peut-elle donner l'envie de faire des enfants?