dimanche 23 octobre 2011

Une semaine "au bord du gouffre"

« Au bord du gouffre », c'est un des titres de la presse allemande qui résume l'état de la coalition et de la chancelière la semaine passée. Selon plusieurs commentateurs Angela Merkel a « perdu le contrôle de la situation », sur les questions de politique intérieure d'abord. Le ministre des finances, Wolfgang Schäuble et le ministre de l'économie, Philipp Rösler ont réussi le tour de force d'annoncer lors d'une conférence de presse commune une réduction des impôts en 2013, aussitôt désavoués par le troisième allié de la coalition, le bavarois Horst Seehofer -assurant qu'il n'était pas au courant. Et bientôt relayé par plusieurs ministres-présidents des Länder. La chancelière semblait hors du coup.

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mardi 12 juillet 2011

Arabie saoudite, deux cent Panzer de trop...

L'Allemagne va-t-elle vendre 200 panzer leopard ultra-moderne à l'Arabie saoudite ? Si l'on en croit les informations actuelles et les hauts cris de l'opposition au Bundestag, Verts, sociaux démocrates et die Linke, la chancelière et les autorités concernées auraient donné le feu vert, ou s'apprêteraient à le faire.
Au moment ou la guerre civile fait rage en Lybie et ou l'Allemagne a refusé tout aide militaire aux insurgés qui veulent abattre la dictature du colonnel Kadhafi, l'affaire ne manque pas de sel.

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jeudi 12 mai 2011

Rencontre: Kurdes et Irakiens à Berlin

Je suis allé écouter jeudi dernier Hoshyar Zebari, le ministre irakien des affaires étrangères, convié par le DGAP (Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik) à Berlin, à donner son sentiment sur l'Irak et le printemps arabe. Zebari est kurde, et j'ai fait sa connaissance il y a un peu plus de vingt ans, lorsqu'il n'était encore que le bras droit de Massoud Barzani, chef de la rébellion contre Saddam Hussein -aux côtés de son frère ennemi, Jalal Talabani, aujourd'hui président de la république à Bagdad. Zebari est un « politique » qui a le don de brosser à grand trait une analyse ou la précision ne le cède en rien à la concision. J'ai apprécié notamment ses réponses aux questions des auditeurs sur l'Iran qui « manipulerait l'Irak, par le biais des chiites ».

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samedi 29 janvier 2011

Afghanistan, nouveau mandat contesté pour la Bundeswehr

La majorité avec laquelle le parlement allemand a prolongé hier d'un an la mission de la Bundeswehr en Afghanistan est impressionnante ! 420 députés ont voté pour, contre 116 et 43 abstentions. Une majorité inconfortable cependant. Car paradoxalement l'opinion publique se prononçait hier dans les sondages dans les même proportion contre le vote du Bundestag, à 77% contre 23% !
Une contradiction délicate pour l'alliance démocrate-chrétienne et libérale d'Angela Merkel, à l'orée d'une super-année électorale avec des élections clés dans sept Länder, dont le coup d'envoi sera donné le 20 février prochain à Hambourg.

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mardi 23 novembre 2010

Hambourg instruit le premier procès des pirates somaliens

En survêtements, les dix pirates somaliens n'avaient pas fière allure hier, au milieu des avocats, des interprètes et des journalistes, en salle 337 du tribunal de Hambourg. Faits prisonniers en avril dernier par un commando de militaires hollandais, ils risquent 15 ans de prison pour avoir abordé et tenté d'enlever l'équipage du cargo Taipan

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lundi 22 novembre 2010

Le Mossad , la guerre Iran-Irak et la mort d'Uwe Barschel

La mort d'Uwe Barschel, 43 ans, le 10 octobre 1987, reste une des énigmes de la politique allemande. Étoile montante de la démocratie chrétienne, Barschel avait été retrouvé sans vie au petit-matin, par des journalistes venus l'interviewer, dans la baignoire de la chambre de l'hôtel Beau Rivage à Genève, ou il avait pris pension lors d'un séjour éclair.

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mardi 20 avril 2010

Dissensions entre les commandements US et Allemands en Afghanistan

Angela Merkel doit justifier à nouveau l’intervention en Afghanistan jeudi au Bundestag, tandis que les décisions du commandement US de l’Isaf, auraient livré les soldats allemands au feu des Talibans, faisant quatre morts.
Dans le cadre de l’offensive au nord du pays, le convoi de l’Isaf (forces internationales d’assistance et de sécurité) progressait jeudi dernier en direction du pont «Dutch Bridge», «le pont des hollandais», à 60 kilomètres au sud de Kunduz ou stationne la Bundeswehr. Son contrôle est stratégique pour la région.
Les Talibans l’attendaient en embuscade. Ils laissèrent passer les soldats afghans en tête de convoi et réduisirent en cendres un véhicule blindé Eagle IV, frappé du drapeau allemand, tuant trois de ses occupants âgés de 38, 24, et 32 ans.

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mardi 30 mars 2010

Merkel offre une colombe à Erdogan

La chancelière a désamorcé hier tout affrontement avec le premier ministre turc, laissant ouverte la question de l’adhésion à l’Union européenne et plaidant pour l’intégration des jeunes turcs en Allemagne, sans renier leur origine
C’est une colombe de la paix modelée par une écolière de neuf ans d’une petite ville de la Rhur, qu’a remise Angela Merkel à Tayeb Erdogan hier à Ankara. Difficile de trouver meilleure symbole. La chancelière a désamorcé d’entrée de jeu la polémique allumée ce week-end par le premier ministre turc. Il revendique la création de lycée turcs en Allemagne, «comme il existe des établissements allemands en Turquie». Pourquoi pas estime Merkel. Il existe d’ailleurs déjà des cours de turcs et des écoles turques privées en Allemagne. Mais cela ne doit pas être un prétexte à ne pas apprendre l’Allemand. La maitrise de la langue est indispensable pour les jeunes de la première communauté étrangère vivant en Allemagne. «Il ne s’agit pas d’assimilation insistera la chancelière, mais d’intégration réussie. Le premier ministre turc et moi en sommes pleinement d’accord.»

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mercredi 9 décembre 2009

Le bombardement de Kunduz poursuit le gouvernement allemand

L'offre du gouvernement allemand d'indemniser les victimes civiles du bombardement de Kunduz, est sans précédent. Le 4 septembre l'officier Georg Klein, commandant les troupes de la Bundeswehr de la région, faisait bombarder deux camions citernes volés par les Talibans à l'Otan. Alors que des habitants du village voisin étaient en train de s'y ravitailler en essence.
Dans un fax adressé lundi à l'avocat des victimes, Karim Popal, le porte parole du ministère de la défense, Christian Dienst, lui propose d'entamer un processus d'indemnisation à l'amiable, pour éviter dix ans de tracas judiciaire. Le ministère de la défense précise cependant qu': « il ne s'agit en aucun cas de la reconnaissance d'une obligation, d'un droit». Un geste « positif » de toute façon, selon l'avocat qui estime cependant qu'il faudra garantir une vie décente aux blessés et aux familles de ceux qui ont été tués. « Il ne s'agit pas de leur donner 1000 ou 2000 euros ».
Le gouvernement Afghan aurait déjà versé 1000 à 2000 dollars aux familles des victimes, soit de quoi vivre environ pendant une dizaine de mois. dans un autre contexte, la Bundeswehr a par ailleurs dédommagé de son côté des familles de victimes de ses soldats, qui ne s'étaient pas arrêtées à temps aux contrôles. Une somme de 13500 euros a été versée pour le décès d'une mère et de ses deux enfants.
Mais ces dédommagements individuels ne sont pas assimilables à l'offre de dédommagement de plusieurs dizaines de victimes de bombardement.
Afghan d'origine, Karim Popal est arrivé en Allemagne en 1979. Établi à Brème, allemand aujourd'hui, il s'est rendu plusieurs fois sur place à Kunduz pour faire l'inventaire complet du drame.



Il y aurait eu, selon lui, 179 victimes civiles, dont 20 blessés, 22 disparus et 137 morts. 5 Talibans auraient été abattus. Les bilans officiels faisaient en général des Talibans les principales victimes du raid – le bilan de l'Otan envisage lui jusqu'à 142 morts. Selon les estimations de l'avocat de Brème 163 enfants seraient aujourd'hui orphelins, 91 femmes auraient perdu leur mari, et sont aujourd'hui dans une situation qui les laisse pour beaucoup sans ressources.
Après avoir constitué ses dossiers, l'avocat s'était adressé en novembre au ministère de la défense. La réponse s'est faite attendre, le passage de l'avocat sur la 1ére chaine de télévision Ard, les menaces de victimes de porter plainte devant la cour internationale de la Hague, l'ont probablement accélérée. L'affaire de Kunduz a par ailleurs fait ses premières victimes politiques à Berlin, après la publication par le quotidien Bild de documents restés dissimulés au ministère de la défense depuis le drame, qui infirment la version officielle du bombardement. voir mon billet à ce propos
Le chef d'état major de la Bundeswehr, le général Wolfgang Schneiderhan devait démissionner. Karl Josef Jung (CDU), ministre de la défense en poste au moment du bombardement, ministre du travail du gouvernement actuel, de même. Une commission d'enquête parlementaire a été constituée, qui risque d'impliquer jusqu'à la chancelière. Le ministre démocrate chrétien de la défense, Karl Theodor zu Guttenberg (CSU), a reconnu devant le Bundestag que le bombardement avait été une erreur contre-disant ses déclarations précédentes, tout en soutenant l'officier qui l'aurait ordonné, « pour protéger ses hommes ». Il est aujourd'hui la première cible des critiques que ses explications n'ont toujours pas convaincu.
Selon l'hebdomadaire Stern un rapport de la croix-rouge dont zu Guttenberg aurait eu connaissance dés le 6 novembre soulignait déjà que le bombardement de Kunduz n'avait pas respecté les conventions internationales, enfreignait les droits des peuples. Le ministre affirmait pourtant alors que le raid était justifié militairement.
L'officier Klein qui commanda le bombardement avec un de ses collègues sous le nom de code de « red baron » -pseudonyme d'un as de l'aviation allemande de la première guerre mondiale, « héros » d'un jeu d'ordinateur de combat aérien aujourd'hui - refusa à cinq reprises les « piqués d'intimidation » proposées par les aviateurs US pour faire fuir les civils. Il prétendra que les camions citernes constituaient un «danger immédiat » pour ses troupes et aurait réclamé l'usage de 6 projectiles pour les anéantir, les pilotes refuseront et utiliseront « seulement » deux bombes. Il affirmera ensuite avoir craint de voir les Talibans utiliser les camions dans un attentat suicide contre le camp de la Bundeswehr, à 6 kilomètres de là. Une hypothèse peu plausible.
Selon les témoignages que l'avocat Karim Popal a recueilli sur place, les villageois venus en masse se ravitailler en essence sur les camions citernes avaient évidemment vu les avions. Ceux-ci semblaient être simplement en reconnaissance. Ils ne pratiquèrent aucun tir d'avertissement, aucun piqué sur les cibles avant une heure du matin (les camions avaient été détournés vers vingt heures). Le gros des villageois avait donc conclu qu'ils avaient reconnus la présence quasi-exclusive de civils sur le terrain et s'étaient éloignés après leur ravitaillement. Avant que l'officier allemand ne déclenche le bombardement fatal.

jeudi 26 novembre 2009

Afghanistan, le chef d'état major de l'armée allemande démissionne

L'atmosphère était lourde au Bundestag aujourd'hui. Les révélations du quotidien populaire Bild Zeitung accusant le ministère de la défense d'avoir dissimulé des informations sur les dizaines de victimes civiles du bombardement aérien du 4 septembre dernier, en Afghanistan ont fait l'effet d'un bombe. L'opération avait été requise le 4 septembre par le commandant de la Bundeswehr, Georg Klein, près de Kunduz. La vidéo témoin prise par le bombardier F15 de l'aviation US est sans appel ( voir ma revue de presse). Des grappes de silhouettes s'agitent autour de deux camions citernes volés par les Talibans à l'Otan. Le pilote du F15 demande s'il doit faire un survol d'avertissement pour faire fuir les civils, venus se ravitailler en essence.
L'officier allemand, nom de code « red baron », qui dirige l'opération, répond: « négatif ». Le pilote demande alors si les cibles constituent bien « le danger immédiat » pour les troupes allemandes, condition impérative pour avoir droit de faire feu. « Red baron» confirme. C'est une contre-vérité. Mais l'officier Klein justifiera le bombardement en arguant de sa crainte de voir les Talibans utiliser les camions citernes dans un attentat suicide contre le camp de la Bundeswehr à 6 kilomètres de là. Les bombardiers feront 142 morts, dont 30 à 40 civils.
La vidéo et le rapport de la gendarmerie militaire allemande qui confirme les victimes civiles seront dissimulés à l'opinion, à la commission défense du Bundestag et aux parlementaires. Ils donnent évidemment une toute autre image du drame que la version officielle diffusée après le bombardement. Devant le Bundestag, le ministre de la défense d'alors, le démocrate-chrétien Franz Josef Jung, s'appuiera sur « des sources afghanes », dont le gouverneur de la région de Kunduz, pour affirmer que seuls des « terroristes Talibans » ont été tués. Évoquant comme une simple hypothèse, d'éventuelles victimes civiles.
Le visage fermé, après avoir confirmé l'existence des documents cachés, Karl Theodor zu Guttenberg (CSU), le ministre de la défense du nouveau gouvernement Merkel, annonçait lui hier aux parlementaires la démission du chef d'état major de la Bundeswehr, le général Wolfgang Schneiderhan, et celle de Peter Wichert, secrétaire d'état du ministère, les premières victimes du scandale.
Sur les banc du gouvernement, Karl Josef Jung, ministre du travail d'Angela Merkel aujourd'hui, se retrouvait le dos au mur et faisait alors face aux questions des députés. Avait-il eu oui ou non connaissance de ces documents? Les avait-il consciemment dissimulés aux parlementaires? Répliquant à l'opposition qui réclamait sa démission, Jung choisissait l'esquive, et assurant en fin de journée, les avoir transmis à la commission d'enquête de l'OTAN sur le bombardement de Kunduz, sans même en avoir pris connaissance.
Une défense qui déclenchera le tollé de l'opposition et qui, si elle lui permet de rester à son poste pour l'instant, risque d'attiser encore le scandale plutôt que de l'éteindre.

vendredi 16 octobre 2009

La fille d'un conseiller d'Ahmadinejad demande l'asile en Allemagne

Téhéran poursuit et surveille les intellectuels iraniens qui défendent les droits de l'homme jusqu'à Nüremberg.
Narges Kahlor, 25 ans, réalisatrice, était venue présenter à Nüremberg un film critique sur le régime du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Elle a décidé de rester en Allemagne. « Je crains des difficultés si je rentre chez moi. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé l’asile avant l’expiration de mon visa", a-t-elle indiqué à l’AFP. Son court-métrage "la herse", projeté au « festival du film sur les droits de l’Homme » illustre la torture pratiquée dans le régime pénitentiaire iranien. Elle a reçu un appel de sa soeur, peu après sa projection: »Ils demandent ou tu es, il est préférable que tu restes en Allemagne ».
Narges Kahlor, est la fille de Mehdi Kahlor un conseiller du président iranien. Elle vit en Iran chez sa mère et a « depuis longtemps des problèmes politiques avec son père ». Elle ne s'imaginait pas que la nouvelle de sa participation au festival de Nüremberg se propagerait aussi vite par internet. Son père est parait-il furieux.
Mais le régime de Téhéran avait déjà la Bavières dans l'objectif. Il avait empêché le 2 octobre à la dernière minute, l'avocat Abdolfattah Soltani, défenseur de nombres de prisonniers politiques iraniens, de prendre l'avion pour Nüremberg ou il devait recevoir le « prix des droits de l'homme ». Ulrich Maly, le maire, remettra le prix à Masoumeh Dehgan la femme de Soltani, quelques jours plus tard, s'élevant contre: «  l'arbitraire des autorités iraniennes, l'entrave à la liberté de voyager, traits classiques d'une dictature » et transformant la cérémonie en «manifestation pour la liberté et la démocratie en Iran ».
Les relations entre Berlin et Téhéran se sont tendues sérieusement depuis l'arrivée au pouvoir d'Ahmadinejad. Son négationnisme affiché et le bras de fer sur le nucléaire les ont encore dégradées. Les deux pays entretiennent pourtant des relations privilégiées depuis des lustres. Les entrepreneurs allemands ont longtemps été les premiers fournisseurs de l'Iran. Leur place a été prise aujourd'hui par la Chine. Entre autres parce que Berlin a progressivement bloqué les crédits garantis pour le commerce avec Téhéran depuis un an.
Au grand dam des exportateurs allemands qui s'élèvent contre une « situation insupportable », un « embargo dissimulé qui donne le feu vert aux pays concurrents » et menace l'emploi en Allemagne. Le gouvernement a même tenté récemment de faire annuler une réunion de l'association du moyen et du proche-Orient à Düsseldorf, pour l'information de 200 entreprises, à laquelle participait le ministre iranien du pétrole, Gholam-Hossein Nozari.

dimanche 3 mai 2009

Un chef du PKK traduit en justice à Düsseldorf: résistant ou criminel?

Traduit en justice devant le tribunal de Düsseldorf depuis le 17 avril, , Hüseyin Acar est accusé notamment d'avoir contraint une jeune kurde à l'avortement, sous menace de mort. 48 ans, petit homme aux cheveux bruns, lèvres pincées, Acar est accusé par le procureur de Düsseldorf d'avoir été le chef du PKK, le parti des Travailleurs du Kudistan, en Allemagne jusqu'à son arrestation en juillet 2008 . Assis derrière une guérite de vitres blindées, il risque 5 ans de prison au moins, entre autres, pour avoir contraint une jeune kurde de 21 ans, Özlem Akan, à avorter, en la menaçant de mort. Le père du Tayfur Örüm était un cadre du PKK lui aussi, et la vie de couple et de famille est interdite dans les rangs de l'organisation rebelle kurde. Elle détournerait les militants de leurs obligations et de leur fidélité infaillible au parti.

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lundi 10 décembre 2007

L'influence allemande en Orient et l'Union méditerranéenne à la française

Le quotidien de Beyrouth "l'Orient le jour", rend compte dans son édition de ce lundi de la remise d'un don de l'Allemagne de 24 millions d'euros au président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), Nabil Jisr. Un "protocole" qui est le quatrième de ce type dans le cadre des aides fournies par l'Allemagne, "après l'agression israélienne au Liban", en 2006, souligne Nabil Jisr. L'Allemagne équipe également l'amée libanaise directement en armements. Le Proche-Orient est une région ou la diplomatie allemande exerce une influence souvent discrète, mais certaine. Les relations de l'Allemagne avec Israël sont connus. La République fédérale est l'un des principaux appuis de Tel-aviv. Les lien entre les deux pays, indissociables, reposent sur l'histoire, l'Holocauste, le Nazisme. Ils n'empèchent en aucun cas Berlin de bénéficier d'une aura -souvent sous-estimée- dans la région, le monde arabe et musulman. Au contraire. Berlin est par exemple l'interlocuteur qui permet les contacts et les échanges entre le Liban, le Hizbollah et Israël. Les relations privilégiées tissées pendant des décennies avec Téhéran n'y sont pas étrangères. Ankara est également en temps "ordinaires", l'autre base d'influence allemande au Sud de la Méditerrannée.
Les Allemands sont de très fins connaisseurs de la culture arabe. Les échanges industriels et commerciaux et le commerce des armes ont été très longtemps le vecteur le plus solide de l'influence allemande, à l'époque y compris ou l'on sous-estimait le poids de la république de Bonn, caricaturée comme un "nain politique et un géant économique". Le sérieux et la discrétion de la diplomatie allemande relayaient alors sa force industrielle dans des pays tels que l'Irak de Saddam Hussein. Ce lien continue avec les pays du sud de la Méditerannée explique en partie la méfiance pour ne pas dire plus qu'éprouve Angela Merkel à l'égard des projets d'Union méditerranéenne de Nicolas Sarkozy. L'Allemagne n'a aucune raison de laisser la France renforcer son rôle dans cette région, en son absence ou à ses dépends. Berlin n'a il est vrai qu'une influence limitée dans les pays du Maghreb ou la France pourrait avoir le champs libre. Mais l'Allemagne défendra ses intérêts dans le monde arabe avec obstination, et ils ne passent pas -pour l'instant en tout cas- par la constitution d'une Union méditerranéenne "à la française". lire dans l'Orient le jour.

michel-verrier.com
prix franco-allemand du journalisme 2011, catégorie internet.

Spectacles, musiques, loisirs à Berlin

Tout ce qu'il faut savoir dans:

*Tip Berlin
*Zitty on line



Bloc Note


Histoires
en photos

Le pont Admiral, "Admiralbrücke", à Berlin Kreuzberg, le pied pour les piétons, les fleinards, la musique, les rencontres

Une super 2 cv découverte à Hambourg -la DS 19 a aussi ses adeptes, et la Renault R4 fut également une voiture-culte en 68 face à la Coccinelle, raconte die Zeit

L'ours, symbole de Berlin, vu par les sculpteurs de la planète, exposition sur les trottoirs de la ville

Einstein, un ours du souvenir, "on ne peut pas faire la paix par la force mais par la négociation".

Campagne électorale à Berlin Kreuzberg,
décolleté de Vera Lengsfeld (CDU) avec Angela: "nous avons plus à vous offrir"

Cliché moins connu: Halina Wawziniak, "die Linke", réplique qu"elle a c'qu'il faut dans le pantalon pour siéger au Bundestag"

Médecins et étudiants en colère devant la porte de Brandenbourg

Vestige du mur le long de l'exposition "Topographie des Terrors"

Le baiser "fraternel" Honnecker-Brejnev de Dimitri Vrubel re-peint sur les restes du mur de berlin

Bateau(petit) à Hambourg

Potsdam, "sans-souci", le palais du jardin de Frederic le grand ou Voltaire pris pension.

Le parc du château

L'homme sur l'eau (statue), Hambourg

Un "Beluga" avale un fuselage Airbus à Hambourg, pour l'emmener à Toulouse.

Manifestants anti-nucléaire sur les chars russes du monument du souvenir. Berlin 2009

Sortie du quart d'après midi, Volkswagen Wolfsburg.

Carrelage

Jardin à Remlingen, à deux pas du site de stockage des déchets nucléaires d'Asse II

Gendarmermarktplatz, Berlin, la plus belle place

Mur reconstitué et (fausses) croix pour ses victimes, checkpoint charlie






Par Michel Verrier journaliste à Berlin
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Les bons billets
à lire:

Berlin-Prenzlauer-Berg 2010, un premier mai anti-nazi (en photos) hué par les habitants du quartier,
le défilé des néos-nazis n'a pas pu finir son parcours
.


der, die, das, la journal, le voiture, la soleil et le lune.
Petites réflexions sur les traductions impossibles



Existe-t-il un racisme anti-allemand dans les collèges ou les jeunes immigrés sont la majorité?
Un "choc des cultures" contesté.



Hambourg, l'éclairant échec d'une réforme scolaire. La majorité des parents cautionne la "sélection précoce" des écoliers


L'Euro, comment Merkel est prise entre deux feux.
Les orthodoxes lui reprochent ses compromis à Bruxelles, les européens convaincus ses diktats


Lidl, salaire minimum et société à deux vitesses.
Précarité, dumping salarial, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.


Stuttgart en révolte contre la "gare du 21 ème siècle".
Une mobilisation qui a coûté à la CDU un Land qu'elle gouvernait depuis 58 ans.


Les morts de Duisbourg ont tué la "Love Parade".
Née à Berlin avec la chute du mur elle avait redonné à l'Allemagne l'image de la jeunesse


Oskar Lafontaine, politique et religion en Allemagne.
Les super-marchés ne peuvent pas remplacer les églises.


L'Allemagne n'attire plus les immigrés.
Des jeunes turcs nés en Allemagne retournent "au pays".


Thilo Sarrazin est-il un imposteur?
Une équipe d'universitaires démonte son usage des statistiques



"L'Allemagne se liquide elle même", selon Thilo Sarrazin, record des ventes en librairie
Le livre-choc critique le poids de l'immigration



La CDU n'aura pas gouverné la Rhénanie du nord plus de cinq ans.
Elle l'avait conquise en 2005 au SPD



Le bombardement de Kunduz par la Bundeswehr en Afghanistan, poursuit le gouvernement.
Propositions d'indemnisation des victimes


Berlin les ours, les oursons, les sangliers, les Guerilla gardener.
Et les lapins dans les coins verts


Les infiltrations minent le site de stockage nucléaire d'Asse.
La mine de sel modèle est un désastre.


Les juges favorables à la notation des prof's par les élèves.
En défense du droit à la liberté d'expression



BMW et la Bavières espèrent sortir renforcés de la crise.
Après une année de creux dans les commandes.


Berlin ,les cafés fumeurs contre l'interdiction de fumer.
Comment tourner la loi anti-tabac!


Winnenden, rien ne sera plus comme avant.
Tim K. a tué neuf élèves, 3 professeurs, dans son collège


Porsche, VW, bras de fer familial.
VW rachète Porsche qui voulait acheter VW.


Les déserteurs du III Reich réhabilités.
Il a fallu 65 ans pour briser le tabou


Margot Käßman, présidente de l'église protestante.
Une femme pour la première fois à la tête de l'église réformée


L'Élysée se prend les pieds dans l'hymne allemand.
Et le confond avec le "Deutschland über alles" des nazis


retraite paisible à Stuttgart pour Martin Sandberger, criminel nazi.
Condamné à mort à Nüremberg, ses relations familiales faciliteront sa libération


Anne Frank retrouve sa famille.
Un livre écrit par son cousin Buddy Elias fait revivre sa jeunesse au milieu des siens


La politique familiale ne décolle pas.
Peut-elle donner l'envie de faire des enfants?