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  <title>Berlin Blog - Allemagne-Ukraine</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
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    <title>Basf Gazprom les liaisons dangereuses</title>
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    <pubDate>Fri, 18 Nov 2022 17:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Allemagne-Ukraine</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Selon l’hebdomadaire der Spiegel et la chaîne de télévision ZDF, Basf-Win tershall&amp;nbsp;poursuivrait la livraison de gaz condensat permettant à &amp;nbsp;Gazprom’ de produire &amp;nbsp;le combustible nécessaire aux jets russes bombardant l’Ukraine.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Un scandale que ne dément pas le groupe allemand en fait. Basf &amp;nbsp;s’est contenté de condamner l’agression de Moscou. Sa filiale Wintershall réplique qu’elle n’est pas responsable des produits que fabrique le conglomérat russe auquel elle est liée.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;Basf-Wintershall, géant de la chimie allemande, &amp;nbsp;et Gazprom’, pilier de l’économie russe et du pouvoir du Kremlin, sont unis comme deux doigts de la main depuis plus d’une décennie dans l’exploitation du gisement sibérien d’Urugenskoye, à 3500 k de Moscou. C’est l’une des multiples activités qui lient les deux groupes, la plus connue étant l’édification des gazoducs sous marins &amp;nbsp;Northstream I et II qui exportent ou plutôt &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/05/07/BASF-russie&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;devaient exporter le gaz sibérien et le distribuer en Europe &lt;/a&gt;(voir &amp;nbsp;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/05/07/BASF-russie ). Mais depuis la guerre en Ukraine, cette alliance germano-russe est toujours plus difficile à justifier.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;wintershall Gazprom.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/wintershall_Gazprom.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mario Mehlen, président de Wintershall sous l'oeil de Zelansky&lt;/p&gt;

&lt;figcaption&gt; &lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Les deux groupes sont liés depuis des années par des sociétés communes, des joint-venture, assurant l’extraction du gaz russe et sa distribution en Allemagne et en Europe –Siemens participe également à cette activité. En dépit de la guerre, Basf-Wintershall ne veut pas risquer de perdre une exploitation gazière très fructueuse en sortant du joint-venture qui exploite l’extraction du gaz sibérien depuis 2008. Il lui est donc impossible de s’opposer à sa livraison à son associé Gazprom’, seul maître des produits qu’il en tire.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.zdf.de/politik/frontal/ukraine-krieg-jointventure-wintershall-konzern-liefert-gaskondensat-lieferanten-der-russischen-luftwaffe-100.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Selon der Spiegel et ZDF, une raffinerie de Gazprom’, livrerait ainsi du carburant &lt;/a&gt;pour avion à Morosowsk et Woronesh, près de la frontière ukrainienne, là ou se trouvent des bases pour les bombardiers russes. Ces derniers auraient notamment bombardé les civils à Marioupol et Tschernihiw. Amnesty international et Human Rights Watch qualifient ces actes de crimes de guerre. Svitlana Romanko, fondatrice de l’association ukrainienne Razom, se dit choquée de ce qu’un entrepreneur allemand contribue à la machine de guerre russe. Elle revendique l’imposition à 100% des profits qui en résultent, afin que ces fonds soient versés en dédommagement à l’Ukraine, en vue de sa reconstruction. Actuellement Wintershal verserait plusieurs centaines de millions d'impôts à la Russie.&lt;br /&gt;
ZDF signale également qu’en France le procureur a ouvert une enquête contre Total énergie pour participation à des crimes de guerre en raison de sa participation à l’extraction de gaz d’un gisement sibérien, dont les produits sont supposés avoir servi également à la production de combustible pour les chasseurs bombardiers russes.&lt;br /&gt;
Des spéculations, selon Wintershall qui répond que le condensat peut être utilisé pour de multiples produits pétrochimiques et ne rentre pas dans la production de carburant pour les chasseurs bombardiers russes. Wintershal se défend également en assurant que ses activités en Russie contribue à la sécurité de l’alimentation énergétique de l’Europe. Mais l’argument ne résiste pas à l’examen, suite au sabotage des gazoducs Northstream et la réduction des livraisons de la Russie. De Janvier à septembre l’entreprise a encaissé 1,272 milliards d’euros cinq fois plus qu’en 2021.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
 &lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Conflit sur les Panzers pour l’Ukraine au Bundestag</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/09/26/Conflit-sur-les-Panzer-pour-l%E2%80%99Ukraine-au-Bundestag</link>
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    <pubDate>Mon, 26 Sep 2022 20:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Allemagne-Ukraine</category>
        
    <description>&lt;p&gt;L’Allemagne ne livre pas à l’Ukraine les chars d’assaut et les armes lourdes dont elle a besoin face à l’armée russe. C’est l’union chrétienne, CDU/CSU qui a mis ainsi en accusation le gouvernement du chancelier Scholz jeudi 22 septembre au Bundestag.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le chancelier Scholz freine-t-il les livraisons d'armes à l'Ukraine, en particulier en ce qui concerne les chars de combat Leopard 2? La polémique crée des remous à Berlin au sein de l'alliance gouvernementale des Sociaux-démocrates des Verts et des Libéraux&amp;nbsp;-reprise &amp;nbsp;à Paris par certains polémistes.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
L’argumentation de l’oppositions démocrate-chrétienne est simple&amp;nbsp;: la résolution du Bundestag adoptée après le discours du chancelier Scholz en février sur le &quot;changement d’époque&quot; dû à l’agression de la Russie est ignorée aujourd’hui, alors que les véhicules de transport blindés et les panzer du type Leopards 2 devraient être directement livrés par l’industrie allemande à Kiev. En vue de la prochaine offensive.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;leopard-zwei.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.leopard-zwei_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt; &lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Johann Wadephul, CDU, vice président du groupe démocrate chrétien s’insurgeait jeudi de ce que le gouvernement ne mette pas en œuvre une résolution du parlement obligeant ainsi l’opposition &amp;nbsp;à déposer pour la seconde fois une requête afin que le Bundestag puisse en débattre. Son collègue Florian Hahn assène quand à lui&amp;nbsp;: «&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/09/26/&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;l’Ukraine a besoin de plus et nous pouvons livrer ce plus.&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;..&amp;nbsp;», rapporte le quotidien Bild.&lt;br /&gt;
La réponse du SPD, le parti du chancelier, est à double détente. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;&amp;nbsp;l’Allemagne livre les armes, selon Gabriela Heinrich, responsable de politique étrangère. Nous sommes les principaux fournisseurs avec les USA et le Royaume uni, et nous sommes les premiers en ce qui concerne l’Union européenne&amp;nbsp;&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le chancelier Olaf Scholz ajoute qu’il ne veut pas faire cavalier seul et que &amp;nbsp;les chars d’assaut de dernière génération fabriqués aux USA ou en Europe ne font pas partie des types d’armements fournis à ce jour par les alliés à l’Ukraine. Berlin a préféré jusqu’ici en ce qui concerne les chars procéder à un échange circulaire, «&amp;nbsp;Ringtausch&amp;nbsp;», (voir mon billet &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/berlinblocnotes/admin/post.php?id=331&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le chancelier Scholz livrera-t-il des chars à l'Ukraine &lt;/a&gt;) avec les pays d’Europe de l’est ou la Grèce par exemple. Ces derniers fournissent à l’Ukraine des blindés identiques à ceux de la Russie qui équipaient auparavant les armées des pays de l’est. En compensation &amp;nbsp;l’Allemagne leur livre des chars modernes. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Christine Lambrecht (SPD), ministre de la défense, illustrait ainsi &amp;nbsp;cette politique sur la chaîne publique ZDF à la veille du débat au Bundestag&amp;nbsp;: l’Ukraine va recevoir rapidement 40 chars de combat de Grèce et 28 de Slovénie et l’Allemagne va contribuer à compenser ces «&amp;nbsp;trous&amp;nbsp;» dans les deux pays.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le ministère de la défense demande un budget complémentaire de 700 millions d’euros notamment pour les livraisons d’armes à l’Ukraine. Une telle politique d’échange laisse cependant l’Ukraine sans réponse à ses exigences&amp;nbsp;: disposer de chars modernes du type Leopards allemand ou Leclerc français afin d’affronter l’armée russe, dotée de blindés anciens, avec le maximum de chances de succès. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Christine Lambrecht assure par ailleurs que l’armée allemande ne peut pas délivrer des armes à l’Ukraine à la demande, sans prendre en compte l’état actuel de la Bundeswehr. Son armement &amp;nbsp;a été réduit, dégradé depuis des décennies, par la politique d’épargne budgétaire des gouvernements d’Angela Merkel &amp;nbsp;et la conviction que Berlin n’aurait pas à répondre à un conflit avec Moscou après la chute du mur et la dissolution de l’URSS. L’intervention de la Bundeswehr se limitant à des missions et interventions &amp;nbsp;«&amp;nbsp;pacifiques&amp;nbsp;» dans le cadre de l’ONU et de l’Otan. Elle doit donc aujourd’hui se réarmer quasi intégralement si elle veut «&amp;nbsp;jouer son rôle » au sein de l’Alliance atlantique, avec un matériel moderne, tels que les chars Leopards dont l’Ukraine réclame de son côté la livraison.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un argument d’«&amp;nbsp;équilibre&amp;nbsp;» partagé en partie au moins par les Verts, membres de la coalition gouvernementale. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les systèmes d’armement aident et protègent des vies&lt;/em&gt;, assure le président du parti Vert Omid Nouripour.&quot;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Face aux mises en demeure de l’Union chrétienne, le chef des Verts assène&amp;nbsp;: «&lt;em&gt;&amp;nbsp;notre solidarité avec l’Ukraine reste intacte et nous n’avons pas besoin de vos avertissements.&lt;/em&gt;» Mais le soutien sera de longue haleine et il est inutile selon lui de détailler les équipements militaires sans tenir compte &amp;nbsp;de la balance indispensable entre les impératifs de l’Alliance dont fait partie l’Allemagne et les besoins de l’Ukraine. Il rappelle à la CDU/CSU que les Verts ont soutenu l’Ukraine dés le début dans les démêlés avec Nordstream et Gazprom’ ainsi que lors de la révolution &amp;nbsp;de Maïdan en 2014.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais certains au sein des Verts ne se satisfont pas de cette politique de réserve en ce qui concerne les livraisons de chars de combats. Anton Hofreiter, ancien président du groupe parlementaire des Verts au Bundestag &amp;nbsp;accusait même récemment le chancelier Scholz dans un face à face avec Ralph Stegner, SPD, &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/politik/deutschland/ukraine-krieg-anton-hofreiter-wirft-bundesregierung-desinformation-ueber-spaniens-panzerplaene-vor-a-55345d74-23c5-46c2-9576-49cf7c0aa8e7&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;d’empêcher l’Espagne de livrer à l’Ukraine les chars Leopards 2&lt;/a&gt; que le premier ministre Sanchez était prêt à lui fournir. &amp;nbsp;Hofreiter ne cesse d’intervenir depuis des mois en faveur de la livraison d’armes moderne à Kiev. Il fut l’un des premiers à revendiquer l’embargo sur le gaz et le pétrole contre Moscou et la livraisons d’armes à l’Ukraine, dés l’agression russe. Les Verts, membres du gouvernement Scholz, Robert Habeck et Annalena Baerbock étaient beaucoup plus réservés.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les libéraux du FDP, membres comme les verts de la coalition du chancelier Scholz, font également pression sur le chancelier. Leur porte parole Marie-Agnes Strack-Zimmermann insiste pour qu’il explicite sa réserve à l’égard de la livraison des chars de combat. Car, selon elle, l’ambassadrice des USA en Allemagne, le secrétaire général de l’Otan, la présidente de la commission européenne insistent de concert pour que l’Allemagne prenne la tête des opérations en Europe, également dans la livraison des Panzer à l’Ukraine. Ce que rejette précisément Olaf Scholz.&lt;br /&gt;
Strack-Zimmermann n’en oublie pas pour autant de maintenir la «&amp;nbsp;cohésion&amp;nbsp;» du gouvernement Scholz en imputant l’état pitoyable de l’armée allemand – pas de drone, des dépôts d’armement vides, des infrastructures KO et aucune réforme de l’armée-&amp;nbsp;à la démocratie chrétienne à Angela Merkel et à &amp;nbsp;ses ministres de la défense successifs, dont Ursula von der Leyen, ce qui interdit d’accéder aux demandes de l’Ukraine, sans restrictions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nils Schmidt, SPD, porte parole du groupe parlementaire social démocrate &amp;nbsp;pour les affaires étrangères a conclu le débat au parlement en accusant l’Union chrétienne de faire diversion&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;vous ne vous intéressez pas sérieusement à la question décisive, le soutien à l’Ukraine&lt;/em&gt;...&amp;nbsp;». Tous les jours des armes son livrées à l’Ukraine, selon lui. &amp;nbsp;Pas besoin pour cela d’une résolution extraordinaire du Bundestag. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Vous cherchez simplement à faire du spectacle à moindre coût&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
L’Union chrétienne n’a pas réussi finalement à imposer le débat, renvoyé finalement en commission.&lt;br /&gt;
 &lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Pour Kiev, Berlin en fait toujours trop peu</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/05/13/Berlin-en-fait-toujours-trop-peu-pour-Kiev</link>
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    <pubDate>Fri, 13 May 2022 14:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Allemagne-Ukraine</category>
        
    <description>&lt;p&gt;accueilli à Berlin au ministère du &quot;soutien à l'Ukraine&quot; (sic) par le ministre Vert Habeck, le ministre des affaires étrangères ukrainiens a réitéré ses critiques à l'Allemagne tout en tirant un trait sur le passé&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Lors d’une conférence de presse commune à Berlin le 12 mai, le ministre de l’économie allemand Robert Habeck (Verts) a salué Dmytro Kuleba, ministre des affaires étrangères ukrainien à sa façon de ces mots&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Bienvenu au ministère de l’économie, de la protection du climat et du soutien à l’Ukraine&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Une formule de politesse inaccoutumée, «&amp;nbsp;à la Habeck&amp;nbsp;»&lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/ausland/krieg-in-der-ukraine-russland-und-die-ukraine-sollen-streumunition-eingesetzt-haben-a-9fc71de1-da92-4d86-ab59-1c6c558e7bd2&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; souligne l’hebdomadaire der Spiegel on line&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Kuleba en a profité pour appeler les entreprises allemandes à quitter la Russie afin de cesser d’entretenir la machine de guerre du Kremlin. Il les a incité au contraire à poursuivre leurs activités en Ukraine. Les relations Allemagne-Ukraine ont un avenir certain, selon lui, surtout si son pays obtient cet été le statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Kuleba WELT.png&quot; class=&quot;media&quot; height=&quot;387&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Kuleba_WELT_m.png&quot; width=&quot;448&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Kuleba interviex die WELT. mai 2022&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.welt.de/politik/ausland/plus238707129/Ukraines-Aussenminister-Kuleba-Wenn-sie-uns-den-Krieg-aufdraengen-dann-schlagen-wir-zurueck.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Dans un interview au quotidien die Welt, Kuleba &lt;/a&gt;s’est montré toujours plus exigeant à l’égard de Berlin. Il revendique la livraison d’armes et d’avions de combat occidentaux modernes, aux normes de l’Otan, et ne veut plus voir se poursuivre la livraison à l’Ukraine d’armes de l’ex-bloc soviétique. Les Tanks T70, ou les chasseurs SU 25...&amp;nbsp;Car «&amp;nbsp;si cette guerre se poursuit, insiste-til, les derniers stocks d’armes de fabrication soviétique seront bientôt épuisés dans les pays qui sont&amp;nbsp; disposés à nous les livrer&amp;nbsp;»…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’Allemagne s’appuie sur ces livraison d’armes par les pays de l’ex-bloc soviétique, tels que la Tchéquie, la Pologne, pour éviter de livrer directement ce type d’armement soulignent ses critiques. Elle&amp;nbsp; offre en retour de compenser celles-ci en livrant aux pays donateurs&amp;nbsp; des armements modernes aux norme de l’Otan (voir ..&amp;nbsp;. Berlin souligne que les militaires ukrainiens ont besoin de se servir des armements qui leur sont livrées immédiatement. Ce qu’ils peuvent faire avec des armements fabriqués en Russie, qui équipaient déjà leur armée et non avec les armes modernes de l’Otan.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un argument qui ne satisfait plus Kiew. visiblement. Kuleba a d’ailleurs critiqué de nouveau les «&amp;nbsp;hésitations de l’Allemagne&amp;nbsp;» en ce qui concerne la livraison d’armes lourdes à Kiev. Il souligne que les Gepards,&amp;nbsp; panzer équipé de canons anti-aériens, proposés par Berlin n’ont pas été réclamés du tout par l’Ukraine. Il semble plutôt selon lui que le gouvernement fédéral lui a fait cadeaunt d’armements dont il n’a plus besoin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il indique également que les Gepards ont été été livrés sans munition -les obus fabriqués par la Suisse dépendent de l’accord du gouvernement confédéral.&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Décider tout d’abord de nous donner des armes que nous n’avons pas demandé pour constater ensuite que l’équipement militaire ne peut pas fonctionner, pose quelques questions&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
La livraison de sept obusiers allemands modernes n’est pas satisfaisante non plus pour le ministre des affaires étrangères ukrainien. Au même moment un tout petit pays membre de l’UE lui annonçait également la livraison de sept armes lourdes du même type. L’Allemagne ne respecte pas les proportions que lui assurent sa place de première économie de l’UE, assène Kuleba.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le ministre des affaires étrangères ukrainien a cependant décidé de tirer un trait sur la politique pro-russe du SPD, le parti du chancelier Scholz, au cours des dernières décennies. Cible des critiques aujourd’hui.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Les relations entre la Russie et l’Allemagne d’avant la guerre et le rôle des sociaux démocrates, sont de l’histoire,maintenant&amp;nbsp;,» résumait Dmytro Kuleba au sortir de sa rencontre à Berlin avec le président du SPD, Lars Klingbail, et le chef du groupe parlementaire du SPD au Bundestag Rolf Mützenich. Il a souligné qu’avec Olaf Scholz un chancelier social-démocrate avait accompli le tournant à l’égard de la Russie en ce qui concerne la politique énergétique et les livraisons d’armes allemandes.&lt;br /&gt;
Je sais que ce sont des décisions difficiles à prendre a-t-il insisté.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le fait que le chancelier ait agit ainsi avec le soutien de son parti est pour lui une démonstration de force :&amp;nbsp;» vous êtes assez fort pour reconnaître que la politique précédente a échoué et que vous avez besoin d’une nouvelle.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Le chancelier Scholz livrera-t-il des chars d'assaut à Kiew?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/04/29/Le-chancelier-Scholz-livrera-t-il-des-chars-d-assaut-%C3%A0-Kiew</link>
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    <pubDate>Fri, 29 Apr 2022 11:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Allemagne-Ukraine</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Comment expliquer les &quot;tergiversations&quot; du chancelier face aux demandes insistantes d'armement lourds de Kiew, qui lui valent une volée de critiques, en Allemagne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Sous pression depuis des semaines, le chancelier Scholz a donné finalement le feu vert lundi 25 avril à la livraison d’équipements militaires lourds, 50 tanks «&amp;nbsp;Gepard&amp;nbsp;», à l’Ukraine. Ce sont des véhicules blindés, construit par le groupe Krauss-Maffei Wegmann (KMW), équipés de deux canons de 35 mm, utilisés notamment comme arme anti-aérienne, qui devraient venir renforcer l’armée ukrainienne sur le front est.&lt;br /&gt;
Un geste, livrer des armements lourds, que revendiquait avec insistance depuis des semaines le président Zelinski.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Berlin fait ainsi un nouveau tournant&amp;nbsp; dans sa politique à l’égard de la Russie. Après le gel du gazoduc Nord Stream II qui devait renforcer l’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe par Nord Stream 1 (inauguré en 2011)&amp;nbsp;; la rupture du tabou de l’interdiction de livraisons d’armes à un pays en guerre&amp;nbsp;; la fin annoncée des importations de charbon et de pétrole russe&amp;nbsp;; l’accord -après résistance- pour la mise à l’écart de banques russes du système d’échange intra-bancaire Swift&amp;nbsp;; la livraison d’armes et d’équipement militaires lourds, offensifs, s’ajoute maintenant à l’arsenal berlinois contre Moscou.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Washington s’est aussitôt réjouit de l’annonce par la ministre de la défense Christine Lambrecht (SPD) de cette décision. De même que la Pologne, dont le vice-ministre des affaires,&amp;nbsp; Szymon Szynkowski vel Sek, a souligné en même temps que les 50 tanks Gepard ne faisaient pas le compte car son pays et d’autres alliés de l’Ukraine lui livrent bien plus que l’Allemagne. Il a même mis en cause la volonté à 100&amp;nbsp;% du chancelier Scholz de tout faire pour que l’Ukraine gagne, rapporte le site der Spiegel on line. Cela tient, selon lui, aux liens tressés par une «&amp;nbsp;&lt;em&gt;politique de rapprochement démesurée de l’Allemagne avec la Russie au cours de ces dernières décennies&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;soi-disant experts de la Russie ont acquis une telle influence dans le passé, que nous la ressentons jusqu’à aujourd’hui. Certains responsables politiques allemands ont bâti un mur pour éviter de prendre les décisions appropriées&amp;nbsp;&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En Allemagne même, ces dernières semaines, Olaf Scholz était également la cible des tirs croisés des commentateurs des médias, de membres de sa coalition, libéraux ou Verts, et de l’opposition démocrate-chrétienne (CDU). On lui reproche en premier lieu ses hésitations, son refus de livrer des panzers allemands à Kiew par crainte&amp;nbsp; de froisser Moscou. Un style de gouvernement attentiste, rappelant la méthode d'Angela Merkel, qui attendait que la situation mûrisse et que l’opinion lui soit propice avant d’annoncer ses choix.&lt;br /&gt;
Serap Güller, responsable de la politique de défense de la CDU&amp;nbsp; a également salué l’annonce de la livraison des Gepards. Mais ce n’est qu’un «&amp;nbsp;premier pas&amp;nbsp;» selon elle. Elle insistait aussitôt&amp;nbsp; pour que les livraisons de Tanks de combat Leopard 1 et les véhicules blindés de transport de troupes Marder, construits par le groupe Rheinmetall, suivent rapidement.&lt;br /&gt;
Autant de choix que le chancelier Scholz avait repoussé jusqu’à présent. A-t-il peur de froisser le Kremlin, comme l’avance le vice ministre polonais?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le chancelier avance plusieurs explications pour justifier sa politique «&amp;nbsp;hésitante&amp;nbsp;» selon ses adversaires.&lt;br /&gt;
L;Allemagne, rappelons le, a livré fin février à l’Ukraine les armements, missiles sol-air et lance-roquettes anti-chars, dont elle disposait en surplus -certains, obsolètes, provenant de l’équipement de l’armée de la RDA avant la chute du mur.&lt;br /&gt;
Face à l’offensive russe c’est peu il est vrai.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais Scholz s’est appuyé sur&amp;nbsp; les contraintes matérielles auxquelles la Bundeswehr est confrontée pour justifier ses choix. L’équipement de l’armée allemande est dans un état catastrophique, comme l’a reconnu sans fard l’inspecteur général des forces armées, Alfons Mais. Devant l’agression russe l’Allemagne est «&amp;nbsp;&lt;em&gt;militairement désarmée&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», selon lui. D’où la décision prise par le chancelier Scholz au lendemain de l’invasion de l’Ukraine, d’une dotation exceptionnelle de 100 milliards afin de rénover la Bundeswehr dans les années à venir. L’agression russe ayant balayé les illusions pacifistes allemande.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En attendant son armée ne peut plus se permettre de réduire encore&amp;nbsp; son arsenal en donnant des armes à l’Ukraine, alors qu’elle doit en même temps garantir sa propre fonction en Europe au sein de l’Otan. &quot;&lt;em&gt;Sinon nous serions dans l'impossibilité de réagir&quot;&lt;/em&gt; souligne le vice inspecteur général de la Bundeswehr.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’Allemagne figure certes parmi les premiers exportateurs d’armement de la planète. Des chars d’assaut Léopard 1 révisés pourraient être livrés à Kiew dans un délai de&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;blindés Marder.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.blindes_Marder_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;blindés Marder&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;six semaines à trois mois pour une dotation de 50 blindés rééquipés. Le constructeur Rheinmetall y est prêt s’il obtient le feu vert du gouvernement Scholz. Il propose également la livraison de 100 blindés Marder -il semble cependant que la Suisse qui fournit les obus de ce véhicules blindé se refuserait à satisfaire la commande. Mais l’Ukraine ne peut attendre. Elle a besoin de tanks maintenant. Son armée ne maîtrise pas&amp;nbsp; les blindés allemand, et la formation de ses soldats nécessiterait des semaine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La chancelier Scholz&amp;nbsp; a donc choisit de procéder à une politique d’échange compensé avec les pays de l’ex-bloc soviétique, membres de l’Otan aujourd’hui, dont les armées sont encore équipées de blindés russes tels que le T72, blindés en service également dans les armées russes et ukrainienne. Pas besoin de formation pour la maîtrise de ces équipements. L’Ukraine peut faire immédiatement usage. C’est un «&amp;nbsp;Ringtausch&amp;nbsp;» (échange d’anneau, traduit mot à mot) qui permet déjà à la Slovénie par exemple de livrer ses T72 à Kiew, tout en sachant que l’Allemagne va compenser cette dotation en lui livrant des blindés allemands modernes.&lt;br /&gt;
Berlin a proposé de procéder à l’identique avec d’autres pays&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Pologne et la Tchéquie devraient conclure le même accord d’échange. Le premier ministre Mateusz Morawiecki l’a évoqué mardi 26 avril &lt;a href=&quot;https://www.mdr.de/nachrichten/deutschland/politik/russland-ukraine-krieg-waffenlieferungen-ringtausch-lambrecht-100.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;à Berlin en rencontrant le chancelier Scholz&lt;/a&gt;. Il avait confirmé la veille la livraison de 40 T72 à l’Ukraine, et attend en retour des armes équivalentes&amp;nbsp; des partenaires de l’Otan, de l’Allemagne en tout premier lieu. De quoi calmer les récriminations du vice-ministre des affaires étrangères polonais.&lt;br /&gt;
Au passage le ministre de la défense des USA estime que&lt;a href=&quot;https://www.tagesspiegel.de/politik/mehr-von-putin-als-von-scholz-bekommen-ukraine-soll-mittlerweile-ueber-mehr-panzer-verfuegen-als-russland/28271140.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; l’armée ukrainienne dispose dés aujourd’hui de plus de véhicules blindés&lt;/a&gt; en état de marche que l’armée russe si l’on additionne ceux qui lui ont été livrées et ceux qu’elle a récupéré de l’armée russe, sur le terrain, rapporte le quotidien berlinois &lt;em&gt;Tagesspiegel&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Le «&amp;nbsp;Ringtausch&amp;nbsp;» initié par le chancelier Scholz lui permettra-t-il de contrer les critiques qui l’accusent de faiblesse à l’égard du Kremlin&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La coalition&amp;nbsp; SPD, Verts, Libéraux (FDP), du chancelier Scholz a finalement abouti à présenter une résolution commune au Bundestag avec l’opposition, la CDU, ce mercredi 27 février, confortant à la fois la dotation exceptionnelle de 100 milliards d’euros pour l’armement de la Bundeswehr et la livraison à venir d’armes et d’équipements lourds à l’Ukraine.&lt;br /&gt;
La ministre des affaires étrangères&amp;nbsp; Annalena Baerbock a défendu ce choix y compris dans la contexte des menaces de Wladimir Poutine d’un recours éventuel à l’arme atomique réitérées mercredi 27 avril devant les parlementaires russes. Un choix personnel du président russe qui ne peut donc être exclu, selon elle. Mais s’incliner devant cette menace et renoncer à armer l’Ukraine en blindés reviendrait à lui dire «&amp;nbsp;&lt;em&gt;débrouillez vous, cette guerre n’est pas notre affaire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Ce qui est tout à fait exclu. Une façon de mettre les points sur les i, pour la ministre des affaires étrangères verte.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Scholz armement lourd.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Scholz_armement_lourd_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Olaf Scholz&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le chancelier Scholz n’a jamais dissimulé en effet qu’il était plus que soucieux de ne pas franchir la ligne rouge dans l’aide de l’Allemagne à l’Ukraine. Le pas de trop, qui pourrait enclencher une réaction russe incontrôlable, une escalade&amp;nbsp; dans l’affrontement, une confrontation directe avec l’Otan, le risque d’une frappe nucléaire et d’une guerre mondiale.&lt;br /&gt;
Une «&amp;nbsp;prudence&amp;nbsp;» qui lui a valu des attaques virulentes du président de la commission européenne du Bundestag, Anton Hofreiter, député des Verts, le parti d’Annalena Baerbock.&lt;br /&gt;
Scholz a annoncé, selon lui, un changement d’époque dans les relations avec la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine, mais il n’est pas à la hauteur. L’image de l’Allemagne se dégrade auprès de ses partenaires européens. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le problème est à la chancellerie. Nous devons livrer les armements lourds dont a besoin à l’Ukraine et cesser de repousser l’embargo sur l’énergie, le charbon et le pétrole en particulier.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une critique d’autant plus lourde que les Verts sont les partenaires du SPD, le parti du chancelier, au sein du gouvernement.&lt;br /&gt;
Le parti libéral (FDP) ne l’épargne pas non plus.&amp;nbsp; Marie-Agnes Strack-Zimmermann, présidente de la commission défense au Bundestag regrette qu’il faille faire pression sur la chancellerie pour équiper l’Ukraine d’armes lourdes et met en cause directement Olaf Scholz. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Un grand pays comme l’Allemagne doit prendre la tête dans une telle situation. Qui s’y refuse est vraisemblablement à la mauvaise place, au mauvais moment&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Olaf Scholz a milité pour la paix, contre le déploiement d’armes de l’Otan en Allemagne et pour le désarmement dans sa jeunesse, à la tête des Jusos (jeune socialistes). Il assume également le poids de la politique d’ouverture de son parti à l’est, initiée par Willy Brandt en 1969 pendant la guerre froide. Il en va de même du rapprochement avec la Russie et du partenariat stratégique noué dans le domaine de l’énergie par exemple après la chute du mur, le démantèlement de l’URSS, sous la houlette de l’ex-chancelier Gerhard Schröder. Ce sont des piliers de la politique du SPD que la guerre en Ukraine a ébranlés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le parti du chancelier ne tire pas pour autant un bilan de faillite complet de cette politique. Et si Schröder est aujourd’hui considéré comme le larbin de Poutine, et son courant au sein du SPD totalement isolé, la politique d’ouverture à l’est durant la guerre froide garde ses partisans au sein du parti.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le chancelier Scholz se préoccupe aussi de l’opinion. Il n’est pas évident que les Allemands soient favorables à la livraison d’armes lourdes, chars et canons à l’Ukraine, comme on le croit à Berlin,&lt;a href=&quot;https://www.tagesspiegel.de/politik/wuerden-panzer-einen-kalten-frieden-gefaehrden-die-ungeklaerten-raetsel-des-olaf-scholz/28275014.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; note le quotidien berlinois der Tagesspiegel&lt;/a&gt;. Une société pacifiste ne se transforme pas si rapidement en société «&amp;nbsp;militariste&amp;nbsp;». Selon un sondage qui vient d’être publié 45&amp;nbsp;% des Allemands sont pour la livraison d’armes lourdes à Kiew, 70&amp;nbsp;% chez les électeurs du FDP, 67&amp;nbsp;% chez les Verts, 52&amp;nbsp;% à la CDU et 45&amp;nbsp;% au SPD. 45&amp;nbsp;% sont contre, dont 42&amp;nbsp;% à la CDU et 46&amp;nbsp;% au SPD. 84&amp;nbsp;% des électeurs du parti d’extrême droite Afd sont contre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La prudence de Scholz tiendrait aussi à l’espoir maintenu d’une solution politique au conflit, sous la forme d’un accord de Minsk-bis, une nouvelle guerre froide figeant les situations à l’est de l’Ukraine. L’Allemagne ne négociera pas avec Moscou dans le dos de l’Ukraine, mais Berlin jouerait un rôle de médiateur entre les deux pays. Livrer des chars et des canons à Kiew ne serait donc pas le plus opportun.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Serguei Lawrov, ministre des affaires étrangères russe a prévenu que si des chars allemands se retrouvaient sur le terrain, face aux chars russes, la Russie toute entière tirerait la conclusion que Berlin a renoué avec le passé et rompu la réconciliation nouée après la défaite d’Hitler, du IIIè Reich et les millions de morts de l’armée rouge. Un rappel qui fait mouche dans une Allemagne qui n'a pas la mémoire courte.&lt;br /&gt;
Scholz et son conseiller politique Jens Plötner restent profondément convaincus qu’il reste toujours une possibilité de négociations, même avec un criminel, commente le quotidien berlinois. Le visage sans fard de Poutine exclurait pourtant&amp;nbsp;cette solution» aujourd’hui. Les Verts (Grünen) sont le parti qui a le mieux compris cette situation et n’a jamais entretenu d’illusion sur Poutine et le fameux «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Wandel durch Verflechtung&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», le «&amp;nbsp;changement par l’intégration&amp;nbsp;», couronné par les fameux gazoducs Nord stream 1 et 2 chers à Schröder, mais aussi à par Angela Merkel, on ne saurait l’oublier.&amp;nbsp; D’autant que cette politique a été validée et mise en œuvre par les principaux groupes allemands tels que Basf et Siemens, partenaires stratégiques de Gazprom dans l’exploitation et la distribution du gaz extrait en Sibérie&amp;nbsp;. Basf a mis le gouvernement en garde contre la catastrophe économique qu'entraînerait la fin de l'alimentation en gaz russe de l'Allemagne et de son industrie, sur le plan de la croissance et du chômage.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sous la pression notamment des Verts et de l’Ukraine, Olaf Scholz a fini par initier l’échange compensé avec les pays de l’est livrant des chars T72 à l’Ukraine.&amp;nbsp; La livraison des blindés anti-aériens Gepard sera-t-elle suivie de livraisons encore plus ambitieuses tels que les véhicules blindés de transport Marder ou les chars Leopard&amp;nbsp;1?&amp;nbsp; Pour l'instant, la résolution votée au Bundestag le 28 avril par 586 voix contre 100 conforte la politique du «&amp;nbsp;Ringtausch&amp;nbsp;» avec la Slovénie, qui devrait être étendue avec d’autres pays tels que la Tchéquie et la Pologne, et le soutien financier de l’Allemagne à Kiew pour les commandes directes d’équipements militaires et de systèmes d’armement&amp;nbsp; avancés, que l'Ukraine juge appropriées.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Le président allemand mis en quarantaine par Zelensky</title>
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    <pubDate>Fri, 15 Apr 2022 17:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Allemagne-Ukraine</category>
        
    <description>&lt;p&gt;c’est probablement la politique passée de Steinmeier en faveur de Gazprom’ et des échanges commerciaux et industriels avec la Russie, que Kiew lui fait payer aujourd’hui&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le refus de Kiew d’accueillir le président allemand Franck-Walter Steinmeier «&amp;nbsp;irrite&amp;nbsp;» Berlin selon les termes du chancelier Olaf Scholz. Steinmeier&amp;nbsp; devait rendre visite à Zelensky en compagnie des présidents polonais, lituaniens, estoniens, et lettons.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Selon les fuites du quotidien &lt;em&gt;Bild Zeitung&lt;/em&gt;, il aurait été décommandé par Zelensky en raison de sa politique passée trop favorable à la Russie et à Poutine, en particulier dans le domaine de l’énergie et de la mis en place des gazoducs Northstream 1 et 2.&lt;br /&gt;
Une information démentie par un conseiller de l’entourage du président Zelensky, Serhiy Leschtschenko, &lt;a href=&quot;https://www.berliner-zeitung.de/news/regierungsberater-selenskyj-hat-steinmeier-nicht-ausgeladen-li.222329&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;selon le quotidien Berliner Zeitung &lt;/a&gt;&amp;nbsp; .&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le quotidien berlinois&amp;nbsp; cite également le maire de Kiew, Wladimir Klitschko, qui a souhaité sur Twitter, que Steinmeier confirme sa visite à Kiew.&amp;nbsp; Car il s’est excusé de sa politique passée à l’égard du Kremlin, et il&amp;nbsp; important selon Klitschko de renforcer le lien entre l’Allemagne et l’Ukraine. Berlin reste le «&amp;nbsp;partenaire numéro un&amp;nbsp;», selon le maire de Kiew, et constitue avec l’Ukraine et l’UE un front uni contre Poutine. Klitschko espère donc que la visite de Steinmeier&amp;nbsp; a seulement été repoussée.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;steinmeier.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.steinmeier_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Le président Steinmeier,&lt;em&gt; Berliner Zeitung 13 avril 2022&lt;/em&gt;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le conseiller de Zelenski, Olexeij Arestowytsch, confirmait au contraire mercredi 13 sur la chaîne de télévision ARD que la visite de Steinmeier avait bien été annulée. Même s’il disait ne pas en connaître les raisons. Il assurait que le président ukrainien attendait par contre la visite du chancelier Scholz afin qu’il prenne des décisions immédiates concernant notamment la livraison d’armes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais Scholz temporise, car « il aurait été bon que le président allemand soit reçu à Kiew&amp;nbsp;». Il n’envisage pas pour l’instant de répondre à l’invitation du président Zelensky, qu’il a rencontré peu avant le début de la guerre, et avec lequel il s’entretient depuis très régulièrement.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Nous livrons des armes, nous en avons livrées et nous en livrerons encore&amp;nbsp;», assure le chancelier qui ajoute que l’Allemagne n’agit pas seule, mais en coopération &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/politik/deutschland/ukraine-krieg-vorerst-offenbar-keine-reise-von-olaf-scholz-nach-kiew-geplant-a-55f60cf1-883d-4276-a3fe-85f3676c3ddf&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;avec ses partenaires européens et transatlantique ».&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Scholz ne peut évidemment pas se rendre à Kiew alors que la venue de Steinmeier y a été annulée. Wolgang Büchner, porte parole du gouvernement précise&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le président fédéral allemand représente la République fédérale.&amp;nbsp;» En annulant son invitation c’est l’Allemagne qui a été écartée. Il rappelle que Steinmeier s’est prononcé clairement solidaire de l’Ukraine, exigeant&amp;nbsp; de Poutine, dés sa réélection le&amp;nbsp; 12 février qu’il «&amp;nbsp;cesse de l’étrangler&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour&amp;nbsp; Friedrich Merz, président de la CDU, principal parti de l’opposition au Bundestag, l’annulation&amp;nbsp; de la visite du président allemand constitue un «&amp;nbsp;affront diplomatique&amp;nbsp;». Le vice président du parti libéral (FDP), Wolfgang Kubicki, critique également avec virulence l'erreur de Zelensky qui devrait &quot;revenir sur terre&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais c’est probablement la politique passée de Steinmeier en faveur de Gazprom’ et des échanges commerciaux et industriels avec la Russie, que Kiew lui fait payer aujourd’hui. Steinmeier fut un défenseur acharné des livraisons de gaz russe et des gazoducs Northstream 1 et 2 via la mer Baltique, lorsqu’il était le bras droit de l’ex chancelier Schröder et le ministre des affaires étrangères d’Angela Merkel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les gazoducs sous marins évitent le passage terrestre par l’Ukraine, la Pologne, qui s’estiment ainsi avoir été spoliées par Berlin des rentes de passage du gaz sibérien sur leur territoire. Au profit de Moscou et de Berlin. L’Ukraine, comme la Pologne au sein de l’UE n’avaient cessé de pourfendre cette politique d’entente gazière de Berlin avec Moscou ces dernières années.&lt;br /&gt;
L’Allemagne pensait ainsi s’être mise à l’abri des conflits entre la Russie et ses pays voisins en ce qui concerne la livraison du gaz. C’est tout le contraire qui se produit aujourd’hui. Face à l’agression russe le réseau Northstream lui vaut l’accusation d’être dépendante de Moscou et d’alimenter chaque jour en devise la machine de guerre russe contre l’Ukraine. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une entente d’autant plus critiquée après la nomination de Gerhard Schröder au conseil d’administration de Gazprom’, deux mois après sa défaite aux élections fédérales face à Angela Merkel. Mais l’ex chancelier avait su faire nommer son ex bras droit Steinmeier au poste de ministre des affaires étrangères de la grande coalition rassemblant le SPD et la CDU sous la houlette de la nouvelle chancelière.Cette dernière poursuivi d’ailleurs la politique d’entente avec Moscou de son prédécesseur. Elle donnera le feu vert, en dépit des critiques, au gazoduc Northstream II, aujourd’hui «&amp;nbsp;gelé&amp;nbsp;» par le gouvernement Scholz.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Steinmeier aux affaires étrangères approfondit encore la politique de Schröder vis à vis de la Russie en adoptant le slogan du «&amp;nbsp;rapprochement par l’intégration&amp;nbsp;» , qui prit le relais du «&amp;nbsp;changement par le rapprochement&amp;nbsp;» des pères de l’Ostpolitik, Willy Brands et Egon Bahr. La politique de l’énergie devenait le centre d’une coopération renouvelée avec le Kremlin.&lt;br /&gt;
Il a reconnu depuis son erreur. «&amp;nbsp;Nous avons échoué dans la construction de «&amp;nbsp;maison commune de l’Europe&amp;nbsp;» dont la Russie serait partie prenante. Nous avons échoué dans la perspective d’intégrer la Russie dans un système de sécurité commun.&amp;nbsp;» &lt;a href=&quot;https://jungefreiheit.de/politik/ausland/2022/selenskyj-genozid-in-ukraine/&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Tant que Poutine sera à la tête de la Russie&lt;/a&gt; un retour au statu quo d’avant la guerre sera impossible selon lui.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un aveu qui ne suffit pas au président Zelensky&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le président ukrainien a mis également l’ex-chancelière Angela Merkel sous pression afin qu’elle revienne sur sa politique à l’égard de Moscou. Sans succès pour l’instant. Merkel a seulement condamné pour l’instant l’invasion russe comme un «&amp;nbsp;atteinte éclatante&amp;nbsp;» aux droits des peuples.&lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/politik/deutschland/angela-merkel-ex-kanzlerin-will-sich-weiterhin-nicht-zu-frueherer-russlandpolitik-aeussern-a-c7d513e3-8ff4-4e07-983d-160afa0bb780&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; Zelensky l’a invité à venir se rendre compte à Boucha des crimes de la Russie en compagnie de Nicolas Sarkozy. &lt;/a&gt; L’un et l’autre avaient mis leur veto à l’intégration de l’Ukraine dans l’Otan en 2008, à Bucarest, contre le président des USA George.W Bush.&lt;br /&gt;
 &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>

    

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