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  <title>Berlin Blog - Est-Ouest</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
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    <title>Berlin-Moscou, faillite d'une politique</title>
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    <pubDate>Sat, 26 Feb 2022 11:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>&lt;p&gt;face à l'agression russe &quot;&lt;em&gt;l'idéalisme allemand se révèle être une erreur historique, l'échec moral et matériel d'une génération&quot;&lt;/em&gt; selon le Frankfurter Allgemeine.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;On a cru pendant des décennies à Berlin que la sécurité et la paix en Europe n'était possible que par la coopération avec Moscou, et non par la confrontation. On voit maintenant en direct comment cette politique étrangère s'effondre comme un chateau de sable face à la vague Poutine.&lt;/em&gt;&quot; &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/ausland/krieg-in-der-ukraine-warum-deutschlands-russland-politik-gescheitert-ist-a-797cf7d7-f15e-4f44-9b9c-4055393e5e7a&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Der Spiegel résume ainsi en quelques mots la sidération allemande face à l'agression de l'Ukraine par la Russie&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Puis, &quot;&lt;em&gt;l'incroyable s'est produit&lt;/em&gt;&quot;, résume Robert Habeck, Vert, ministre de l'économie et vice-chancelier. &quot;&lt;em&gt;La Russie attaque l'Ukraine et nous avons une guerre en Europe&quot;&lt;/em&gt;, alors que l'on croyait cela réservé aux livres d'histoire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les voyages à Berlin et les discussions à une table de six mètres de large, conclues par une conférence de presse, &quot;&lt;em&gt;tout cela n'a servi à rien,&lt;/em&gt; commente le &lt;em&gt;Berliner Zeitung&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Ce n'était qu'une farce&quot;&lt;/em&gt;. L'impérialiste russe Wladimir Poutine a déclaré officiellement la guerre à l'Ukraine lundi matin poursuit le quotidien berlinois. La Russie a envahie son voisin pacifique afin de poursuivre sa propre expansion. Si le mot &quot;&lt;em&gt;rupture de civilisation&lt;/em&gt;&quot; a encore un sens, c'est bien le cas. S'il est impossible de savoir comment cette agression influera sur la politique de la planète, il est certain en tout cas&amp;nbsp; que ce 24 février &quot;&lt;em&gt;est une césure dans l'histoire de l'Europe&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La maire de Berlin, Franziska Giffey (SPD) a souligné aussitôt que l'agression contre l'Ukraine &quot;&lt;em&gt;est un terrible évènement&quot; &lt;/em&gt;qui aura de graves conséquences en Ukraine et pour la paix en Europe. Il faut se préparer aussi à ses conséquences. &quot;&lt;em&gt;Les gens vont fuir les affrontements militaires et venir se réfugier à Berlin&lt;/em&gt;&quot;. Giffey a demandé par conséquent à tous les membres du sénat berlinois d'évaluer les mesures immédiates à prendre dans leur domaines respectifs afin de répondre à ce drame.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Faillite Scholz.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Faillite_Scholz_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt; &lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le gouvernement Scholz et le SPD sont évidemment en première ligne face au désastre de la politique de coopération avec Moscou. Mais la politique à l'égard de Moscou&amp;nbsp; -et de la Chine- est un héritage de l'ère Merkel. La construction des Gazoducs Northstream I et Northstream II, promue par l'ex chancelier social-démocrate Gerhard&amp;nbsp; Schröder, avait l'approbation et le soutien d'Angela Merkel, de son parti la CDU&amp;nbsp; et des grands groupes industriels allemands, Siemens, Basf...&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.faillite_politique_m.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi Annegret Kramp-Karrenbauer, la dernière ministre de la défense d’Angela Merkel (2019-2021), se mord les doigts de la tolérance allemande à l'égard de la Russie: &quot;Je suis furieuse contre nous, car nous avons failli face à l’histoire.&quot; Après la Géorgie puis la Crimée et le Donbass, l'Allemagne n'a rien fait pour dissuader Poutine, selon elle, oubliant la leçon des chanceliers Schmidt (SPD) et Kohl (CDU), à savoir qu’il faut toujours commencer par négocier, mais qu'il faut être assez forts militairement pour que ne pas négocier ne soit pas une option pour la partie adverse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sous le choc de l'agression,&amp;nbsp; Schröder lui même a été contraint de se distancier de son ami Poutine. &quot;&lt;em&gt;Il faut mettre fin au plus tôt à la guerre et aux souffrances qu'elle entraîne pour les gens en Ukraine&lt;/em&gt;, écrit-il sur sa page Linkedin&quot;. C'est bien la responsabilité du régime russe, selon lui. L'ouest n'en a pas moins commis de nombreuses erreurs ces dernières années dans ses relations avec Moscou, selon lui. Mais la défense des intérets de la Russie &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/politik/deutschland/ukraine-gerhard-schroeder-fordert-wladimir-putin-zum-beenden-der-invasion-auf-a-75dcb51d-7890-4305-8911-543e3b1b4c18&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;ne justifie pas le recours à l'agression militaire, estime l'ex-chancelier.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Schröder n'a pas démissionné cependant de ses fonctions à la tête des groupes industriels russes dont il s'est fait le lobyiste. Il devrait même rejoindre bientôt la direction du groupe tentaculaire Gazprom'. A l'inverse, Heine Wiese l'un de ses proches, défenseur de la politique amicale à l'égard de Moscou au sein du SPD et consul honoraire de Russie à Hanovre vient de démissioner de cette fonction.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au sein du SPD les partisans de la politique cordiale avec Moscou pronée par le chancelier Schröder se retrouvent isolés. L'aigreur contre l'ex chancelier va croissant. La direction du parti doit couper les ponts avec lui, estiment nombre de militants. Gesine Schwann, figure respectée du SPD, espère que le président du parti, Lars Klingbeil, saura protéger le SPD auquel on ne cesse de reprocher ses liens avec Schröder.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Celui-ci estime que les nombreuses offre de dialogue à l'adresse du gouvernement russe au cours des derniers mois étaient opportunes. Il était juste de privilégier la voie diplomatique et de tendre la main à divers reprises, selon Lars Klingbeil, &lt;em&gt;&quot;mais nous devons admettre que cette main tendue à Wladimir Poutine nous a été renvoyée comme une gifle.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quant au parti libéral (FDP) qui participe au gouvernement Scholz, son secrétaire général Bijan Djir-Sarai assure: &quot;Il faut en finir avec la naïveté à l'égard de la Russie. Il ne s'agit pas seulement de l'Ukraine, mais aussi de l'avenir de l'ensemble du continent européen,&quot;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'agression russe enfin a sonné le glas également de la politique cordiale du parti la Gauche (die Linke) à l'égard de Moscou. &quot;&lt;em&gt;La reconnaissance des républiques populaires (Donetzk et Lougansk) et l'invasion de l'Ukraine sont une nouvelle escalade dans le conflit&lt;/em&gt;, ont déclaré Janine Wissler et Amira Mohame Ali représentant la direction du parti et du groupe parlementaire. &lt;em&gt;Ce n'est en aucun cas une mission de paix, c'est une atteinte aux droits des peuples qui porte atteinte à la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le danger s'aggrave d'une grande guerre en Europe.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une faillite de la politique à l'égard de Moscou&amp;nbsp; et un désarroi général qui conduit le quotidien &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://www.faz.net/aktuell/politik/inland/putins-einmarsch-deutschlands-gescheiterte-politiker-generation-17834124.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; à conclure:&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;l'idéalisme allemand se révèle être une erreur historique, l'échec moral et matériel d'une génération. Un nouveau départ de la politique de sécurité allemand est difficilement possible. Pas avec ces politiciens.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Scholz condamne la &quot;guerre de Poutine&quot;</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/02/24/Scholz-condamne-la-guerre-de-Poutine</link>
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    <pubDate>Thu, 24 Feb 2022 12:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>&lt;p&gt;l'agression russe contre l'Ukraine remet fondamentalement en cause la politique d'ouverture et de partenariat économique de Berlin avec Moscou&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le chancelier Olaf Scholz a condamné ce matin, le 24 février, l'invasion de l'Ukraine par la Russie, &quot;la guerre de Poutine&quot;. &quot;Une énorme faute&quot; du président russe, selon lui. Il a convoqué une session extraordinaire du Bundestag ce dimanche, au cours de laquelle il fera une déclaration de politique gouvernementale.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Kiew bouchons.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Kiew_bouchons_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;des milliers d'habitants fuient Kiew en voiture.&amp;nbsp; 24 fév. 2022&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Après la suspension de la mise en service du gazoduc Northstream II, la guerre contre l'Ukraine, remet fondamentalement en cause la politique d'ouverture de Berlin à l'égard de Moscou et le partenariat stratégique des grands groupes allemands, Siemens, Basf,... avec Gazprom' et la Russie. C'est maintenant la question de la livraison d'armes à Kiew, à sa demande, qui se pose aujourd'hui dans un tout autre contexte. Que décidera le gouvernement Scholz?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'Allemagne s'attend par ailleurs à subir de lourdes conséquences économiques et énergétiques de la guerre et du conflit avec Moscou.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Ukraine: l'Allemagne entre  Moscou et Washington</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/01/24/L-Allemagne-%C3%A9cartel%C3%A9e-entre-Kiev-et-Moscou</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Jan 2022 15:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Le maire de Kiew, Vitali Klitschko&amp;nbsp; accuse l’Allemagne de trahir l’Ukraine, « un ami dans une situation dramatique », face à la Russie.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;L’Allemagne devra choisir de quel côté elle se range&quot;&lt;/em&gt;, insiste-t-il. Est-elle du côté de l’agresseur, Poutine, ou aux côtés de l’agressé, l’Ukraine.&lt;br /&gt;
Dans une lettre publiée par le quotidien Bild Zeitung le maire de Kiew souligne que &lt;a href=&quot;https://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/vitali-klitschko-ueber-putin-und-die-neue-kriegsgefahr-deutschland-verraet-seine-78920020.bild.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;L'Ukraine est menacée sur ses frontières&lt;/a&gt; par les troupes russes, qui auraient rassemblé 100 000 soldats. Klitschko&amp;nbsp; fait le procès sans retenue de la politique actuelle de Berlin, qu'il estime favorable à Moscou parce qu'elle est façonnée par les milliards investis par le Kremlin&amp;nbsp; pour «&amp;nbsp;&lt;em&gt;acheter&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» des groupes industriels allemands, d’anciens responsables politiques, et des lobbyistes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’ex chancelier Schröder (SPD) est explicitement dénoncé par le maire de Kiew. Celui-ci&amp;nbsp;&amp;nbsp;exige qu’il lui soit interdit de continuer à travailler pour le régime russe. Lorsqu’il était chancelier en effet&amp;nbsp; Schröder a facilité la construction de Northstream 1, le gazoduc sous marin&amp;nbsp; qui relie directement les gisements gaziers de Sibérie à l’Allemagne, évitant l’Ukraine. Avant de rejoindre&amp;nbsp; le conseil de surveillance de Nortstream 1 lorsqu’il a quitté la chancellerie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il a ensuite promotionné la construction de Northstream 2 dont il préside aujourd'hui le conseil d’administration. Schröder défend le refus de Berlin de livrer des armes à l'Ukraine, note le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung,&lt;/em&gt; et critique les exigences de Kiev:&amp;nbsp;&quot;j&lt;em&gt;'espère bien qu'en Ukraine&amp;nbsp;on va finir par cesser d'agiter le sabre&lt;/em&gt;&quot;. Le déploiement des troupes aux frontières de l'Ukraine est selon lui un réaction aux manoeuvres de l'Otan dans la Baltique et en Pologne. Mais il n'y a n'y aura pas d'invasion de l'Ukraine par Moscou, qui n'y aurait &quot;aucun intérêt&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les&amp;nbsp; gazoducs Northstream sont une provocation pour Kiew &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'Ukraine&amp;nbsp;&amp;nbsp;fait les frais de l'entreprise. Le gaz russe ne transitant plus par ses frontières. Les gazoducs privilégient le Kremlin et l'Allemagne.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Selon Klitschko la déception est d'autant plus profonde pour les Ukrainiens, que le nouveau gouvernement du chancelier Scholz, alliance du SPD, des Verts et des libéraux du FDP, persiste à soutenir la mise en service de Northstream II. Il interdit de surcroit la livraison d’armes à Kiew, empêchant même d’autres États tels que la Lituanie d’armer l’Ukraine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/ukraine-botschafter-nach-marine-chef-skandal-der-ruecktritt-reicht-nicht-aus-78913108.bild.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Les récentes déclarations du chef de la marine allemande,&lt;/a&gt; le vice-amiral Kay-Achim Schönbach s’ajoutent à ces griefs. Ils ont fait l’effet d’une bombe à Kiew, rapporte &lt;em&gt;Bild Zeitung&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
En visite en Inde, Schönbach a déclaré qu’évoquer&amp;nbsp; l’annexion d’une partie de l’Ukraine par la Russie était un «&amp;nbsp;&lt;em&gt;non sens&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Ce qu’exige Poutine c’est simplement qu’on lui accorde &quot;&lt;em&gt;le respect qui lui est dû&quot;&lt;/em&gt;, selon le vice-amiral.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour l’ambassadeur ukrainien Andrij Meylnik il s’agit là d’un véritable affront à l’égard de son pays, après l’occupation de la Crimée par la Russie - Schönbach s’était déjà fait remarquer en 2014 en assurant que la Crimée était définitivement perdue, après avoir été kidnapée par Moscou.&lt;br /&gt;
Le vice-amiral estime par ailleurs que la Russie est un allié indispensable contre la Chine. Et l’ambassadeur ukrainien de s’emporter contre l’arrogance et la mégalomanie allemande qui préparerait «&amp;nbsp;&lt;em&gt;une croisade germano-russe contre Pékin.&quot; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Meylnik assure même que les déclarations de Schönbach ont glacé l’Ukraine. Il les compare a l’horreur du nazisme, «&lt;em&gt;&amp;nbsp;quand les&amp;nbsp; Ukrainiens étaient considérés comme des sous-hommes.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;
Et s'il se félicite que le vice-amiral ait dû&amp;nbsp; remettre sa démission à la suite de ses déclarations intempestives, il estime que celles ci on semé le chaos et mettent en question la crédibilité internationale et la fiabilité de l’Allemagne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les déclarations chocs de l'Ukraine&amp;nbsp;ont peu de chances de convaincre Berlin&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Kay-Achim Schönbach n'est pas un cas d'exception dans les cercles dirigeants allemands en effet. Ses déclarations provocantes résument en raccourci un point de vue pragmatique, évoquant les récentes déclarations de l'ex-chancelier Schröder résumées ci-dessus.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On peut le résumer ainsi. Ce ne sont pas les menaces, les sanctions qui résoudront la crise actuelle, renforcée par le déploiement des troupes russes à la frontière ukrainienne. Il faut savoir entendre les mises en garde et les exigences de Poutine en ce qui concerne la sécurité de la Russie et la stabilité de l'est du continent. Et ne pas persévérer dans l'attitude qui consiste à les contourner sous divers prétextes, après avoir assuré qu'on les prenait en compte. L'élargissement possible de l'Otan, jusqu'aux frontières de la Russie, contre les voeux du Kremlin est l'une de ces questions explosives. C'est d'ailleurs parce qu'il est convaincu d'avoir été berné par l'Otan, et les USA au cours de la dernière décennie que Poutine amasse ses troupes aux frontières de l'Ukraine, après avoir annexé la Crimée et renforcé son appui aux indépendantistes de Donbass, tout en niant que des troupes russes soient présentes sur le terrain.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans ce décors les pourparlers de paix entre Moscou et Kiev avec la médiation de Paris et Berlin sont dans l'impasse, tandis que l'affrontement militaire s'est accru ces dernières semaines dans le Donbass. La réintégration de la Crimée dans l'Ukraine, revendiquée par Kiev, paraît être une chimère. Ce qui montre au passage que face à la Russie, l'appui de Washington et la présence des troupes de l'Otan est illusoire. Un affrontement militaire serait catastrophique pour l'Allemagne, des sanctions économiques drastiques contre la Russie également.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est difficile à Washington et à Paris de comprendre la relation particulière de Berlin et Moscou&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle a ses racines historiques, la grande Catherine était allemande; ses racines militaires, l'armée rouge libéra Berlin du nazisme, les chars russes du mémorial à deux pas de la porte de Brandebourg et l'imposant cimetière des soldats soviétiques sont toujours au coeur de Berlin; -ses racines géo-politiques, le partenariat énergétique allemand avec le gaz sibérien s'est transformé en partenariat stratégique des groupes Siemens, Basf, et Gazprom' avec Northstream depuis la chute du mur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Rappelons enfin que c'est le chancelier Brandt, figure de la social démocratie allemande qui initia la politique de l'ouverture à l'est, vers Moscou, une référence pour le SPD. Pour ne pas parler du lien étroit entre le démocrate chrétien Kohl et Eltsine, et du rapport particulier de Poutine à l'Allemagne ou il vécut à Dresde, officier du KGB.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Fermons cette parenthèse trop courte. Il n'en demeure pas moins qu'Olaf Scholz, le nouveau chancelier social-démocrate allemand, n'avalisera pas automatiquement la politique et les menaces de Washington à l'égard de la Russie. Même si l'Allemagne reste profondément attachée au partenariat transatlantique, ses liens avec la Russie voisine pèsent particulièrement dans la définition de sa politique étrangère.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La ministre des affaires étrangères, Annalena Baerbock (Verts), pourtant hostile à Poutine, a pris le contre-pied de Washington annonçant le départ du personnel de l'ambassade US à Kiev. Soulignant que les Allemands restaient sur place, la situation n'étant pas catastrophique.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Lavrov Baerbock.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Lavrov_Baerbock.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;h5&gt;Le ministre des affaires étrangères russe, Lawrow reçoit Baerbock le 18 janv à Moscou&lt;/h5&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Son collègue le ministre de l'économie et du climat Robert Habeck (Verts) insiste sur l'effort &quot;&lt;em&gt;absolument vital&lt;/em&gt;&quot; de sa collègue Baerbock pour remettre la diplomatie sur les rail dans la résolution du conflit sur l'Ukraine avec Moscou. Même si le Kremlin accroit les tensions. Il ne faut pas en rester là, selon lui, car&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;la Russie connait les lignes rouges qu'elle ne doit pas franchir&lt;/em&gt;&quot; si elle veut éviter les sanctions pénibles dont elle est menacée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;En cas d'agression de la Russie, nous disposons d'une vaste palette de&amp;nbsp; répliques, incluant Northstream&lt;/em&gt;&quot; assurait jeudi 27 janvier&amp;nbsp; la minisistre des affaires étrangères au Bundestag, répondant au président de la CDU, Friedrich Merz qui fustige le manque de soutien du gouvernement Scholz à l'Ukraine, L'Allemagne et ses alliés ont fait savoir à l'évidence, selon elle,&amp;nbsp;qu'une nouvelle aventure miliatire contre l'Ukraine aurait d'énormes conséquences pour la Russie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais &quot;&lt;em&gt;nous voulons aussi le dialogue à tout moment&lt;/em&gt;&quot; assurait jeudi Baerbock et &quot;&lt;em&gt;qui discute,&amp;nbsp;ne tire pas&lt;/em&gt;&quot;. L'Allemagne va livrer 5000 casques à l'armée ukrainienne qui réclame des armes beaucoup plus sophistiquées. C'est un symbole, tout au plus. Mais 59% des Allemands sont contre la fourniture d'armes à l'Ukraine,&amp;nbsp; selon un sondage publié par le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;, 61% au SPD, 56% à la CDU, 55% chez les Verts, 20% seulement sont pour.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Annalena Baerbock a longuement rencontré le 18 janvier à Moscou le ministre des affaires étrangères Sergei Lawrov, bras droit de Poutine. Son calme et sa détermination auraient impressionné son interlocuteur. Sans dissimuler &quot;les grandes divergences d'appréciation, ou même les différences fondamentales de point de vue entre les deux pays&quot;, la ministre a souligné la volonté de l'Allemagne d'entamer &quot;un nouveau dialogue avec la Russie afin que les deux pays jouent un grand rôle dans la maison européenne commune&quot;. Un terme répété plusieurs fois et apprécié à Moscou. Une perspective qui souligne le lien particulier entre les deux pays.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;N'en déplaise à Kiev et Washington.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Schröder, &quot;chef lobyyste de Gazprom'&quot;</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Oct 2016 14:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        <category>Gazprom</category><category>Poutine</category><category>Schröder</category>
    <description>&lt;p&gt;Schröder reprend &amp;nbsp;du service pour la construction du&amp;nbsp;gazoduc Northstream 2, en collaboration avec le groupe chimique allemand Basf et avec son ami Poutine&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Gerhard Schröder (SPD) fait à nouveau figure de lobyyste attitré du groupe russe Gazprom' et de son ami Vladimir Poutine en prenant la tête du consortium Northstream 2, le second gazoduc qui devrait être mis en service sous la mer du nord, reliant directement la Russie à l'Allemagne pour la distribution du gaz exploité de concert en Sibérie par les russes et le groupe chimique allemand Basf-Wintershall.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Schroder.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Schroder_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Schroderoctobre 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le nouveau gazoduc devrait entrer en service fin 2019. Schröder était encore chancelier lorsqu'il impulsa avec Poutine la construction de Northstream1. Il essuya une volée de critiques lorsqu'il pris le poste de chef du conseil d'administration de la société à la fin de son mandat à la chancellerie. &quot;L'ex chancelier agit comme le chef lobbyyste d'un groupe d'état russe et utilise pour cela ses responsabilités politiques d'autrefois&quot;, &lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/kritik-an-gerhard-schroeder-cheflobbyist-eines-russischen-staatskonzerns/14649718.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;commente la député verte Marieluise Beck&lt;/a&gt;. Elle souligne à ce propos qu'une ancienne responsable de la division énergie du ministère de l'économie est devenue conseillère de Northstream 2 et qu'Heine Weise ex-responsable de la campagne électorale de Schröder est aujourd'hui consul honoraire de Russie à Hannovre.&lt;/p&gt;</description>

    

          <comments>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/10/13/Schr%C3%B6der%2C-chef-lobyyste-de-Gazprom#comment-form</comments>
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    <title>Russie Allemagne l'oeil  du Petersburger Dialog</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/08/23/Petersburger</link>
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    <pubDate>Tue, 23 Aug 2016 09:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        <category>Kohl</category><category>Merkel</category><category>Petersburger</category><category>Poutine</category><category>Rahr</category><category>Russie</category><category>Schröder</category>
    <description>&lt;p&gt;L'expert des relations entre Berlin et Moscou, Alexander Rahr, tirait récemment dans&amp;nbsp;un article du HuffingtonPost les leçons de la dernière rencontre de l'organisme de liaison privilégié&amp;nbsp;entre les deux pays, les 14 et 15 juillet dernier&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&quot;Le dialogue de St Petersbourg, organisme de dialogue mis en place par Wladimir Poutine et l'ex-chanvelier Schröder a été remis sur pied du côté allemand selon les voeux de la chancelière, en remplaçant la vieille garde des experts de la Russie qui l'ont façonné depuis dix ans, par des membres de la société civile, critiques vis à vis de la Russie,&lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.de/alexander-rahr/russland-konflikt-nato-fluechtlingskrise-krieg_b_11044720.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; souligne Alexander Rahr, expert des relations germano-russes&lt;/a&gt;, dont nous rapportons les propos dans le Huffington Post&quot;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Petersburg.PNG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Petersburg.PNG&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Petersburg.PNG, août 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Les médias allemands revendiquent également que l'on cesse de se courber devant&amp;nbsp;la Russie, pour lui parler clairement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au lieu de chercher les rapprochements, ce qui divise a pris le devant. Il est douteux que le dialogue y gagne politiquement. Le dialogue de Petersbourg n'en a pas moins survécu. Il reste indispensable pour les ONG allemandes dont nombre ont été fondées pour impulser la démocratie à l'est. Le dialogue est également indispensable du côté russe. Avant tout pour des raisons de prestige, afin de démontrer que la Russie n'est en aucun cas isolée. Les Russes se réjouissent déjà de la prochaine rencontre du dialogue à Berlin en avril prochain, espèrant ainsi que les sanctions encombrantes seront levées. Les objectifs des participants allemands et russes divergent pendant ce temps. Le côté allemand veut renforcer la pression sur le Kremlin en soutenant la société civile. Le côté russe voudrait rétablir les relations particulières avec l'Allemagne et espère que celle-ci va prendre ses distancces avec les USA. Ces deux perspectives sont illusoires. Les Allemands joue avec le temps et espèrent que les sanctions vont atteindre leur but, étouffer l'économie, faire chuter Poutine, la Russie renouant alors avec la démocratie. La partie russe sait seulement ce qu'elle ne veut pas...Un élargissement de l'Otan et de l'EU à l'Ukraine et le Georgie. Moscou joue aussi avec le temps, juge l'EU fragilisée par le Brexit et la crise des réfugiés. Quand les Allemands espèrent mettre la Russie sur la défensive en l'attaquant sur l'Ukraine, le côté russe réplique en accusant la politique allemande de faillite dans la crise des réfugiés et de kuschen -se coucher- devant les Américains. La dernière rencontre a démontré combien les deux parties vivent dans des mondes différents. Les deux côtés ont convenu cependant de poursuivre leur coopération dans les secteurs tels que l'économie, la politique, et la science. Mais l'Allemagne hypothèque ce rôle d'avocat de la Russie à l'ouest, qu'avaient imposé Kohl et Schröder. Aux yeux des critiques tout c'est une bonne chose, car pour eux l'Ukraine est devenue plus importante que la Russie. C'est une erreur de jugement fatale.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Berlin-Moscou les liens privilégiés résistent à la crise</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/04/26/Berlin-Moscou-les-liens-privil%C3%A9gi%C3%A9s-r%C3%A9sistent-%C3%A0-la-crise</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Apr 2016 23:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        <category>Douma</category><category>Moscou</category><category>Petersburger</category><category>Poutine</category><category>Ramelow</category><category>Seehofer</category>
    <description>&lt;p&gt;Entre l'Allemagne et la Russie, le climat se réchauffe&amp;nbsp;en dépit de la crise. Les responsables politiques allemands et les représentants du monde économique se pressent en visite à Moscou, &lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/themen/agenda/deutsche-politiker-und-wirtschaftsvertreter-suchen-dialog-mit-russland-auf-dem-weg-nach-moskau/13499174.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;souligne le Tagesspiegel, dans son édition du 26 avril.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si les relations sont «&amp;nbsp;tendues&amp;nbsp;» officiellement entre les deux pays, aucun autre pays européen n'envoie tant de délégations à Moscou que l'Allemagne. Horst Seehofer, leader bavarois de la démocratie chrétienne est allé rendre visite à Poutine, afin de se démarquer de la chancelière. Bodo Ramelow, ministre-président de Thuringe (die Linke) a fait la voyage de Moscou accompagné d'une délégation de 40 personnes. Le ministre président de Saxe-Anhalt, Reiner Haseloff (CDU), s'est prononcé lui pour la fin des sanctions de l'UE à l'égard de la Russie, lors de sa rencontre avec l'ambassadeur russe à Berlin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A cela s'ajoutent des voyages qui reçoivent peu de publicité, mais qui démontrent que les Allemands travaillent à la normalisation des relations entre les deux pays, en dépit de la guerre en Ukraine, poursuit le quotidien berlinois. Une solide délégation de députés du Bundestag est allé participer à la Douma à une initiative du «&amp;nbsp;Forum russe-allemand&amp;nbsp;» sur la difficulté des relations est-ouest. Afin de débattre des mesures susceptibles de «&amp;nbsp;réinstaurer la confiance&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ils ont été reçu tout le temps nécessaire par Sergej Naryschkin, le président du parlement. Une telle rencontre ne pourrait avoir lieu en Allemagne, Naryschkin dernier étant interdit de voyage au sein de l'UE, pour «&amp;nbsp;avoir soutenu l'intervention des troupes russes en Ukraine et l'annexion de la Crimée.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, Poutine recevait en personne une délégation du monde de l'entreprise, dont le nouveau président de la commission économique est-ouest, Wolfgang Büchele, président du groupe Linde.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;LindePutin.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.LindePutin_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;&lt;em&gt;Wolfgang Büchele s'incline devant Poutine. Tagesspiegel. avr. 2016&lt;/em&gt;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Poutine ne reçoit d'habitude que des chefs de gouvernement ou d'états, mais il a fait exception pour ceux qui ont toujours «&amp;nbsp;œuvré pour l'approfondissement des liens commerciaux et économiques entre la Russie et l'Allemagne&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des représentants du «&amp;nbsp;Petersburger Dialog&amp;nbsp;», l'organisme mis en place par Poutine et Schröder et qui réunit la crème des responsables des entreprises, de la politique et de l'administration des deux pays se sont enfin retrouvés récemment à Sotschi, pour affirmer leur recherche commune d'un partenariat stratégique et d'un pragmatisme salutaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La précédente rencontre en octobre, à Potsdam, s'était interrompue sur un éclat à propos du rôle de Moscou en Ukraine, mis en cause&amp;nbsp;par des représentants Allemands. Que la Russie tienne malgré tout à la continuité du dialogue démontre à quel point elle tient à son lien avec l'Allemagne souligne le &lt;em&gt;Tagesspiegel&lt;/em&gt;. Le «&amp;nbsp;Petersburger Dialog&amp;nbsp;» doit se réunir à nouveau en juillet à Saint Petersbourg. Les Allemands insistent sur l'ouverture croissante de celui-ci à la société civile et ont nommé Ralf Fücks, intellectuel proche des Verts, à la tête de la commission «&amp;nbsp;modernisation écologique&amp;nbsp;». Les Russes ont désigné quant à eux le secrétaire de Greenpeace Russie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On évoque à Moscou un rapprochement entre Russes et Allemands. Même s'il n'est pas encore évident de savoir &quot;qui se rapproche de qui&quot;, commente&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Kommersant&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Personne n'a parlé à Sotschi d'annexion à propos du différent sur la Crimée. Mais lors de la prochaine rencontre à Petersbourg certains participants allemands comptent mettre les choses au clair. «&amp;nbsp;Nous soutiendront les acteurs qui sont soumis aux pressions du pouvoir en Russie, affirme Stefanie Schiffer, du groupe «&amp;nbsp;échanges européens&amp;nbsp;»&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>La Stasi infiltrait les néo-nazis</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/08/06/La-Stasi-et-les-N%C3%A9o-nazis</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Aug 2015 16:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        <category>néo-nazis</category><category>RDA</category><category>Stasi</category>
    <description>&lt;p&gt;La Stasi, police d'état de l'ex RDA, s’intéressait de près aux activités des groupes néo nazis en Allemagne de l’ouest. Elle entretenait au moins 75 informateurs dans leurs rangs, recrutés pour l’essentiel dans les années quatre-vingt.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La police d'état de l'ex-Allemagne de l'est surveillait en particulier les «jeunesses Wiking», les groupes d'actions locaux allemands rassemblant les nazis les plus radicaux, les groupes de reconstruction du NSDAP, la «&amp;nbsp;fédération des jeunesses patriotes&amp;nbsp;», les groupes sportifs et para-militaires tel que le groupe Hoffmann, officiellement interdit depuis 1980 &lt;a href=&quot;http://www.berliner-zeitung.de/politik/ddr-spitzel-in-der-rechten-szene-wie-die-stasi-neonazis-im-westen-ausspionierte,10808018,31395816.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;rappelle le Berliner Zeitung&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; Gundolf Köhler, l’auteur probable de l’attentat de Münich du 26 septembre 1980 qui fit 13 morts et 211 blessés lui aurait été lié.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; orphans: 2&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;stasinazis.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.stasinazis_m.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;stasinazis.jpg, août 2015&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; orphans: 2&quot;&gt;Ses informateurs à l'ouest communiquaient leurs informations à la division 22 de la police d’état, chargée en particulier de suivre les milieux terroristes et d’extrême droite en République fédérale. Mais nombre d’indices dans les archives de la Stasi indiquent par ailleurs que les espions que la police secrète d’état de l’ex-RDA entretenait à l'ouest de l'Allemagne rapportaient également sur les activités des groupes d’extrême droite à la division des service extérieur de la stasi (HVA), chargée des activités d’espionnage dans les pays étrangers. Mais l’exploitation de ces archives qui auraient pu permettre notamment d'éclaircir les mystères de l'attentat de Münich,&amp;nbsp;n’a pu être menée à bien, la plupart des dossiers de la HVA ont été détruits lors de la chute du mur.&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; orphans: 2&quot;&gt;L'intérêt du régime d’Erich Honnecker pour les activités des néo-nazis ouest-allemands tient à ce qu'il s'inquiétait notamment&amp;nbsp; des menaces d’attentat sur la frontière est-ouest et le mur séparant l’Allemagne. La Stasi espionnait attentivement les prises de contact entre les néos-nazis ouest-allemands et les milieux de l’extrême droite liés aux jeunes dans l’ex RDA. La division 22 de la stasi constatait ainsi en octobre 1989 «&amp;nbsp;une tendance croissante des activités néos nazis en RDA et des prises de contacts avec les groupes nazis de l’ouest.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; orphans: 2&quot;&gt;La Stasi recensait environ 1129 «skinheads» en 1989 dans l’ex RDA -on ne parlait pas de néo-nazis dans les rapports officiels. Ils exerçaient leur brutalité contre les étrangers, les Punks et les Homosexuels, s’appuyant sur un entraînement intensif aux techniques de combat.&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; orphans: 2&quot;&gt;En octobre 1987 une douzaine d’entre eux avait attaqué une soirée musicale à la Zionkirche à Berlin-est ou les groupes «&amp;nbsp;Die Firma&amp;nbsp;» (est) et «&amp;nbsp;Element of Crime&amp;nbsp;»(ouest) donnaient un concert. La police qui surveillait celui-ci n’intervint pas, on releva de nombreux blessés. Jusqu’à cette date la Stasi avait constaté le développement des milieux d’extrême droite sans pour autant les prendre au sérieux.&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; orphans: 2&quot;&gt;Les responsables de la police d'état considéraient les jeunes néos-nazis difficiles à convaincre, et très résistant à toute influence en raison de leur idéologie et de leur psychologie de groupe.&lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>le duo Basf-Gazprom', Moscou-Berlin, le gaz et la politique</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/12/21/le-duo-Basf-Gazprom-%2C-Moscou-Berlin%2C-le-gaz-et-la-politique</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Dec 2014 20:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;On faisait comme si la crise en Ukraine n'existait pas dans les états-majors des grands groupes allemands au cours de ces derniers Mois. &lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Tous ceux qui le pouvaient continuaient leurs affaires avec la Russie,
le conflit à l'est de l'Europe n'était que « turbulences » de
conjoncture. Jusqu'à ces
derniers jours, le groupe chimique Basf par exemple -et sa filiale
Wintershall- semblait encore décidé à concrétiser le deal conclu
avec Gazprom', son partenaire stratégique.&lt;img title=&quot;BasfGazpr.jpg, déc. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;BasfGazpr.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/BasfGazpr.jpg&quot; /&gt; Le commerce du gaz et son
stockage devait être confié au groupe russe avec lequel Basf est
étroitement associé, de l'exploitation des gisements de Sibérie au
transport directement en Allemagne par le Gazoduc sous marin North
Stream, construit de concert par les deux groupes. En échange,
Wintershall-Basf aurait accru sa part dans les activités de Gazprom'
en Sibérie.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Le réservoir
souterrain de gaz de Rehden en Basse-Saxe, le plus important en
Europe, serait ainsi devenu propriété de Gazprom.  Il concentre à
lui seul un cinquième des réserves de l'Allemagne. Le monopole
d'état aurait ainsi pris en main une part centrale de
l'infrastructure énergétique en Allemagne. Celle-ci dépendant déjà
de la Russie pour 40&amp;nbsp;% de son approvisionnement.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Mais la transaction
a finalement été stoppée peu avant sa conclusion. La situation
«&amp;nbsp;politique actuelle difficile&amp;nbsp;» en serait la raison.
C'est une bonne nouvelle pour la sécurité de l'approvisionnement en
gaz. «&amp;nbsp;Rien ne s'oppose à la poursuite de solides relations
commerciales avec Gasprom'
&lt;a href=&quot;http://www.berliner-zeitung.de/politik/kommentar-zu-gazprom-und-basf-mehr-politik--weniger-gazprom,10808018,29384874.html&quot;&gt; remarque le &lt;em&gt;Berliner Zeitung&lt;em&gt;&lt;/a&gt;.
Mais il ne s'agit pas pour autant de devenir totalement  dépendant
du groupe pour autant.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.berliner-zeitung.de/politik/kommentar-zu-gazprom-und-basf-mehr-politik--weniger-gazprom,10808018,29384874.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Celui-ci a souligné
cette semaine de son côté qu'il n'attachait plus autant
d'importance au marché européen pour ses exportations. Moscou a
suspendu ainsi début décembre la construction du projet de gazoduc
South Stream destiné à l'approvisionnement de l'Europe centrale. La
commission européenne s'opposait à ce que Gazprom' soit à la fois
le fournisseur du gaz et le gestionnaire du gazoduc.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;La décision de
Gazprom' touche directement en Allemagne le groupe sidérurgique
Salzgitter qui devait livrer les tuyaux du gazoduc. Mais Poutine a
déclaré que si l'Europe ne voulait pas de South Stream il ne serait
pas construit. La Turquie serait candidate par contre à de nouvelles
liaisons gazières avec Moscou et Poutine cherche en particulier sur
le marché chinois de nouveaux débouchés afin de réduire sa
dépendance des clients européens de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Pour le gouvernement
Merkel les relations Basf/Gazprom' relèvent uniquement des deux
entreprises. C'est se rendre la partie trop facile. La crise en
Ukraine devrait être l'occasion pour les états de l'UE de revoir
leur politique d'approvisionnement énergétique. La devise devrait
être&amp;nbsp;: plus d'indépendance à l'égard des Cheikh  et des
Tzars.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Certaines choses
sont trop importantes pour être laissées à la seule initiative du
marché.&lt;/p&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;</description>

    

          <comments>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/12/21/le-duo-Basf-Gazprom-%2C-Moscou-Berlin%2C-le-gaz-et-la-politique#comment-form</comments>
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    <title>Les poids lourds de l'industrie allemande rendent visite à Poutine</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/05/12/Les-poids-lourds-de-l-industrie-allemande-rendent-visite-%C3%A0-Poutine</link>
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    <pubDate>Mon, 12 May 2014 23:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    &lt;p&gt;Angela Merkel assistait en 2013 au sommet économique international organisé chaque année à Saint Petersbourg&amp;nbsp; par Wladimir Poutine et qui se tenait cette année du 22 au 24 mai. Elle ne sera pas là cette fois. Mais plusieurs poids lourds de l'industrie allemande ont fait le déplacement, dont Johannes Teyssen, Eon (énergie), Olaf Koch, Metro (commerce), Harald Schwager,&amp;nbsp; Basf (chimie, énergie) et Mario Mehren, le responsable de Basf-Wintershall pour la Russie - le groupe&amp;nbsp; exploite avec Gazprom' le gaz de Sibérie. &lt;img title=&quot;gazrusse.jpg, avr. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;gazrusse.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/gazrusse.jpg&quot; /&gt;Klaus Mangold président de TUI et ancien président de la commission-est de l'industrie allemande assistera également au sommet. &lt;br /&gt;Daimler sera représenté par son chef en Russie, sponsorise le sommet et assure le transport des invités.&amp;nbsp; &quot;Nous pensons qu'une telle rencontre basée sur&amp;nbsp; le dialogue est particulièrement opportune précisément dans les circonstances que nous traversons assure le porte parole de la firme automobile&quot;.&lt;br /&gt;Obama, qui a fait ce qu'il fallait pour qu'aucun manager de poids US ne fasse le déplacement n'apprécie pas dit-on l'attitude des patrons allemands. &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/wirtschaftsforum-st-petersburg-dax-chefs-pilgern-nach-russland-a-968870.html&quot;&gt; &lt;em&gt;Le ministère de l'industrie allemand consulté par der Spiegel &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;ne donne lui pas de consignes particulières pour Saint Pétersbourg. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe Eon souligne que son engagement financier à hauteur de plusieurs milliards d'euros en Russie (importation de gaz et fourniture d'électricité)&amp;nbsp; justifie sa présence à Pétersbourg. Le président de Siemens, Joe Kaiser, ne sera pas de la rencontre, pour des raisons de calendriers, mais il avait rendu visite personnellement à Poutine fin mars, ce qui avait fait quelques bruits. Comme la fête organisée par l'ex chancelier Schröder à Saint Petersbourg pour ses soixante dix ans, à laquelle participait son ami Poutine...Mais aussi le porte-parole de la CDU expert en affaires étrangères, Philip Mißfelder. &lt;br /&gt;Franck-Walter Steinmeier (SPD), ministre des affaires étrangères du gouvernement d'Angela Merkel avait alors pris la défense de Gerhard Schröder -dont il fut le bras droit- soulignant qu'il n'exerçait plus aucun mandat politique et avait donc le droit de fêter son anniversaire avec qui bon lui semble. &lt;br /&gt;Il a mis en garde ce lundi contre une escalade des sanctions économiques contre la&amp;nbsp; Russie, rapporte &lt;em&gt;die Zeit&lt;/em&gt;. Une guerre économique aurait avant tout des conséquences néfastes pour l'ouest, selon lui. Les pertes de la Russie se chiffrent déjà à 100 milliards de dollars en six semaines, affirme-t-il. Et &quot;l'un ou l'autre en Russie va bien&amp;nbsp; commencer à se faire du souci.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>l'Allemagne ne peut pas se passer du gaz russe</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/03/28/l-Allemagne-ne-peut-pas-se-passer-du-gaz-russe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ae2f160d1bbb47c7dad437545eab03bf</guid>
    <pubDate>Fri, 28 Mar 2014 15:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il faut revoir la politique
énergétique de l'Allemagne&amp;nbsp;» a déclaré Angela Merkel après
sa rencontre avec le premier ministre canadien, Stephen Harper,
&lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/krim-krise-merkel-stellt-bisherige-energiepolitik-infrage-a-961144.html&quot;&gt; &lt;ins&gt;rapporte Spiegel on Line&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. La crise en Ukraine et le rattachement de
la Crimée à la Russie renforcent le camp de ceux qui estiment  que
l'Allemagne est trop dépendante du gaz russe, à fortiori depuis la
mise en service du gazoduc Northstream qui livre directement le gaz
de Russie en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;gazrusse.jpg, avr. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;gazrusse.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/gazrusse.jpg&quot; /&gt;Un sujet particulièrement sensible car
il met en cause d'énormes intérêts financiers et industriels.
Gazprom' produit son gaz en Russie et le distribue en Europe en
coopération étroite avec Wintershall-Basf et Siemens, deux poids
lourds de l'économie allemande. C'est un partenariat stratégique
mis en place depuis 20 ans et encouragé par le duo Schröder Poutine
-l'ex-chancelier Schröder est aujourd'hui dirigeant de Northstream.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pour diversifier les sources
d'approvisionnement de l'Allemagne, le premier ministre canadien a
offert ses services à la chancelière. «&amp;nbsp;Nous avons d'énormes
ressources énergétiques et, regrette-il,  nous vendons actuellement
seulement sur le marché nord-américains. Barack Obama avait affirmé
la veille qu'il était prêt à fournir à l'Europe le gaz liquide
produit par les USA.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Angela Merkel  reste néanmoins
prudente et  espère que «&amp;nbsp;nous ne serons pas contraints de
prendre&amp;nbsp;» une nouvelle vague de sanctions contre Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sigmar Gabriel, ministre de l'économie
social-démocrate et vice-chancelier, est quant à lui très direct: «&amp;nbsp;dans le débat sur l'approvisionnement énergétique de
l'Allemagne, on fait comme s'il y avait d'autres alternatives,
explique-t-il. Ce qui est faux Et puis la Russie a toujours honoré
ses contrats de livraison de gaz, même durant la guerre froide
rappelle-t-il.&lt;a href=&quot;http://www.welt.de/wirtschaft/article126302641/Gabriel-haelt-russisches-Erdgas-fuer-alternativlos.html&quot;&gt;&lt;ins&gt;
note le quotidien die Welt.&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;img title=&quot;Gabrielgaz.jpg, avr. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Gabrielgaz.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Gabrielgaz.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'Allemagne importe 35&amp;nbsp;% de son
pétrole et 36&amp;nbsp;% de son gaz de Russie. Diversifier
l'approvisionnement en pétrole serait certes possible. Quant à
l'approvisionnement en gaz c'est une autre affaire
&lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/krim-krise-wie-abhaengig-ist-deutschland-von-russlands-oel-und-gas/9679620.html&quot;&gt;
,&lt;ins&gt; analyse le quotidien Tagesspiegel&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. Les réserves de gaz en Norvège
(9,7&amp;nbsp;% des importations allemandes) interdisent par exemple
toute sur-exploitation. Le gaz-liquide transporté par tanker est
deux fois plus cher que le gaz russe et le Japon est aujourd'hui le
premier client -en raison des suites de Fukushima et de l'arrêt
d'exploitation des centrales nucléaires.Le gaz liquide provenant du
gaz de schiste US pourrait être livré en Europe à partir de 2015,
mais ne sera pas non plus concurrentiel face au gaz russe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'ex chancelier social-démocrate
Helmut Schmidt, toujours très écouté en Allemagne, a rejoint les
rangs des avocats de la Russie -et du gaz russe-, aux côtés de
Gerhard Schröder. Il souligne qu'il faut comprendre les réactions
de Moscou et l'annexion de la Crimée. Les «&amp;nbsp;sanctions&amp;nbsp;»
économiques sont stupides selon lui et la situation en Ukraine est
très dangereuse parce que l'ouest souffle sur le feu. Un jugement
qui horripile le quotidien Bild-Zeitung qui met en cause la
clairvoyance de Schmidt, brouillée par la fumée de ses cigarettes
-à 95 ans il est célèbre aussi pour son tabagisme impénitent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le quotidien populaire cite également
quelques alliés de Poutine en Allemagne, Eckhard Cordes, qui préside
la commission est de l'économie allemand. Joe Kaeser, président de
Siemens, qui s'affiche avec Wladimir Yakunin, chef des chemins de fer
russes et proche de Poutine, interdit de voyage à l'ouest par les
sanctions qui viennent d'être prises contre Moscou. «&amp;nbsp;Nous
n'allons pas nous laisser égarer par des turbulences à court
termes, dans nos plans à long termes avec la Russie&amp;nbsp;»,
souligne Cordes. Horst Teltschik, ancien conseiller de la
chancellerie explique de son côté&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;il ne faut pas
s'étonner que la Russie défende ses intérêts quand on la
dévalorise en ne cessant de les ignorer&amp;nbsp;». Ulrich Grillo,
président des fédérations d'entreprises conclu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;les
entrepreneurs ne devons pas débattre ouvertement des sanctions
économiques. Elles feront des dégâts des deux côtés&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Merkel met en garde Poutine et règle ses comptes avec Schröder</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/03/13/Merkel-met-en-garde-Poutine-et-r%C3%A8gle-ses-comptes-avec-Schr%C3%B6der</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b824771a437b2aaced55ceb5999c4a68</guid>
    <pubDate>Thu, 13 Mar 2014 23:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Angela  Merkel  a lancé un
avertissement à Wladimir Poutine dans sa  déclaration de politique
gouvernementale, aujourd'hui jeudi 13 mars devant le Bundestag.
Moscou ne se comporte pas en «&amp;nbsp; partenaire&amp;nbsp;» dans la
crise en Ukraine. La Russie exerce au contraire «&amp;nbsp;le droit du
plus fort contre la force du droit&amp;nbsp;»,
&lt;a href=&quot;http://www.welt.de/politik/deutschland/article125764899/Eine-Katastrophe-fuer-Russland.html&quot;&gt;
&lt;ins&gt;rapporte le quotidien die Welt&lt;/ins&gt; (conservateur)&lt;/a&gt;. Elle veut annexer la
Crimée à la façon des conflits du 19è et 20è siècle que l'on
croyait avoir dépassés. «&amp;nbsp;L'intégrité du territoire de
l'Ukraine et sa souveraineté sont ouvertement ignorés et mis en
causes&amp;nbsp;», assène-t-elle.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;MerkelPutinBDTAG.PNG, mar. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;MerkelPutinBDTAG.PNG&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/MerkelPutinBDTAG.PNG&quot; /&gt;Une façon explicite de mettre en
question le lien particulier entre Berlin et Moscou, qui repose, dans
le domaine économique et industriel en particulier, sur le
partenariat justement -voir mon billet  précédent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Crimée,
le Poker des sanctions fait hésiter l'Allemagne&amp;nbsp;» .&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Afin que les choses soient claires, la
chancelière en a profité pour régler ses comptes de la tribune du
Bundestag avec l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schröder,
l'ami de Poutine, qui siège aujourd'hui à la direction du gazoduc
Northstream, fournissant  en direct le gaz de Gazprom' à
l'Allemagne.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Schröder défend aujourd'hui
l'attitude de la Russie dans la cadre de la crise, même s'il juge
que la prise de la Crimée est contraire aux règles en vigueur entre
états.  Il estime que Poutine «&amp;nbsp;fait comme lui&amp;nbsp;», au
Kosovo, lorsqu'il donna le feu vert à l'intervention de l'Otan pour
bombarder les troupes serbes  et permettre aux Kosovars de proclamer
leur indépendance.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sans nommer Schröder, Merkel a
explicitement rappelé qu'à l'époque toutes les tentatives
diplomatiques des Russes pour résoudre la crise avaient échouées.
Il avait été impératif alors de «&amp;nbsp;mettre fin à la politique
de «&amp;nbsp;nettoyage ethnique&amp;nbsp;» entreprise par la Serbie, qui
n'a rien à voir avec la situation que traverse l'Ukraine
aujourd'hui. La comparaison entre les deux conflits est même une
honte a-t-elle asséné.&amp;nbsp;» Un passage de son discours
vigoureusement applaudi sur les bancs de Bundestag, y compris dans
les rangs des députés du SPD. Ce qui démontre  combien l'amertume
à l'égard des déclarations de Schröder doit être vive chez ses
«&amp;nbsp;camarades&amp;nbsp;», commente le quotidien die Welt.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Gerhard Schröder est l'un des
principaux partisans en effet du partenariat privilégié avec Moscou
et du rôle particulier de Berlin entre l'est et l'ouest.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Angela Merkel est aujourd'hui
l'intermédiaire chargé par l'UE et les USA de ramener Poutine
autour de la table de négociation -d'ou sa proposition de groupe de
contact, rejetée jusqu'ici par Moscou. Elle est la chancelière de
ce pays qui a été libéré en 1945 par l'armée rouge et les alliés
à l'ouest,
&lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Kommentar-Merkels-Regierungserklaerung/!134768/&quot;&gt;
&lt;ins&gt;note le quotidien berlinois Tageszeitung proche des Verts&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. Le soldats
soviétiques hissèrent le drapeau rouge sur le toit du Reichstag, le
Bndestag aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mais les développements
politiques de ces dernières années montrent que la République
fédérale n'est plus neutre à l'égard de la Russie. Que le
chancelier n'est plus neutre. L'Allemagne est partie constituante de
l'UE, de l'Otan, ancrée solidement au sen de l'Europe de l'ouest.
Merkel a démontré avec fermeté par son discours que l'Allemagne ne
se laissera pas détacher de ces alliances. Le rôle particulier de
la l'Allemagne entre est et ouest a ses limites, et elles sont
visiblement atteintes.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La mise en garde de Merkel a Poutine a
cependant elle aussi ses limite... La principale annonce de la
chancelière est que toute intervention militaire est exclue. La
diplomatie et l'aide directe à l'Ukraine -financière notamment-
restent la priorité. Ensuite seulement et si l'escalade se poursuit
tomberaient les sanctions politiques et économiques qui inquiètent
énormément l'oligarchie russe. «&amp;nbsp;Mais avant qu'on en arrive
là, les habitants de Crimée auront ans doute depuis longtemps le
passeport russe...&amp;nbsp;» comment le Tageszeitung.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Crimée, le &quot;Poker&quot; des sanctions contre Moscou fait hésiter  l' Allemagne</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/03/07/Les-liens-privil%C3%A9gi%C3%A9s-avec-la-Russie-font-s-interroger-l-Allemagne-face-aux-sanctions</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3f93a073843a08baa50dea97c767f026</guid>
    <pubDate>Fri, 07 Mar 2014 23:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;«&amp;nbsp;Toute
sanction qui rompt le dialogue avec la Russie serait irresponsable
dans la situation actuelle.  Je me réjouis que la porte du sommet du
G8 ne soit pas encore refermée. Nous avons besoin d'exploiter toutes
les chances pour une solution politique. Même si la fenêtre ne
cesse de se rétrécir, estime Gernod Erler, social-démocrate,
spécialiste de la Russie et chargé des relations avec Moscou au
sein du gouvernement
&lt;a href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/russland-koordinator-gernot-erler-von-deeskalation-kann-keine-rede-sein-12830819.html&quot;&gt;
dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 4 mars&lt;/a&gt;. La proposition de
constituer un groupe de contact du ministre des affaires étrangères
Steinmeier est la bonne, selon lui. Si la Russie cautionne un
référendum en Crimée, qui n'est pas possible selon la constitution
Ukrainienne,  cela constituerait une escalade ultime et le prix à
payer, serait très élevé pour la Russie.&quot; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Josef
Joffe, éditeur de die Zeit&amp;nbsp; évoquait l'éventail des sanctions&amp;nbsp; possibles&amp;nbsp;
&lt;a href=&quot;http://www.zeit.de/politik/deutschland/2014-03/krim-diplomatie-putin-russland&quot;&gt;
dans die Zeit on line le 6 mars&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;plus
de G8, pas d'intégration à l'OCDE, le club des pays industriels, le
rationnement
drastique de l'aide technologique, un
frein
des investissements occidentaux, la restriction
des visa pour les officiels russes, pas de place scolaire  réservées
aux enfants
de l'oligarchie à
qui l'on
interdirait en même temps les possibilité d'abriter ses capitaux à
Londre, Chypre ou en Suisse....telles sont les possibilités de
sanctions qui permettraient de faire pression sur Poutine en les
liant avec l'offre suivante&amp;nbsp;: levée des sanctions si Moscou
sait
faire preuve de responsabilité&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Poutine.jpg, mar. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Poutine.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Poutine_m.jpg&quot; /&gt;Autant de menaces &lt;/span&gt;qui ne semblent guère effrayer le président&amp;nbsp; Poutine, alors que l'annexion de la Crimée semble déjà inexorable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Mais&amp;nbsp; les sanctions renforcées -en plus de celles que vient déjà de décider l'Union européen, envisagées
vendredi 7 par Angela Merkel, faute de solution diplomatique dans les
jours prochains, alarment sérieusement par contre les industriels allemands.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Les
deux pays ont renforcés en effet leurs liens ces dernières
décennies. Les échanges entre la Russie et l'Allemagne sont
pratiquement équilibrés. L'Allemagne  s'approvisionne pour 40&amp;nbsp;%
de ses besoins en gaz en Russie, plus de la moitié passe par les
gazoducs qui traversent l'Ukraine et pour 35&amp;nbsp;% de ses besoins en
pétrole.  Les entreprises allemandes livrent  en sens inverse, avant
tout des machines -outils, des automobiles, et des produits chimiques
à la fédération de Russie, le quatrième importateur de
machines-outils allemandes  après la Chine, les USA et la France.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Un
«&amp;nbsp;partenariat stratégique&amp;nbsp;» lie les groupes allemands
Basf-Wintershall et  Gazprom', associés  de l'extraction du gaz en
Sibérie à sa distribution en Europe. Siemens entretient également
un partenariat privilégié avec le groupe russe tentaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;La
crise ne fait donc pas du tout l'affaire des entreprises allemandes.
300 000 emplois dépendent des échanges Russie-Allemagne, selon
Rainer Lindner, secrétaire général de la «&amp;nbsp;commission
ouest&amp;nbsp;» de l'industrie allemande.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous
traversons de sévères turbulences sur les marchés, l'économie
russe est déjà très touchée, il en va de même pour les
d'entreprises allemands cotées en bourse qui ont des rapports plus
étroits avec la Russie que d'autres pays européens.&amp;nbsp;» 6000
entreprises originaires d'Allemagne sont implantées dans la
fédération russe, soit un nombre plus important  que celui des
entreprises de tous les autres pays européens réunis.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;«&amp;nbsp;Avec
des sanctions économiques on mutile sa propre chair, insiste
Hans-Werner Sinn, chef de l'institut économique de Münich,
&lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/krim-krise-ifo-chef-sinn-haelt-sanktionen-fuer-nicht-finanzierbar-a-957444.html&quot;&gt; dont les propos sont repris par Spiegel on line&lt;/a&gt;.   L'Allemagne ne
peut pas se permettre une telle politique, car en plein tournant
énergétique nous sommes de plus en plus dépendants des livraisons
de gaz russe.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Une
crainte que ne partage pas la chancellerie. Les réserves de gaz sont
pleines et les livraisons de gaz russe à Berlin n'ont jamais été
menacées, même du temps de la guerre froide lorsque la Russie
soviétique alimentait déjà l'Allemagne fédérale d'Helmut Kohl.
Mais attention à «&amp;nbsp;ne pas jouer au Poker&amp;nbsp;»,
&lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/meinung/sanktionen-der-eu-gegen-russland-lieber-nicht-pokern/9582114.html&quot;&gt;
met en garde le Tagespiegel berlinois. &lt;/a&gt;L'Union européenne espère
que sous le coups des sanctions le joueur adverse, Poutine, va cesser
son jeu insensé. Mais on sait bien aussi à Bruxelles et dans les
capitales de l'Union, que si l'on prend des sanctions qui ne se
limitent pas à la politique mais qui touchent également à
l'économie en gelant par exemple les avoirs financiers de l'élite
russe, le risque encouru sera énorme. Carles entreprises allemandes,
britanniques et françaises seront bientôt touchées par des
contre-mesures, en réplique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 0.53cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Les
sanctions pourraient alors dresser une nouvelle barrière est-ouest
dans une confrontation dont les suites sont imprévisibles. Alors que
le mérite historique de l'Union européenne est d'avoir permis
jusqu'ici de dépasser la fracture du continent après la chute du
mur.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>&quot;Couardise politique&quot;: Khodorkowski a droit à l'asile refusé à Snowden</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/12/27/Couardise-politique%3A-Khorkowski-a-droit-%C3%A0-l-asile-refus%C3%A9-%C3%A0-Snowden</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a56ad8ca4e93465b3531d1db6897fc1f</guid>
    <pubDate>Fri, 27 Dec 2013 18:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    Après Michail Khodorkowski, les Pussy Riot Nadia Tolokonnikova et Masha Alyokhina ont été libérées. Le milliardaire «&amp;nbsp;philantrope&amp;nbsp;» enfermé dix ans, &lt;a href=&quot;http://www.khodorkovsky.com/featured-articles/mikhail-khodorkovskys-message-to-nadia-tolokonnikova-and-masha-alyokhina/&quot;&gt;&lt;ins&gt;leur adresse ces mots sur son blog&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. «&amp;nbsp;la libération des prisonniers politiques rend ceux qui sont au pouvoir un peu plus humains (…) trouver la force de ne pas cultiver la colère et la haine dans vos cœurs, sera sans doute le plus important pour vous&amp;nbsp;», après la «&amp;nbsp;torture&amp;nbsp;» de l'emprisonnement.&lt;br /&gt;
C'est Hans-Dietrich Genscher, le ministre des affaires étrangères du chancelier Kohl à l'époque de la chute du mur qui a déployé des efforts méritoires pendant plus deux ans  pour obtenir la libération de Khodorkowski. Quoi que l'on pense du personnage du prisonnier de Poutine -qui n'est ni Soljenytsine, ni Mandela, contrairement aux éloges médiatiques ici et là- on ne peut que se réjouir de sa libération. &lt;br /&gt;
Quelles ont été les conditions posées par Moscou, ou les contre-parties du côté de l'Allemagne&amp;nbsp;?  &lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;C'est un triomphe de la diplomatie secrète allemande, souligne Alexander Rath, chercheur et expert des relations avec Moscou, qui a secondé Genscher pendant deux ans et demi. C'est une démonstration de ce que l'Allemagne dispose toujours de canaux en Russie que les  États-unis et la Grande Bretagne n'ont pas.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
Les liens économiques tissés entre les deux pays n'y sont pas étrangers. Les partenariats stratégiques de  Gazprom', Siemens, Basf, les besoins en gaz de la République fédérale, et en modernisation industrielle pour la Russie, fondent leurs intérêts communs. Pour l'instant tout  des négociations dont la chancelière était informée régulièrement restent sous le manteau du secret.&lt;br /&gt;
La libération des Pussy Riot démontre par ailleurs qui sont les véritables résistants aux régime du Kremlin sur place. Khodorkowski ne veut plus faire ni affaires , ni politique pour l'instant a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin -après un voyage en jet-privé et une chambre à l'hôtel Adlon. Il aurait demandé un visa pour la Suisse. &lt;br /&gt;
Les Pussy Riot elles  ont dénoncé dés leur libération le système carcéral qui brise les personnes et l'opération de communication que constitue leur grâce -comme celle des militants de Greenpeace-, dans la perspective des jeux de Sotchi. De Moscou, elles ont invité Khodorkowski a rejoindre leur combat pour chasser Poutine du pouvoir,  lors d'une conférence de presse tenue le 27 septembre&lt;br /&gt;
En Allemagne , l'accueil de Khodorkowski contraste avec l'attitude affichée  à l'égard d'Edward Snowden. Il démontre la stupidité des arguments selon lesquels il serait impossible d'accueillir celui-ci, soi disant pour des raisons juridiques. «&amp;nbsp;Il est clair maintenant que toute personne qui le désire ne peut être interdite de séjour en République Fédérale, si la volonté politique existe&amp;nbsp;», &lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Kommentar-Michail-Chodorkowski/!129869/&quot;&gt; &lt;ins&gt;commente le Tageszeitung berlinois proche des Verts&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;.  C'est le cas en ce qui concerne Khodorkowski, critique du régime russe, mais cette volonté fait défaut pour l'ancien collaborateur des services secrets US qui a dénoncé le pouvoir de  «&amp;nbsp;Big Brother&amp;nbsp;» de la NSA.&lt;br /&gt;
&lt;img title=&quot;strobsnow.jpg, déc. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;strobsnow.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/strobsnow.jpg&quot; /&gt;Hans-Christian Ströbele, le député des Verts de Berlin-Kreuszberg qui a fait le voyage à Moscou pour y rencontrer Snowden a moins de chance que Genscher. Il n'a certes pas été contraint d'agir dans la clandestinité, comme ce fut le cas de l'ex ministre des affaires étrangères. A son retour, il a pu transmettre ouvertement la demande de Snowden d'un asile en Allemagne et son offre d'éclairer Berlin en détail sur l'espionnage dont sont victimes les dirigeants allemands (du Bundestag aux entreprises en passant par la chancelière). En vain.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Khodorkowski mérite d'être accueilli en ami après un long séjour en prison pour des faits qu'il n'a vraisemblablement jamais commis, à l'inverse d'Edward Snowden, résume le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
Angela Merkel pourrait au moins remercier celui-ci de ce que son portable n'est plus sous écoute de la NSA depuis les révélations de l'ex-agent des services secrets, commentait sobrement Ströbele de retour à Berlin.&lt;br /&gt;
Selon les services des experts du Bundestag, consultés à la demande du parti die Linke, l'accueil de Snowden en Allemagne était légalement possible. Un titre de séjour pouvait lui être délivré, écartant la menace d'une extradition vers les USA.  Il peut être délivré pour garantir des intérêts politiques, comme pour des raisons humanitaires ou ressortant des droits de l'Homme.&lt;br /&gt;
Les arguments avancés par exemple par Thomas Opperman, le nouveau président du groupe parlementaire SPD au Bundestag selon qui le séjour de Snowden en Allemagne ne serait pas sur en raison des accords d'extradition de l'Allemagne et des USA ne sont que des arguties juridiques pour masquer sa propre couardise, &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/politik/whistleblower-edward-snowden-auslieferung-als-schicksal-1.1813597-2&quot;&gt; &lt;ins&gt;selon le Süddeutsche Zeitung&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. On fait comme si on se souciait du sort de Snowden alors qu'en fait on se préoccupe de son propre sort avant tout, dans la crainte de la colère US...Kho</description>

    

          <comments>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/12/27/Couardise-politique%3A-Khorkowski-a-droit-%C3%A0-l-asile-refus%C3%A9-%C3%A0-Snowden#comment-form</comments>
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    <title>NSA, L'oeil de Washington et celui de Moscou</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/30/NSA%2C-L-oeil-de-Washington-et-celui-de-Moscou</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Oct 2013 16:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les démocrates-chrétiens
souhaiteraient négocier avec les USA un accord faisant bénéficier
l'Allemagne des mêmes avantages que la Grande-Bretagne, le Canada,
l'Australie et la Nlle Zélande, selon le Tageszeitung proche des Verts.
Depuis la guerre de Corée ces pays «&amp;nbsp;amis&amp;nbsp;» échangent
leurs informations secrètes et en échange s'abstiennent de
s'espionner les uns les autres. Jusqu'à présent les services
secrets allemands du BND communiquent des informations aux services
US, et bénéficient en échange d'un soutien technique notamment.
Mais ils sont considérés comme services d'un pays «&amp;nbsp;partenaire&amp;nbsp;» et
non comme appartenant à un pays «&amp;nbsp;amis&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Peter Kind, député républicain et
membre du comité pour la sécurité de la patrie et de la commission
des services secrets de la chambre des représentants à Washington,
insiste pour qu'Obama cesse de s'excuser, note le Tageszeitung. «&amp;nbsp;Les
services  d'écoute du NSA ont sauvé des milliers de vies, non
seulement aux USA, selon lui, mais également en Allemagne et en
France. Pour justifier l'espionnage de pays amis, il rappelle que la
piste des auteurs des attentats du 9 septembre sur les tours du World
Trade Center, conduisit à Hambourg, ou ils furent préparés.»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Merkel vient par ailleurs de la RDA ou
elle fit carrière et fut une amie affichée de la Russie. Pourquoi
les services secrets ne l'auraient-ils pas suivie de près lors de
son ascension politique au lendemain de la chute du mur. La RDA avait
fait embaucher son agent  par Willy Brandt, comme secrétaire,  pour
l'espionner. Et l'ex-chancelier Schröder, un ami de Poutine, est
devenu l'un des managers de Gazprom'. Et les services secrets USA ne
devaient pas être méfiants! C'est risible, lit-on dans la presse
américaine.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'opposition au Bundestag,  le SPD qui
négocie actuellement un accord de grande coalition avec la CDU, die
Linke et les Verts veulent ouvrir une commission d'enquête sur les
écoutes de la NSA. Celle-ci pourrait notamment vérifier si les
services du BND ont complètement fait faillite face à l'espionnage
US. Ce qui s'ajouterait à la faillite des services de renseignements
que vient de mettre à jour la commission sur les crimes de la NSU,
l'organisation nazie clandestine, qui perpétra ses crimes pendant
plus de dix ans, sans être inquiétée.&lt;/p&gt;</description>

    

          <comments>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/30/NSA%2C-L-oeil-de-Washington-et-celui-de-Moscou#comment-form</comments>
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    <title>Merkel mise sous écoute par son ami  Bush...</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/27/Merkel-mise-sous-%C3%A9coute-par-son-ami-Bush...</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Oct 2013 22:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Est-Ouest</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Angela Merkel serait sur la liste d'écoute des services américains depuis 2002, &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/deutschland/nsa-ueberwachung-merkel-steht-seit-2002-auf-us-abhoerliste-a-930193.html&quot;&gt; selon &lt;em&gt;der Spiegel&lt;/em&gt; on line &lt;/a&gt;sans que l'on sache plus précisément d'après les documents dont dispose l'hebdomadaire de Hambourg, si le contenu de ses messages et communications étaient espionnées à partir de son portable ou si ses les numéros de ses interlocuteurs étaient seulement relevés,. La surveillance téléphonique était toujours active quelques semaines avant la visite amicale d'Obama à Berlin, cet été 2013.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;merkelbush.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/merkelbush.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;merkelbush.jpg, oct. 2013&quot; /&gt;Mais la date d'origine des écoutes de la chancelière remonte à la présidence de Georges Bush jr. Ce qui ne manque pas de sel. Angela Merkel était en effet une «&amp;nbsp;fan&amp;nbsp;» de Bush. A l'époque l'ex-chancelier Schröder gouvernait l'Allemagne avec les sociaux démocrates et les écologistes. Et les relations avec l'allié privilégié outre-Atlantique étaient tendues.&lt;br /&gt;
L'Allemagne fit front avec la France, contre l'intervention militaire en Irak décidée par Bush junior. Angela Merkel n'était pas sur la même longueur d'onde et regretta que son pays laisse choir Washington.&lt;br /&gt;
Devenue chancelière elle prit ouvertement partie pour G Bush et contre Obama. Et avait invité son ami le président sortant à une party privée en son honneur en 2006 dans le Land de Mecklembourg-Poméranie. La «&amp;nbsp;grillparty la plus chère du monde&amp;nbsp;», évaluée à plus de 8,7 millions d'euros -12 000 policiers assuraient la sécurité. Merkel afficha également leur proximité de vues lors du sommet d'Heiligendamm en 2007.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Elle refusa par contre à Obama, candidat en visite à Berlin, la possibilité de faire son discours de campagne devant la porte de Brandenbourg -un affront réparé lors du discours bis d'Obama en 2013.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;C'est donc le président favori d'Angela et/ou ses services secret qui décidèrent de la mettre sous écoute. Obama poursuivant la politique de son prédécesseur, sans en avoir été informé insista-t-il, lors de sa récente conversation avec Merkel. Il lui assura même qu'il aurait fait cessé cet espionnage s'il l'avait su. Une manoeuvre si l'on en croit les dernières révélations da la presse allemande selon laquelle&amp;nbsp; Obama savait en fait depuis 2010.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La surprise, voire l'exaspération affichée par Angela Merkel sont-elles sincères&amp;nbsp;? Si c'est le cas la chancelière est bien naïve et les services secrets allemands -qui collaborent étroitement avec les services américains- vraiment incompétents.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les services d'écoutes de la NSA et la CIA entretiennent une antenne d'espionnage à l'ambassade américaine de Berlin, qui jouxte la porte de Brandenbourg à deux pas du Reichstag, des bâtiments des députés du Bundestag et de la chancellerie. Les services y sont chargés entre autre de la surveillance des communications du «&amp;nbsp;quartier gouvernemental&amp;nbsp;» . Une autre antenne serait active à Francfort.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Lors des premières révélations de l'espionnage systématique des services de la NSA de tout un chacun, La chancelière et son ministre de l'intérieur n'ont pas manqué de minimiser l'affaire et de souligner la différence entre les écoutes des services secrets US destinés à protéger le monde libre, et les écoutes de la Stasi, la police politique de l'ex RDA, destinée à surveiller la population, et tristement célèbre.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Face aux révélations successives du Spiegel, Angela Merkel a fini par prendre la mouche et par téléphoner à Obama. Exaspération spontanée ou geste de convenance, pour les électeurs?&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les services américains ont -de leur point de vue- des motifs évidents d'espionnage de la chancelière et des milieux politiques, industriels et financiers en Allemagne. Berlin entretient en effet des liens particuliers avec la Russie, et Merkel avec Poutine. L'ex chancelier Schröder et son ami Poutine mirent en place le dialogue de Petersbourg qui rassemble la crème de l'économie, des industiels, des décideurs allemands et russe, de Gazprom à Siemens ou Basf. C'est un dialogue institutionnalisé qui fonctionne en permanence sur des échanges énergétiques des deux pays, la modernisation de l'industrie russe par l'Allemagne. Merkel a pris le relais de Schröder&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La chancelière et l'industrie allemande soignent également tout particulièrement leurs liens avec Pékin. Et la chute du mur n'a pas signifié la fin des guerres d'intérêts entre les blocs. Alors que Berlin est la capitale relais entre l'est et l'ouest de l'Europe. Que les agents de renseignements US soient avides de savoir plus précisément ce que se disent Merkel et ses interlocuteurs, qu'il s'agisse du gaz et de Gazprom, de la guerre en Syrie, et de mille autres sujets….n'a rien d'étonnant.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;C'est plutôt l'étonnement des cibles écoutées, qui étonne. Et croire que l'on puisse établir des règles de fair-play dans l'espionnage réciproque, est aller à l'encontre de ce qui fait l'espionnage même.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ulrich Grillo, président de la fédération du patronat allemand plaide pour une telle réforme en même temps qu'il s'inquiète de la vigueur l'espionnage industriel, &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/spaehaffaere-bdi-chef-grillo-fordert-aechtung-von-wirtschaftsspionage-a-930092.html&quot;&gt; rapporte &lt;em&gt;Spiegel on line&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Mais il plaide surtout pour que la négociation de l'accord de libre-échange entre l'Europe et les USA ne fasse pas les frais du scandale de l'espionnage de la planète, chancelière comprise, via les services de la NSA.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ce qui démontre combien il croit peu lui même au consensus sur les bonnes mœurs de l'espionnage entre amis.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Si Merkel était vraiment outrée elle mettrait des conditions au moins à la poursuite de ces négociations entre l'UE et les USA. Et elle règlerait son compte avec son ami Bush qui est à l'origine de l'espionnage de son &quot;Handy&quot;, son portable.&lt;/p&gt;</description>

    

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