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  <title>Berlin Blog - Europe</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>L'Allemagne en quête de politique sécuritaire</title>
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    <pubDate>Tue, 22 Mar 2022 15:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>&lt;p&gt;L’inspecteur général des forces armées, Alfons Mais, l’a reconnu sans fard&amp;nbsp;: devant l’agression russe l’Allemagne est militairement désarmée. Analenna Baerbock, ministre des affaires étrangères pose les balises d'une nouvelle stratégie&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La Bundeswehr est dépourvue de toute efficacité. Mise hors d’usage par la politique d’économies répétées en équipement et armements. C'est un constat dévastateur au moment ou Berlin doit revoir totalement sa stratégie à l’égard de la Russie, abandonner sa complaisance à l’égard du Kremlin, l’illusion selon laquelle le développement des liens économiques entre les deux pays permettrait favorisait son intégration européenne.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le gouvernement du chancelier Scholz a certes décidé en urgence de consacrer 100 milliards d’euros de dotation exceptionnelle au réarmement de la Bundeswehr. Mais il ne peut acquérir même avec une telle somme &lt;a href=&quot;https://www.sueddeutsche.de/meinung/aussenpolitik-aussenministerin-annalena-baerbock-sicherheitspolitik-neue-strategien-ukraine-krieg-1.5550429&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;une nouvelle stratégie, viable afin d’assurer sa sécurité, commente le Süddeutsche Zeitung &lt;/a&gt;, quotidien de Münich.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
L’inventaire des concepts de stratégie sécuritaire en Allemagne est tout aussi dévastateur. Cette notion a joué un rôle secondaire dans la dernière campagne électorale, ou dans les négociations pour la mise en place de la coalition, SPD, Verts, Libéraux. Comme ce fut le cas pendant des années dans le débat politique. L’idée même d’un conseil national de sécurité fut écartée pour des raisons idéologiques et de pouvoir politique.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Annalena_Baerbock.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Annalena_Baerbock.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Annalena_Baerbock ministre des affaires étrangères&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La défense est un mot que beaucoup n’ont pas prononcé depuis longtemps&lt;a href=&quot;https://www.auswaertiges-amt.de/de/newsroom/baerbock-nationale-sicherheitsstrategie/2517738&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; a reconnu franchement Annalena Baerbock, ministre des affaires étrangères, verte,&lt;/a&gt; lors de son discours inaugural présentant le projet de stratégie sécuritaire du nouveau gouvernement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle en&amp;nbsp; souligne d'abord l’urgence. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Aujourd’hui nos enfants nous demandent si la guerre va venir jusqu’en Allemagne, et ce que s’est que l’arme atomique...&amp;nbsp;Nous ressentons une nostalgie de la sécurité que ma génération n’a sans doute jamais sentie si vivement&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
La ministre souligne dans sa déclaration trois points essentiels, selon elle, afin d’assurer «&amp;nbsp;&lt;em&gt;la sécurité de la liberté de nos vies&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
Il s’agit d’abord de leur intangibilité, de la protection contre la guerre et la violence, contre les menaces immédiates et concrètes.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Il s’agit ensuite de défendre la démocratie et le droit de choisir librement sa vie, comme les hommes et les femmes peuvent le faire au risque de leur vie aujourd’hui en Ukraine.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Il s’agit enfin de la sécurité «&amp;nbsp;&lt;em&gt;des fondements même de nos vies, ce qui est en train de disparaître dans les villes encerclées&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Mais aussi là ou les conséquences du changement climatique, la misère, la faim, l’absence de bien être, entraînent les conflits entre les populations.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp;L’Allemagne doit reconsidérer sur le fond ses relations avec la Russie, qui seront empreinte de conflit tant que Poutine sera au pouvoir, selon Annalena Baerbock. Face à l’agression russe, à la question de la guerre ou la paix, et de la remise en cause du droit des peuples, aucun pays, l’Allemagne comprise, ne peut rester neutre, selon elle.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Une responsabilité particulière émane de notre histoire, de la culpabilité de l’Allemagne dans la guerre et le génocide. Il s’agit d’être aux côtés de ceux dont la vie, la liberté et les droits sont menacés. Je citerai Desmond Tutu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;si vous restez neutre face à des situations injustes, vous avez choisi le camp de l’oppresseur&amp;nbsp;»&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En ce qui concerne la Chine, l’Allemagne devra tirer les leçons de la guerre en Ukraine avant qu’un nouveau changement d’époque ne s’impose brutalement dans la mer de Chine méridionale, ou dans le détroit de Taïwan, note le Süddeutsche Zeitung.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
L’Allemagne en effet a tissé des liens économiques particuliers&amp;nbsp;avec la Chine, comme avec la Russie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle doit sérieusement s’affirmer et définir ses propres intérêts. La défense du pays et de ses alliances doit être considérée au même titre que le management des crises dans les autres parties de la planète. &amp;nbsp;La lutte contre le changement climatique sera également l’un des principaux défis. Les menaces cybers contraindront également à revoir les lignes de démarcations entre la sécurité intérieure et extérieure.&lt;br /&gt;
Elle&amp;nbsp;doit assumer sa responsabilité en Europe et abandonner ses réactions de défense «&lt;em&gt;&amp;nbsp;nourries d’ignorance et d’une paresseuse autosatisfaction intellectuelle&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», commente le &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt;. Le précédent président fédéral Joachim Gauck émettait en 2014 à la conférence de Münich le vœu d’une «&amp;nbsp;&lt;em&gt;nouvelle orientation de la politique étrangère allemande&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Avant l’agression de Poutine en Ukraine et l’annexion de la Crimée. Le gouvernement fédéral n’a plus beaucoup de temps pour rattraper son retard. Car l’UE et l’Otan reconsidèrent leur doctrines de sécurité jusqu’à cet été.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La ministre ne propose rien de très nouveau sur ce plan.&lt;br /&gt;
La sécurité de l’Europe dépend toujours de la défense commune de l’Otan, selon Annalena Baerbock. La boussole stratégique doit être une politique de défense et de sécurité européenne de l’UE, complémentaire avec l’Otan. &amp;nbsp;L’Allemagne devrait s’y intégrer comme ancre de l’Alliance atlantique, partenaire des états de l’Europe de l’est, force constructive et médiatrice. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;La guerre en Ukraine nous a mis devant la nécessité de maintenir la crédibilité de la dissuasion nucléaire de l’Otan, souligne la ministre&amp;nbsp;». Ce qui a conduit l’Allemagne à choisir de se doter de chasseur F35,&quot; &lt;/em&gt;seuls &amp;nbsp;habilités au portage des têtes nucléaires US stationnées en Allemagne&lt;em&gt;. «&amp;nbsp;Même si notre but reste celui d’un monde dénucléarisé&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; conclu-t-elle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Annalena Baerbock souligne que la défense de la sécurité ne pourra pas se limiter aux portes de l’Allemagne dans un monde connecté, justifiant ainsi une défense et un interventionnisme extérieur à venir.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Elle aborde également longuement dans son exposé la question de la sécurité des sources d’énergie. L’Allemagne est dépendante du gaz russe exploité en Sibérie et distribué en Allemagne et en Europe en partenariat par Gazprom’, Siemens, Basf, via les gazoducs Northstream.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Russie a annexé la Crimée il y a huit ans. Nous savions déjà pour bonne part ce dont nous débattons aujourd’hui&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Et pourtant la multiplication des échanges a été choisie avec Northstream II. Le partenariat stratégique avec Gazprom’ reposait sur une dépendance réciproque. L’Allemagne achetait le gaz russe et la Russie dépendait de l’Allemagne pour sa distribution et ses rentrées de devises. Un marché qui ne peut être viable qu’entre partenaires fiables, respectueux des conventions internationales.&lt;br /&gt;
Il est évident que ces conditions ne sont plus réunies aujourd’hui. Et ne le seront pas plus à horizon prévisible. L’Allemagne doit donc pour sa sécurité préparer au plus tôt son indépendance vis à vis du gaz russe et son autonomie énergétique reposant sur les énergies alternatives au énergies fossiles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le politique de sécurité ne se réduit pas seulement au militaire, à la diplomatie. Les échanges, le commerce, les infrastructures en sont aussi partie prenante estime Annalena Baerbock. Afin de s’affirmer dans les rapports de force du 21è siècle l’Allemagne doit s’appuyer sur sa force économique, son rayonnement, son engagement dans la politique culturelle, le sport , la formation, sa participation dans la politique de développement, l’intervention et la prévention des crises.&lt;br /&gt;
Tout cela n’est pas complètement nouveau, mais il faudra également répondre à de nouveaux défis dont celui de la cyber-guerre, notamment dans la conduite des conflits.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Autant de mesures, militaires, technologiques qu'il faudra intégrer dans un projet de stratégie sécuritaire globale avec la diplomatie, la lutte pour la sauvegarde du climat et l'affirmation de la puissance économique de l'Allemage, au sein de l'Union européenne et de l'Otan.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
 &lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>Première visite de la ministre des Affaires étrangères allemande à Paris</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2021/12/09/Premi%C3%A8re-visite-de-la-ministre-des-Affaires-%C3%A9trang%C3%A8res-allemande-%C3%A0-Paris</link>
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    <pubDate>Thu, 09 Dec 2021 15:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Que peut-il y avoir de mieux pour une ministre des affaires étrangères qu’être à Paris dés le premier matin de son mandat&amp;nbsp;» a souligné, Annalena Baerbock (Verts) (...)«&amp;nbsp;L’Europe est le pivot de la politique étrangère allemande&amp;nbsp;». Mais question nucléaire Berlin refuse toujours l'étiquette&amp;nbsp; &quot;énergie verte&quot; revendiquée par Paris&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
 &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Annalena Baerbock, la nouvelle ministre des affaires étrangères allemande a inauguré à Paris ses visites officielles, dés sa prise de fonction mercredi 8 décembre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle a d’emblée réaffirmé les divergence de son pays avec la France en ce qui concerne le nucléaire, que Paris voudrait faire prendre en compte comme &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/politik/deutschland/annalena-baerbock-lehnt-frankreichs-plaene-zu-gruener-atomkraft-weiter-ab-a-a0004699-08bb-4a77-9070-2faeacb61d5f&quot;&gt;une énergie « verte », souligne Spiegel on line&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Paris aux côtés de la Pologne défend avec acharnement ce point de vue à Bruxelles. «&amp;nbsp;Que nous ayons des positions différentes sur la question nucléaire, c’est bien connu&amp;nbsp;» a confirmé Baerbock au sortir de son entretien avec le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Elle n’en a pas moins réaffirmé l’importance exceptionnelle de la relation franco-allemande pour l’avenir de l’Union européenne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&quot;Une Europe forte a besoin d’une forte impulsion franco-allemande. Elle serait affaiblie si l’Allemagne ne s’investissait pas dans la relation entre Paris et Berlin.&quot;&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Annalena_Baerbock.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Annalena_Baerbock_s.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Annalena Baerbock déc. 2021&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Baerbock s’est efforcé de convaincre du partenariat étroit et intensif de Berlin avec Paris, tutoyant son homologue français et le remerciant de son accueil réellement chaleureux et amical&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;Que peut-il y avoir de mieux pour une ministre des affaires étrangères qu’être à Paris dés le premier matin de son mandat&amp;nbsp;» a-t-elle souligné, (...)«&amp;nbsp;L’Europe est le pivot de la politique étrangère allemande&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En perspective de la présidence française du conseil européen début 2022 Baerbock a souligné que la conférence sur l’avenir de l’Europe initiée par Paris serait un jalon important pour l’UE.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après Annalena Baerbock, c’est le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz qui effectuera sa première visite officielle vendredi 10 décembre à Paris.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le président de la République française peut espérer de son nouvel interlocuteur berlinois un appui affiché à la différence d’Angela Merkel en ce qui concerne son projet d’une Europe renforcée. On a même reproché à l’ex-chancelière en Allemagne son attentisme, pour ne pas dire plus à ce propos. Mais en ce qui concerne le nucléaire ce sera toujours non.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
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    <title>Appel au Britanniques: restez dans l'UE</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2019/01/18/Appel-au-Britanniques%3A-restez-dans-l-UE</link>
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    <pubDate>Fri, 18 Jan 2019 11:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>&lt;p&gt;La CDU, le SPD, les Verts, les associations patronales, Airbus, Daimler et la confédération syndicale, DGB, appellent l'Angleterre à rester dans l'Union européenne, dans une lettre ouverte publiée par &quot;The Times&quot;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&quot;Les Anglais doivent le savoir, nous tenons profondément à ce qu'ils restent membre de l'UE&quot;. La lettre ouverte publiée dans le journal &quot;The Times&quot; est inhabituelle, souligne le &quot;Frankfurter Allgemeine Zeitung&quot;. Jusqu'ici les reponsables politiques et les représentants d'organisations patronales et syndicales s'abstenaient d'intevenir dan le débat Brexit ou non. Cette fois les responsables du parti démocrate-chrétien (CDU), du parti social-démocrate (SPD) et des Verts, les associations patronales, DIHK, BDI, BDA, les dirigeants d'Airbus, de Daimler et le président de la confédération syndicale, DGB, s'adressent directement aux Britanniques pour leur demander de ne pas quitter l'UE et de remettre donc en cause les résultats du référendum sur le Brexit.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;blogbritainfaz.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.blogbritainfaz_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Frankfurter Allgemeine. 18 janv. 2019&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Seuls les partis, die Linke (la gauche) et les libéraux du FDP se sont abstenus de parapher ce message. Les initiateurs de cet appel sont les responsables de la commission des affaires étrangères du Bundestag, Norbert Rötgen, CDU, et&amp;nbsp; Franziska Brantner des Grünen. Christian Lintner, chef du FDP n'a pas participé à cette démarche hors du commun. Elle s'explique d'ailleurs par l'inquiétude croissante que suscite un départ britannique sans accord, à la suite des démélés de Theresa May avec le parlement.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
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    <title>Merkel: double langage sur la sortie de l'Union</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/07/04/Merkel-double-langage-sur-la-sortie-de-l-Union</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Jul 2016 19:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Brexit</category><category>Cameron</category><category>Hollande</category><category>Merkel</category>
    <description>&lt;p&gt;Merkel ne veut pas de précipitation et se refuse à exiger de Londres le dépôt immédiat d'une demande de retrait de l'union, via l'article 50 du traité de l'UE, espérant qu'avec un peu de patience&amp;nbsp;l'opinion en Grande-Bretagne&amp;nbsp;se retourne contre le Brexit&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&quot;Cela ne doit pas durer éternellement, mais je ne suis pas non plus pour abréger les délais&quot;, expliquait-elle en quelque sorte,&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/deutschland/brexit-folgen-hollande-und-renzi-gegen-merkel-a-1099993.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;selon der Spiegel on line lundi 27 juin&lt;/a&gt;. Les &quot;politiques à Londres doivent avoir le temps de considérer pleinement les conséquences de la sortie&quot;, glisse son conseiller Peter Altmeier (CDU).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'attentisme de la chancelière ne tient pas seulement à son habitude de laisser le temps qui passe décanter les problèmes trop brûlants, Le départ de l'Angleterre signifie pour Merkel la perte d'un allié de poids dans les questions de fond, face à la France et aux pays du sud de l'Europe. En ce qui concerne le déficit budgétaire et la politique d'épargne, Paris et Rome réclament ainsi depuis longtemps une politique plus tolérante de puis des années.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans les années soixante-dix par ailleurs, l'Allemagne gouvernée par la CDU d'Helmut Kohl était l'un des plus chauds partisans de l'entrée de la Grande Bretagne dans la communauté économique européenne. Le Genéral de Gaulle voulait au contraire tenir les britanniques à l'écart de l'Europe afin de ne pas fragiliser l'influence de son pays au sein de la communauté. Le président français actuel n'est pas un homme du format de De Gaulle. Mais il voit bien qu'il aura plus d'influence dans une Europe à 27, la grande-Bretagne partie. La France traverse depuis des mois une crise politique et économique profonde.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A dix mois des élections présidentielles le Front National fait pression pour une référendum sur l'appartenance à l'Union alors que la parti socialiste parait en déconfiture. Le Brexit pourrait être pour lui une libération et pourrait renforcer sa position face à Merkel. Il a rencontré le premier ministre social-démocrate italien Renzi à Paris, tous deux veulent visiblement faire pression sur Merkel. Tous deux ont plaidé pour l'ouverture rapide des négociations du Brexit. Hollande s'est «&amp;nbsp;retenu&amp;nbsp;», mais le chef du parti socialiste, Jean Christophe Cambadelis a déclaré après l'avoir rencontré: &quot;ce n'est pas le moment d'hésiter, la Grande Bretagne ne doit pas dicter plus longtemps l'agenda de l'Europe&quot;. Ce qui a été compris comme un signal de Hollande.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Matteo Rienzi fait pression pour les mêmes raisons que Hollande. Son pays traverse une crise économique et politique profonde comme son voisin français. Le pouvoir de Rienzi est ébranlé, les récentes élections communales ont démontré la croisance des partis anti-européens. Lors de sa rencontre avec Hollande à Paris les deux hommes auraient envisagé un nouveau programme d'investissement et un intégration renforcée de l'eurozone. Renzi cherche depuis longtemps plus de marge en ce qui concerne le déficit budgétaire, afin de redonner du souffle à l'investissement intérieur. Il a un partenaire tout trouvé avec Hollande sur ce terrain. Mais il s'est cassé les dents jusqu'ici sur la politique de Merkel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt; mardi 28 juin avait décoré sa une d'une superbe photo d'un plat de Fish and Chips, «&amp;nbsp;et maintenant du vinaigre dans le poisson&amp;nbsp;» les chers anglais veulent «&amp;nbsp;tout et le reste&amp;nbsp;» le succès d'une campagne pour la sortie et ensuite que tout reste plus ou moins comme avant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors c'était un conte de fée ce que les partisans du Brexit ont fait croire à leurs électeurs, commente le quotidien de Francfort. Ainsi Boris Johnson la tête de la campagne pour la sortie de l'Union a fait sa réapparition après avoir paru être totalement surpris de sa victoire en assurant que l'Angleterre garderait son accès au marché commun.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;C'est possible, souligne le Frankfurter Allgemeine, ce serait même dans l'intérêt de l'économie allemande. Mais à partir de quand et à quelles conditions&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Lorsque la sortie de l'Union aura eu lieu et que les négociations s'ouvriront sur les nouvelles relations entre e royaume uni -ou ce qu'il en restera- et l'UE il s'agira avant tout de parler économie. L'accès au marché commun ne sera pas gratuit. Londres devra accepter ses règles. La libre circulation est l'une d'entre elles. Mais n'est-ce pas là justement ce que les partisans du Brexit voulaient entraver.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Sans libre circulation pas de marché commun. Le camps des sortants ne devrait pas faire comme s'il vient de le découvrir. C'est se moquer des électeurs. Et pourquoi tout ce théâtre quand en plus une contribution au budget de l'Union devra toujours être versée&amp;nbsp;? La vérité est que Johnson and Co n'avaient aucun plan pour le jour d'après.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le&amp;nbsp;rappel à la réalité &lt;a href=&quot;http://www.zeit.de/politik/ausland/2016-06/brexit-eu-gipfel-david-cameron-nigel-farage-austrittsverhandlungen&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;a été brutal souligne l'hebdomadaire die Zeit&lt;/a&gt;. Cameron au sortir du sommet des 28 états membres à Brxelles énumérait ainsi les multiples liens qui attachent la Grande Bretagne à l'Europe. De l'Estonie soutenue il y a un siècle par la flotte britannique aux réfugiés tchèques de 1948 et 1968 à la bataille de la Somme aux côtés des Français, célébrée cette semaine côte à côte avec Hollande. «&amp;nbsp;Les relations entre les Irlandais et les Britanniques n'ont jamais été si bonne qu'au sein de l'Union européenne, selon lui.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Mais pourquoi Cameron découvre-t-il son attachement à l'Europe alors qu'il est trop tard, c'est un secret...Jusqu'ici il a passé six ans à Bruxelles en répétant que l'UE était une organisation supranationale comme les autres, dans laquelle il s'agit avant tout de tirer le meilleur parti pour son propre pays. Et maintenant il reconnaît que l'on ne peut pas bénéficier de tous les avantages de membre du club sans en supporter les frais.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Merkelcam.PNG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Merkelcam_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt; &lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Merkel pratique en fait vis à vis de Londre le double langage. «&amp;nbsp;Nous sommes des reponsables politiques. Nous ne sommes pas là pour entretenir notre deuil, déclarait Merkel à Bruxelles lors du sommet européen, arborant un blazer blanc. «&amp;nbsp;le ressentiment, la colère ne sont pas des catégories de conduite politique. Cela n'a rien a voir &lt;a href=&quot;http://www.welt.de/politik/ausland/article156659358/Als-Cameron-weg-war-wurde-Juncker-deutlich.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;avec les échanges professionnels, rapporte die Welt&lt;/a&gt; . Est-ce simplement pour le show, le retour à la normalité après ce «&amp;nbsp;moment historique, comme le dit la chancelière elle même&amp;nbsp;? Ou bien Angela Merkel en sait elle plus qu'elle ne le dit&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Y-at-il une porte de sortie, aussi étroite soit-elle, un espoir chimérique pour qu'en fin de compte la séparation n'aie pas lieu, Londres faisant un pas en arrière et restant au sein de l'Union européenne. La question a été abordée lors de la rencontre au sommet du parti européen populaire -rassemblant les partis de droite et centre-droit-, à laquelle Merkel a pris part. Mais la chancelière attend avec certitude que les Britanniques accomplissent la procédure de sortie de l'Union.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&quot;Le referendum est là&quot;, c'est la réalité, a-t-elle répété avant de dire quelque chose qui résonne avec plus de prudence&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;je veux dire très ouvertement que je ne vois pas d'issue ce soir qui puisse mettre en question la décision des britanniques de sortir de l'Union européenne. Tout le monde ferait bien de tenir compte de la réalité. Ce n'est pas le moment de rêver. Ce qui semble vouloir dire que la chancelière ne voit pas de possibilité de stopper la sortie de l'Union.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais est-ce que cela vaut seulement pour «&amp;nbsp;ce soir&amp;nbsp;»&amp;nbsp; ou bien sur le fond? Merkel ne le dit pas. &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/spiegel/brexit-bundesregierung-hofft-auf-sinneswandel-grossbritanniens-a-1100899.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;&lt;em&gt;Der Spiegel on line&lt;/em&gt;&amp;nbsp;réaffirmait ce samedi 2 juillet&lt;/a&gt; que Merkel espère toujours un changement une&amp;nbsp;sortie du Brexit&amp;nbsp; et non de l'UE en quelque sorte ...la chancelière veut en fait traiter les britanniques «&amp;nbsp;aussi doucement que possible&amp;nbsp;». Le gouvernement affiche ouvertement son attente du Brexit tout en espérant cependant une volte-face des britanniques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Peter Altmeier (CDU) bras droit d'Angela explique dans un interview au Spiegel que le débat politique sur la sortie de l'UE vent tout juste de débuter en grande-Bretagne. «&amp;nbsp;C'est donc une bonne chose d'attendre qu'il se termine.&amp;nbsp;» La devise de Merkel est de gagner du temps d'être amicale avec les Britanniques, de ne pas faire de pression et de rejeter toutes les revendications de plus d'Europe, qui, selon elle ne feraient qu'accroître sa division.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Merkel s'est entretenu en cercle restreint avec ses proches conseillers pour envisager les options qui permettraient peut être à la Grande-Bretagne de rester dans l'UE. Un nouveau référendum, de nouvelles élections. Tout le monde s'accordait sur un point&amp;nbsp;: L'Allemagne ne doit donner surtout pas donner l'impression qu'elle attend un «&amp;nbsp;exit du Brexit&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il s'agit avant tout pour la chancelière d'éviter que les Britanniques soit contraint de recourir à l'article 50 trop tôt, sous la pression d'Hllande, Schulz et de la commission de Bruxelles. Elle a obtenu au dernier sommet de l'UE que les pays partenaires donnent à la Grande-Bretagne la possibilité de se doter d'un gouvernement fiable. Ce qui pourrait urer jusqu'en septembre. D'ici là le calcul de Merkel est que les convictions aient changé sur l'île...&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Bras de fer entre Berlin et Ankara</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/05/31/Bras-de-fer-entre-Berlin-et-Ankara</link>
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    <pubDate>Tue, 31 May 2016 18:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Arménie</category><category>Erdogan</category><category>Merkel</category><category>Turquie</category><category>visa</category>
    <description>&lt;p&gt;le refus de Merkel de céder au chantage d'Erdogan, l'accord sur les réfugiés contre la liberté de visa pour les Turcs en Europe, &amp;nbsp;et le vote le 2 juin au Bundestag d'une résolution sur le génocide arménien compliquent&amp;nbsp;à nouveau les relations entre Berlin et Ankara, alliés privilégiés.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La liberté de circulation des citoyens turcs en Europe, la levée des visas ne seront pas de mise le 1er juin comme il avait été envisagé. Car Ankara ne remplit pas les conditions qui en sont la clé, afin de mettre la législation turque en accord avec les lois européennes. En ce qui concerne notamment les lois dites anti-terroristes. imposées par le président turc, dont la levée de l'immunité parlementaire des députés pro-kurdes du HDP afin d'entamer leur procès, voire de les exclure du parlement d'Ankara&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;.La chancelière s'était attirée de vives critiques pour avoir désavoué l'humoriste allemand Böhmermann, face à Erdogan ( &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/04/16/Erdogan-B%C3%B6hmermann-affaire-d-%C3%A9tat-pour-un-clip&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;voir&amp;nbsp;Erdogan Böhmermann, affaire d'état pour un clip&lt;/a&gt;). Elle a par contre mis les points sur les i en rencontrant le président turc à Istanbul, le 23 mai, lors du premier sommet d'aide d'urgence de l'ONU.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;MerkelArmenie.PNG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.MerkelArmenie_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Merkel Erdogan. Istambul, mai 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Merkel assure avoir fait part à Erdogan de sa profonde inquiétude face à la gravité de ces événements avec Erdogan. Elle lui a répété que l'intégration du peuple kurde est importante pour la stabilité du pays et s'est également entretenue avec des représentants de la société civile. &quot;Il faut une justice indépendante, des médias indépendants et un parlement fort&quot;, a-t-elle conclu. Nous suivrons attentivement l'évolution de la situation&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Erdogan est aujourd'hui incontrôlable, &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/politik/erdoan-der-wilde-pfoertner-1.3003356&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;commente le Süddeutsche Zeitung&lt;/a&gt;, mais c'est lui le contrôleur de la «&amp;nbsp;sublime porte&amp;nbsp;». On pourrait espérer qu'il en soit autrement mais la politique n'est pas un cadeau de Noël. La situation dans laquelle se trouve la chancelière lorsque qu'elle dialogue avec le président turc n'est pas facile. Elle poursuit néanmoins ses efforts et c'est bien ainsi. Les moqueries à son égard sont pures mesquineries. Il n'y pas d'autre possibilité que de discuter et de négocier avec Erdogan.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et l'on doit accorder à la Turquie tout le respect qu'elle mérite en accueillant tant de réfugiés syriens, non par condescendance mais parce qu'il s'agit de la réalité. «&amp;nbsp;Les bons ne sont pas dans l'UE et les mauvais en Turquie en ce qui concerne la politique des réfugiés. Il y a des tords des deux côtés.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le vote au Bundestag le 2 juin d'une résolution condamnant le génocide arménien va accroître par ailleurs les dissensions entre Berlin et Ankara. «&amp;nbsp;Ce sera un poison pour les relations entre les Allemands et les Turcs en Allemagne, et en Turquie également&amp;nbsp;», menacent les courriels adressés par des associations turques aux parlementaires, rappelant que 30 000 Allemands sont établis dans la région d'Antalya. A Berlin 1300 manifestants de la communauté turque ont protesté contre le prochain vote du Bundestag. «&amp;nbsp;Une campagne soutenue, voire organisée par le gouvernement Erdogan&amp;nbsp;», selon Sevim Dagdelen, député du parti die Linke.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le texte de la résolution sur le génocide arménien a été rédigé au-delà des frontières des partis, et réunira donc les voix de députés de tous les groupes parlementaires, lui assurant une large majorité. Il caractérise à plusieurs reprises le massacre des Arméniens il y a cent ans de génocide, le mot tabou pour la Turquie. Le débat sur le texte de la résolution proposé au parlement dure déjà depuis plus d'un an &lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/voelkermord-an-den-armeniern-tuerken-demonstrieren-in-berlin-gegen-resolution-des-bundestages/13655706.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;selon le quotidien berlinois Tagesspiegel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un vote avait été repoussé jusqu'ici en raison entre autres des difficiles négociations sur la question des réfugiés entre la Turquie et l'Union européenne. Mais les réserves exprimées alors au sein des groupes parlementaires CDU/CSU et SPD sur le vote d'une telle résolution par crainte des réactions du président Erdogan se sont dissipées, sous la pression des Verts en particulier.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais les députés du Bundestag membre des groupes parlementaires CDU/CSU et SPD, alliés au gouvernement d'Angela Merkel, subissent particulièrement les pression des lobbys turcs, afin qu'ils votent non ou soient absents lors du vote. Les députés d'ascendance turque sont également particulièrement visés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le président du parti vert, Cem Özdemir, est assailli en plus de menaces et d'insultes via Facebook et twitter. Ce sont toujours les mêmes termes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;traître, cochon d'Arménie,&amp;nbsp; fils de p…, terroriste arménien et même nazi&amp;nbsp;», explique-t-il à &lt;em&gt;Tageschau.de&lt;/em&gt; l'émission d'actualité de la chaine de télévision ARD. Mais ces tentatives d'intimidation doivent rester sans suite, car en Allemagne «&amp;nbsp;à la différence de la Turquie, aucun député ne doit craindre d'être jeté en prison voir assassiné. Aydan Özoguz (SPD), secrétaire d'état chargé de l'intégration au sein du gouvernement Merkel regrette le vote d'une résolution qui risque de «&amp;nbsp;fermer les portes&amp;nbsp;» entre berlin et Ankara. Mais elle votera en sa faveur pour renforcer la volonté commune du Bundestag, &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/deutschland/armenien-resolution-im-bundestag-angst-vor-ankara-a-1094895.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;rapporte der Spiegel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour Katrin Göring-Eckardt, présidente du groupe parlement des verts la résolution est le symbole d'un parlement confiant en lui même. Sa résolution est d'autant plus importante qu'il n'y a «&amp;nbsp;pas d'avenir sans mémoire&amp;nbsp;». Le texte évoque également la responsabilité de l'empire allemand allié de l'empire ottoman à l'époque. Le vote du Bundestag mettra fin aux tergiversations du gouvernement. Erdogan a encore téléphoné à Merkel mardi 31 mai pour la mettre en garde contre le vote de la résolution. Le gouvernement à Berlin espère que les réactions d'Ankara resteront modérées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a cinq ans, la Turquie avait rappelé son ambassadeur en France, au lendemain du vote d'un texte interdisant la négation du génocide arménien à l'assemblée nationale. Ankara avait rappelé également son ambassadeur auprès du Vatican en consultation, en réaction aux déclarations du pape Francis selon qui le massacre des Arméniesn est le premier génocide du 20è siècle. Les deux ambassadeurs on réintégré leurs postes depuis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/interview-mit-aussenminister-steinmeier-es-bringt-nichts-den-konflikt-mit-der-tuerkei-anzuheizen/13597188.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Frank-Walter Steinmeier (SPD), ministre des affaires étrangères,&lt;/a&gt; espère que «&amp;nbsp;les relations entre l'Allemagne et la Turquie ne souffriront pas du vote de la résolution du Bundestag et que les deux pays continueront à travailler de concert&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Ban Ki Moon fait l'éloge de Merkel</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/03/08/Ban-Ki-Moon-fait-l-%C3%A9loge-de-Merkel</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Mar 2016 16:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Ban Ki Moon</category><category>Merkel</category><category>réfugiés</category><category>Turquie</category>
    <description>&lt;p&gt;Recevant Ban Ki Moon à Berlin Merkel a reçu une éloge en règle du secrétaire général de l'ONU pour son engagement dans la crise des réfugiés. Echange de bons procédés, la chancelière a de son côté décoré Ban du la croix fédérale du mérite&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;. «&amp;nbsp;Merkel est la voix de la morale par excellence, pas seulement en Europe, mais dans le monde entier&amp;nbsp;» a déclaré Ban lors de leur conférence de presse commune, &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/politik/pressekonferenz-in-berlin-un-chef-lobt-merkel-als-stimme-der-moral-schlechthin-1.2896986&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;rapporte le Süddeutsche Zeitung&lt;/a&gt;. La chancelière sait conjuguer «&amp;nbsp;l'empathie la passion et l'esprit de décision, elle a toujours répété que l'on ne peut pas tourner le dos aux gens qui sont dans la détresse.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.angela-merkel-ban-ki-moon_m.jpg&quot; alt=&quot;angela-merkel-ban-ki-moon.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Angela Merkel et Ban Ki Moon, mar. 2016&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;Le secrétaire général de l'ONU a regretté par contre, sans nommer personne, que nombre de pays aient trouvé plus simple de renforcer au contraire leurs lois sur l'immigration et que nombre de gouvernement de l'UE soient dirigés par des partis nationalistes. Les groupes d'extrême droite sont en train de diviser l'Europe selon lui et «&amp;nbsp;nous devons ouvrir le dialogue pour contrer cette polarisation a déclaré Ban.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;La crise des réfugiés a transformé Merkel d'une chancelière sans projet et sans convictions précise en véritable homme d'état&amp;nbsp;», &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/politik/leitartikel-angela-merkel-staatsfrau-1.2894210&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;estime de son côté l'éditorialiste du Süddeutsche Zeitung&lt;/a&gt;, Heriber Prantl&amp;nbsp;. «&amp;nbsp;Pendant dix ans on lui a reproché de n'avoir aucun principe établi, ce qui faisait son succès. C'est méchant mais pas totalement faux.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'exemple de sa politique de l'énergie et de l'abandon du nucléaire a lendemain de Fukushima, alors qu'elle avait milité pour la prolongation de la durée de vie des centrales est parlant de ce point de vue. Ses convictions de commande dépendaient des sondages. Depuis la crise des réfugiés c'est exactement le contraire. Les Allemands et les européens découvrent une chancelière qui a rejeté tout opportunisme et fait face jusqu'ici à toutes les assauts de la critique. Des plateaux de TV au congrès de la CSU, en passant par Bruxelle elle se transforme d'une professionnelle de la politique quotidienne en la première &quot;femme d'état&quot; allemande, selon l'éditorialiste.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;La crise des réfugiés en effet est le principal problème de ce début du 21è siècle. Les solutions qu'elle refuse telles que l'établissement des quota de demandeurs d'asile réclamés par la CSU ne sont que des solutions simplistes, prisées par l'électorat mais dont les conséquences seraient catastrophiques.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Le chef de la CSU, Seehofer, faute d'obtenir de la chancelière ce qu'il réclame, assure maintenant que Merkel a finalement cédé à ses pressions et changé de politique, ce qui est faux. Elle a certes durcit comme jamais auparavant les lois de l'immigration. Mais ce n'est pas un tournant, mais la suite de la politique législative en oeuvre depuis des années.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La chancelière, poursuit le &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt;, sent bien les remous et les craintes que provoque sa politique dans son parti et en Europe. Les autres gouvernements européens ne veulent pas entendre parler de politique de solidarité des réfugiés et cherchent refuge dans un nationalisme d'autrefois. «&amp;nbsp;Mais Merkel reste ferme et ne veut pas se rendre moyennant des solutions simplistes. Elle négocie avec la Turquie, dont le régime est de plus en plus répressif.&amp;nbsp;» L'Europe doit certes condamner les atteintes aux droits de l'homme du régime d'Erdogan. Mais Ankara accueille trois fois plus de réfugiés qu'une Europe treize fois grande que la Turquie. L'Europe doit aussi accueillir des demandeurs d'asile venus de Turquie, selon l'éditorialiste du SZ.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains envisagent déjà la succession de Merkel à la chancellerie. C'est trop tôt. «&amp;nbsp;Merkel n'a pas encore perdu, selon Heribert Prantl. Et c'est l'Europe entière qui perdrait si elle était défaite&amp;nbsp;». Elle a certes fait des erreurs telles que son attitude honteuse à l'égard des pays du sud et de la Grèce, avant la crise des réfugiés, poursuit-il. Son &quot;nous allons y arriver&quot; &quot;&lt;em&gt;Wir Schaffen das&lt;/em&gt;&quot; à propos de l'accueil d'un million de demandeurs d'asile est passé pour un &quot;nous&quot; de majesté dans les pays voisins, pas pour un nous collectif les incluant. Mais en même temps sa politique est foncièrement la bonne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'Europe doit négocier de concert avec Ankara et défendre en même temps les droits de l'homme. Une Europe qui déroule ses barbelés et ferme l'accès à son territoire comme l'ont fait la Hongrie puis l'Autriche se déchire elle même. L'Europe doit rester ouverte en son sein et ne pas fortifier ses frontières vers le monde. Plus une civilisation s'entoure de murs et moins elle a de valeurs à défendre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'éloge renouvelé des frontières est le requiem de l'Europe.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Et si l'Allemagne disait stop</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/01/23/Et-si-l-Allemagne-disait-stop</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Jan 2016 12:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>asile</category><category>constitution</category><category>frontières</category><category>réfugiés</category>
    <description>&lt;p&gt;La chancelière&amp;nbsp;a&amp;nbsp;refusé de suivre jusqu'ici les revendications de ses alliés de la CSU bavaroise notamment, qui veulent mettre un terme à la politique d'accueil des réfugiés venus de Syrie ou d'irak en priorité. Une telle mesure pourrait accroître encore la crise en effet, sans rien résoudre pour autant.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Fermeture des frontières, établissement d'un nombre limite à l'accueil des migrants, ce sont les deux exigences auxquelles Angela Merkel fait face dans les rangs de son propre parti depuis des semaines. Elle a fait jusqu'à présent la sourde-oreille à ces revendications, plaidant pour une répartition européenne des flux migratoires et valorisant le rôle tampon que peut jouer la Turquie, moyennant finances et promesses de l'Union européenne, face à l'immigration venue d'Irak ou de Syrie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une attitude qui irrite au premier chef l'allié bavarois d'Angela Merkel, la CSU et son leader Horst Seehofer, qui voudrait limiter l'accueil en Allemagne en fixant la limite &quot;&lt;em&gt;die&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Obergrenze&lt;/em&gt;&quot;&amp;nbsp;à 200 000 réfugiés par an. «&amp;nbsp;On ne peut pas fixer une limite au droit d'asile des réfugiés politiques, et cela vaut tout autant pour ceux qui viennent de l'enfer de la guerre civile&amp;nbsp;», a rétorqué la chancelière, s'appuyant sur la constitution allemande qui reconnaît le droit d'asile inaliénable pour chaque victime. Il est impossible dans ce cas de fixer un nombre de réfugiés à partir duquel celui-ci ne serait plus effectif.&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; alt=&quot;urn:newsml:dpa.com:20090101:150914-90-017896&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.frontieresfermees_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;Un&amp;nbsp;raisonnement contesté cependant par certains juristes, &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;https://www.tagesschau.de/inland/obergrenze-fluechtlinge-101.html&quot;&gt;observe &amp;nbsp;&lt;em&gt;Tageschau&lt;/em&gt;, magazine d'info de la chaîne ARD&lt;/a&gt;. Ulrich Battis, expert en droit constitutionnel estime que chaque droit fondamental doit pouvoir être financé par la société. Une condition qui aurait atteint ses limites en ce qui concerne l'état social allemand, justifiant par la même la revendication des Bavarois de la CSU et de ceux qui militent dans la CDU pour un plafond à l'accueil des migrants.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais ce jugement est contredit par l'un de ses confrères, Johanes Masing, qui souligne en quelque sorte qu'un droit inaliénable est inconditionnel, et que s'il dépasse les possibilités de la société, c'est la constitution qui doit être réformée. Il faudrait alors supprimer le droit d'asile des réfugiés politiques tel qu'il est conçu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais est-ce possible&amp;nbsp;? Sur ce point le tribunal fédéral constitutionnel a déjà émis des jugements contradictoires. Le dernier en date, en 1996, validait la restriction du droit d'asile selon les pays d'origine du demandeur. Les migrants en provenance de pays estimés «&amp;nbsp;sûrs&amp;nbsp;» n'y ayant plus accès (&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/10/16/Réformes-du-droit-d-asile&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;voir sur ce blog&lt;/a&gt;&amp;nbsp;la&amp;nbsp;&quot;réforme du droit d'asile&quot;), le tribunal n'excluait pas la suppression complète du droit d'asile de la constitution.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais l'esprit même de celle-ci, rédigée après-guerre comme contre-modèle de l'état nazi et de ses conséquences et garantissant des droits intangibles, interdirait en fait sa disparition. Si c'était le cas malgré tout, la convention européenne des droits de l'homme et la convention de Genève sur les réfugiés empêcheraient encore d'ailleurs dans ce cas l'établissement d'un plafond chiffré pour l'accueil des réfugiés. Le droit d'asile étant un droit individuel, il ne peut être mis en cause par un nombre limite à partir duquel on n'ouvrirait plus le dossier des demandeurs d'asile pour les renvoyer chez eux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qui est menacé en raison de son ethnie, de sa religion, de sa nationalité ou de ses idées politiques par son propre pays ou par une milice armée a droit à l'asile, &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/politik/juristische-bewertung-die-grenze-der-fluechtlings-obergrenze-1.2828658-2&quot;&gt;souligne le Süddeutsche Zeitung&lt;/a&gt;. Et ce serait toujours le cas même après la suppression de l'article 16a de la constitution allemande.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le respect du droit d'asile n'obligeait pas cependant l'Allemagne aujourd'hui ou demain à l'accueil d'un million de réfugiés. C'est le résultat d'un choix politique. Angela Merkel a «&amp;nbsp;ouvert&amp;nbsp;» les portes de son pays aux réfugiés syriens en particulier pour pallier à la fermeture de frontières des pays de l'est de l'UE tels que la Hongrie de Orban et à l'impossibilité pour la Grèce et l'Italie d'accueillir tous ceux qui débarquent en Europe sur leurs côtes. Elle fait face également aux dérobades de ses pays partenaires, la France en premier lieu. L'Autriche qui a longtemps pratiqué également l'accueil des réfugiés au-delà de ses strictes obligations vient à son tour de «&amp;nbsp;lâcher&amp;nbsp;» Merkel en décidant d'accueillir au maximum 127500 demandeurs d'asile d'ici 2019.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ceci ne signifie pas pour autant que Vienne fait une croix sur les droits de l'Homme et le droit d'asile.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon les accords de Dublin en vigueur au début de la crise des réfugiés ces derniers doivent en effet demander l'asile dans le premier pays de l'UE qu'ils touchent après leur fuite. L'Allemagne -et l'Autriche- pourraient donc être fondées à y renvoyer ces derniers. Mais il est interdit d'initier des expulsions en chaîne qui finiraient par ramener les réfugiés dans le pays dont ils se sont enfuis. Un réfugié syrien ayant fui les perquisitions de l'état islamique ne pourrait être expulsé d'Autriche vers la Hongrie puis la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie pour finir par se retrouver renvoyé en Syrie. La cours européenne a jugé par ailleurs que les demandeurs d'asile ne peuvent être expulsé dans un état membre de l'UE dans lequel l'accueil est si défaillant qu'il ne garantit par un traitement «&amp;nbsp;digne&amp;nbsp;». Ce qui est le cas de la Grèce aujourd'hui.&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/ausland/fluechtlingskrise-wenn-deutschland-seine-grenzen-schliesst-a-1072951.html&quot;&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/ausland/fluechtlingskrise-wenn-deutschland-seine-grenzen-schliesst-a-1072951.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Der Spiegel on &amp;nbsp;line&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;a envisagé justement les conséquences éventuelles de la fermeture des frontières de l'Allemagne et de l'arrêt de la politique de la chancelière d'accueil des réfugiés. Après une opération «&amp;nbsp;commando&amp;nbsp;» pour bloquer les frontières par surprise afin de ne pas créer une panique qui précipiterait au contraire le flux des réfugiés vers l'Allemagne afin d'arriver avant la fermeture annoncée, les réfugiés seraient bloqués en Autriche qui les expulserait à son tour entraînant l'effet domino sur la Slovénie, la Serbie, la Croatie qui se calfeutreraient à leur tour.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Grèce serait le dernier domino et ferait face à une catastrophe humanitaire. Athènes est déjà dépassé par le nombre de migrants qu'elle recueille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les frontières fermées, la circulation des poids lourds et des véhicules particuliers serait bloquée au sein de l'UE, ou l'Allemagne exporte 70&amp;nbsp;% de sa production. Les coûts des transports internationaux routiers pourraient s'accroître de 3 milliards d'euros selon un expert de a fédération du commerce extérieur, tandis que nombre d'entrepreneurs pratiquant la production «&amp;nbsp;just-in-time&amp;nbsp;» verraient leur fournitures bloquées sur l'autoroute. Quelles que soient les mesures prises enfin pour bloquer le passage aux postes frontières, les réfugiés finiraient par trouver des voies de passage pour déjouer celles-ci.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un panorama peu reluisant qui explique aussi pourquoi Merkel n'a pas écouté les conseils de ses alliés de la CDU. Jusqu'ici.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Merkel à Ankara, cynisme et hypocrisie</title>
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    <pubDate>Tue, 20 Oct 2015 11:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Davutoglu</category><category>Erdogan</category><category>Merkel</category><category>réfugiés</category><category>Turquie</category>
    <description>&lt;p&gt;la visite express d'Angela Merkel en Turquie et les promesses faites à Erdogan de ranimer le processus d'adhésion à l'UE et de faciliter l'accès au visa en échange du contrôle des vagues de réfugiés par Ankara, déclenche l'avalanche des critiques&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La chancelière a fait irruption nolens volens deux semaines avant les élections dans la politique intérieure turque &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/europa/kommentar-die-grosse-krise-ihrer-kanzlerschaft-13863550.html&quot;&gt;constate le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Sa visite à Istanbul pour rencontrer le premier ministre Davutoglu puis à Ankara pour saluer Erdogan dans son palais était-elle le voyage le plus important de son mandat&amp;nbsp;? Le superlatif indique le côté dramatique de la situation et l'urgence de la realpolitik à laquelle l'Europe est contrainte, face à la plus importante migration depuis la guerre.&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: center; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; alt=&quot;Erdogan_recoit_Merkel_au_palais_d_Ankara.JPG&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Erdogan_recoit_Merkel_au_palais_d_Ankara_m.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;&lt;em&gt;Erdogan reçoit Merkel au palais. Ankara oct. 2015&lt;/em&gt;&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;Merkel veut répartir équitablement le poids des réfugiés en Europe, elle sera à l'inverse contrainte de partager le poids qui pèse sur le pays frontière qu'est la Turquie. La réanimation promise dimanche des négociations pour son adhésion à l'Union européenne ne font évidemment pas partie des priorités de la chancelière. Collision d'intérêts, contradictions morales, politiques, et du droit des peuples s'accumulent. «&amp;nbsp;Quel sera le prix de la coopération turque&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Merkel est confrontée à une telle pression en Allemagne sur la question des réfugiés qu'elle jette sans aucune retenue par dessus bord toutes les préventions qu'elle avait jusqu'ici contre la Turquie et Erdogan en particulier, &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://taz.de/Kommentar-Fluechtlingsdeal-mit-Tuerkei/!5239422/&quot;&gt;estime le correspondant à Istanbul du &lt;em&gt;Tageszeitung,&lt;/em&gt; J.Gottschlich.&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» Mais celui-ci fera payer cher toutes concessions et pas seulement argent comptant. Il attend également de la chancelière qu'elle soutienne sa politique en Syrie, en particulier en ce qui concerne l'instauration d'une zone de sécurité aérienne au nord de la Syrie afin de pouvoir combattre avec plus d'efficacité les Kurdes syriens et le PKK.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est encore plus caricatural que l'UE et l'Allemagne s'apprêtent à reconnaître la Turquie comme un pays «&amp;nbsp;sûr&amp;nbsp;» c'est à dire un état quasi-démocratique ne justifiant pas à priori de demande d'asile de ses citoyens alors qu'Erdogan ne tolère aucune remarque sur ses méthodes de gouvernement anti-démocratique, l'oppression massive de toute opposition et l'étranglement des libertés des médias y compris. «&amp;nbsp;Depuis le coup d'état militaire de 1980, le pays n'avait jamais été si incertain pour les Kurdes, mais aussi pour l'opposition laïque. Et le soutien à la guerre contre le PKK témoignerait d'une capitulation morale et&amp;nbsp;politique. Car cette politique de guerre ne précipite pas seulement la Turquie dans un tourment sans fin à l'intérieur, elle comporte aussi le risque de l'entraîner dans les tourbillons de la guerre civile en Syrie, tout en y déclenchant de nouvelles vagues de fugitifs.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; alt=&quot;Merkel_et_Erdogan.JPG&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Merkel_et_Erdogan_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;de&quot; style=&quot;line-height: 1.6; background-color: rgb(255, 255, 255);&quot; href=&quot;http://www.welt.de/debatte/kommentare/article147786303/Die-groessten-Heucheleien-in-der-Fluechtlingspolitik.html&quot;&gt;Le quotidien &lt;em&gt;die Welt &lt;/em&gt;pourtant plutôt favorable à la chancellerie&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.6; background-color: rgb(255, 255, 255);&quot;&gt; parle lui d'hypocrisie du voyage de la chancelière à Istanbul. Erdogan, Putin et Orban, considèrent l'Europe comme un géant économique chancelant, un nain politique et un vermisseau militaire et les dirigeants européens comme des hypocrites qui s'abreuvent de paroles cultivant leurs désirs et volonté sans mettre vraiment les mains dans la crise. Sur un point ils ont raison. &quot;Il est peut être indispensable de négocier avec la Turquie, realpolitik oblige, mais il est parfaitement hypocrite de lui demander de contrôler quelques 7000 kilomètres de côtes pour ne pas parler de ses frontières terrestres alors que l'Allemagne ne saurait contrôles les siennes, 3000 kilomètres environ. Angela Merkel s'inquiète des images traumatisantes de réfugiés passant la frontière à Passau. Mais ce qui se passe en Turquie ne l'intéresse pas. C'est aussi simple que ça.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La presse turque n'est pas en reste d'ailleurs. «&amp;nbsp;la plupart des analystes estiment que la visite de la chancelière s'explique d'abord par des impératifs de politique intérieure, en raison des pressions qu'elle subit avec la crise des réfugiés,&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.hurriyetdailynews.com/merkels-visit-strikes-cynical-chord-in-turks.aspx?pageID=449&amp;amp;nID=90078&amp;amp;NewsCatID=416&quot;&gt; commente Hurriyet daily news&lt;/a&gt; . Merkel obtiendra peu d'Ankara au bout du compte, si l'UE n'ouvre pas ses coffres et ses portes à la Turquie, et c'est Erdogan qui tirera le bénéfice politique de sa visite. Il ne perdra pas l'occasion de répéter «&amp;nbsp;vous voyez comment ils frappent à notre porte comme des moutons quand ils sont besoin de nous&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il n'y a malheureusement pas d'alternative crédible aux négociations d'urgence avec les despotes, &amp;nbsp;&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.berliner-zeitung.de/politik/kommentar-zu-putin--erdogan-und-co--verhandlungen-sind-erfolgreicher-als-kriege,10808018,32179458.html&quot;&gt;commente quant à lui le Berliner Zeitung&lt;/a&gt;. &quot;La visite de Merkel à Ankara dimanche pour rencontrer Erdogan revient à valoriser un autocrate, assènent les critiques&quot;. Et Erdogan est effectivement un partenaire peu reluisant. Merkel veut gagner son concours dans la crise des réfugiés et pour une solution politique en Syrie. «&amp;nbsp;Mais elle va surtout à sa rencontre en raison de la crise des réfugiés et de la pression à laquelle elle est soumise.&amp;nbsp;» La Turquie est le principal pays de transit vers l'Europe et sans elle il n'est pas de solution à la crise. L'Allemagne met ses principes de côté par intérêt propre. S'ajoutent au voyage à Ankara, au palais d'Erdogan, les voyages du ministre des affaires étrangères Franck-Walter Steinmeier (SPD) en Iran en Arabie saoudite&amp;nbsp;; les négociations envisagées avec Assad -un dictateur qui tue nombre de gens de son propre peuple avec des barils d'explosifs et des armes chimique&amp;nbsp;; le recours à la médiation de Poutine, après les aventures de l'Ukraine et de la Crimée...tout cela fait beaucoup et donne à réfléchir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au nom de l'objectif commun d'en finir avec l'état islamiste et la guerre en Syrie, le réalisme politique n'implique-t-il pas l'arbitraire dans le domaine des droits de l'homme&amp;nbsp;? L'ouest ne doit-il pas faire contre mauvaise fortune bon cœur face aux bourreaux, tant que les objectifs de politique étrangères peuvent être identiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui et non. D'un côté Il faut pouvoir s'arranger, même avec Assad. Car la solution de la force est censée avoir fait faillite depuis le renversement de Saddam Hussein et ses suites. Mais il n'en faut pas moins critiquer les atteintes aux droits de l'homme et les sanctions sont toujours un recours possible, y compris contre les les partenaires de négociations. L'expérience des dernières années montre que les négociations sont préférables que la guerre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire également mon billet: &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/10/05/Merkel-Erdogan&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Réfugiés, Merkel se troune vers Erdogan&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Réfugiés: Merkel se tourne vers Erdogan</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/10/05/Merkel-Erdogan</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Oct 2015 18:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Bavière</category><category>Erdogan</category><category>Merkel</category><category>Münich</category><category>réfugiés</category>
    <description>&lt;p&gt;Angela Merkel recommencerait si c'était à refaire. Les réfugiés&amp;nbsp;fuient une situation&amp;nbsp;insupportable et doivent être &quot;les bienvenus&quot;. Mais la chancelière fait face&amp;nbsp;à une volée de critique dans son propre camp&amp;nbsp;et&amp;nbsp;compte sur la Turquie pour maitriser le flux des migrants. Mais les exigences d'Erdogan ne sont pas minces.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La chancelière n'a jamais été soumise à une telle pression au cours des dix dernières années, &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/tuerkei-und-fluechtlingskrise-erdogan-nennt-bruessel-seinen-preis/12404434.html&quot;&gt;estime le quotidien berlinois Tagesspiegel (5/10/2015)&lt;/a&gt;. La résistance ouverte à sa politique à l'égard des réfugiés, affichée par Horst Seehofer et la CSU bavaroise n'est même plus son premier souci. «&amp;nbsp;On s'inquiète à la chancellerie du manque de soutien croissant au sein de son propre parti la CDU et de la chute rapide dans les sondages d'opinion de celle qui en était jusqu'ici la reine.&amp;nbsp;» &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.deutschlandfunk.de/fluechtlingspolitik-sich-jetzt-wegzuducken-und-zu-hadern.868.de.html?dram:article_id=332881&quot;&gt;Merkel a certes ré-affirmé dans un interview à Deutschlandfunk&lt;/a&gt; ne rien regretter dans sa politique d'ouverture des frontières de l'Allemagne à 800 000 réfugiés, priorisant les demandeurs d'asiles venus de Syrie. «&amp;nbsp;Je prendrais la même décision aujourd'hui c'est ce qui compte&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La chancelière a rendu un hommage appuyé à tous ceux qui ont accompli la tâche gigantesque d'accueillir les réfugiés, Les autorités responsables, les volontaires, les bénévoles, «&amp;nbsp;tous ceux qui ont ait face à des situations tout à fait inhabituelles. «&amp;nbsp;Un remerciement qui va tout d'abord à la Bavière qui porte la charge principale de l'arrivée des convois, insiste-t-elle. Je crois que l'on doit dire soyez les bienvenus à tous ceux qui ont du fuir une situation insupportable. C'est ce qu'on fait nos concitoyens. Les images qui ont fait le tour du monde étaient celles de la gare de Münich, ou les réfugiés ont été accueillis avec coeur.&amp;nbsp;» Au passage la chancelière fait la leçon à Seehofer&amp;nbsp;! Münich, la capitale de la Bavière, est gouvernée par un maire SPD&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Merkel a cherché en même temps a rassurer ceux qui ont la charge d'accueillir les réfugiés dans les Länder et estiment -qu'ils soient responsables de la CDU, de la CSU ou du SPD- que les limites justement sont atteintes voire dépassées. Merkel a promis des mesures pour réduire l'afflux des réfugiés, et en particulier le renfort des frontières extérieures de l'UE qui passe par un accord renforcé avec la Turquie d'Erdogan. Mais les exigences d'Ankara à ce propos ne sont pas minces, note le &lt;em&gt;Tagesspiegel&lt;/em&gt; berlinois. Le premier ministre turc Davutoglu reproche d'abord à Bruxelles de proposer des crédits d'aide à l'accueil des réfugiés, qui proviendraient des fonds d'aide de Bruxelles à l'adhésion de la Turquie à l'UE. «&amp;nbsp;Bref de donner d'une main ce que l'on retire de l'autre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; alt=&quot;erdogan2.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/erdogan2.jpg&quot; /&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 1.6;&quot;&gt;Ankara voudrait également avoir le feu vert des Européens pour constituer au nord, aux frontières de la Syrie, une &quot;zone d'exclusion aérienne&quot; sous surveillance de la coalition, afin de protéger les futurs camps qui pourraient accueillir des réfugiés de retour d'Europe. La Turquie envisagerait de constituer ainsi trois&amp;nbsp;villes «&amp;nbsp;containers&amp;nbsp;» de 100 000 habitants. Mais le scepticisme des européens à ce égard a été encore renforcé par l'intervention des avions russes qui rend un tel projet quasi impossible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Turquie s'insurge ensuite contre les projets européens de venir choisir dans les camps de réfugiés ceux qui pourraient être accueillis en Europe. «&amp;nbsp;Une sélection basée sur la formation et la religion jugée inhumaine&amp;nbsp;». Ankara insiste par ailleurs sur l'allègement par les Européens de la délivrance des visas pour les voyageurs turcs. «&amp;nbsp;Le propos de la Turquie étant d'obtenir leur suppression.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;La Turquie accueille jusqu'à 2 millions de réfugiés sur son sol et se considère donc comme un modèle sur le plan humanitaire.&amp;nbsp;» Mais dans le même temps les affrontements font rage à l'est de la Turquie, dans la région kurde. Les images du corps d'un jeune kurde -le beau-frère d'une parlementaire du parti HDP- traîné par un véhicule blindé ont fait scandale sur les réseaux sociaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La reconnaissance de la Turquie comme un &quot;état sûr&quot; dans lequel peuvent être renvoyés les demandeurs d'asile devient d'autant plus difficile. Certains états européens font valoir leur opposition d'autant plus que le nombre de demandeurs d'asiles kurdes en provenance de Turquie est élevé. La situation sur le terrain du conflit en Syrie même complique encore les relations d'Ankara avec Bruxelles. Erdogan critique l'aide accordé aux &quot;milices kurdes&quot; dans la lutte contre l'état islamiste au moment ou Ankara fait feu contre les combattants du PKK, lié aux forces kurdes syriennes qui combattent en première ligne contre l'Ei avec l'aide de la coalition et des USA.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Turquie deviendra-t-elle l'allié privilégié que souhaite Merkel dans la crise des réfugiés?&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Allemagne-Grèce cacophonie sur le 3è plan</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/08/14/Allemagne-Gr%C3%A8ce-cacophonie-sur-le-3%C3%A8-plan</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Aug 2015 19:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>croissance</category><category>privatisations</category><category>Schäuble</category><category>Tsipras</category><category>épargne</category>
    <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Bouée de sauvetage ou Guillotine&amp;nbsp;» titre le Tagesspiegel berlinois (12/08/15) à propos du 3ème plan «d’aide» négocié par Athènes et les institutions (Commission, BCE, FMI MSE ?). La Grèce n’a jamais été si proche du gouffre avec le gouvernement «&amp;nbsp;sans perspective&amp;nbsp;» de Syriza.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le &quot;Grexit&quot; menace si les négociations échouent. Tsipras le sait. La grande majorité des électeurs ne lui pardonnerait pas. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il est donc prêt à jeter toutes ses promesses électorales par dessus bord, poursuit le quotidien berlinois. Mais on peut douter qu’il mette en œuvre les réformes, contre-partie du nouveau plan d’aide. Il décrit lui même celui-ci comme un mauvais accord qui lui a été imposé. Ce plan ne passera d’ailleurs au parlement d’Athènes qu’avec l’aide de l’opposition, son propre parti est à la veille d’une scission. Tsipras joue avec la perspective de nouvelles élections ce qui serait le contraire de ce que la Grèce nécessite actuellement, la stabilité et la continuité.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» &lt;img alt=&quot;schauble.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.schauble_m.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;schauble.jpg, août 2015&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Ce plan d’aide n’en est pas un c’est un plan d’épargne&amp;nbsp;», commente le Süddeutsche Zeitung (12/08/15). La Grèce doit tailler dans ses dépenses, dans les retraites et vendre ses biens. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nombre d’obligations auxquelles doit se plier Athènes pour obtenir de nouveau milliards de crédits sont justifiées et urgentes. Mais elle ne réaliserons en rien une seule chose, la croissance&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Or ce dont la Grèce &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/griechenland-pruefen-was-moeglich-ist-1.2607624&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;a besoin poursuit le quotidien de Münich n’est pas une plan d’épargne&lt;/a&gt; mais un programme de réformes qui indique une claire perspective de croissance. Avec un surcroît d’épargne les objectifs budgétaires ambitieux des créditeurs ne seront pas atteints.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Athènes a besoin de réformes de structures, d’une administration de ses finances efficace, et d’autorité fiscale indépendante et d’un assurance chômage moderne. Et pourtant qu’impose-t-on à la Grèce sous la pression de ses partenaires européens? L’augmentation de la TVA. La meilleur façon d’éliminer tout germe de croissance&amp;nbsp;&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout dépend des investissements futurs en Grèce. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Mais qui s’y aventurera avec un gouvernement dégradé au rang de receveur d’ordre? Qui va risquer son argent alors que la menace du Grexit est une option toujours sur la table? Qui fera confiance à un pays dont la dette est insoutenable? Qui veut réellement maintenir la Grèce dans la zone euro doit réellement l’aider. Et l’effacement de la dette fait partie du lot. C’est la seule façon de permettre la croissance.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais l’effacement de la dette est encore un «interdit» à Berlin. Merkel a promis à ses électeurs que le sauvetage de la Grèce ne leur coûterait pas un cent. Schäuble prétend de son côté qu’un effacement de la dette est interdit par les traités au sein de l’Eurozone -d’ou sa solution le «Grexit». L’Allemagne se retrouve donc en quelque sorte dans une impasse. Merkel, Schäuble et les députés de l’Union chrétienne exigent la participation du FMI au futur plan de sauvetage -certains députés en font la condition de leur vote au Bundestag. Le FMI quant à lui ne veut pas s’engager dans une nouveau crédit astronomique de plus de 80 milliards si la dette de la Grèce n’est pas substantiellement réduite. Faute de quoi il juge celle-ci insupportable et mettant en cause la viabilité même du 3è plan.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais Berlin ne peut imposer ses quatre volontés au FMI, comme à Bruxelles. Merkel trouvera-t-elle une solution de dernière minute, lui permettant de faire voter le plan d’aide au Bundestag, même sans la participation du FMI à celui-ci? Jusqu’à la réunion de l’Eurogroupe de ce vendredi le gouvernement allemand ne semblait pas sur la même longueur d’onde. Merkel gardait le silence selon sa tactique de gouvernement préféré. Schäuble faisait connaître un commentaire critique radical de l’accord signé à Athènes entre le gouvernement grec et les «institutions» laissant présager un blocage de Berlin lors de la réunion de l’Eurogroupe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le vice-chancelier Sigmar Gabriel (SPD) s’insurgeant de son côté contre l’attitude de Schäuble ne représentant pas selon lui la politique du gouvernement, et se félicitant du texte signé à Athènes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le texte du ministère des finances, s’il n’est pas la position du gouvernement allemand et de la chancelière, est en tout cas abondamment diffusé et commenté dans la presse comme la position de Berlin. «L’Allemagne s’isole encore avec ses critiques radicales de points de l’accord», note le Süddeutsche Zeitung, quotidien de Münich.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Celles-ci visent d'abord la soutenabilité de la dette. Le ministère des finances allemand (BMF) demande au FMI s’il pose les mêmes conditions que le mécanisme de stabilité de l’euro -dirigé par l’Allemand Klaus Regling- et à quel niveau il serait prêt à participer au 3è plan de sauvetage. La directrice du FMI, Christine Lagarde aurait assuré que les 16 milliards d’aide de la tranche d’aide précédente restaient disponibles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le BMF s’inquiète également de la rapidité avec laquelle le fonds de privatisation -une idée de Schäuble- réalisera les premières privatisations et estime insuffisante la «Task-Force» évoquée dans le texte d’Athènes qui doit en faire la liste. Les objectifs d’équilibre budgétaire avant paiement de la dette ne sont que partiellement remplis selon Berlin, d’autant que les ratios ont été considérablement allégés par rapport aux exigences précédentes des créditeurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le planning d’échéances auxquelles seront vérifiées l’application des réformes du marché du travail et des prestations sociales n’est pas complet non plus. Alors que celles-ci conditionnnent le versement des aides à Athènes. Les compensations pour les réductions de retraite jugées inconstitutionnelles par la cours d’Athènes et qui devront être remboursées à leurs titulaires ne sont pas définies -on notera au passage le sérieux des réformes exigées par les «&amp;nbsp;institutions&amp;nbsp;», dont Athènes est obligé ensuite de dédommager les victimes...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toutes ces critiques servent à justifier une attitude attentiste de l’Allemagne qui consisterait à refuser le bénéfice du 3è plan d’aide à Athènes et de verser les fonds nécessaires par tranches, après vérification de l’avancée et de la réalisation du plan de réformes. Un calcul qui ne ferait que prolonger l’incertitude sur la stabilité d’Athènes au sein de la zone euro, laissant ouverte la solution du Grexit, chère à Schäuble.&lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>Grèce, Le FMI &quot;torpille&quot; les négociations</title>
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    <pubDate>Mon, 15 Jun 2015 09:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Athènes</category><category>FMI</category><category>Jüncker</category><category>Tsipras</category>
    <description>&lt;p&gt;Si l'on en croit le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/spannungen-zwischen-eu-kommission-und-iwf-in-schuldenkrise-13645504.html &quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;le FMI « torpille » les négociations actuelles&lt;/a&gt; entre la Grèce les «&amp;nbsp;Institutions&amp;nbsp;» et Bruxelles. Le fonds monétaire refuserait en effet, selon le quotidien de Francfort, le compromis proposé par J.C Jüncker.&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;En alternative à la réduction des retraites et à l'augmentation de la TVA sur l'électricité, mesures auxquelles le gouvernement Tsipras s'oppose frontalement depuis le début des pourparler, Jüncker proposerait d'épargner des sommes équivalentes en réduisant le budget militaire de la Grèce. Une flexibilité hors de propos pour le FMI qui campe sur les mesures qu'il veut imposer.&lt;img alt=&quot;lagarde.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.lagarde_m.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;lagarde.jpg, juin 2015&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/schuldenkrise-eu-kommission-bricht-gespraeche-mit-athen-ab-1.2520290&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Selon le Süddeutsche Zeitung, quotidien de Münich&lt;/a&gt;, la Grèce pourrait épargner pourtant 200 à 400 millions d'euros chaque année en adoptant cette politique de compression des dépenses d'armement.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Cela semble d'autant plus raisonnable que les dépenses d'Athènes en ce domaine sont hors de proportion. Comparées aux ressources du pays elles se situent au second rang, derrière celles de la Grande Bretagne, au sein de l'Union européenne.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Les représentants du FMI auraient quitté brutalement les négociations à Bruxelles jeudi 11 juin et fait leur valise pour Washington, parce qu'ils refusent de tels échanges entre le budget des retraites et celui de l'armée, contrairement aux propositions de Bruxelles.&lt;br /&gt;
Les négociations reprises dimanche 14 juin après midi auraient tourné court pour les mêmes raisons le FMI avançant à nouveau les exigences de réduction des retraites et de hausse de la TVA dont ils savent qu'elles sont inacceptables pour le gouvernement Tsipras.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Les représentants du Fonds assureraient n'être pas mandatés pour négocier des compensations telles que les proposent Jüncker. Un représentant du gouvernement grec à Bruxelles renchérit&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/06/15/ http://www.zeit.de/wirtschaft/2015-06/schuldenstreit-griechenland-eu-kommission-verhandlungen-abgebrochen&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; en assurant selon die Zeit &lt;/a&gt;que ces derniers ont fait étalage de leur inflexibilité et de leur arrogance, les négociations n'ayant pas duré plus de 45 mn, en raison de leur attitude.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Le fonds monétaire a démenti samedi les informations du Frankfurter Allgemeine Zeitung sur le «&amp;nbsp;torpillage&amp;nbsp;» du compromis proposé par Bruxelles à Athènes. Mais le quotidien de Francfort n'en assure pas moins que Christiane Lagarde en personne a téléphoné à Angela Merkel pour bloquer l'éventualité d'un accord de compromis sur un «&amp;nbsp;surplus primaire&amp;nbsp;» du budget grec à 0,8&amp;nbsp;% au lieu des 1&amp;nbsp;% proposé actuellement, mettant à nouveau des battons dans les roues de Jüncker.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;«&amp;nbsp;C'est un vrai paradoxe, confie un négociateur au Frankfurter Allgemeine, qu'un institution qui ne représente aucun peuple décide en fin de compte de l'avenir de l'Europe.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Tsipras et Merkel jouent la détente</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/03/24/Tsipras-et-Merkel-jouent-la-d%C3%A9tente</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Mar 2015 19:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Détente dans les relations entre la Grèce et l'Allemagne&amp;nbsp;», titre le &lt;em&gt;Tagesspiegel&lt;/em&gt; berlinois. Une annonce qui correspond bien à la tonalité de la rencontre entre Tsipras et Merkel à Berlin lundi 23 mars qui s'est prolongée très tard dans la nuit.&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.zeit.de/politik/deutschland/2015-03/alexis-tsipras-merkel-treffen-berlin&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;L'hebdomadaire die Zeit&lt;/a&gt; souligne de son combien les discussions, pendant cinq heures, ont permis d'examiner la situation de la crise en détail, «&amp;nbsp;en confiance et dans une atmosphère constructive&amp;nbsp;». Une impression qui tranche avec les tensions nées de la victoire électorale de Syriza.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Lors de la conférence de presse précédant le dîner réunissant la chancelière et le premier ministre,&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Tsipras n'a pourtant renié aucune de ses idées forces. Mais il a soigneusement désamorcé les polémiques des ces dernières semaines qui avaient fait monter la pression entre les deux pays. Des caricatures de Schäuble en nazi, à la polémique sur le doigt d'honneur de Varoufakis à l'Allemagne. Il a proposé à Merkel de tordre le coup aux stéréotypes qui ont fleuri ces derniers mois dans les deux pays. «&amp;nbsp;Les Grecs ne sont pas plus paresseux que les Allemands ne sont coupables erreurs et des maux de la Grèce.&amp;nbsp;»&lt;img alt=&quot;MerkelTsipras.JPG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/MerkelTsipras.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;MerkelTsipras.JPG, mar. 2015&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Merkel a souligné quant à elle sa volonté de travailler en confiance avec le gouvernement grec, dans le cadre des réformes indispensables pour que la Grèce retrouve son dynamisme économique. Rien de neuf, mais un ton différent de celui de son ministre des finances, Wolfgang Schäuble -qui donne souvent l'impression que la sortie de la Grèce de la zone euro est le seul horizon.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Le premier ministre grec n'en a pas moins réaffirmé de son côté, en termes mesurés, que les programmes d'aides infligés à la Grèce ces dernières années lui ont infligé d'énormes dégâts sociaux. Le nouveau gouvernement qu'il dirige est par conséquent a-t-il répété à définir de nouvelles priorités dans l'application des programmes en cours, dont l'UE fait dépendre son aide financière.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;La chancelière est resté en retrait sur toutes ces questions, insistant surtout&amp;nbsp; sur le fait que ce n'est pas l'Allemagne qui décide des mesures de la zone euro, mais les pays qui constituent celle-ci.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Tsipras a souligné également la volonté de voir reconnues par l'Allemagne ses dettes vis à vis de la Grèce, remontant à l'occupation nazie. Mais il a pris soin de souligner qu'elle n'avaient pas de rapport avec les mesures débattues avec Bruxelles en ce qui concerne la crise. Il a souligné qu'il s'agissait avant tout de réparations relevant de l'éthique et non de dédommagements matériels, démentant les affirmations sur la saisie de biens Allemands à Athènes -tels que les bâtiments du Goethe Institut. Tsipras a condamné également les caricatures et amalgames d'aujourd'hui avec le nazisme, qu'elle proviennent du journal de son parti ou de l'hebdomadaire der Spiegel dont la une croque cette semaine Merkel au milieu d'officier de la Wehrmacht occupant Athènes...&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Merkel a répété quant à elle que la question des réparations est considérée comme close, par l'Allemagne, mais elle a souligné combien les cruautés de l'occupation nazie endurée par la Grèce devaient être reconnues à leur juste mesure par les Allemands aujourd'hu i.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Mais on ne brise pas facilement les stéréotypes, ils sont collants, &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/03/24/ http://www.tagesspiegel.de/politik/alexis-tsipras-bei-angela-merkel-in-berlin-eine-deutsche-ehrensache/11545332.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;note le Tagesspiegel&lt;/a&gt;. «&amp;nbsp;Les Allemands se sont confortablement installés dans leur image nationale mise en vedette ces dernières semaines qui tranche avec celle des voisins grecs détestables&amp;nbsp;». L'assurance d'être à nouveau le chef de l'Europe garant de l'ordre dans un monde chaotique se renforce. Parce que nous sommes différents de «&amp;nbsp;ceux-là en bas&amp;nbsp;»...&amp;nbsp;»Nous sommes disciplinés économes comme les Souabes, sérieux parce que nous ne mentons pas, (même pas à la télévision) nous vivons dans un bien être mérité , tandis que les gens du Sud sombre dans la misère dont ils sont eux même coupables&amp;nbsp;». L'argent et l'ordre, sont les nouveaux piliers de la fierté nationale allemande. «&amp;nbsp;Cela à l'avantage de nous débarrasser de nos mauvaises consciences, politique et historique.»&lt;/p&gt;</description>

    

          <comments>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/03/24/Tsipras-et-Merkel-jouent-la-d%C3%A9tente#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Pourquoi Bruxelles rejette la taxe autoroutière allemande</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/12/16/Pourquoi-Bruxelles-rejette-la-taxe-autorouti%C3%A8re-allemande</link>
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    <pubDate>Tue, 16 Dec 2014 16:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;La commissaire
Violeta Bulc, responsable des transports de la commission européenne
a renvoyé au ministre des transports allemand Alexander Dobrindt
(CSU bavaroise) sa copie sur la taxe autoroutière, qui devrait
entrer en vigueur en 2016. &lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Tous les automobilistes devraient l'acquitter. Elle devrait rapporter 3,7 milliards d'euros aux finances publiques. Mais afin de ne pas
charger inconsidérément  les Allemands qui acquittent déjà un
impôt (Kfz Steuer)  pour circuler avec leur véhicule, la taxe
autoroutière en serait déduite, réduisant ainsi le montant de
l'impôt qu'ils acquittent annuellement. Cette déduction est estimée
au total à  3 milliards d'euros. Le bénéfice de la taxe
autoroutière serait donc finalement de 700 millions d'euros
seulement pour les fonds publics, pour l'entretien des
infrastructures et des autoroutes.
&lt;img title=&quot;Verkehrsschild-Maut.jpg, déc. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Verkehrsschild-Maut.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Verkehrsschild-Maut.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;C'est exactement ce
calcul qui fait dire à Bruxelles que le projet de taxe autoroutière
contrevient aux règles de l'Union européenne parce qu'elle crée
une «&amp;nbsp;discrimination indirecte&amp;nbsp;» et s'appliquerait en
fait  aux seuls automobilistes étrangers -qui ne la récupéreront
pas eux, à la différence des Allemands.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;La commissaire Bulc
critique également le montant de la taxe autoroutière, soit 22
euros pour deux mois, 10 euros pour dix jours, 130 euros pour un an.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;La taxe autoroutière
est à l'origine une «&amp;nbsp;trouvaille&amp;nbsp;» de la CSU bavaroise,
pour animer sa campagne électorale, lors des élections  régionales
de septembre 2013. Elle visait en effet à faire payer les
automobilistes étrangers qui profitent des autoroutes allemands sans
rien payer alors que les Allemands qui partent en voyage en France
par exemple, doivent acquitter les péages sur les autoroutes. Un
argument qui faisait mouche, approuvé selon les sondages et la CSU
par 88&amp;nbsp;% des électeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Rejetée par la CDU
d'Angela Merkel -entre autres parce qu'elle était contraire aux
règles en vigueur dans l'UE- elle a finalement été intégrée dans
la plate-forme du gouvernement Merkel CDU/CSU/SPD après son
extension à l'ensemble des automobilistes, et la réduction du Kfz
Steuer pour les Allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Le ministre
Alexander Dobrindt assure que le rejet de Violeta Bulc relève de la
précipitation, de l'incompétence sans avoir en main la dernière
version de son projet qu'il compte bien faire adopter au
gouvernement. La commissaire Bulc assure de son côté que le
courrier critiquant le projet était une lettre «&amp;nbsp;personnelle&amp;nbsp;»
adressée à Dobrindt.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Le député vert
allemand Michael Cramer qui préside la commission infrastructures et
transports à Bruxelles soupçonne Berlin d'avoir communiqué la
lettre de Bruxelles au quotidien populaire Bild qui l'a rendue
publique en premier. «&amp;nbsp;La stratégie de la CSU est limpide,
confie-t-il au quotidien Tagesspiegel, elle pourra dire plus tard
qu'elle a tout fait pour faire adopter la taxe autoroutière, mais
que la «&amp;nbsp;mauvaise&amp;nbsp;» UE l'en a empêché&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Juncker, l'élection du parlement européen et la fin de &quot;Merkiavelli&quot; (selon le Tageszeitung)</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/06/03/L-%C3%A9lection-du-parlement-europ%C3%A9en-et-la-fin-de-Merkiavelli%2C-selon-le-Tageszeitung</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Jun 2014 17:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>&lt;p&gt;L'élection du parlement européen
devait être le couronnement de la démocratie en Europe, les
électeurs élisant du même coup le président de la commission
européenne. &lt;/p&gt;    Ce qui se passe depuis a encore dégradé la confiance déjà restreinte dont bénéficiait le
parlement et le vainqueur de l'élection Jean Claude Juncker.
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La faute en revient aux chefs d'état
et de gouvernement qui se sont réunis aussitôt et le laissent tomber
au lieu de le féliciter  et d'en faire leur candidat à la
présidence de la commission -comme promis dans la campagne
électorale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La chancelière tient selon les
commentaires des médias un rôle particulièrement désastreux. Elle
a joint ses efforts à ceux de Cameron pour éviter la présidence
de Juncker, refusant un vote qui aurait pu le conforter et menaçant
même d'opposer son veto.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La crainte de la sortie de la
Grande-Bretagne de l'UE, comme l'explique Merkel n'en est pas la
seule cause. Un axe Londres-Berlin se cache derrière ce choix qui
tient l'EU en otage depuis des années, &lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Kommentar-EU-Streit-um-Juncker/!139582/&quot;&gt;&lt;ins&gt;commente le Tageszeitung berlinois dans son édition de mardi 3 juin&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. Qu'il s'agisse du budget de
l'UE, du traité de libre-échange avec les USA, ou des questions
d'espionnage. Le seul souci de Merkel-Cameron est de faire triompher
leur politique libérale contre le parlement européen.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Merkel a certes apporté son appui à
Juncker lors de la «&amp;nbsp;journée des catholiques&amp;nbsp;». Mais
cela reste trop vague et bien trop tardif.  Elle recherche un
compromis, ce qui veut dire que l'avis de Cameron qui ne bouge pas
d'un pouce reste pour elle le principal.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le sociologue Ulrich Beck a baptisé la
chancelière «&amp;nbsp;Merkiavelli&amp;nbsp;» pendant la crise de l'euro.
Elle joue froidement les pièces de son jeu d'échec les uns contre
les autres, pour apparaître en fin de compte comme le grand
vainqueur. Peut être parce que toutes les décisions importantes
sont prise derrière les coulisses.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais c'est du passé. Merkiavelli est
sous la pression du parlement européen et d'une nouvelle opinion
publique attentive. Chaque retournement est observé avec attention.
Il faut maintenant briser le pouvoir dominant de la commission et
imposer enfin la démocratie en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Un voeu qui semble avoir aussitôt été suivi d'effet.  &lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.MerkelJuncker_m.jpg&quot; alt=&quot;MerkelJuncker.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;MerkelJuncker.JPG, juin 2014&quot; /&gt;Après avoir freiné des quatre fers la candidature de Juncker, la chancelière&amp;nbsp; déclarait lundi 2 juin: &quot; je fais tout mon possible  dans les discussions en cours afin que Jean Claude Juncker obtienne la majorité nécessaire au conseil afin d'être élu président de la commission européenne&quot;. Ce qui pourrait signifier qu'il soit élu contre la volonté de Cameron. Les  sociaux démocrates allemands, membres de la grande coalition au pouvoir à Berlin, se félicitent que Merkel ait changé de point de vue &quot;sous la pression du SPD&quot; et soutienne maintenant la candidature de Juncker &lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Merkel-fuer-Juncker-und-gegen-Cameron/!139648/&quot;&gt;, &lt;ins&gt;souligne le Tageszeitung dans l'édition à paraître ce mercredi&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;.
&quot;Il est inadmissible que Cameron se soit arrogé un droit de veto&quot;, afin de  remettre en cause le vote des électeurs du 25 juin, insiste Yasmin Fahimi, secrétaire du SPD. Soutenir Juncker aujourd'hui ne lui parait pas être contradictoire avec la campagne des sociaux-démocrates européens, dont le candidat, Martin Schulz, était présenté comme l'aternative au libéralisme conservateur de la droite libérale du parlement européen et de son candidat Jean-Claude Juncker! Celui-ci doit proposer selon elle un programme qui soit acceptable pour les sociaux-démocrates afin d'être élu. Les banques devront être tenues en laisse, les paradis fiscaux mis hors d'état de nuire et un programme social adopté pour lutter contre le chômage des jeunes.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Erdogan en campagne à Cologne rassemble partisans et adversaires...</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/05/26/Erdogan-en-campagne-%C3%A0-Cologne-rassemble-partisans-et-adversaires...</link>
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    <pubDate>Mon, 26 May 2014 01:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Officiellement le premier ministre turc
Tayeb Erdogan est venu samedi 24 mai&amp;nbsp; à Cologne fêter le dixième anniversaire de
l&quot;union des démocrates turcs d'Europe&quot; (UET), que soutient son parti,
l'AKP.  Il a tenu en fait dans la capitale rhénane,  son meeting de
campagne pour les élections du président de la république qui se
dérouleront en Turquie en août prochain,1 million d'électeurs
turcs résident en Allemagne.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Erdogan est donné favori pour les
présidentielles, même s'il n'a pas encore annoncé officiellement
sa candidature -le président en fonction, Abdullah Gül, fait figure
également de candidat potentiel.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;15000 de ses partisans sont venus
l'ovationner dans la «&amp;nbsp;Lanxess-Arena&amp;nbsp;». &lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Erdogan1.JPG&quot; alt=&quot;Erdogan1.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Erdogan1.JPG, mai 2014&quot; /&gt;Tandis que 30000
manifestants, Turcs et Kurdes venus d'Allemagne mais aussi de
plusieurs pays voisins l'ont conspué.  «&amp;nbsp;Erdogan est un
dictateur&amp;nbsp;» &lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Erdogan-in-Koeln/!139121/&quot;&gt;
&lt;ins&gt;affirmait une femme citée par le quotidien berlinois &lt;em&gt;die Tageszeitung&lt;/em&gt;&lt;/ins&gt;.&lt;/a&gt;
«&amp;nbsp;Il est responsable de la mort de nos collèges&amp;nbsp;»,
poursuivait-elle en se référant aux 300 mineurs de la mine de Soma
-&lt;em&gt;le parti d'Erdogan, s'est opposé au parlement à l'ouverture d'une
enquête sur les conditions de sécurité dans la mine, un mois avant
l'accident, ndr.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Une accusation qui s'ajoute aux démêlés
récents d'Erdogan avec les médias, la police et la justice après
les révélations sur les «&amp;nbsp;affaires&amp;nbsp;» et la corruption à
laquelle il serait mêlé ainsi  que son fils, et aux affrontements
avec les manifestants du parc Gezi à Taksim, au cœur d'Istanboul.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Erdogan a répété à Cologne que tout
cela n'est que le fruit du complot des médias, des dirigeants
politiques étrangers qui jalousent en fait les succès de la
Turquie (&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/30/Gauck-fait-la-le%C3%A7on-%C3%A0-Erdogan&quot;&gt;&lt;ins&gt;voir mon billet Gauck fait la leçon à Erdogan&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;...) et du mouvement populaire islamiste
«&amp;nbsp;Gulen&amp;nbsp;» qui s'est  retourné contre son parti, l'AKP,
après avoir assuré son succès. Avec assurance, rejetant
l'arrogance des pays européens à l'égard de la Turquie, Erdogan a
souligné à Cologne sous les ovations de ses partisans, que
l'Allemagne est certes le numéro un en Europe avec 0,8&amp;nbsp;% de
croissance. Pourtant a-t-il poursuivi, même si «&amp;nbsp;je ne peux
pas encore l'assurer notre économie elle va vraisemblablement
afficher une croissance de 4&amp;nbsp;%.»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Erdogan_m.jpg&quot; alt=&quot;Erdogan.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Erdogan.JPG, mai 2014&quot; /&gt;On dit qu'Erdogan est un
dictateur assure Esma Burunsuz, 21 ans
&lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/fotostrecke/erdogan-fans-in-koeln-wir-lieben-dich-fotostrecke-114925-3.html&quot;&gt;&lt;ins&gt;dont les propos sont rapportés par &lt;em&gt;der Spiegel&lt;/em&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/a&gt;. Mais en Turquie nous
avons la liberté d'opinion. Un peu trop à  mon avis  d'ailleurs.
L'interdiction de Twitter par exemple était juste. Tout le monde s'y
précipite pour charger Erdogan et sa famille.  Cela devrait être
interdit. Maintenant on peut retrouver les traces de ceux qui
écrivent le pire sur Erdogan et je trouve ça normal.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;J'aime Erdogan par dessus tout.
Il construit des écoles en Turquie qui son plus modernes que nombre
d'écoles en Allemagne. Dans bien des établissements, les élèves
apprennent avec des Ipad qu'il n'y a pas ici. Je crois que les gens
en Allemagne sont jaloux d'Erdogan  et c'est pour ça qu'ils le
critiquent.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Erdogan n'a pas manqué de fustiger les
médias allemands, la presse, dont der Spiegel qui avait titré l'une
de ses unes des mots d'un mineur de Soma «va au diable Erdogan&amp;nbsp;».
Le maire de Cologne s'était inquiété de la «&amp;nbsp;provocation&amp;nbsp;»
du premier ministre tenant meeting de campagne en Allemagne, quelques
jours après la catastrophe de Soma. Les quotidiens allemands il est
vrai n'épargnent pas le premier ministre turc.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais le fait qu'il vienne rassembler
ses «&amp;nbsp;frères et sœur&amp;nbsp;» dans des meetings monstre à
Cologne, les invitant à s'intégrer en Allemagne, tout en rejetant
toute politique d'assimilation, est un bon exemple  de la tolérance
à l'égard de sa première communauté d'immigrés instituée par la
République fédérale,  qui pourrait faire réfléchir en France. Ou
l'on imagine mal Bouteflika (mettons entre parenthèse ses problèmes
de locomotion) venir tenir meeting aux halles de la Villette, lors de
la campagne électorale des présidentielles en Algérie. Avec contre
manifestation de ses opposants.
&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Gauck fait la leçon à Erdogan</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/30/Gauck-fait-la-le%C3%A7on-%C3%A0-Erdogan</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Apr 2014 19:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En visite à Ankara, le président de
la république, Joachim Gauck n'a pas épargné ses critiques à la
politique actuelle du premier ministre Tayeb Erdogan.  Elle met selon
lui en danger la liberté d'opinion, la liberté de la presse, comme
l'indépendance de la justice...Rien que ça&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;GauckErdogan.JPG, avr. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;GauckErdogan.JPG&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/GauckErdogan.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les affirmations du «pasteur Gauck&amp;nbsp;»
ne sont pas dignes d'un homme d'état a répliqué Erdogan.Soulignant que la Turquie ne tolérait pas une intervention extérieure dans les affaires du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Erdogan fait face à de multiples
accusations de corruption, rappelons-le,  a tenté d'interdire leur
révélation, écoutes à l'appui, par Internet (Twitter et Youtube
ont été interdit de diffusion) et s'est attaqué directement à la
police et à la justice en déplaçant des centaines de policiers et
de juges, chargés d'enquête sur les faits dénoncés. Il accuse le
mouvement islamiste de Fehthulla Gülen qui facilita son accès au
pouvoir d'être à l'origine de ces «&amp;nbsp;fuites&amp;nbsp;» et de mener
complot contre lui aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En Turquie même les mesures du premier
ministre sont très critiquées. Le président de la cours
constitutionnelle, Hasim Kilic, vient de déclarer que le la justice
n'a pas à  recevoir d'ordre de la politique. Les partis d'opposition
ou les syndicats fustigent également les diktats d'Erdogan et sont
«&amp;nbsp;ami&amp;nbsp;» le président de la république Abdullah Gül
fondateur avec Erdogan du parti au pouvoir, l'AKP, ne fait pas
mystère de ses désaccords avec le premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais Erdogan estime que Gauck n'a pas
«&amp;nbsp;à faire la leçon à son pays&amp;nbsp;» et ferait mieux de
garder ses leçons pour lui. En Allemagne, souligne-t-il, des turcs
ont été tués série par des militants d'extrême droite. En
Turquie qui respecte les autres voit ses droits fondamentaux
garantis.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Gauck a répliqué à son tour qu'il avait comme toujours parlé ouvertement des questions qui font débat dans la société, qu'il était resté &quot;sur sa réserve&quot; et n'avait fait que dire ce qu'on l'on peut se dire entre amis, en
voulant donner à la Turquie un signe d'amitié et de respect, au
moment ou la Turquie membre de l'Otan accueille un million de
réfugiés syriens. Il a salué également la déclaration d'Erdogan
concernant le martyre des Arméniens «&amp;nbsp;comme un pas en avant&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Débat: L'Allemagne condamne l'Europe à la stagnation, selon George Soros. Faux, réplique Josef Joffe (die Zeit)</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/03/04/L-Allemagne-condamne-l-Europe-%C3%A0-la-stagnation%2C-selon-le-financier-Soros.-Faux%2C-r%C3%A9plique-Josef-Joffe%2C-plume-de-die-Zeit</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:26807e9bee63c5fb2e36b87a099dd0eb</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Mar 2014 22:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>    &lt;div class=&quot;grid-l&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;b post post-content&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;em&gt;(Mis à jour le 4 mars) &lt;/em&gt;«&amp;nbsp;La politique d'austérité
imposée par l'Allemagne à l'Europe a conduit à la dépression. A
tel point que l'on peut comparer la crise de l'euro avec la grande
dépression des années trente&amp;nbsp;».&lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Soros.JPG&quot; alt=&quot;Soros.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Soros.JPG, fév. 2014&quot; /&gt; C'est le  gourou de la
finance américain, Georges Soros qui émet ce jugement sans appel
&lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/wirtschaft/us-investor-george-soros-europa-droht-eine-lange-phase-der-stagnation/9537864.html&quot;&gt;&lt;em&gt;
dans le quotidien berlinois Tagesspiegel.&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; «&amp;nbsp;L'Allemagne se
conduit comme la version européenne de mouvement Tea-party aux USA,
poursuit-il. Elle refuse les transferts financiers à l'intérieur
d'un état fédéral, et s'oppose aux transferts entre états. Mais
il existe un système social très développé et très efficace à
l'intérieur de la République fédérale et une péréquation
financière entre les Länder (Finanzausgleich). Les Allemands font
le strict minimum et seulement quand il est impossible de l'éviter.
Mais ce n'est pas ainsi que nous  impulserons la croissance
absolument indispensable en Europe.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Soros, à l'inverse de la chancelière,
est partisan des eurobonds,  qui donneraient le temps nécessaire à
la réalisation des réformes indispensables à la restauration de la
compétitivité. «&amp;nbsp;Celà impliquerait bien sûr des transferts
financiers de l'Allemagne vers l'Espagne ou l'Italie. Mais dans
d'autres circonstances (Umstände) ils pourraient en fait se révéler
être des transferts financiers dans l'autre sens.&amp;nbsp;»
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;On souligner ici d'ailleurs que les
transferts existent déjà bel et bien en faveur de l'Allemagne, et
en provenance des pays du Sud. Faute de bras et de cerveaux en nombre
suffisants, l'industrie allemande a un urgent besoin des jeunes
italiens, grecs, espagnols qui viennent en Allemagne à l'instigation
des grandes entreprises. Ils y trouvent certes un travail. Mais
l'économie allemande bénéficie aussi du même coup d'un transfert
de richesses des plus précieux qui soit, la matière grise. Le coût
de l'éducation et de la formation des nouveaux arrivants a bien
évidemment été assumé par les pays dont ils sont originaires,
c'est une épargne pour l'Allemagne, et un transfert financier entre
pays membres que par ailleurs l'Allemagne rejette. Mais fermons la
parenthèse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La politique d'austérité ne marche
pas estime enfin Soros, y compris en Irlande. L'économie y retrouve
certes sa forme, mais les gains ne profitent pas aux irlandais mais
avant tout aux groupes High-Tech qui ne paient pas d'impôts, ou très
peu...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Autant de critiques qui méritent
l'attention, quoique l'on pense de Soros, par ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais un point de vue qui ne plait pas du
tout à Josef Joffe, plume et éditeur de «&amp;nbsp;die Zeit&amp;nbsp;»,
&lt;a href=&quot;http://www.zeit.de/politik/2014-02/soros-merkel-europa-krise-eu?commentstart=17#comments&quot;&gt;
qui fustige les tentatives «&amp;nbsp;d'agit-prop'&amp;nbsp;» de Soros
contre Merkel.&lt;/a&gt; L'acrobate de la finance célèbre pour sa spéculation
contre la livre-sterling, voudrait jouer un rôle en politique,
estime-t-il.  Mais sa démonstration du rôle néfaste de la
politique allemande en Europe ne tient pas, selon Joffe.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La récession de 2007/2008 est une
mini-crise comparée à la grande dépression des années trente,
lorsque 25 000 banques firent faillite, tandis que le chômage
frisait les 40&amp;nbsp;%, le marché boursier avait chuté  jusqu'à un
taux représentant 10&amp;nbsp;% de ses cours les plus élevés, avant le
vendredi noir.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Aujourd'hui à l'inverse le taux de
chômage en Europe ne dépasse pas 12&amp;nbsp;% et les valeurs
boursières ont perdu le quart de leur valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La politique d'austérité imposée par
Merkel n'a pas non plus les effets coupables que lui impute Soros,
selon Joffe. «&amp;nbsp;Seul Chypre n'affichera aucune croissance cette
année, partout ailleurs c'est reparti et même l'enfant terrible de
la zone, la Grèce a renoué avec la croissance. Même l'Espagne et
le Portugal affiche un + 1&amp;nbsp;%. Prétendre qu'il  s'agit là d'une
dépression, c'est abuser de ce que l'on appelle en littérature la
liberté du poète, ou bien en terme moins poétique de
l'agit-prop'.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'éditeur de die Zeit fait également
le procès des eurobonds dont Soros propose la création. Il réplique
qu'ils permettraient l'accès des pays du «&amp;nbsp;Club Med&amp;nbsp;»,
surnommé les «&amp;nbsp;PIIGS&amp;nbsp;» (sic) aux prêts à faible taux
d'intérêts -alors qu'ils doivent payer au contraire des intérêts
élevés en raison de leur situation  financière et budgétaire. Ce
serait selon Joffe fournir aux malades la «&amp;nbsp;médecine&amp;nbsp;»
qui les a justement conduit au désastre de ces dernières décennies.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'euro était à peine entré
en vigueur que la Grèce et compagnie on eu accès à un argent
beaucoup plus facile que du temps de la lire et du drachme. Les
dettes  calculées faisaient tomber  les risques de dévalorisation
de la monnaie nationale et les taux d'intérêts des emprunts du même
coup, conduisant Dublin,Rome, Lisbonne, Athène et Madrid au dord de
la faillite. Soros veut relancer ce jeu avec les eurobonds, épargnant
ainsi au pays subventionnés la politique de réformes qu'ils doivent
mettre en œuvre.&amp;nbsp;» Car les vrais problèmes de la France et
de l'Italie sont, selon la plume de «&amp;nbsp;die Zeit&amp;nbsp;», la
hausse des coûts salariaux qui ont rendu leurs produits
non-concurrentiels sur le marché mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais évidemment il est beaucoup plus
facile de conspuer Angela Merkel et les Allemands que de s'attaquer
au manque de volonté despays en crise de se réformer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Une critique de Soros qui  enfile au
passage toutes les «&amp;nbsp;évidences&amp;nbsp;» du discours économique
arrogant de l'establishment et de l&amp;nbsp;«&amp;nbsp;élite&amp;nbsp;»...en
Allemagne, vis à vis des pays dudit «&amp;nbsp;Club-med&amp;nbsp;»
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le livre qui vient de paraître de deux
correspondants  à Bruxelles Cerstin Gammelin (Süddeutsche Zeitung)
et Raimund Löw (ORF) analysant qui gouverne l'UE, donne un autre
éclairage de la chancelière et de sa politique européenne,
&lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/euro-krise-rezension-gammelin-loew-die-strippenzieher-a-956274.html&quot;&gt;
note Spiegel on line,&lt;/a&gt; qui rappelle l'analyse du sociologue Ulrich
Beck de la politique d' Angela «&amp;nbsp;Merkiavelli&amp;nbsp;». Elle
utilise un mélange raffiné de maternage et de froid calcul.
Libéralisme brutal à l'extérieur et consensus social-démocrate à
l'intérieur, là ou elle craint la sanction de l'électorat. «&amp;nbsp;
A l'étranger on doit la craindre, et au pays l'aimer. Pour le reste
de l'Europe cela signifie que Merkel est d'un froid machiavélisme
inspiré par l'intérêt de l'Allemagne.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Lors du sommet de crise en 2010, la
chancelière proposa par exemple de suspendre le droit de vote des
pays de la zone euro qui sont trop endettés, à l'exemple de
l'article 7 qui prévoit de telles  mesures en cas de pays membre de
l'Union mettant en cause les droits de l'homme. Elle n'obtiendra pas
gain de cause. Mais elle fera par contre la loi en rejetant la
proposition avancée par le président de la commission européenne
José Manuel Barroso, de réduire à 20 millions le nombre des
Européens «&amp;nbsp;pauvres&amp;nbsp;» à l'horizon 2020. «&amp;nbsp;Il ne
s'agit pas là d'une compétence de l'union, assure-t-elle, et cela
reste du ressort des états nationaux.&amp;nbsp;» Elle répliquera de
même au président français Nicolas Sarkozy qui plaidait pour une
solution européenne de sortie de la crise financière en 2008,
«&amp;nbsp;chacun sa merde, Jedem seine Scheiße&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;Un
membre de la délégation allemande rapporte une version plus décente
du mot de la chancelière, poursuit Spiegel on line, citant l'ouvrage
des deux journalistes en faisant référence au mots de Goethe,
«&amp;nbsp;quand chacun balaie devant sa porte, tous les quartiers de la
ville sont propres&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>La cour constitutionnelle néglige le parlement européen</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/02/27/La-cour-constitutionnelle-n%C3%A9glige-le-parlement-europ%C3%A9en</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ce9ef14a537d8e10fcd7677853d866c9</guid>
    <pubDate>Thu, 27 Feb 2014 16:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'Europe&amp;nbsp;? Non merci. Le quotidien
&lt;em&gt;Berliner Zeitung&lt;/em&gt; parodie le slogan anti-nucléaire à propos de
l'Europe pour commenter le jugement du tribunal constitutionnel de
Karlsruhe invalidant la barre des 3&amp;nbsp;% des votants qui
conditionne jusqu'ici l'élection au parlement européen. Une façon
de souligner que le parlement européen n'est pas un vrai parlement,
à l'inverse du Bundestag, pour lequel  la cour justifie à contrario
la barre des 5&amp;nbsp;%, afin de faciliter le travail de l'assemblée
en constituant des majorités stables.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pourtant, souligne le quotidien, la
cour avait validé la barre des 5&amp;nbsp;% instituée pour l'élection
au parlement européen en 1979 -première élection au suffrage
universel. Il paraît donc curieux d'invalider ce principe
aujourd'hui, alors que le parlement de Bruxelles justement a renforcé
son rôle et ses fonctions depuis cette date. «&amp;nbsp;Mais ses
compétences peuvent croître, de même que sa stature, cela ne lui
sert à rien, parce que la cour de Karlsruhe juge que cela ne lui
sert à rien. Si le parlement national avec ses cinq partis doit être
protégé de l'éclatement par la barre des 5&amp;nbsp;%, le parlement
européen avec ses sept groupes parlementaires et ses 31
parlementaires sans appartenances est déjà éclaté et sans espoir.
C'est comme si un médecin disait&amp;nbsp;: j'aide celui qui est actif
et en bonne santé, celui qui est déjà out par contre peut rester
tranquillement dans son fauteuil roulant, ce n'est pas mon poblème&amp;nbsp;».
&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Merkel maintient le cap austérité</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/12/19/Sur-l-Europe%2C-Merkel-maintient-le-cap-aust%C3%A9rit%C3%A9</link>
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    <pubDate>Thu, 19 Dec 2013 13:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En écoutant Angela Merkel entamer son
3ème mandat mercredi 18 décembre au Bundestag par une déclaration
de politique gouvernementale à la veille du sommet européen, on
avait l'impression de ne rien entendre de neuf. Sigmar Gabriel, le
président du parti social-démocrate, et nouveau vice-chancelier
assis sur les bancs du gouvernement pianotait impassible sur son
smartphone, tandis que la chancelière  énumérait les bienfaits de
la politique d'austérité et de rigueur budgétaire imposée par ses
soins aux partenaires européens en crise ces trois dernières
années. Elle insistera certes  sur la nécessité de la recherche,
des investissements de la lutte contre le chômage des jeunes pour
relancer la croissance.&lt;img title=&quot;angelavision.jpg, sept. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;angelavision.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/angelavision.jpg&quot; /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais si la zone euro a été
stabilisée, selon Merkel, c'est que  le principe selon lequel l'aide
aux pays en difficultés doit aller de pair avec des réformes
structurelles de leur part a fait ses preuves. «&amp;nbsp;Même si les
mesures qui en découlent ont été accueillie plus ou moins
amicalement dans les pays concernés&amp;nbsp;». La chancelière a
évoqué les «&amp;nbsp;progrès&amp;nbsp;» de la Grèce de Chypre ou du
Portugal. Ce qui lui vaudra une critique cinglante de la porte-parole
du parti die Linke, Sarah Wagenknecht, fustigeant l'accroissement de
la misère et l'enrichissement au contraire des plus riches dans les
pays victimes des remèdes de la chancelière.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais le SPD -comme les verts-,
rappelons le, ont approuvé ces deux dernières années  les
résolutions européennes proposées par le précédent gouvernement
d'Angela Merkel. Quelles que soient leurs réserves sur les dommages
collatéraux de la politique d'austérité et de coupes sociales
imposées aux pays en crise.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'accord de gouvernement signé avec
les sociaux démocrates est d'ailleurs «&amp;nbsp;béton&amp;nbsp;» sur le
chapitre Europe et reprend les mots clés de la politique de la
chancelière, équilibre budgétaire, épargne, compétitivité. A ce
propos la chancelière s'est insurgée hier face aux  accusations de
la commission européenne concernant  la politique de subvention du
prix du courant en faveur des grandes entreprises allemandes. «&amp;nbsp;Le
nouveau gouvernement ne tolérera aucune mesure susceptible
d'affaiblir les entreprises et d'entraîner des suppressions
d'emploi. L'Allemagne veut rester un site industriel puissant et nous
avons besoin d'entreprises compétitives, insistait-elle&amp;nbsp;». Un
principe que devra défendre Sigmar Gabriel, qui occupe le poste de
ministre de l'économie et de l'énergie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Avant de rencontrer François Hollande,
la chancelière a défendu enfin la nécessité d'accroître les
contraintes au sein de la zone euro, dans la perspective de
«&amp;nbsp;renforcement de l'intégration européenne&amp;nbsp;» et de
redéfinition des compétences et «&amp;nbsp;des souverainetés&amp;nbsp;»,
quitte à &lt;em&gt;«&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;faire
évoluer les traités &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;dont
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;les bases actuelles
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;sont
in&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;suffisantes&amp;nbsp;&lt;/span&gt;».
A&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;ffichant à
nouveau &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;u&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;ne
divergence&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;de
taille&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt; avec &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Paris.
&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pour l'instant, seules les réformes
sociales de la grande coalition, l'instauration d'un salaire minimum,
la retraite à 63 ans le relèvement des pensions indiquent donc un
changement de politique européenne du nouveau gouvernement. C'est
déjà trop pour certains d'ailleurs. Un tiers des 42 députés qui
ont voté contre l'élection de Merkel mardi dans les rangs
démocrates chrétiens et sociaux démocrates viennent de la CDU/CSU,
estime-t-on dans les couloirs du Bundestag.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ce billet reprend pour l'essentiel un article paru ce matin dans Sud Ouest.&lt;/p&gt;</description>

    

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