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  <title>Berlin Blog - Partis</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
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    <title>Sarre:  le triomphe du SPD enterre die Linke</title>
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    <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 11:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>&lt;p&gt;le Land de Sarre était le seul en Allemagne de l'ouest ou le parti die Linke emmené par Oskar Lafontaine concurrençait les sociaux démocrates. Son effondrement a laissé le champs libre à gauche à Anke Rhelinger face à la CDU&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après la victoire d’Olaf Scholz , SPD, détrônant la CDU d’Angela Merkel après 16 ans de pouvoir à Berlin, Anke Rehlinger,,&amp;nbsp;SPD, reconquiert haut la main le Land de Sarre que le SPD&amp;nbsp;avait perdu en 1999 au profit de la CDU. Il faut rappeler les alternances politiques entre la démocratie-chrétienne et les sociaux démocrates à Sarrebrück pour comprendre le dernier succès écrasant du SPD qu’il serait simpliste de ramener à l’effet porteur de l’élection du nouveau chancelier allemand, Olaf Scholz, renvoyant le parti d’Angela Merkel dans l’opposition à Berlin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La démocratie chrétienne avait détrôné en 1999 &amp;nbsp;Oskar Lafontaine, personnage marquant de la politique allemande et ministre-président du Land, élu en 1985 avec 49,2&amp;nbsp;% des voix - 54,4&amp;nbsp;% en 1989. Il démissionnera &amp;nbsp;en 1998 après 13 ans de mandat, &amp;nbsp;devenu ministre des finances du gouvernement du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, son frère ennemi .&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A Berlin, &amp;nbsp;Lafontaine, président du SPD, se rebellera bientôt contre la politique de Schröder &amp;nbsp;qu’il jugera anti-sociale avec les fameuses mesures Harz IV notamment. Puis il sera co-fondateur de die Linke – le parti rassemblant les successeurs du SED qui dirigea la RDA à l’est et une aile gauche du SPD à l’ouest. Die Linke («&amp;nbsp;la Gauche&amp;nbsp;») bénéficiera &amp;nbsp;de la popularité d’Oskar à son retour dans son fief, à Sarrebrück.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Die Linke recueillera ainsi jusqu’à 21,3&amp;nbsp;% des voix aux élections du Land en 2009 -16,1&amp;nbsp;% en 2012. Une exception sans conteste à l’ouest de l’Allemagne, ou le parti ne réussira pas à s’implanter. Un succès qui explique aussi les défaites successives des sociaux démocrates du SPD dans le Land en 2009, 2012 et 2017, face à la démocratie chrétienne.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
En &amp;nbsp;Sarre, &amp;nbsp;die Linke avec Lafontaine à sa tête s’affichait comme une alternative au SPD, conquérant une partie non négligeable de son électorat. Le SPD et die Linke totalisaient toujours ensemble de 45,8&amp;nbsp;% des voix en 2009 à 42,4&amp;nbsp;% en 2017 - dont 12,8&amp;nbsp;% pour die Linke.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;rehlinger.jpeg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/rehlinger.jpeg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Anke Rehlinger (SPD) terrasse son concurrent, Tobias Hans CDU&amp;nbsp;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La débâcle de die Linke dimanche 27 mars avec 2,6&amp;nbsp;% - une chute de 10,2 points sur son score de 2017- &amp;nbsp;éclaire la victoire d’Anke Rehlinger, SPD, terrassant la CDU avec &amp;nbsp;43,5&amp;nbsp;% des voix contre 28,5&amp;nbsp;% à Tobias Hans, ministre président sortant (28,5%). Une part non négligeable des électeurs de die Linke a voté pour le SPD, d’autres se réfugiant dans l’abstention.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Un résultat désastreux&amp;nbsp;», avoue à Berlin la co-présidente du parti Janine Wissler, qui évoque les difficiles relations en Sarre, au sein de son parti. Il &amp;nbsp;y a cinq ans encore le Land était le fierté du parti à l’ouest, tandis que die Linke échouait à toutes les élections en Bavière, dans le Bad Würtemberg, en Rheinland-Pfalz, en Basse-Saxe ou en Rhénanie du nord Westphalie, &amp;nbsp;et ne recueillait aux élections fédérales que 4,9&amp;nbsp;%,ratant la barre des 5&amp;nbsp;% et n’obtenant 39 élus au sein du Bundestag le 26 septembre 2021, que par son élection au scrutin direct dans 3 circonscriptions.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
En Sarre Oskar Lafontaine, qui avait été pendant des années le garant des résultats exceptionnels de die Linke, &amp;nbsp;avait annoncé dés l’automne qu’il ne se représenterait pas,&lt;a href=&quot;https://www.faz.net/aktuell/politik/wahl-im-saarland/ueberblick-zur-wahl-im-saarland-hans-oder-rehlinger-17908604.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; explique le quotidien &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung,&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Puis il a quitté le parti die Linke après avoir réglé ses comptes avec ses camarades, estimant que die Linke était un échec et évitant ainsi une mesure d’exclusion. A 78 ans, il a «&amp;nbsp;enfoncé le dernier clou de son cercueil politique&amp;nbsp;» et mis fin ainsi &amp;nbsp;à l’exception die Linke en Sarre.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a de plus encore entamé la crédibilité du parti. Certains de ses responsables défendant la thèse des «&amp;nbsp;intérêts légitimes de la Russie face à l’extension de l’Otan&amp;nbsp;». Sarah Wagenknecht, figure de die Linke originaire de l’Allemagne de l’est, député au Bundestag et épouse de Lafontaine depuis 2014, &amp;nbsp;partageait cette analyse et s’opposait à la livraison d’armes à l’Ukraine. Face aux critiques, le responsable du groupe parlementaire du parti au Bundestag a dû reconnaître qu’il s’agissait d’une erreur.&lt;br /&gt;
Face à cet effondrement du parti die Linke et à l’effacement d’Oskar Lafontaine, Anke Rehlinger, candidate du SPD, avait donc la voie libre à gauche pour re-conquérir le Land. Vice-ministre présidente du Land de Sarre depuis huit ans, responsable de l’économie, des transports et de l’énergie au sein de la «&amp;nbsp;grande coalition&amp;nbsp;» CDU-SPD, elle dirigeait un ministère clé pour une région qui reste marquée par les industries de l’acier et de l’automobile. Elle s’y est taillé une réputation de ministre active, efficace. Son adversaire de la CDU Tobias Hans n’avait pas le charisme et le dynamisme indispensable pour lui faire concurrence. Il avait remplacé au pied levé en 2018 &amp;nbsp;à la tête du gouvernement du Land, &amp;nbsp;Anegrett Kramp-Knarenbauer, qui avait rejoint Berlin après avoir été élue secrétaire générale de la CDU, puis désignée ministre de la défense par Angela Merkel.&lt;br /&gt;
Le dynamisme d’Anke Rehlinger, la &amp;nbsp;fin de l’ère Merkel et les déboires de la démocratie chrétienne renvoyée dans l’opposition à Berlin ont conduit une partie de l’électorat de la CDU en Sarre à se tourner vers le SPD ou à s’abstenir.&lt;br /&gt;
Les Verts (4,9%), les libéraux du FDP (4,8%) &amp;nbsp;ont raté de peu la barre des 5&amp;nbsp;% pour être présent au parlement du Land. Seul l’Afd avec 5,7&amp;nbsp;% siégera aux côtés des deux grands partis, SPD et CDU.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Les analyses de ces dernières années pronostiquant le déclin inexorable de la social-démocratie, ont été remises en cause par le scrutin fédéral. Le scrutin en Sarre confirme cette réalité. Les prochaines élections dans les Länder de Rhénanie du Nord Westphalie en mai et en Basse-Saxe en octobre seront les prochains tests de cette «&amp;nbsp;renaissance du SPD&amp;nbsp;». La CDU dirige aujourd’hui la Rhénanie du Nord, le SPD la Basse-Saxe.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Swift: après Northstream un boulet de plus pour Berlin</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/02/26/Swift%3A-apr%C3%A8s-Northstream-un-boulet-de-plus-pour-Berlin</link>
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    <pubDate>Sat, 26 Feb 2022 13:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>&lt;p&gt;les effets de l'exclusion de la Russie du système d'échanges financiers Swift entraineraient des &quot;effets collatéraux&quot; insupportables pour l'Allemagne, selon Annalena Baerbock&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après Northstream II, le refus d'exclure la Russie du système d'échange financier Swift comme le demande le président ukrainien, est un boulet de plus pour l'Allemagne. Annalena Baerbock (Grünen) ministre des affaires étrangères a pris la défense de cette décision politique partagée par l'Italie, la Hongrie. Tandis que la France se dit favorable à l'exclusion.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais elle entrainerait des dégats collatéraux massifs en Allemagne, argumente Baerbock. Les importations de sources d'énergie ne pourraient plus être financées. L'Allemagne fera tout ce qu'elle peut pour mettre fin à cette folie. Mais elle doit éviter de choisir des mesures qui se retourneraient contre elle, ce qui ferait rire Pourtine, selon la ministre des affaires étrangères.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Baerbock juge l'exclusion de Swift de Moscou insupportable pour Berlin.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Baerbock_juge_l_exclusion_de_Swift_de_Moscou_insupportable_pour_Berlin_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Baerbock juge l'exclusion de Swift de Moscou insupportable pour Berlin&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;50% des importations de charbon nécessaires aux centrale électriques allemandes au charbon proviennent de Russie. C'est un fait dont les Verts ne sont pas responsables, certes. Si le ministre de l'économie, le Vert Robert Habeck, cherche tous les moyens de diversifier les sources d'énergie de l'Allemagne, qu'il s'agisse du gaz ou du charbon. La participation des Grünen au gouvernement leur impose de faire face à la dépendance allemande des importations russes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&quot;Nous avons la responsabilité de veiller à ce que l'alimentation en électricité et en chauffage de l'Allemagne reste stable&quot;, souligne Annalena Baerbock.&amp;nbsp; Si l'alimentation électrique de l'Allemagne était en effet défaillante pendant plusieurs jours, Poutine aurait atteint son but de &quot;déstabiliser notre pays&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp;Pour renforcer ses arguments la ministre des affaires étrangères allemande fait appel aux intérets de la société civile, des familles et des associations humanitaires qui seraient&amp;nbsp; également touchées, selon elle, en cas d'exclusion de la Russie du système d'échange financier Swift. Elle prend notamment&amp;nbsp; l'exemple de la grand-mère qui ne pourrait plus virer son argent de poche à ses petits enfants à l'étranger.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela convaincra-t-il les électeurs des Verts et plus largement l'opinion allemande? D'autant que l'Italie est en train de revoir sa décision, Mario Draghi annonçant qu'il serait prêt à soutenir l'exclusion de Swift de la Russie. L'Allemagne se retrouvera dans ce cas seule, avec la Hongrie.&lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>Ukraine: le SPD paralysé par le gazoduc Northstream II ?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/02/08/Ukraine%3A-le-SPD-paralys%C3%A9-par-le-gazoduc-Northstream-II</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Feb 2022 23:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Olaf Scholz est convaincu qu’il n’existe pas de solution militaire face à Moscou. Quant aux sanctions éventuelles contre la Russie elles toucheraient également l’Allemagne, et les liens économiques entre les deux pays sur le plan de l’énergie&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le chancelier Scholz rencontrait Joe Biden à Washington ce lundi 7 février, tandis que Le président Macron s’entretenait avec Poutine à moscou. Tandis que la ministre des affaires étrangères allemande Annalena Baerbock se rendait quand à elle à Kiew, après avoir rencontré longuement son homologue russe, Serguei Lawrov, le 18 janvier à Moscou. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
De Washingon à Kiew en passant par Paris, nombre d’observateurs critiquent la&amp;nbsp; faiblesse des réactions allemandes face à Moscou. Qu'il s'agisse du refus de livraisons d’armes à l’Ukraine -hormis la dotation de 5000 casques militaires qui a l’allure d’un gag -&amp;nbsp;; ou du refus de sanctions immédiates contre la Russie et de la mise en cause du gazoduc Northstream II en particulier.&lt;br /&gt;
Le gaz russe délivré directement à l'Allemagne irrite particulièrement Washington.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais si Joe Biden a promis lundi 7 février de stopper Northstream II si la Russie envahissait l’Ukraine, Olaf Scholz s’est bien gardé lors de la conférence de presse commune de citer précisément le fameux gazoduc qui fait polémique depuis des années entre Berlin et Washington.&amp;nbsp; Tout en réaffirmant son attachement à l’alliance transatlantique et en promettant à Moscou de sévères sanctions au cas ou l’armée russe franchirait la frontière de l’Ukraine.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
La menace de Joe Biden est d’ailleurs maladroite. Car si la Russie n’envahit pas l’Ukraine, ce qui semble le plus probable, les USA cesseront-ils de réclamer la fin de Northstream II&amp;nbsp;? Soulignons que le ministre des affaires étrangères ukrainien lui même met en garde contre les «&lt;em&gt;&amp;nbsp;descriptions apocalyptiques&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» d’une invasion, entretenues au premier chef par Washington.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;SPD Northstream.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.SPD_Northstream_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;&lt;em&gt;SPD:&quot;Bloquer Northstream c'est empécher la sortie rapide du charbon&quot;&lt;/em&gt;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En Allemagne le chancelier Scholz est également sous le feu des critiques de l’opposition et des médias à propos&amp;nbsp; de Northstream II et de la dépendance énergétique allemande supposée à l’égard du gaz russe. Jusqu’ici le chancelier Olaf Scholz est resté très mesuré dans ses menaces de sanction. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Le gouvernement ne tire pas dans la même direction, mais au contraire dans des directions opposées,&quot;&lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;https://taz.de/Deutsche-Welle-in-Russland/!5829811/&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; estime le quotidien Tageszeitung, proche des Verts,&lt;/a&gt; soulignant l’opposition entre la politique du SPD favorable à Moscou et au gazoduc Northstream II, et la politique des Verts qui y seraient hostiles. Quant aux livraisons d’armes ou non à l’Ukraine, le quotidien berlinois ne voit dans ce débat qu’une «&amp;nbsp;&lt;em&gt;manœuvre de diversion&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». L’Allemagne ferait mieux, selon lui, de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;mettre son arme la plus acérée sur la table&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: Northstream II.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Concernant la livraison d’armes, le gouvernement devrait au contraire revoir sa position, &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/ausland/deutsche-aussenpolitik-die-spd-hat-ein-russland-problem-a-63028853-7793-4b98-bf44-e0c5b2954c23&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;estime par contre l’hebdomadaire der Spiegel&lt;/a&gt;. «&lt;em&gt;Il est incompréhensible que l’Allemagne refuse ce soutien à un pays partenaire dans la plus haute nécessité. L’Europe et l’Allemagne doivent évidemment convenir d’une capacité de dissuasion propre, face aux nouvelles menaces russes.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Mais il faudrait avant tout pour cela&amp;nbsp; que le SPD se soumette au test de la réalité, estime l’hebdomadaire. On aime dans certains cercles de la gauche utiliser le terme de «&lt;em&gt;&amp;nbsp;fauteur de guerre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» afin de discréditer tous ceux qui prônent une stratégie politique, militaire, et économique face aux menées guerrières et déstabilisatrices de la Russie. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tout ce que fait Moscou ne serait même pas à moitié aussi néfaste que ce que font les USA et l’UE en vue de leur sécurité.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» Il n’y a pourtant aucun doute actuellement pour différencier l’agresseur, la Russie,&amp;nbsp; de l’agressé, l’Ukraine. Le gouvernement et en particulier le parti du chancelier, le SPD, devraient le reconnaître de toute urgence et agir en conséquence, selon &lt;em&gt;der Spiegel&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un discours que l’hebdomadaire tempère lui même en citant le correspondant du Spiegel à Moscou, qui connaît bien la situation en Russie écrit. Il écrit&amp;nbsp;en effet: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On peut ne pas partager le point de vue de Poutine sur l’élargissement de l’Otan à l’est, et ne pas admettre ses menace de le combattre par des menaces militaires. Mais c’est un fait&amp;nbsp;: cet élargissement à l’est percute évidemment les intérêts sécuritaires de la Russie et l’écrasante majorité de l’élite russe estime que l’Otan les ignore. On ne peut tout simplement pas comprendre autrement le conflit actuel. Qui le nie, le fait au prix de sa propre sécurité.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au passage le correspondant en Russie de l’hebdomadaire allemand&amp;nbsp; critique vertement la réponse officielle de l’Otan au revendications sécuritaires de Moscou comparant celle-ci à la «&lt;em&gt;&amp;nbsp;réponse apathique d’un attaché de presse aux questions posées par un écolier&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/02/08/ https://www.spiegel.de/politik/deutschland/news-des-tages-hans-georg-maassen-nato-und-russland-joe-kaeser-a-0ae5262d-d928-4018-88b4-7c5602604991&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;En comparaison le gouvernement US a répondu à Poutine&lt;/a&gt; «&lt;em&gt;&amp;nbsp;en conjuguant&amp;nbsp; fermeté et souplesse afin de permettre au moins l’ouverture de négociations&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pas de quoi convaincre cependant le président russe,&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/02/08/ https://www.berliner-zeitung.de/welt-nationen/was-russland-von-der-nato-eigentlich-will-li.209569&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; cité par le quotidien Berliner Zeitung.&lt;/a&gt; &quot;&lt;em&gt;Nous examinons les réponses des USA et de l’Otan à nos revendications, résume Poutine, mais il est clair que les préoccupations fondamentales de la Russie ont finalement été ignorées.&amp;nbsp; Les USA et l’Otan se réfèrent en ce qui concerne une adhésion de l’Ukraine à l’Otan au droit des États de décider librement des garanties de leur sécurité.&amp;nbsp; Mais ils ignorent qu’il est impossible de renforcer sa sécurité au détriment de la sécurité des autres&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Olaf Scholz est convaincu qu’il n’existe pas de solution militaire face à ces exigences de Moscou. Quant aux sanctions éventuelles contre la Russie elles toucheraient également l’Allemagne, et les liens économiques et stratégiques entre les deux pays sur le plan de l’énergie notamment.&lt;br /&gt;
D’où sa prudence affichée y compris à Washington après sa rencontre avec Joe Biden.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le chancelier doit également gérer les dissensions au sein du SPD sur la politique à conduire vis à vis de Moscou. Si l’ouverture à l’est initiée par Willy Brandt reste une référence pour le SPD, la bienveillance, voire la compromission à l’égard de Moscou sont d’autant plus difficile à défendre que l’ex chancelier Schröder, l’un des architectes de Northstream et du partenariat avec le Gazprom’, ne rate pas une occasion de faire l’éloge de la politique de Poutine et de critiquer Kiev pour sa politique de menaces guerrière, selon lui.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A tel point que certains responsables de la CDU demandent même que les avantages de son statut d’ex chancelier lui soient retirés. Au passage si l’on accuse Schröder d’être au service du Kremlin, on oublie trop facilement qu’il est en même temps le meilleur ambassadeur des groupes industriels tels que Basf, Siemens, qui cultivent un partenariat stratégique avec Gazprom’.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, à l’inverse de Schröder, Sigmar Gabriel, son ex-bras droit, ex-ministre des affaires étrangères, ex-président du SPD&amp;nbsp; et vice-chancelier de 2013 à 2018 invite à réfléchir sans tabou à l’armement de l’Ukraine.&lt;br /&gt;
Malu Dreyer, ministre présidente social-démocrate de Rheinland-Pfalz et Jessica Rosenthal cheffe des Jusos (jeunesses du SPD) ont ouvertement pris leurs distances avec Schröder. Olaf Scholz a estimé nécessaire quant à lui de rappeler que c’était lui le chancelier afin de mettre un terme aux spéculations sur l’influence de Schröder au sein du SPD.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le co-président du pari social démocrate, Lars Klingbeil, assure que son parti agit en pleine unité avec le chancelier Olaf Scholz, quels que soient les points de vue qui s’expriment par ailleurs. Mais il a tout de même jugé utile de réunir les principaux responsables de son parti pour accorder les violons, dont le chef du groupe parlementaire SPD au Bundestag, Rolf ­Mützenich, la ministre de la défense, Christine Lambrecht, les ministres présidents de&amp;nbsp; Niedersachsen et du&amp;nbsp; Brandenburg, Stephan Weil und Dietmar Woidke, ainsi que la ministre présidente du&amp;nbsp; Mecklenburg-Vorpommern, Manuela Schwesig.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or cette dernière est partisane affichée de la mise en service rapide de Northstream II. Le Gazoduc aboutit à Lubmin, dans son Land. Elle est donc particulièrement sensible aux arguments de Gerhard Schröder sur la vocation stratégique du gazoduc pour l’énergie et l’économie allemande. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Karl-Heinz Brunner, député du SPD, expert en politique de défense, et membre de la délégation allemande au sein de l’assemblée parlementaire de l’Otan, explique en détail dans un &lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/02/08/ https://www.augsburger-allgemeine.de/politik/interview-spd-verteidigungsexperte-brunner-sonst-treiben-wir-russland-in-die-arme-pekings-id61593546.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;interview paru dans le quotidien Augsbürger Allgemeine&lt;/a&gt;, la politique à l’égard de Moscou.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Un discours qui éclaire la politique du SPD et la prudence du chancelier. Même s’il n’est pas prononcé par Olaf Scholz.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&lt;em&gt; Nous sommes persuadés que la solution passe par la diplomatie &lt;/em&gt;». Il ne s’agit pas selon, Karl-Heinz Brunner, d’encaisser les menaces russes. Mais les partenaires de l’Allemagne savent eux même qu’il est tout à fait illusoire d’imaginer régler le conflit par les armes. Les USA et l’Ukraine revendiquent une attitude plus dure de l’Allemagne à l’égard de&amp;nbsp; Moscou. Mais Berlin tout en réitérant son attachement à l’Otan estime pourvoir jouer un rôle important de médiateur&amp;nbsp; dans le conflit avec la Russie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Depuis l’annexion de la Crimée, aucun canal de dialogue n’a été entretenu avec Moscou et c’était une grave erreur dont «&lt;em&gt;&amp;nbsp;nous payons le prix&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Car la Russie est le plus grand pays du monde, ce n’est pas le Lichenstein, note Brunner.&lt;br /&gt;
Il est très important de comprendre qu’en dépit de sa taille, la Russie n’a d’autres monnaie d’échange ou de moyen de pression que le gaz et qu’il ne faut pas remettre continuellement le gazoduc Northstream II en question. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;D’autant que nous en avons besoin d’urgence.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» Qu’il puisse être gelé en cas d’agression russe est clair, mais il ne faut pas provoquer celle-ci.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La livraison à l’Ukraine des armes que l’Allemagne a données aux États baltes dans le passé a été très sérieusement débattue au cours de la réunion de l’Otan. Mais cela est exclu pour des raisons historiques et parce que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;cela ne ferait que donner le bon argument pour une agression russe,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» selon Brunner. Il faut également se méfier des sanctions économiques ou d’un embargo qui n’ont pas fait preuve d’efficacité, selon lui, ou ont même incité au contraire la Russie a résoudre ses faiblesses économiques afin d'y échapper. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il n’est aucunement de notre intérêt par ailleurs d’affamer la population. Ça ne marcherait pas, les Nazis n’y sont pas arrivé en dépit de leur absence de scrupules.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut d’abord offrir à la Russie des perspectives économiques et impérativement entamer un processus de négociation avec Moscou. Le «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Format Normandie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» avec la médiation de la France et de l’Allemagne est&amp;nbsp; le cadre opportun.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il faut discuter, discuter et créer une situation dont les deux camps profiteront, selon Karl-Heinz Brunner&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
Et même si cela paraît utopique, en particulier actuellement, il faut entamer un processus qui pourrait ouvrir à la fin les portes de l’Otan à la Russie. Faute de quoi «&amp;nbsp;nous allons mettre Moscou dans les bras de Pékin. Ce qui est le pire que nous puissions imaginer.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Car la Chine est l’acteur le plus dangereux aujourd’hui sur l’arène internationale selon Brunner. Elle dispose d’un énorme pourvoir militaire et de l’arme atomique. Mais à la différence de la Russie elle est aussi un super-pourvoir sur le plan économique et technologique. Elle pourrait briser notre chaîne d’approvisionnement et mettre notre économie à genoux ne serait ce qu’en bloquant notre accès à son immense marché.&lt;br /&gt;
Si un tel bloc se mettait en place, renforcé par le petite Corée du nord, dangereux pouvoir nucléaire, la situation qui en résulterait pour l’Ouest ferait apparaître la guerre froide comme une miniature.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’adhésion de l’Ukraine à l’Otan serait quant à elle prématurée, selon Karl-Heinz Brunner. Ce n’est pas seulement une question militaire, les valeurs telles que la démocratie sont déjà en déficit&amp;nbsp; au sein de l’Otan, avec des pays membres comme la Turquie, «&lt;em&gt;&amp;nbsp;et ne sont pas aussi ancrées que nous pouvons le souhaiter en Ukraine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». L’exemple du précédent&amp;nbsp; président Poroschenko démontre qu’un groupes d’oligarques&amp;nbsp; influe sur la politique. Il reste beaucoup à faire et cela nécessite de la patience stratégique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Après deux ratées Friedrich Merz conquiert enfin la CDU</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2021/12/18/Friedrich-Merz-conquiert-enfin-la-t%C3%AAte-de-la-CDU</link>
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    <pubDate>Sat, 18 Dec 2021 09:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 100%&quot;&gt;Friedrich Merz, 66 ans, a finalement réussi à prendre la tête de la CDU, le parti démocrate chrétien d'Angela Merkel. Les résultats de la consultation des adhérents &quot;on line&quot; dont il sort grand vainqueur&amp;nbsp;&amp;nbsp;sera confirmée sans aucun doute&amp;nbsp; au prochain congrès du parti. Après deux tentatives et deux échecs depuis 2018, Merz a recueilli cette fois les deux tiers des votes des 250000 votants, en grande majorité des hommes de 60 ans et plus. Ce qui ne va pas précisément rajeunir et féminiser le parti de l’ex chancelière.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Merz.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Merz_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Friedrich Merz déc. 2021&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 100%&quot;&gt;C'est d'ailleurs elle qui le mit sur la touche en 2009, alors qu'il était président du groupe parlementaire démocrate chrétien au Bundestag. Merz lui faisait de l'ombre et faisait obstacle à sa politique de &quot;social démocratisation&quot; de la CDU. En représentant patenté de l'aile économiste et &quot;entrepreneuriale&quot; du parti, il lui opposait un libéralisme sans borne, doublé d'un conservatisme social arrogant.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 100%&quot;&gt;Désavoué et écarté par la chancelière, le nouveau président de la CDU se reconvertit à l'époque dans la finance et deviendra notamment l'un des dirigeants du groupe financier américain Blackrock en Allemagne, membre du conseil d'administration et conseiller de plusieurs groupes et entreprises. Dans un article du Bild paru en 2019, il reconnaissait un revenu d'un million d'euros par an au titre de ces diverses activités. Sans regret,&amp;nbsp;scrupule ou dissimulation.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 100%&quot;&gt;Il semble avoir compris que cette image de marque n'était pas la bonne pour accéder à la tête du parti. Il s'est présenté cette fois comme animateur d'une équipe représentant les différents courants de la CDU. Le député de Marzahn-Hellersdorf, élu au suffrage direct dans cette circonscription populaire de l'ex Berlin-est, sera probablement le futur secrétaire général du parti. Czaja représente l'aile des &quot;travailleurs&quot; (Arbeitnehmerflügel) au sein&amp;nbsp; du parti. Christina Stumpp député du Bad-Würtemberg, porte parole de la politique communale serait quant à elle secrétaire générale adjointe.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 100%&quot;&gt;Face au nouveau chancelier, Olaf Scholz, social-démocrate, Merz parviendra-t-il à ranimer la CDU après la débacle que le parti vient de subir, et qui marque la fin de l'ère Merkel? Premières réponses lors des élections dans les Länder de Sarre, du Schleswig Holstein et de Rhénanie Westphalie, en 2022.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Merkel, Seehofer et Fanz Joseph Strauß, jusqu'où va le centre droit?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/09/30/Merkel%2C-Seehofer-et-Fanz-Joseph-Strau%C3%9F%2C-jusqu-o%C3%B9-va-le-centre-droit</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Sep 2016 06:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        <category>immigration</category><category>Merkel</category><category>Strauß</category>
    <description>    &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;«&amp;nbsp;Aucune force politique démocratique ne doit pouvoir exister à la droite de l'Union chrétienne&amp;nbsp;». La phrase célèbre de Franz Joseph Strauß, homme clé de la CSU (Union sociale chrétienne) bavaroise doit être bien comprise, explique Angela Merkel .Elle cherchait&amp;nbsp;ainsi à se démarquer de Horst Seehofer, président actuel du parti bavarois&amp;nbsp;qui constitue avec la CDU l'Union chrétienne,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/gespraech-mit-der-f-a-s-merkel-grenzt-union-nach-rechts-ab-14245592.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;dans un interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/a&gt;, &amp;nbsp; à propos des questions d'immigration. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font&gt;«&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#333333&quot;&gt;Cette phrase est juste au sens ou nous devons nous comprendre en tant qu'union &lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#333333&quot;&gt;comme une force &lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#333333&quot;&gt;d'intégration jusqu'au centre, &lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#333333&quot;&gt;tout en étant également le parti qui propose des solution pour la sécurité intérieure comme extérieure. &lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#333333&quot;&gt;N&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#333333&quot;&gt;ous apportons l'ordre et la bonne gestion dans ce qui paraît être &lt;/font&gt;désordonné. Nous donnons ainsi des réponses concrètes aux soucis et préoccupations des gens&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font&gt;«&amp;nbsp;Si la phrase de Strauss par contre est comprise de telle façon qu'en fin de compte des principes doivent être relativisés ou même abandonnés afin que des gens ne se détournent pas de l'Union, des principes qui sont constitutifs de notre pays et de l'Union également, et constituent le noyau de nos convictions, alors cette phrase ne vaut pas pour moi“&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>De la chancellerie à la Deutsche Bahn</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/01/03/De-la-chancellerie-%C3%A0-la-Deutsche-Bahn</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Jan 2014 15:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;3 janvier. &lt;/em&gt;L'ex bras droit d'Angela Merkel, Ronald Pofalla, ministre de la chancellerie sous le précédent gouvernement, rejoint la direction de la Deutsche Bahn...il sera &quot;chef-lobbyist&quot; du groupe, particulèrement chargé d'aplanir les difficultées du groupe ferroviaire allemand à Bruxelles, ou la commission européenne estime qu'il est temps de limiter l'influence de la DB sur le réseau&amp;nbsp; de transport. Sa nomination à un poste qui avait été supprimé en 2009 par le président de Deutsche Bahn, Rüdiger Grube -et qui est donc recrée pour lui- est une surprise selon le &quot;Süddeutsche Zeitung&quot;. Pofalla était censé jusqu'ici vouloir quitter la politique pour consacrer plus de temps à sa vie familiale et conserver uniquement son mandat de député démocrate-chrétien au Bundestag.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il rejoigne l'état-major de la DB avec une telle précipitation laisse réveur; Ses revenus vont s'en ressentir sérieusement, un membre de l'état-major de la Deutsche Bahn, gagne entre 1,3 et 1,8 million par an. La publicité accordée par le médias à sa mutation express aurait par ailleurs refroidit les ardeurs au sein de la direction de la compagnie ferroviaire, dont certains dirigeants freineraient maintenant des quatre fers la nomination de Pofalla. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa &quot;démission&quot; de son poste de ministre à la chancellerie a permis en attendant à Merkel de nommer à sa place Peter Altmeier, ex-ministre de l'environnement, un poste réservé au SPD dans la nouvelle grande coalition. Pofalla avait été la cible des critiques notamment en tant que responsable de la coordination des services secrets à la chancellerie et avait tenté avant les élections de mettre un terme à l'affaire des écoutes de la NSA jusqu'au portable de la chancelière...&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Pas d'accord entre la CDU/CSU et les Verts</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/16/Echec-des-consultations-de-l-Union-CDU/CSU-avec-les-Verts</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Oct 2013 05:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        <category>coalition</category><category>Verts</category>
    <description>    &lt;p&gt;Il n'y aura pas de gouvernement noir vert, démocrate chrétien écologiste. Pour l'instant du moins. Après un&amp;nbsp; deuxième round de consultation, le parti vert a décidé de rester dans l'opposition et ne proposera pas au mini-congrès qu'il réunit ce week-end d'ouvrir les négociations avec l'Union chrétienne CDU/CSU pour constituer une coalition gouvernementale. &lt;br /&gt;Les huit membres de la délégation écolo -dont Jürgen Trittin et Claudia Roth en photo ci-dessous- ont estimé mardi 15 octobre, dans la nuit, qu'il existait trop peu de rapprochements sur les onze questions principales abordées au cours des deux échanges&amp;nbsp; avec les quatorze représentants des délégations de la CDU d'Angela Merkel et de la&amp;nbsp; CSU bavaroise (&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/11/Merkel-et-les-Verts-autour-de-la-table&quot;&gt;voir &quot;Merkel autour de la table avec les Verts&quot; à propos de la première rencontre du 10 octobre &lt;/a&gt;).&amp;nbsp; &lt;img title=&quot;noirvert.jpg, oct. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;noirvert.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/noirvert.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Il y a eu de sérieux efforts de part et d'autres pour construire des ponts entre nos positions respectives, constatait le président du parti écologiste,&amp;nbsp; Cem Özdemir. Mais ceux-ci auraient été trop fragiles pour tenir quatre ans. Condition indispensable à ce que l'expérience d'un premier gouvernement noir-vert ne tourne court.&quot;&lt;br /&gt;Les divergences persistaient en particulier sur les&amp;nbsp; questions de l'assurance santé pour tous, de l'industrie d'armement et de la réglementation des exportations, comme sur la politique européenne et la mise en oeuvre de la solidarité entre les pays membres de l'union.&lt;br /&gt;Volker Bouffier (CDU) a confirmé de son côté la fin des consultations avec la délégation des verts &quot;qui estime impossible de proposer&amp;nbsp; l'ouverture de négociations. De notre point de vue la poursuite des consultations était tout à fait possible, ajoutait-il cependant.&quot; Un optimisme qui tient sans doute à ce que le ministre président démocrate chrétien sortant du Land de Hesse tente actuellement de constituer lui aussi une coalition avec les verts à Wiesbaden, afin d'être reconduit.&amp;nbsp; Sa coalition sortante, démocrates-chrétiens et libéraux, ayant perdu la majorité&amp;nbsp; le 22 septembre, lors du scrutin régional, comme ce fut le cas pour la coalition sortante d'Angela Merkel le même jour, lors du scrutin fédéral.&lt;br /&gt;A Berlin, la chancelière n'a donc plus quant à elle&amp;nbsp; qu'une solution pour être ré-élue, la grande coalition avec le SPD, et la partie s'annonce difficile. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle devrait reprendre contact avec Sigmar Gabriel, le président du parti social-démocrate, aujourd'hui mercredi 16, pour organiser un troisième tour de table. La rencontre précédente, lundi 14, fut tendue et les trois partis, CDU/CSU/ et SPD s'étaient séparés en faisant le constat de désaccords, sur la politique sociale et les impôts notamment, excluant tout rapprochement dans l'immédiat.&lt;br /&gt;Le social et la politique fiscale auraient également constitué&amp;nbsp; les points de divergence clés, hier mardi 15, interdisant tout rapprochement significatif avec les Verts.&amp;nbsp; Particulièrement en ce qui concerne la question du salaire minimum fédéral de 8,50 euros /l'heure que revendiquent le SPD et les Verts. &lt;br /&gt;Un thème incontournable donc pour la CDU et la CSU qui campe pourtant sur son refus d'un salaire minimum uniforma pour tous, et va se heurter de nouveau du côté du SPD&amp;nbsp; à un mur sur cette question. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sociaux-démocrates en ont fait en effet une question de principe qui risque de conditionner tout accord de gouvernement et la ré-élection d'Angela Merkel par une majorité de député au Bundestag - d'autant plus qu'il existe de fait dans le nouveau parlement qui se constituera&amp;nbsp; le 22 octobre, une majorité de députés SPD, Verts, die Linke qui permettrait de faire adopter cette mesure (&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/05/Die-Linke%2C-fat-la-le%C3%A7on-au-SPD-et-aux-Verts&quot;&gt; voir le billet die Linke fait le leçon au SPD et aux Verts&lt;/a&gt;). Tandis que le SPD et les Verts ont déjà fait adopter un projet de loi en ce sens par le Bundesrat, la chambre des Länder ou ils sont majoritaires avec die Linke.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;légende photo: Jürgen Trittin et Claudia Roth, lors de la consultation mardi soir, &quot;Noir-Vert c'est raté&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>Les Verts, après la défaite</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/06/Les-Verts%3A-bilan-et-perspective-apr%C3%A8s-la-d%C3%A9faite</link>
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    <pubDate>Sun, 06 Oct 2013 19:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>    &lt;p&gt;(actualisé). Katrin Göring Eckardt, tête de liste  des Verts -avec Jürgen Trittin- pour les élections du 22 septembre, participera à la délégation qui rencontrera l'Union CDU/CSU jeudi 10 octobre. Mais elle est sceptique quand aux chances de négociation d'un programme commun de gouvernement qui permettrait à Angela Merkel d'être réélue chancelière à la tête d'une majorité noire(CDU/CSU)-verte au Bundestag. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Eckardt.jpeg, oct. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Eckardt.jpeg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Eckardt.jpeg&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Nos conceptions sont très éloignées, &amp;nbsp;qu'il s'agisse de la protection du climat, du tournant énergétique, de la politique à l'égard des réfugiés ou des questions sociales.» Katrin Göring-Eckardt était vice-présidente du Bundestag et présidente de l'église protestante allemande jusqu'à ce qu'elle prenne la tête de liste des Verts. L'échec des écolos avec 8,4&amp;nbsp;% des suffrages, un recul de sur 2009...est aussi «&amp;nbsp;son échec&amp;nbsp;». Elle ne le nie pas. Mais à la différence de Jürgen Trittin qui a démissionné de ses responsabilités au lendemain du vote elle veut continuer à participer à la direction du parti pour contribuer aux changements qui s'imposent, après la «&amp;nbsp;défaite&amp;nbsp;». &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candidate à la tête du groupe parlementaire au Bundestag, KGE a été élue mardi 8 octobre avec 41 voix contre 20 pour sa collègue Kerstin Andreae. C'est un poste qu'elle occupait déjà à l'époque du gouvernement rouge-vert de l'ex chancelier Schröder et lors de l'adoption de l'agenda 2010, et des réformes du marché du travail et de l'indemnisation des chômeurs dites «&amp;nbsp;Harz IV&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;Les questions de justice sociale sont pour moi toujours  prioritaires, &lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/interview-mit-katrin-goering-eckardt-ich-spuerte-dass-wir-nur-noch-in-der-defensive-sind/8890868.html&quot;&gt; affirme-t-elle dans le &lt;em&gt;Tagesspiegel&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, mais il faut se souvenir qu'à cette époque nous avions 5 millions de chômeurs et des gens qui n'avaient plus de travail depuis des années&amp;nbsp;». Il fallait agir et faire l'expérience de ce qui pourrait les aider à retrouver un emploi. «&amp;nbsp;L'Agenda 2010 a ensuite entraîné des conséquences négatives que j'aimerais pouvoir corriger aujourd'hui.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L'accent mis sur la justice sociale par les verts, durant leur campagne électorale n'a pas été une des erreurs qui leur a coûté des voix, selon elle. «&amp;nbsp;Les électeurs s'intéressent à ce qui se passe sur le plan de l'écologie et de la justice dans leur pays, quel que soit leur revenu.&amp;nbsp;»
Les verts ont par contre  été trop souvent sur la défensive, apparaissant comme le parti de de l'interdit, avec leur revendication du «&amp;nbsp;Veggieday&amp;nbsp;» donnant l'impression qu'ils voulaient imposer à tous un jour sans viande.
L'idée s'est répandue que nous voulions augmenter les impôts de tout le monde. &amp;nbsp;Nous savions tout beaucoup mieux que les autres, et avions une réponse à tout, cela nous a coûté beaucoup de sympathie.&amp;nbsp;» &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
«&amp;nbsp;Nous avons voulu faire passer trop de choses à la fois. Nous avions un programme électoral très travaillé et nous étions fier d'avoir tout calculé, afin que personne ne puisse nous reprocher de faire des promesses dont ne  nous savions pas comment elles seraient fiancées.&amp;nbsp;» Ce n'est pas là un travers que l'on doit reprocher à Jürgen Trittin en particulier, souligne Katrin Göring-Eckardt, qui fait partie de l'aile «&amp;nbsp;realo&amp;nbsp;» des Verts, à l'inverse de son colistier, figure de la gauche du parti. Les «&amp;nbsp;realos&amp;nbsp;» reprochent cependant aujourd'hui à Trittin d'avoir centré la campagne écologiste sur les revendications sociales, la question des hausses d'impôts pour les hauts revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
«&amp;nbsp;Puis les premières publications des recherches du professeur Franz Walter à propos des débats sur la pédophilie pendant les premières années d'activité des Verts, ont énormément entaché notre crédibilité (voir à ce propos....), conclu Göring-Eckardt.&amp;nbsp;»
Les verts ne se sont pas liés en trop ouvertement au SPD, estime enfin la tête de liste écologiste. «&amp;nbsp;Quand on veut impulser des changements, il faut se demander avec quels partenaires il y a le plus de possibilités de les mettre en œuvre. Et ce que nous souhaitions allait le mieux avec le SPD. Mais nous n'avons pas  atteint cet objectif électoral.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Impôts, promesse électorale trahie?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/09/27/CDU-imp%C3%B4ts%2C-promesse-%C3%A9lectorale-trahie</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Sep 2013 16:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>    &lt;p&gt;&quot;Trahison des électeurs, la CDU sous le feu de la critique&quot; titre le Tagesspiegel en une de son édition du 27 septembre.&amp;nbsp; Plusieurs responsables du parti démocrate-chrétien, dont Wolfgang Schäuble, le ministre des finances ont évoqué l'éventualité d'une hausse des impôts, pour constituer une coalition avec le&amp;nbsp; SPD ou les Verts. Les deux partis ont en effet milité pendant leur campagne pour une hausse de la tranche supérieure des impôts entre autre, estimant que l'Allemagne avait besoin de financer l'éducation, la rénovation de ses infrastructures, entre autres. &quot;Nous rejetons toute hausse des impôts, répondait alors les démocrates-chrétiens et la chancelière en particulier, lors de son face à face télévisé avec Peer Steinbrück, le candidat social-démocrate à la chancellerie. &lt;br /&gt;La direction de la CDU a démenti aussitôt les déclarations et informations selon lesquelles elle envisageait maintenant de revenir sur la parole donnée. Mais &quot;Le bazar est ouvert&quot; pour la grande coalition, commente le quotidien berlinois. L'évocation de la hausse des impôts provenant des rangs de la CDU, montre avec quelle monnaie on est capable de payer le SPD pour l'attirer. Une grande coalition devrait au contraire avoir des projets ambitieux, une vision. La réforme de l'assistance aux personnes dépendantes, qui mette le respect de l'être humain au premier plan, par exemple selon le Tagesspeigel. La réforme de l'assurance maladie privée et publique, une retraite garantie face à la décroissance démographique, ou une réforme des impôts digne de ce nom qui simplifie le système actuel, le rende plus juste et transparent.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Les Verts rattrapés par le passé</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/09/17/Le-pass%C3%A9-assomme-les-Verts</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Sep 2013 11:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En plus de leur mauvais résultat en
Bavière le 15, c'est un coup de massue qu'ont encaissé les Verts le 16 septembre, pour la dernière semaine de campagne. Leur leader, Jürgen Trittin
est rattrapé par le passé des Grünen, dans les années
quatre-vingt, et leur tolérance à l'époque  à l'égard de groupes
prônant la «&amp;nbsp;libre sexualité consentie entre adultes et
mineurs».  Étudiant en 1981 à Göttingen, Trittin, responsable de
publication du matériel électoral du parti,  a donné le feu vert à
la publication du programme de la liste verte alternative de
l'époque, qui comprenait explicitement cette revendication. Quarante
ans plus tard il reconnaît «&amp;nbsp;qu'il s'agit d'une faute, qui fut
corrigée trop tard par les Verts&amp;nbsp;». Un aveu qui paraît tardif
aujourd'hui, après le scandale des  abus sexuels de mineurs qui ont
touché en particulier ces dernières années l'église catholique.
Au début des année quatre-vingt, certes, «&amp;nbsp;l'esprit du temps
était tout autre sur ces questions, &lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Kommentar-Paedophilie-Debatte/!123858/&quot;&gt;commente le Tageszeitung (proche
des Verts)&lt;/a&gt;. Les Grünen menaient alors le combat pour la libération
sexuelle en Allemagne, il serait bon aujourd'hui de mener le débat
avec responsabilité sur cette époque et ses zones d'ombres.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais les faits révélés lundi par les
historiens Franz Walter et  Stefan Klecha, qui ont été chargés
par les verts eux même de faire la lumière sur les errances de
l'époque, tombent au plus mal. A un moment ou il est facile pour les
adversaires politiques des Verts, de discréditer  l'ensemble du
parti.&amp;nbsp;» Les soupçons de tolérance à l'égard des pédophiles
peuvent conduisent en effet droit à l'exclusion politique et
sociale, sur le thème&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;les Verts c'est pas ceux qui
sont pour le sexe avec les enfants&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;La raison essentielle de la
chute des Verts dans les derniers sondages vient de leur politique en
faveur de la hausse des impôts et pour la redistribution des
richesses, &lt;a href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/die-gruenen-vor-der-bundestagswahl-kein-bisschen-anders-12576469.html&quot;&gt; commente de son côté le Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/a&gt;.
Il montre son vrai profil de parti qui veut prendre les gens en
tutelle, jusqu'à indiquer aux citoyens ce qu'ils doivent mettre dans
leur assiette -&lt;em&gt;allusion au jour sans viande une fois par semaine,
préconisé par les Verts, ndr&lt;/em&gt;. &quot;Mais les Verts sont rattrapés par
leur passé et leurs relations avec les milieux pédophiles, un péché
de jeunesse au pire sens du mot.  Un parti qui ne connait aucune
pitié lorsque ces questions concernent les autres, l'église
catholique par exemple, ne se comporte pas différemment en fait de
ceux qu'il accusait de manque de volonté de faire toute la lumière
sur leurs délits. Ils sont devenus un parti aussi puant qu'un autre.&quot;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Vertspedo.jpg, sept. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Vertspedo.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Vertspedo.jpg&quot; /&gt;A quelques jours du scrutin du 22
décembre, l'Union chrétienne en profite pour accroitre la pression
sur les dirigeants du parti écolo.  La porte parole de la CDU pour
les questions familiales et sept femmes de la présidence des
jeunesses de l'Union, exigent  des verts une politique tolérance-zéro
à l'égard de la pédophilie, dans une lettre adressée à Katrin
Göring-Eckardt, tête de liste des Verts avec Jürgen Trittin,&lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/politik/deutschland/paedophilie-affaere-union-erhoeht-in-druck-auf-spitze-der-gruenen-a-922614.html&quot;&gt;
rapporte Spiegel on line&lt;/a&gt;. Elles soulignent qu'elle «&amp;nbsp;ne doit
pas être complice des crimes contre les enfants et les mineurs par
son silence, en tant que mère de deux fils&amp;nbsp;». Göring-Eckardt,
ex-présidente de l'église protestante allemande a pris lundi
Trittin sous sa protection.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Gerda Hasselfeldt, président du groupe
parlementaire de la CSU bavaroise et Philipp Mißfelder, président
des jeunesses de l'union, revendiquent eux la démission de Trittin
de la tête de liste du parti Vert. «&amp;nbsp;Trittin aurait été l'un
des premiers à revendiquer un tel retrait, de l'un de ses adversaires
politique&amp;nbsp;», assène Hasselfeldt. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Dans sa lettre de réponse à celle des femmes de la CDU, Katrin Göring-Eckardt, contre attaque. Après avoir condamné, en tant que mère les erreurs &quot;horribles des Verts&quot; il y a 30 ans, elle demande à ses interlocutrices de cesser de faire de faire de l'agitation électorale sur ces questions. Les Verts ont justement chargé des historiens de faire toute la lumière sur l'influence dans leurs rangs de groupes pédophiles dans les années soixante-dix. L'ex-présidente de l'église protestante, souligne que tout le monde serait bien inspiré de suivre cet exemple à l'égard de son propre passé. Elle renchérit en rappelant que les violences contre les femmes et les enfants dans le cercle familial ont été&amp;nbsp; mises en cause seulement à la fin des années quatre-vingt dix. Le viol de la part d'un conjoint ayant été qualifié de crime en 1997, par un vote des femmes contre la majorité démocrate-chrétienne CDU/CSU. Il a fallu attendre le gouvernement rouge-vert de l'ex-chancelier schröder pour que soit condamnés les actes de violences des parents dans l'éducation de leurs enfants, poursuit-elle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Trittin a reçu également le soutien du responsable gouvernemental des crimes d'abus sexuels contre les enfants. Celui-ci souligne en effet que le travail de recherche sur le passé des verts, à l'époque de leur fondation, confié à des experts indépendants, est le bon choix. Même si les résultats&amp;nbsp; qui peuvent être douleureux sont rendus publics.&quot;&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Merkel une &quot;reine sans royaume&quot;</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/08/22/Merkel-une-reine-sans-royaume-selon-M%C3%BCntefering</link>
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    <pubDate>Sat, 31 Aug 2013 16:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Partis</category>
        <category>communes</category><category>Länder</category><category>Merkel</category>
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Un interview du Zeit de Franz Müntefering, ex-président du SPD et bras droit de Schröder a été largement cité dans les médias pour sa critique à l' égard de la campagne de Peer Steinbrück, organisée en dépit du bon sens par la direction du SPD. Müntefering fut l'artisan des campagnes de Schröder et a une dent contre Andrea Nahles, vice présidente du parti -critique à l'égard de la politique de Schröder de réforme du marché du travail- et responsable en théorie de la campagne actuelle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Deux de ses réflexions&lt;img title=&quot;Angela_M.jpg, sept. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Angela_M.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Angela_M.jpg&quot; /&gt; dans die Zeit sont par ailleurs intéressantes. Müntefering qui fut et reste l'un des artisans des réformes Harz IV et conduisit la réforme de la retraite à 67 ans en tant que ministre du travail de la grande coalition SPD, Union chrétienne (2005-2009), estime que la chute du SPD après la mise en œuvre de cette politique de 34&amp;nbsp;% en 2005 à 23&amp;nbsp;% en 2009 et à 25&amp;nbsp;% environ dans les sondages aujourd'hui ne tient pas au contenu de ces mesures. Ce que tous les militants du SPD quelque peu en contact avec le terrain, son contraints de reconnaître pourtant. Pour lui il s'agit simplement d'un manque d'assurance du parti, qui n'a pas su expliquer et faire la publicité de ces mesures et de leur succès auprès des électeurs sociaux démocrates. C'est un bel exemple d'aveuglement -s'il croit à ses arguments- d'un dirigeant dont la vie au sommet de la politique l'a complètement coupé du vécu de ceux qu'il est censé défendre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais il a par ailleurs à l'égard du rapport de force entre les sociaux démocrates et la chancelière une analyse percutante. Soulignant le poids de son parti dans les communes et les Länder, ou le SPD a infligé il est vrai ces dernières années de sérieuses défaites à l'Union chrétienne, il résume&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;le SPD domine dans les Länder et son pouvoir dans les communes s'est renforcé de façon évidente. «&amp;nbsp;La chancelière est une reine sans royaume&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

          <comments>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/08/22/Merkel-une-reine-sans-royaume-selon-M%C3%BCntefering#comment-form</comments>
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