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  <title>Berlin Blog - Xénophobie, Racisme</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
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    <title>Alerte particulière à l'est</title>
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    <pubDate>Wed, 31 May 2017 14:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Xénophobie, Racisme</category>
        
    <description>&lt;p&gt;L'ex Allemagne de l'est, les «&amp;nbsp;nouveaux Länder&amp;nbsp;» cumulent manifestations et attentats d'extrême droite, incendies de foyers d'immigrés, chasse aux étrangers, manifestations xénophobes. Une Ost-maladie?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les Länder de Saxe, de Thüringe, le Land de Saxe-Anhalt, le Mecklembourg et le Brandenbourg se distinguent en particulier. Une équipe de chercheurs ont réalisé une étude approfondie sur les causes de cette influence particulière de l'extrême droite à l'est. &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/panorama/gesellschaft/rechtsextremismus-in-ostdeutschland-studie-untersucht-freital-und-heidenau-a-1147970.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Ils ont mené enquête plusieurs mois durant dans trois villes Freital, Heidenau et à Erfurt-Herrnberg&lt;/a&gt;, rapporte &lt;em&gt;Spiegel on line&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il serait erroné selon eux de classer la xénophobie, les agressions racistes comme le premier problème propre à l'est en général ou à la Saxe en particulier. A chaque endroit ou ils ont mené leurs investigations il existe&amp;nbsp;des raisons particulières du rayonnement des idées de l'extrême droite.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Ostmaladie.JPG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Ostmaladie_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;&lt;em&gt;manifestations d'extrême droite à l'est, mai 2017&lt;/em&gt;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Selon l'étude il existe une forte aspiration à l'ordre. Le désir d'une identité collective, si possible positive et moralement pure est tel que les agressions de l'extrême droite étaient déjà dissimulées tout simplement du temps de l'ex RDA.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&quot;L'humiliation est un sentiment partagé. Nombre de gens se sentent dévalorisés, se considèrent comme des victimes. Vivant dans les campagnes ils ont l'impression d'être dénigrés par les habitants des villes. En tant qu'Allemands de, l'est ils ressentent les Allemands de l'ouest comme arrogants et en tant qu'Allemands ils ont l'impression d'être trompés par les immigrants. Ils ressentent les excès des extrémistes de droite dans leurs régions et la contrainte afin de se justifier&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un sentiment qui les porte toujours plus à refuser de prendre part aux débats sur l'extrême droite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si les enfants font l'expérience à l'ouest, dés l'école, que les enfants originaires de l'immigration ne sont pas privilégiés, et qu'ils ne sont pas des pique-assiettes, cette expérience d'écolier n'existe guère à l'est.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Très peu d'étrangers vivent au contraire dans les campagnes de l'ex RDA, et leurs habitants ne connaissent que des Allemands défavorisés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La vie quotidienne est devenue «&amp;nbsp;dépolitisée&amp;nbsp;». Nombre d'Allemands de l'est se tiennent aujourd'hui à l'écart de la société civile et des organisations politiques parce qu'ils sont restés marqués par la pression de l'ex-état du SED (parti dominant de la RDA) sur nombre d'aspects de la vie quotidienne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le spectacle politique importé de l'ouest, qui a pris la place de collectivité forcés ne se préoccupe guère de leur sort. Le retour à une société de combattants solitaires et isolés ne les motive pas plus . L'engagement citoyen ou le pluralisme politique «&amp;nbsp;qui enterre consciemment l'identité du peuple et de l'état&amp;nbsp;» les laisse sceptique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La faiblesse de l'éducation politique, en Saxe avant tout, explique aussi le peu de résistance affichée face à la diffusion des idées de l'extrême droite. C'est un des rares problèmes qui pourrait facilement être résolu avec une volonté politique affichée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut aborder ces questions&amp;nbsp;de façon différentes selon les endroits. A Freital les auteurs de l'étude ont remarqué une «&amp;nbsp;infantilisation&amp;nbsp;» des auteurs des agressions xénophobes, et une relativisation de leurs actes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La situation est toute autre à Erfurt ou un large front contre l'extrême droite s'est constitué. Les auteurs de l'étude voient là la confirmation de leurs thèses selon lesquelles l'extrême droite n'est pas seulement un problème est-ouest mais un fléau qui frappe plus les régions aux infrastructures fragiles que les grandes villes.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>AfD, à droite, sans bornes</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/05/05/AfD%2C-%C3%A0-droite%2C-sans-bornes</link>
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    <pubDate>Thu, 05 May 2016 01:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Xénophobie, Racisme</category>
        <category>cachère</category><category>charia</category><category>Gauland</category><category>Islam</category><category>Petry</category>
    <description>&lt;p&gt;Alexander Gauland, vice président de l'AfD, rejette en bloc les critiques et accusations des associations communautaires juives et musulmanes à propos de son parti. «&amp;nbsp;Nous ne voulons pas que la charia décide des règles du vivre-ensemble en Allemagne, assène-t-il»&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les associations islamiques doivent y renoncer ouvertement.&amp;nbsp;L'islam ne connaît pas selon lui la&amp;nbsp;séparation entre le politique et le religieux. Les résolutions de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne) ne visent, selon lui, aucun musulman en Allemagne en particulier, mais l'islam politique et les commandements de la charia &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/reaktionen-auf-parteitag-scharfe-kritik-an-afd-grundsatzprogramm-14210795.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; rapporte le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;afd-parteitag-gauland.jpeg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.afd-parteitag-gauland_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Gauland, congrès AfD mai 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il justifie également l'interdiction des minarets et de l'appel du muezzin à la prière. Car ce sont des manifestation de la volonté dominatrice de l'islam. A l'égard des juifs, il souligne que leur existence en Allemagne sera protégée par l'Afd, mais justifie néanmoins l'interdiction de la viande cachère. L'abattage rituel, &quot;contrairement à la circoncision&quot;, n'est pas un rite central de la religion juive, selon lui.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Gauland défend par ailleurs la perspective de rejoindre le Front national français de Marine le Pen au parlement européen. Un projet défendu par le député européen de l'AfD Marcus Pretzell, à la suite de son expulsion du groupe des conservateurs et des réformateurs (EKR). Gauland doute que le FN et sa président puisse être rangés sous l'étiquette de l'extrême droite et souligne qu'il s'agit avant tout d'amalgamer les forces qui veulent éviter la constitution d'un «&amp;nbsp;super-état européen&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'AfD milite pour une nouvelle Allemagne, selon le politologue Karl-Rudolf Korte. «&amp;nbsp;A l'ouest le parti est plutôt national-conservateur, à l'est en partie xénophobe.&amp;nbsp;» L'AfD se présente comme un parti national allemand, &lt;a href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/afd-parteitag-zum-abschluss-noch-ein-reizthema-14209439.html &quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;selon le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Il rejette l'immigration et veut remettre en cause en partie la construction de l'Europe, comme l'union bancaire ou l'intégration de la Turquie à l'Union européenne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Nous ne devons pas répéter les erreurs des années soixante et soixante dix et chercher à combler le manque de main d'œuvre à l'étranger&amp;nbsp;». Un rejet de la vague d'immigration organisée des Gastarbeiter venus en majorité de Turquie renforcer la main d'oeuvre dont avait besoin l'économie allemande.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'AfD a quelques difficultés à se distancer de l'extrême-droite. Sous l'impulsion de la présidente du parti, Frauke Petry, le parti a ainsi dû voter la dissolution de sa fédération de la Sarre, en raison de ses contacts avec les milieux extrémistes. Elle estime qu'il s'agit là d'un signal envoyé aux militants, prouvant que «&amp;nbsp;chacun ne peut pas faire ce qui lui plaît&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;afd.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.afd_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;AfD, mai 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Mais la décision a été prise avec une très faible majorité&amp;nbsp;: 51,9&amp;nbsp;% des délégués contre 48&amp;nbsp;%. Le chef du groupe parlementaire et droite nationale AfD en Thuringe, Björn Höcke, a regretté pour sa part la dissolution de la fédération sarroise. Un test qui démonte combien l'AfD est divisé sur ses liens avec l'extrême droite. Le succès d'une courte majorité de Frauke Petry n'a pas renforcé l'homogénéité du parti au contraire, &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/politik/afd-parteitag-petrys-macht-schwindet-1.2975794&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;estime le &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'AfD débat maintenant de «&amp;nbsp;jusqu'ou on&amp;nbsp;peut aller à droite&amp;nbsp;», dans la plupart des groupes parlementaires des Länder ou il est représenté. La présidente du parti apparaît ainsi modérée par rapport aux courants «&amp;nbsp;völkisch&amp;nbsp;», nationalistes de droite. De nombreux adhérents qui lui sont proches estiment même qu'elle l'est trop. Elle évoquait avant le congrès de Stuttgart la ligne rouge à ne pas franchir. Le parti devant choisir, selon elle, entre demeurer conservateur et libéral ou national-social, laissant&amp;nbsp;planer une menace de démission dans ce cas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le congrès a démontré combien le courant de droite nationale est puissant alors que l'influence de Petry se réduit. C'est la conséquences des nombreuses occasions manquées de la présidente du parti de mettre des bornes à droite, face aux affirmations racistes à l'égard de l'Afriquede Björn Höcke porte parole de la droite nationale, très applaudi lors de son discours au congrès.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour l'AfD, &lt;a href=&quot;http://www.zeit.de/politik/deutschland/2016-05/afd-parteitag-stuttgart-grundsatzprogramm-beschluss&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;note &lt;em&gt;die Zeit&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, &quot;la liberté de l'individu s'arrête là ou elle entre en conflit avec la volonté populaire allemande et sa culture&quot;. Le parti &quot;&lt;em&gt;Alternative pour l'Allemagne&lt;/em&gt;&quot; représente une vision de la politique selon laquelle les majorités ont toujours raison, et les minorités doivent s'y plier. C'est là le véritable problème que pose ce parti, beaucoup plus que l'interdiction des minarets.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Que les choses puissent changer, ne fait pas partie du programme et de la vision du monde de l'AfD. Le «&amp;nbsp;nous&amp;nbsp;» populaire allemand et le «&amp;nbsp;vous&amp;nbsp;» des étrangers musulmans n'ont pas vocation à se mêler, cela constituerait un danger. «&amp;nbsp;Qui est Allemand, le restera. Qui reste musulman sera toujours un adversaire.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Une réforme des lumières au sein de l'Islam n'est pas réaliste et n'est pas souhaitable&amp;nbsp;» d'ailleurs, selon le programme adopté au congrès.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La politique à l'égard des migrants et des demandeurs d'asile a été l'un des thèmes principaux du congrès &lt;a href=&quot;http://taz.de/AfD-Parteitag-in-Stuttgart/!5300250/&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;souligne le quotidien berlinois Tageszeitung&lt;/a&gt;. Le parti veut limiter drastiquement l'immigration, renforcer les contrôles aux frontières, et durcir encore les conditions pour accéder à la nationalité allemande. Un amendement proposant 200000 expulsions au minimum par an a été rejeté comme «&amp;nbsp;impraticable&amp;nbsp;». Un orateur plaidant pour les bienfaits de l'immigration s'est fait huer. Tandis qu'un autre proposait l'abolition du droit d'asile au débat, sans trouver cependant beaucoup d'écho.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Petry s'est séparée des adhérents du parti lors d'un show, se réjouissant de l'énorme attention médiatique dont a bénéficié le congrès. Elle a pu «&amp;nbsp;lire ainsi que le parti était allemand national, ce qui n'est pas une si mauvaise étiquette pour un parti allemand a-t-elle conclu.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Cologne Dresde, les ratées du mouvement xénophobe</title>
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    <pubDate>Thu, 12 Nov 2015 16:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Xénophobie, Racisme</category>
        <category>Cologne</category><category>Dresde</category><category>Hogesa</category><category>Pegida</category>
    <description>&lt;p&gt;Les exactions contre les foyers de réfugiés et demandeurs d'asile ont explosées cette année, on en recensait déjà 505 pendant les trois premiers trimestres de 2015 contre 177 en 2014. Mais la crise ne semble pas ranimer le souffle des manifestations xénophobes à Cologne ou à Dresde.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;nbsp;Hogesa, le mouvement «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Hooligans gegen Salafisten&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», né à Cologne, est beaucoup moins célèbre que Pegida , «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Patriotischen Europaer gegen islamisierung des Abendlandes&lt;/em&gt;», ancré à Dresde en Saxe, dans l'ex RDA.&amp;nbsp;Les deux mouvements anti-islamiste et xénophobes ont fété récemment leur première année d'existence. Le rassemblement de Dresde lundi 26 octobre était conséquent, comptant 10000 à 12000 personnes, sans atteindre pour autant la dimension à laquelle il était parvenu l'hiver dernier, avec jusqu'à 25000 participants -mais les anti-Pegida ont fait mieux à Dresde rappelons le à la même époque, avec 35000 personnes.&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.pegida1_m.jpg&quot; alt=&quot;pegida1.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Pegida à Dresde novembre 2015&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;A Cologne pour Hogesa par contre le premier anniversaire fut une débâcle. Un rassemblement de 1000 nazis et hooligans, a fait face à 10000 contre-manifestants dimanche 25 octobre. Il y a un an Hogesa avait rassemblé 5000 manifestants à la même date. La manifestation avait dégénéré, 1500 policiers ne parvenant pas alors à contenir des hordes de radicaux d'extrême droite enivrés et de fans de foot «&amp;nbsp;cogneurs&amp;nbsp;» tandis qu'ils s'attaquaient aux journalistes et aux magasins.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette fois 4500 policiers contrôlaient chaque participant, empêchant toute consommation d'alcool et vérifiant qu'ils n'étaient pas armés avant qu'ils ne rejoignent leur troupe. Parqué sur une place à la périphérie de la capitale rhénane, Hogesa 2.0 est resté pratiquement isolé de la population et «&amp;nbsp;a fait flop&amp;nbsp;», selon le quotidien &lt;em&gt;die Welt&lt;/em&gt;. «&amp;nbsp;Nous sommes de retour, nous sommes le pouvoir&amp;nbsp;» clamait néanmoins,Dominik Roeseler l'un des organisateurs du rassemblement un bras levé vers le ciel -ce qui était censé être un geste de triomphe. «&amp;nbsp;On ne pouvait pourtant parler de victoire en rien, &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.spiegel.de/panorama/koeln-trotzt-hogesa-a-1059543.html&quot;&gt;note l'hebdomadaire &lt;em&gt;der Spiegel&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;».&amp;nbsp; Nous avons rassemblés ici un petit groupe solide&amp;nbsp;vitupérait certes un orateur. Mais le groupe était si petit&amp;nbsp;qu'il fut même incapable pendant des heures de «&amp;nbsp;rassembler un service d'ordre reconnu&amp;nbsp;par la police, condition requise dés le début de la manifestation.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les manifestants veulent sauver Cologne du déclin des pays d'occident. Mais Cologne n'a visiblement pas envie de se faire sauver par ces gens là et &amp;nbsp;Cologne ne plie pas face aux Hooligans adeptes de la violence et les néo-nazis&amp;nbsp;», a proclamé la vice-maire Elfi Scho-Antwerpes, dont les propos son rapportés par le quotidien berlinois Tagesspiegel.«&amp;nbsp;Cette ville nous appartient et c'est nous qui décidons ce qui s'y passe&amp;nbsp;», insistait un orateur au rassemblement des contre-manifestants. La nouvelle maire de Cologne, Henriette Recker aurait certainement défilé dans les premiers rangs de la contre-manifestation, mais elle était encore à l'hôpital. Après avoir été grièvement blessée la semaine dernière à coup de poignard par un militant d'extrême droite Franck.S.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le rassemblement d'Hogesa devait à l'origine rejoindre une manifestation appelée par Kögida, qui voudrait être le pendant de Pegida Dresde. Roeseler et le chef de Kögida sont membre tous les deux du parti d'extrême droite établi à Cologne Pro NRW («&amp;nbsp;Pour la Rhénanie du Nord Westphalie&amp;nbsp;»). Mais Kögida annula finalement son initiative. Il n'y avait pas trace à Cologne de ces «&amp;nbsp;citoyens en colère&amp;nbsp;» qui ont fait la force de Pegida&amp;nbsp; à Dresde. Cologne rassemblait un mélange d'hommes aux airs de gros durs aux lunettes et casquettes noires, T-Shirts d'Hogesa et vestes de casseurs. Extrémistes de droites, hooligans et Skinheads.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais les «&amp;nbsp;citoyens en colère&amp;nbsp;» saxons semblent également s'essouffler, la dernière manifestation de Pegida à Dresde le 9 novembre, jour anniversaire de la nuit de cristal de 1938 et de la chute du mur en 1989 rassemblait 7000 à 8000 personnes, contre 7000 contre manifestants rassemblés sous la bannière «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Herz Statt Hetze&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» ou le cœur plutôt que la haine. A Dresde, le fief de Pegida, 60&amp;nbsp;% des habitants rejettent le mouvement xénophobe, selon une étude de l'Université technique, conduite à partir d'un échantillon représentatif &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.zeit.de/politik/deutschland/2015-10/dresden-umfrage-tu-dresden-pegida-asylsuchende&quot;&gt;cité par &lt;em&gt;die Zeit on line&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. 41&amp;nbsp;% des sondés affichent une attitude positive à l'égard des réfugiés et se déclarent prêts à les accueillir. Un résultat qui contredit l'impression répandue parfois, selon laquelle la majorité des habitants de Dresde soutiendrait Pegida.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus de la moitié des sondés ne ressentent au contraire aucune menace contre leur culture, à l'inverse des pégidistes, et ils ne voient aucun problème à ce qu'un foyer d'asile s'établisse dans leur voisinage. Mais la moitié des sondés n'en revendique pas moins des lois plus sévères pour réglementer le droit d'asile, un quart d'entre eux estimant que les réfugiés utilisent l'état social et 20&amp;nbsp;%, affichent un rejet affirmé des demandeurs d'asile. La division traverse en profondeur la population de la capitale saxonne et ses racines sont profondes. En attendant Pegida dégrade l'image de la Saxe, les touristes sont toujours moins nombreux, les cadres, ingénieurs et scientifiques, s'en inquiètent et sont réticents à venir s'installer à Dresde pourtant réputée comme la ville phare de l'ex RDA en ce qui concerne les nouvelles technologies, l'informatique. «&amp;nbsp;Le dommage culturel et économique est déjà Massif pour l'état libre de Saxe, s'inquiète le ministre de l'économie du Land Martin Dulig (SPD), dont les propos &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/rufschaden-pegida-image-ist-schlecht-fuer-dresden-13874994.html&quot;&gt;sont rapportés par le &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;» Le site est devenu moins attractif à l'étranger, ceci pour des années, prévient Oliver Holtmöller, économiste à l'institut de recherche économique de Halle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La xénophobie, incite de moins en moins de migrants qualifiés à venir à Dresde ou à s'y installer. Avant de venir tenir une conférence ou de présenter leur candidature, les chercheurs étrangers s'inquiètent de savoir si Dresde est une ville sure, explique Liu Hao Tieng, directeur de l'institut Max-Planck de physique et chimie.&lt;/p&gt;</description>

    

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