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  <title>Berlin Blog - Mémoire</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
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    <title>le dérapage d'Abbas laisse Scholz sans voix</title>
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    <pubDate>Thu, 18 Aug 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>&lt;p&gt;En visite officielle à Berlin, Mahmoud Abbas compare&amp;nbsp;les massacres de Palestiniens par Israël à l'Holocauste des juifs par les nazis. Scandale renforcé par le mutisme du chancelier Scholzl&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mahmoud Abbas, chef de l’OLP, reçu pour la première fois à Berlin par le chancelier Scholz a provoqué un scandale lors de leur conférence de presse commune, en comparant les «&amp;nbsp;&lt;em&gt;50 massacres commis par Israël contre les palestiniens à 50 Holocaustes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Le chancelier Scholz n’a pas réagit immédiatement à la comparaison provocatrice du leader palestinien. Abbas a réussi à la fois à perdre le crédit qu’il pouvait tirer de sa visite en Allemagne et à mettre le chancelier allemand en difficulté, essuyant une volée de critiques, des médias notamment.&amp;nbsp;&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Abbas_Scholz_m.png&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&lt;em&gt;&amp;nbsp;Nous avons un crétin en communication comme chancelier&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/stumm-nach-holocaust-eklat-der-deutsche-kanzler-als-kommunikativer-volltrottel-li.257382&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;commente le quotidien berlinois Berliner Zeitung.&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» Olaf Scholz n’a même pas estimé indispensable de contredire aussitôt les «&amp;nbsp;&lt;em&gt;stupidités exorbitantes&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» d’Abbas, utilisant contre Israël le meurtre de six millions de juifs dont l’Allemagne seule est responsable. Scholz n’a pas exprimé «&lt;em&gt;&amp;nbsp;la moindre colère spontanée&amp;nbsp;» face à tel détournement de la question clé de la politique allemande&lt;/em&gt;, s’insurge le quotidien berlinois.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En Allemagne existe en effet un «&lt;em&gt;&amp;nbsp;onzième»&lt;/em&gt; commandement, &lt;a href=&quot;https://www.tagesspiegel.de/politik/zum-holocaust-eklat-von-abbas-und-scholz-ns-vergleiche-gehen-nie-gut-aus-bleiben-aber-unwiderstehlich/28605820.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;commente de son côté son concurrent, der Tagesspiegel&amp;nbsp;&lt;/a&gt;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tu ne dois pas comparer&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», c’est à dire comparer quelque crime ce soit avec le crime singulier de l’Allemagne nazie, l’Holocauste. Ce qui revient à le banaliser.&lt;br /&gt;
«&lt;em&gt;&amp;nbsp;Mahmoud Abbas est-il toujours sain d’esprit&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», &lt;a href=&quot;https://taz.de/Holocaust-Aussage-von-Mahmud-Abbas/!5871963/&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;s’interroge quant à lui le Tageszeitung&lt;/a&gt;, quotidien proche des Verts. Selon qui, Abbas aurait du savoir qu’une telle comparaison était très mal venue en Allemagne. Il a d’ailleurs rapidement fait machine arrière, «&amp;nbsp;relativisant son propos&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Tageszeitung précise cependant qu’Abbas répondait furieux à la question d’un journaliste lui demandant s’il regrettait l’attentat des jeux olympiques de Münich en 1972. A l’époque le leader palestinien était trésorier de l’OLP et il fut soupçonné d’avoir financé l’attentat. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On peut comprendre son irritation&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» poursuit donc le quotidien. D’autant que depuis 17 ans qu’il est président, &amp;nbsp;Abbas a mainte fois condamné officiellement le terrorisme, et investi les services de sécurité palestiniens dans la lutte contre les attentats main dans la main avec l’armée israélienne poursuit le Taz. «&amp;nbsp;Sa comparaison avec l’Holocauste était malhabile et dommageable pour les palestiniens&quot;. Il ne sera pas&amp;nbsp;ré-invité de sitôt à une visite d’état, conclu le Tageszeitung.&amp;nbsp; Pour ne pas parler d'une visite de Scholz en Palestine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Du côté du chancelier, Steffen Hebestreit, porte parole du gouvernement a tenté de prendre la responsabilité de la faute&amp;nbsp;sur son dos. La réaction tardive de Scholz aux propos d’Abbas proviendrait de sa conclusion intempestive de de la conférence de presse, empêchant ainsi le chancelier de répondre directement aux propos d’Abbas.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Scholz serait «&lt;em&gt;&amp;nbsp;écœuré &amp;nbsp;et révulsé par les propos de monsieur Abbas&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/politik/deutschland/kanzleramt-laedt-palaestinenservertreter-wegen-aeusserungen-von-abbas-vor-a-6ad812e8-1973-47d3-8182-9d069412eff1&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;selon Hebestreit, rapporte Spiegel on line&lt;/a&gt;. &amp;nbsp;Car la relativisation de l’Holocauste et de ses plus de six millions de morts est totalement inacceptable, et tenir ces propos sur le sol allemand inexcusable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Jusqu’à présent le onzième commandement valait avant tout pour les Allemands&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», rappelle l’éditorialiste du Tagesspeigel. Punir chaque manquement était de tradition. Qu’Helmut Kohl (CDU) fasse référence à Goebbels à propos des discours de Gorbatchev, Herta Däubler-Gmelin (SPD) à Hitler à propos de Georg W.Bush, ou qu’Alexander Gauland (AFD) compare le Troisième reich à une «&amp;nbsp;merde d’oiseau&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Joschka Fischer (Verts), ministre des affaires étrangères, se vit également reprocher d’avoir invoqué Auschwitz pour justifier l’intervention au Kosovo, &amp;nbsp;et comparé Slobodan Milosevic à Adolf Hitler. Rudolf Scharping (SPD), ministre de la défense fut critiqué pour avoir consciemment évoqué des «&amp;nbsp;camps de concentration&amp;nbsp;». Plus récemment Jana aus Kassel a été fustigée pour s’être comparée à Sophie Sholl, héroïne de la résistance au nazisme, lors d’un rassemblement «&amp;nbsp;Querdenker&amp;nbsp;» (anti-conformiste). Le port d’étoile jaune avec la mention «&amp;nbsp;non-vacciné&amp;nbsp;», a été interdit, comme l’affiche de l’association de protection des animaux Petra et ses photos de prisonniers des camps de concentration à côté de boeufs, &amp;nbsp;«&amp;nbsp;squelettes vivants&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Abbas s'est ajouté à la liste.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Berlin: peintures accusatrices sur le mémorial aux soldats de l'armée rouge</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/04/09/Berlin%3A-peintures-accusatrices-sur-le-m%C3%A9morial-aux-soldats-de-l-arm%C3%A9e-rouge</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Apr 2022 16:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>&lt;p&gt;des milliers de soldats russes et ukrainiens reposent dans le mémorial de l'armée rouge qui libéra Berlin du nazisme, et dont Poutine détourne la mémoire en menaçant de dénazifier l'Ukraine&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Face à la résistance de l’Ukraine, Poutine se radicalise et ses propagandistes menacent même l’Ukraine de génocide, titre le quotidien conservateur &lt;em&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/em&gt;. «&amp;nbsp;Génocide&amp;nbsp;», le mot est lourd de sens en Allemagne. le génocide des juifs par les Nazis y est incontesté, tout comme le rôle de l’armée rouge dans l’effondrement du IIIè Reich.&lt;br /&gt;
«&lt;em&gt;&amp;nbsp;C’est l’Union soviétique avec son armée rouge qui a mené une guerre sanglante, victorieuse finalement &lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;https://www.deutschlandfunk.de/russische-propaganda-vokabular-putin-genozid-nazis-100.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;&lt;em&gt;contre les nazis et contre le fascisme&lt;/em&gt;, rappelle Deutschlandfunk. &lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Ce sont des images cultivées par Moscou qui célèbre tous les 9 mai, la victoire de la «&amp;nbsp;patrie&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
Mais elles sont exactement le contraire de l’«&amp;nbsp;opération spéciale&amp;nbsp;» militaire d'aujourd'hui. Car la grande guerre patriotique à cette époque fit entre 8 et 10 millions de morts chez les soldats de l’armée rouge, non de l’armée russe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Russes et Ukrainiens ont combattu alors ensemble contre Hitler. Des milliers d’entre eux, cinq mille selon les estimations, Russes, Ukrainiens, Biélorusses, Casaques..., tous morts dans la bataille de Berlin, reposent dans le mémorial de&amp;nbsp; Berlin-Treptow, dédié à la «&amp;nbsp;mère patrie&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Le plus important mémorial en dehors de la Russie amalgame ainsi indûment l’Union soviétique à la Russie, l’armée russe à l’armée rouge.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;mémorial why.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.memorial_why_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;mémorial le 7 avril 2022&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le mémorial vient&lt;a href=&quot;https://www.sueddeutsche.de/kultur/treptower-park-denkmal-beschmiert-1.5563357&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; tout juste d’être tagué jeudi 7 avril,&lt;/a&gt; note le quotidien &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung.&lt;/em&gt; Un énorme «&amp;nbsp;Why&amp;nbsp;?», pourquoi, à l’encre rouge, s’étale sur le socle de la gigantesque statue du soldat soviétique, une épée à la main, un enfant dans les bras, piétinant la croix gammée. Les sépultures alignées sur les flancs du mémorial ont également été peintes d’inscriptions telles que Poutine=Staline.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Ces peintures ont été aussitôt effacées à Berlin. Lors du départ des troupes russes d’Allemagne ou elles stationnaient à l’est depuis 1945, Boris Eltsine lui même avait remis la garde du mémorial à son «&amp;nbsp;ami&amp;nbsp;» le chancelier Helmut Kohl. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nombre de familles russes et venues des pays de l’ex-bloc soviétique viennent y rendre hommage à «&amp;nbsp;leurs morts&amp;nbsp;» tous les ans les 8 et 9 mai. Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, elles se sont séparées, divisées. Les Ukrainiens se rendent au mémorial de leur côté avec leurs propres drapeaux&lt;br /&gt;
Tandis que depuis 2015 groupes rock d’extrême droit russes se mêlent à leurs délégation arborant notamment les drapeaux avec l’aigle à double tête de l’empire du Tsar, signale le «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec sa justification de la guerre pour «&amp;nbsp;dénazifier&amp;nbsp;» l’Ukraine, qui serait dans le droit fil de la grande guerre patriotique de 1945, Poutine expulse les Ukrainiens de cette mémoire commune. Les tags et peintures du mémorial berlinois sont sans doute à la fois une réaction à ce hold-up de la mémoire et une condamnation de la guerre de Poutine.&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;La haine règne aujourd’hui entre les peuples dont les soldats reposent au mémorial de Treptow.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce n’est pas le seul crime de Poutine à leur égard. Imputer à l’Ukraine un «&amp;nbsp;génocide&amp;nbsp;» en cours des populations russophones, perpétré par les «&amp;nbsp;Nazis&amp;nbsp;» au pouvoir de Marioupol à Kiew est une&amp;nbsp; banalisation cynique du nazisme et de l’holocauste des juifs d’Europe en même temps qu’une usurpation des batailles et des sacrifices de l’armée rouge.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est pourquoi lorsque Poutine, à évoqué à Moscou en présence du chancelier Scholz un «&amp;nbsp;génocide&amp;nbsp;» dans le Donbass, ce dernier à rejeté ce terme comme «&amp;nbsp;faux&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;violent&amp;nbsp;». À la conférence de Münich sur la sécurité, &lt;a href=&quot;https://www.morgenpost.de/politik/article234639449/genozid-voelkermord-ukraine-putins-krieg-scholz-nato.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Scholz a même qualifié l’argumentation de Poutine de « ridicule&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» souligne le quotidien &lt;em&gt;Berliner Morgenpost&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Lors de sa conférence de presse commune avec le président russe, le chancelier allemand a déclaré&amp;nbsp; que «&amp;nbsp;sa&amp;nbsp;» génération imaginait difficilement qu’une guère puisse éclater en Europe. Le président russe lui a répondu que la guerre contre la Yougoslavie était pourtant un précédent, déclenché par l’intervention de l’Otan. Scholz répliqua alors que l’ouest avait évité ainsi un génocide en 1999. Poutine lui renvoyant la balle en affirmant que la situation à l’est de l’Ukraine, dans le Donbass en 2022, était du même ordre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut se rappeler souligne le &lt;em&gt;Berliner Morgenpost&lt;/em&gt; que &quot;&lt;em&gt;la Russie s’était opposée à l’intervention de l’Otan en Yougoslavie en 1999, mais elle était trop faible alors pour s’y opposer&lt;/em&gt;&quot;. Elle prend aujourd’hui sa revanche, en voulant fondre l’Ukraine dans la Russie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Poutine nie le droit à l’existence propre du peuple ukrainien. C’est là sa conviction profonde, sans fard. Et il le prévient si celui-ci n’est pas d’accord&amp;nbsp;: «&lt;a href=&quot;https://www.faz.net/aktuell/politik/ukraine-krieg-russlands-propaganda-droht-mit-genozid-17933628.html &quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; que cela te plaise ou non tu devra t’y faire ma belle &lt;/a&gt;» rappelle le Frankfurter Allgemeine Zeitung.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Effacer les Ukrainiens de la carte après les avoir expulsé de la mémoire de la victoire contre le nazisme à Berlin.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Anne Frank , &quot;Salut et bises à tout le monde&quot;, un livre précieux</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/01/18/Anne-Frank-%2C-Salut-et-bises-%C3%A0-tout-le-monde</link>
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    <pubDate>Tue, 18 Jan 2022 20:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Une équipe de chercheurs assure aujourd'hui avoir découvert qui dénonça la famille Frank aux nazis. Découverte contestée. A Berlin, en décembre 2009, j'avais assisté à la présentation par Buddy Elias, le cousin d'Anne Frank,&amp;nbsp; de «&lt;em&gt;Grüße und Küsse an alle&lt;/em&gt;&quot;, &lt;em&gt;histoire de la famille Frank &lt;/em&gt;,et publié ce billet dans mon BerlinBlog.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans une page de son journal, écrite en octobre 1942, sous les toits de la maison d'Amsterdam ou sa famille était cachée, Anne Frank rêve de retrouver son cousin Bernd, son &lt;em&gt;« professeur &lt;/em&gt;» de « &lt;em&gt;patin à glace&lt;/em&gt; » pour valser ensemble sur la piste. « &lt;em&gt;Nous formerons le duo le plus admirable ensemble&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bernd, devenu le comédien Buddy Elias après guerre, sera pendant quinze ans vedette de la revue &lt;em&gt;Holiday on ice&lt;/em&gt; dans les années cinquante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Venu présenter le livre &lt;em&gt;Saluts et bises à tout le monde&lt;/em&gt; à Berlin, en ce début du mois de décembre 2009, il se souvient d'une belle journée de l'été 1935, dans la villa de la tante française Olga Spitzer, près de Saint Moritz, ou Anne était venue passer ses vacances avec son père Otto. Elle a 6 ans, Bernd 10, et elle l'a emmené dans la chambre de leur grande-mère, Alice. Il doit se déguiser en empruntant robe, chapeau, coussins pour la poitrine, c'est un gage. Il rit en se regardant dans la glace, mais il n'osera pas aller s'exhiber au salon, dans cet accoutrement.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Grüße und Küsse an alle.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Grusse_und_Kusse_an_alle.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Grüße und Küsse an alle&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Quant elle avait quelque chose dans la tête on ne lui enlevait pas&lt;/em&gt; », se souvient-il. A l'évocation de ces jeux d'enfants, les sourires ont éclairé un instant les visages des auditeurs tassés dans la salle du centre Anne Frank, à Berlin ou&lt;br /&gt;
Buddy Elias, sa femme Gerti et &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirjam_Pressler&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Mirjam Presler, traductrice du journal d'Anne Frank, &lt;/a&gt;et autrice de «&lt;em&gt; Grüße und Küsse an alle (Saluts et bises à tout le monde&lt;/em&gt;)» histoire de la famille Frank, sont venus présenter le livre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A travers les pages écrites après la découverte par Gerti Elias de milliers de lettres dans le grenier de la maison des Frank à Bâle, il reconstitue l'histoire de la famille d'Anne, qui retrouve ainsi sa place parmi les siens. Gerti Elias a découvert &quot;&lt;em&gt;ce trésor&lt;/em&gt;&quot; d'archives en 2002 par hasard: « &lt;em&gt;en rangeant le grenier de la maison, dans la Herbstgasse, là ou vécurent Otto, le père d'Anne Frank rescapé d'Auschwitz, et sa grand mère, Alice. Le correspondance de trois générations étaient empaquetées dans les armoires, les malles ». « En lisant ces lettres, des mois durant, j'étais saisie à en hurler parfois.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vieille famille juive allemande connue et respectée à Francfort, les Frank avaient fui leur pays natal, en 1933. « Le déclic final confiera plus tard Otto Frank à Buddy. ce fut une horde de SS défilant devant les fenêtres de la banque familiale, en chantant:«&lt;em&gt; quand le soldat part à l'assaut/ oh c'est la bonne humeur/quand le sang juif jaillit du couteau/oh c'est encore meilleur.»&lt;/em&gt; Ils se réfugient à Amsterdam.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les Elias eux avaient quitté Francfort dés 1925 pour Bâle. Leni, la soeur d'Otto, la mère de Buddy, frissonnera en y recevant en aout 42 la dernière carte des Frank. Des voeux d'anniversaire, avec des mois d'avance. Depuis juillet, Otto, sa femme Edith, Anne et sa soeur Margot se sont cachés sous les toits avec la complicité de la famille d'Amsterdam qui les héberge, pour tenter d'échapper aux nazis. Ils ne donneront plus signe de vie. Le livre raconte l'attente de la famille qui a échappé elle aux nazis en se réfugiant dans la Suisse encerclée.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;otto frank.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.otto_frank_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Otto Frank, Margot la soeur d'Anne, et Bernd Elias&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;D'abord, Les rumeurs de la déportation des juifs de Hollande n'effacent pas tout espoir. Certains se seraient cachés. Puis avec les années, on évoque des millions de morts dans les camps. Leni cache ces chiffres à sa mère, Alice, qui attend le retour de son fils Otto. Comme elle l'attendait à la fin de la première guerre mondiale, lorsqu'il était officier allemand, décoré de la croix de guerre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Otto a été libéré à Auschwitz le 27 janvier 45 par les Russes. Il ne pourra envoyer un signe à Bâle qu'en mai, en envoyant un télégramme en français: « &lt;em&gt;arrivé bonne santé Marseille Partons Paris baisers &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;
La joie sera courte, la lettre qui suit raconte la mort d'Edith. Otto est sans nouvelle de ses filles depuis la séparation, lors de la sélection, sur le quai d'Auschwitz-Birkenau. Rapatrié à Amsterdam , dans une Europe dévastée, sans moyen de communications, il cherche leurs traces, interroge les rescapés, pendant des semaines, avant de trouver leurs noms sur la liste des morts du camps de Bergen Belsen.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Brisé, « &lt;em&gt;sans identité &lt;/em&gt;» -la Hollande et la Suisse évitent de naturaliser les juifs rescapés-, il ne rejoindra enfin les siens qu'au nouvel an 46, à Bâle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut « &lt;em&gt;redresser la tête &lt;/em&gt;» lui dira Buddy, dont la joie de retrouver l'oncle se mêle à cette «&lt;em&gt; honte d'avoir vécu en mangeant à sa faim &lt;/em&gt;», tandis qu'eux vivaient leur martyre. « &lt;em&gt;Dans un autre monde, sur la « planète Auschwitz » dont l'horreur est impossible à décrire avec la langue des hommes»&lt;/em&gt;, lui dira Otto. Buddy « &lt;em&gt;découvrira&lt;/em&gt; » sa cousine en lisant son&amp;nbsp; Journal , « &lt;em&gt;Ce message de tolérance, d'humanisme &lt;/em&gt;», que la&amp;nbsp; fondation Anne Franck , fait vivre aujourd'hui en aidant les jeunes à se connaître, à travers le monde. « &lt;em&gt;Parce qu'il n'y a qu'une race, la race humaine un point c'est tout&lt;/em&gt; », assénait Buddy Elias à Berlin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Notes:&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Grüße und Küsse an alle » die Geschichte der Familie von Anne Franck&lt;/em&gt;, &lt;/strong&gt;publié aux éditions S.Fischer Verlag, Francfort. La famille Frank (&lt;em&gt;(de) „Grüße und Küsse an alle“. Die Geschichte der Familie von Anne Frank, Fischer, 2009)&lt;/em&gt;, Perrin, 2011, trad. d'Olivier Mannoni.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une équipe de chercheurs, historiens, criminologues, assure avoir découvert l'auteur de la dénonciation &lt;/strong&gt;de la cache de la famille Frank aux nazis. Il s'agirait du notaire juif,&amp;nbsp; Arnold van den Bergh, qui cherchait ainsi à protéger sa famille de la déportation. Une thèse déjà contestée par plusieurs historiens.&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;Pour prouver une telle culpabilité, il faut des preuves sans failles&lt;/em&gt;&quot;, estime&amp;nbsp; Johannes Houwink ten Cate professeur spécialiste de l'étude de l'holocauste, &quot;&lt;em&gt;et elles n'existent pas&lt;/em&gt;&quot;. Il est douteux notamment que van den Bergh, membre du &quot;conseil juif&quot; qui collaborait avec les nazis ait possédé une liste des familles juives et de leurs caches à Amsterdam. La principale preuve contre lui serait une lettre anonyme reçue par Otto Frank après la guerre, et dénonçant le notaire. Après guerre une enquête a été ouverte contre van den Bergh, indique l'historien Ben Wallet au &lt;em&gt;Spiegel&lt;/em&gt;, mais la dénonciation de caches de famille juives de sa part n'a aucunement&amp;nbsp; été évoquée. Le directeur exécutif de la Maison d'Anne Frank, Ronald Leopold, souligne enfin que la lettre anonyme nécessiterait une enquête plus approfondie. &quot;&lt;em&gt;Vous devez être très prudent avant d'inscrire quelqu'un dans l'histoire comme celui qui a trahi Anne Frank si vous n'en êtes pas sûr à 100 ou 200&amp;nbsp;%&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;(mise à jour du 19 janvier 2022&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>&quot;Colonia Dignitad&quot;, une secte allemande sous Pinochet</title>
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    <pubDate>Mon, 21 Nov 2016 09:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        <category>Bautzen</category><category>Chili</category><category>Colonia</category><category>nazi</category><category>Pinochet</category><category>Steinmeier</category><category>Strauss</category>
    <description>&lt;p&gt;Il faut voir le film &quot;Colonia Dignitad&quot; de Florian Gallenberg avec Daniel Brühl, Emma Watson, Michael Nyqvist sorti cet été en France qui dépeint la secte allemande établie au Chili sous la dictature de Pinochet&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Des enfants furent abusés pendant des dizaines d'années dans la secte Colonia Dignitad établie au Chili sous la houlette de l'allemand Paul Schäfer. &quot;Une honte pour la diplomatie allemande, selon le ministre social démocrate des affaires étrangères, Franck-Walter Steinmeier qui est longuement revenu sur ce drame&lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/politik/aussenminister-steinmeier-zur-colonia-dignidad-kein-ruhmesblatt-in-der-geschichte-des-auswaertigen-amtes/13506784.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;, à la sortie du film lors de sa&amp;nbsp;projection au ministère&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Colonia.JPG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Colonia_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Colonia Dignitad, le film, nov. 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Au cours des années soixante-dix et quatre-vingt les diplomates allemands ont détourné la tête sans protéger leurs compatriotes au sein de cette communauté, comme ils l'auraient dû, expliquait le ministre. &quot;&quot;Et plus tard le ministère des affaires étrangères n'a&amp;nbsp;pas eu&amp;nbsp;le courage nécessaire pour faire toute la clarté sur la Colonia Dignitad lorsqu'elle fut dissoute, évitant ainsi de reconnaître sa propre responsabilité et d'en tirer les enseignements&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Colonie fut fondée au début des années soixante, dans un cadre idyllique, par un groupe d'Allemands issu d'une &quot;église indépendante&quot;&amp;nbsp;. Elle était dirigée par Paul Schäfer, un &quot;prédicateur&quot; était poursuivi en Allemagne pour abus d'enfants. Ce que l'on aurait dû savoir, au minimum. On lui reprocha très tôt et même après sa fuite au Chili, la séquestration de mineurs, les abus sexuels d'enfants et les traitements médicaux contraints et forcés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le vieux nazi, pédophile, était originaire des environs de Cologne, il avait rassemblé en tant que prédicateur du dimanche une communauté de 250 personnes autour de lui. Il constitua aux abords des Andes son propre Reich. Seules cinq personnes parviendront à s'en échapper en quarante ans.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'expansion de la colonie date de 1973 sous la dictature militaire du général Pinochet. Colonia Dignidad bénéficiait des faveurs du régime. Elle lui procurait des armes et laissa les services secrets de la DINA installer unn camp de torture. &lt;a href=&quot;http://www.tagesspiegel.de/berlin/jetzt-im-kino-emma-watson-und-daniel-bruehl-geraten-zur-pinochet-zeit-in-die-faenge-eines-gefaehrlichen-sektengruenders/12923380.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Le film de Florian Gallenberger se déroule à cette époque&lt;/a&gt;. C'était l'époque de la guerre froide et la dictature de Pinochet était pour certains une protection contre la menace communiste. Le leader démocrate-chrétien bavarois Franz Joseph Strauss s'affichera à&amp;nbsp;Colonia Dignitad.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le respect des libertés individuelles, l'importance des droits de l'Homme sur tous les continents étaient un thème pour les milieux politiques et les universités allemandes, mais ne constituaient pas la priorité des Européens -nombre d'entre eux étaient confrontés à l'héritage de leur passé colonial à cette époque. La diplomatie allemande partageait cette attitude.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un exemple nous aidera peut être à mieux comprendre cela. Un collaborateur de l'ambassade allemand de Santiago du Chili décrivait en 1977 la Colonia avec des mots: &quot;tout est propre et en ordre jusqu'aux mangeoires des cochons&quot;. A la fin de la dictature Paul Schäfer se réfugia en Argentine afin d'échapper aux enquêtes qui venaient d'être ouvertes. Il fut repéré en 2005 et emprisonné pour abus d'enfants, torture, meurtres et autres crimes. Il décéda en prison en 2005 à l'age de 88 ans.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La mémoire est encore vive les faits encore proches, y compris en ce qui concerne le rôle de l'ambassadeur allemand au Chili, ce qui explique la passion avec laquelle les débats se sont ouverts après la projection du film.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le réalisateur Florian Gallenberger a entamé des recherches sur Colonia Dignitad depuis la classe de seconde du collège proche de Münich ou il était scolarisé. Une enseignante avait projeté aux élèves un documentaire sur la secte et son chef Paul Schäfer. &quot;Le ministère des affaires étrangères, soulignait Steinmeier lors de la présentation du film, n'est certe pas coupable du putsch militaire et des 17 années de dictature au Chili. Il n'est pas responsable non plus des méfaits de Paul Schäfer et de ses acolytes, complices en partie des militaires et la dictature.&quot; Mais le ministère aurait dû prodiguer avec détermination les conseils et l'assistance indispensables aux ressortissants allemands victimes de la secte, selon les lois consulaires. &quot;Il aurait dû tenter de réduire plus tôt les marges de manœuvre de la secte par la pression diplomatique, et entamer les démarches juridiques nécessaires&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'ambassade a trop longtemps renoncé à exiger que des citoyens allemands -les habitants de la colonie l'étaient justement- puissent parler librement avec les agents consulaires. Le ministère et l'ambassade avaient visiblement perdu la boussole entre l'intérêt d'entretenir de bonnes relations avec le pays hôte et l'attention portée au respect des droits de l'Homme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dieter Maier, le chercheur spécialiste de Colonia s'est demandé pourquoi les diplomates allemands ont cru aux mensonges de Schäfer and Co. Peut être n'avaient-ils jamais pu imaginer tant de &quot;décalage, de barbarie, de destructivité&quot;. Le ministère, selon lui, devrait peut être envoyer les nouveaux diplomates faire un stage dans une mafia quelconque, afin de renforcer leur vigilance à l'égard du mal. &quot;Je n'irais pas si loin, dit&amp;nbsp;Steinmeier. &quot;Mais la vigilance est un terme que nous devrions probablement retenir. Le ministère des affaires étrangères veut tirer les leçons de sa conduite vis à vis de Colonia Dignitad. Les archives et les documents à ce propos sont importants, pas seulement pour juger le passé, pour la formation de nos jeunes collègues.&quot;&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Stolpersteine, pierres du souvenir</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/10/13/Stolpersteine%2C-pierres-du-souvenir</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Oct 2015 12:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        <category>Berlin</category><category>juifs</category><category>Reich</category><category>Stolpersteine</category>
    <description>&lt;p&gt;A Berlin les petites pierres du souvenir « Stolpersteine » « pierres d'achoppement », se multiplient, sur les trottoirs, à l'entrée de bâtiments ou vivaient des Berlinois juifs sous le Reich nazi. Elles portent leurs noms, leur date de naissance le nom du camp ou ils furent exterminés, gravés à la main.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A Berlin les petites pierres du souvenir «&amp;nbsp;Stolpersteine&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;pierres d'achoppement&amp;nbsp;», se multiplient, sur les trottoirs, à l'entrée de bâtiments ou vivaient des Berlinois juifs sous le Reich nazi. Elles portent leurs noms, leur date de naissance le nom du camp ou ils furent exterminés, gravés à la main. Une initiative contestée. «&amp;nbsp;D'une certaine façon ils sont revenus dans la maison&amp;nbsp;». Klaus Schäfer &lt;a href=&quot;http://www.berliner-zeitung.de/berlin/erinnerungskultur-in-berlin-stolpersteine---ein-fenster-in-die-berliner-vergangenheit,10809148,32062160.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;dont les propos sont rapportés par le &quot;Berliner Zeitung&quot;&lt;/a&gt; parle de Paul Simon, dentiste, déporté et tué le 10 août 1948 à Theresienstadt et de sa femme morte à Auschwitz. Il a commandé deux pierres du souvenir à leur nom et espèrent qu'elles seront bientôt là. Sa commande est sur la liste d'attente.&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Stolpersteine.jpg&quot; alt=&quot;Stolpersteine.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Stolpersteine&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;Klaus Schäfer, architecte, a entamé ses recherches il y a trois ans afin de savoir si des juifs avaient vécu dans son immeuble sous le Reich. Il a découvert ainsi l'existence du couple Simon. Il se demande aujourd'hui quel genre d'homme était donc le dentiste Paul, s'il aimait son travail, et s'il s'était douté qu'il n'échapperait pas au camp de concentration auquel les nazis l'avaient condamné. 400 pierres sont produites chaque mois par Gunter Demming, 67 ans. Il les installe en une quinzaine de minutes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A chaque fois, un petit attroupement l'accueille, devant chaque immeuble concerné et des participants racontent l'histoire de ceux dont ils honorent la mémoire. Il a commencé son action il y a vingt ans et vient à Berlin trois quatre fois par an. Il y installe plus de 300 pierres annuellement, et la liste d'attente ne cesse de s'allonger. Berlin est la ville ou la demande est la plus forte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A l'inverse Münich, la capitale de la Bavière, la municipalité a interdit l'installation des pierres du souvenir sur l'espace public. La communauté juive münichoise s'y oppose également car avec les pierres du souvenir les victimes de l'époque sont à nouveau piétinées estime sa présidente, Charlotte Knobloch.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A Berlin une «&amp;nbsp;initiative anti-pierre du souvenir&amp;nbsp;» s'est constituée il y a deux ans. Elle expédie des mails injurieux. Petra Frisch qui a participé à l'installation de 60 pierres à Berlin Friedenau, son quartier, se fait traiter de «&amp;nbsp;sale amie des juifs, et menacer&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tu ferais peut être mieux de regarder derrière toi quand tu reviens de la caisse d'épargne sur ton vélo. Des pierres du souvenir ont été peintes en noir. «&amp;nbsp;Nous ne cesserons pas de détruire vos symboles, qui violent l'image de Friedenau.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La force du projet Stolpersteine, est qu'il n'est pas une institution&amp;nbsp;», estime Petra Frisch. Des associations, des initiatives citoyennes, des paroisses, relaient ceux qui décident d'installer une pierre devant leur immeuble, les aident dans leurs recherches, dans les différentes circonscriptions berlinoises. Klaus Schäfer a commencé pa envoyer un mail à l'adresse web de l'office &lt;a href=&quot;https://www.stolpersteine-berlin.de&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Stolpersteine de Berlin Tempelhof-Schöneberg&lt;/a&gt;. Il a reçu deux heures plus tard les noms des époux Simon, extraits des archives fédérales qui recensent dans un livre mémoire, les dernières adresses de 170000 juifs. Il a entamé alors ses recherches dans les archives.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La pierre du souvenir est la partie visible du projet. Pour ranimer le souvenir des victimes il faut fouiller les archives de Potsdam à Yad Washem à Jérusalem, les actes d'indemnisation, les registre de décès des camps de concentration. Il y a un an et demi Klaus Schäfer a ouvert le coeur battant une lettre de New York qui lui était adressée par la nièce de Paul Simon, âgée de 90 ans. Il lui a répondu en l'invitant à venir à Berlin. Une invitation restée sans réponse depuis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui à Berlin-Schöneberg comme à Berlin-Mitte, le temps d'attente pour l'installation d'une pierre est des trois ans. Si les listes s'allongent encore et le temps d'attente aussi «&amp;nbsp;on pourra dire que le projet est devenu victime de son propre succès&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Ingebrigitt, fille du commandant d'Auschwitz</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/08/20/Ingebrigitt%2C-fille-du-commandant-d-Auschwitz</link>
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    <pubDate>Thu, 20 Aug 2015 00:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        <category>Auschwitz</category><category>concentration</category><category>Höß</category><category>juifs</category>
    <description>&lt;p&gt;«Comment peut on à la fois être si bon et agir aussi horriblement? Papa était deux personnes à la fois». Ingebrigitt Höß, 81 ans, parle pour la première fois de son père, le commandant du camps d’extermination d’Auschwitz, Rudolph Höß.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Höß détruisit lui même en écrivant ses mémoires en prison, «les illusions selon lesquelles il faut avoir des penchants sadiques invétérés pour être un exterminateur de masse.» On le décrivit comme discipliné sans être «méchant», amoureux des animaux et de la nature...alors qu’il surveillait avec attention l’enfournement d’hommes femmes et enfants dans les chambres à gaz.&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; alt=&quot;ingeb.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.ingeb_m.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;ingeb.jpg, août 2015&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;Établie depuis des décennies aux USA en Virginie, Ingebrigitt est aujourd'hui une vieille dame qui ne montre pas son visage. Elle vit dans le voisinage de Clinton, ou d’al Gore, qu’elle a rencontrés dans des parties. Son fils Ben, musicien de jazz lui met de la musique en fond sonore lorsqu’il part en voyage, afin qu’elle supporte mieux les souvenirs qui l’assaillent et lui donnent ses maux de tête . Il protège son fils, onze ans, le petit-fils d’Ingebrigitt, de l’ombre du grand-père, en dissimulant le nom de jeune-fille de sa mère.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle vécu son enfance à Auschwitz, dans la villa proche du camp ou son père fut l’organisateur de la première extermination industrielle. Du balcon de sa chambre, elle voyait la fumée des crématoires. Et «les enfants en savent souvent plus qu’on ne les croit capables, commente l'hebdomadaire Stern auquel elle a s'est confiée. Elle devint somnambule à dix ans et se levait la nuit pour rejoindre le balcon, endormie.» Elle assure qu’elle ne savait rien alors des cruautés que son père orchestrait tout à côté. Höß avait dressé un mur de silence entre son «service» en tant que commandant de la SS et sa vie familiale. Dans le sous-sol de la villa, un tunnel secret lui permettait de rejoindre le camp d’extermination sans être vu des siens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Après guerre la plupart des Allemands firent comme s’ils n’avaient jamais rien su d’Auschwitz». Au début «j’ai pensé aussi tout cela n’est pas possible» dit Ingebritt Hõß. Son père sera jugé à Nüremberg et pendu en 1947, elle ne restera pas en Allemagne et se réfugie en Espagne ou elle fait la connaissance du couturier Balanciaga dont elle deviendra un modèle -il l’appelait «ma petit soldate allemande». Elle rencontre son mari, ingénieur américain, avec qui elle parcourt le monde avant de s’établir à Washington ou elle travaillera dans une boutique de mode, pendant 35 ans. Les propriétaires, Sally et Ernest Marx sont juifs américains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle confiera au manager de la boutique un jour l’identité de son père. Sally Marx l’ayant appris lui dira dans les années quatre-vingt-dix: «Brigitte tu n’y peux rien, tu étais juste un enfant quant ton père a agit ainsi. Mais tu dois admettre que cela est arrivé». C’est à ce moment «que j’ai cessé de nier Auschwitz». «Ce qui est arrivé est horrible, et n’aurait jamais du se passer», poursuit Ingebrigitte Hóß. «Pourtant je n’en aime pas moins mon père» conclu-t-elle après que le reporter de Stern lui ai lu des passages décrivant son comportement impitoyable en tant que chef du camp.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Article «Mein Vater der Auschwitz-Kommandant&amp;nbsp;». Stern 30.4.2015.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Archives discrètes de l'euthanasie en Bavière</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/10/30/la-m%C3%A9moire-p%C3%A9rilleuse-de-l-euthanasie-dans-une-clinique-de-Bavi%C3%A8re</link>
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    <pubDate>Thu, 30 Oct 2014 02:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Pendant des
décennies les parents d'handicapés qui s'adressaient à la clinique
psy de Mainkofen pour connaître les causes de leur mort sous le
régime nazi obtenaient une seule réponse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;nous
n'avons aucune archive à ce sujet&amp;nbsp;».
&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 1,5&quot;&gt;C'est un agent de
l'établissement employé qui a fini par dévoiler les conditions
dans lesquelles 1366 victimes avaient été euthanasiées, après
avoir été jugées indignes de la race allemande, &lt;a href=&quot;http://www.taz.de/Euthanasie-in-bayerischer-Klinik-/!148509/&quot;&gt; raconte le quotidien berlinois &lt;em&gt;di Tageszeitung&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.  Il avait eu la
curiosité de fouiller dans les archives que la direction lui avait
ordonné de brûler Mais il dû cacher 12000 documents dans la
sacristie de la chapelle de la clinique pour les trier et les classer
clandestinement. &lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/bayern_klinik_schnell_4.jpg&quot; alt=&quot;bayern_klinik_schnell_4.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;bayern_klinik_schnell_4.jpg, oct. 2014&quot; /&gt;Il reconstitua ainsi la constitution des convois de
la mort de Mainkofen vers la chambre à gaz de Hartheim ou périrent
600 pensionnés, les 500 stérilisations, les 700 morts de régimes de
famine.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 1,5&quot;&gt;Pendant des
décennies après la guerre, l'euthanasie avait été niée. Les
médecins et psychiatres jugés en 1945 furent acquittés... ou
n'écopèrent que de peines minimes.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 1,5%&quot;&gt;Alors que le travail
de mémoire débuté dans les années quatre-vingt faisait peu à peu
la lumière sur le sort des 70000 hommes femmes enfants victimes de
la politique d'euthanasie et des lieux ou ils avaient été éliminés,
la clinique de Mainkofen restait l'exception. «&amp;nbsp;Il était
évident pour moi que l'on ne m'avait pas donné les documents à
détruire par hasard&amp;nbsp;», explique Gerhard Schneider. Il savait
qu'il risquait son job, en les sauvant puis en les dépouillant.
Lorsqu'à la fin des années quatre-vingt-dix les autorités
bavaroises entreprirent la publication d'un livre sur les psychiatres
sous le nazisme il prit contact avec le médecin qui avait été
chargée par la direction de la clinique des «&amp;nbsp;recherches&amp;nbsp;»
sur Mainkofen. Mais celle-ci l'informa que la direction de
l'établissement lui avait interdit tout contact avec lui.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 1,5%&quot;&gt;C'est seulement en
2002 qu'il put faire état ouvertement de ses recherches, après un
changement de direction de la clinique Mainkofen...Et encore le
silence restait pesant et les responsabilités de l'établissement
niées. La clinique est le premier employeur de la ville. Schneider
fut même traité de calomniateur lorsqu'il évoqua en 2010 à la
radio le rôle du médecin Kar Brettner qui stérilisa des centaines
de femmes. Une rue de la ville porte son nom, il est citoyen
d'honneur de Mainkofen. Ce sont des parents des victimes qui ont fini
par obtenir qu'un mémorial commémore finalement les victimes sur le
lieu de leur martyr. Il vient d'être inauguré, en présence de 30
familles d'euthanasiés. Un allemand sur huit de plus de 25 ans
compterait selon le Tageszeitung une victime de l'euthanasie parmi
les siens.
&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Cornelius Gurlitt, décès d'un &quot;mémorial qui dérange&quot;...</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/05/08/Cornelius-Gurlitt%2C-d%C3%A9c%C3%A8s-d-un-m%C3%A9morial-qui-d%C3%A9range...</link>
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    <pubDate>Thu, 08 May 2014 22:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La nouvelle de la mort de Cornelius
Gurlitt a aussitôt fait le tour de la planète. Mais que ce vieil
homme malade se soit éteint à Münich «&amp;nbsp;semble avoir surpris
le monde entier&amp;nbsp;», note le &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt;. Même les
grands journaux n'avaient pas préparé de nécro...&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Il
était devenu pour la plupart en quelque sorte un fantôme&amp;nbsp;»
&lt;img title=&quot;Gurlitt2.JPG, mai 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Gurlitt2.JPG&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Gurlitt2.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Cornelius avait hérité en 1956 de son
père Hildebrandt Gurlitt 1500 toiles précieuses, amassées  sous le
régime nazi. Un trésor qu'il avait conservé précieusement
incognito.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Jusqu'à ce qu'il se fasse pincer en
2010  par les autorités douanières qui découvriront l'incroyable
collection clandestine en 2011. Une trouvaille révélée en novembre
2013.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Gurlitt était alors devenu un
«&amp;nbsp;monument du souvenir dont les Allemands se seraient bien
passé,
&lt;a href=&quot;http://www.zeit.de/kultur/kunst/2014-05/cornelius-gurlitt-nachruf&quot;&gt;
&lt;ins&gt;souligne &lt;em&gt;die Zeit&lt;/em&gt;&lt;/ins&gt;&amp;nbsp;»&lt;/a&gt;. Il leur rappelait douloureusement un
chapitre de leur histoire qu'ils croyaient classé ou ayant perdu de
son importance&amp;nbsp;: le vol organisé des œuvres d'art par le
régime nazi, les collectionneurs dépossédés, expropriés, ou
soumis au chantage. Un vol que la législation de la République
fédérale, après guerre n'a pas réparé.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Hitler avait chargé Hildebrandt
Gurlitt de débarrasser l'Allemagne des «&amp;nbsp;œuvres d'arts
dégénérées&amp;nbsp;» (Picasso, Klee, Chagall, Matisse...), et de
les vendre à l'étranger. Hildebrandt, juif d'origine, connaissait
parfaitement le monde des «&amp;nbsp;galeries&amp;nbsp;» des
collectionneurs et des musées. Hitler en profita et Gurlitt
s'appropria 1500  des œuvres d'arts saisies par le Reich,
dissimulant son trésor lors de la libération de l'Allemagne par les
alliés  en prétextant que les toiles avaient brûlé dans
l'incendie de Dresde. Son fils vécu de cette rente, à l'écart du
monde, vendant des toiles en Suisse jusqu'en 2010...ou il se fit
pincer par un contrôle douanier, avec 9000 euros en liquide en
poche.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Cornelius Gurlitt a joué d'ailleurs un
dernier tour posthume à l'Allemagne, en léguant sa collection à la
Suisse, au musée de Berne. La Bavière ou il résidait -il possédait
un appartement à Müncih et une maison à Salzbourg en Autriche-
avait tenté de l'appâter en lui proposant d'accueillir sa
collection dans un château bavarois, ou il aurait également une
résidence. Mais Gurlitt avait rejeté cette proposition -ne
pardonnant pas sans doute au fisc allemand de vouloir lui saisir  ses
œuvres d'art.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il avait finalement accepté de faire
expertiser l'ensemble de sa collection, afin de rendre  leurs biens
aux propriétaires éventuels des œuvres volées, ou à leurs
descendants.  Sur ce plan c'est bien la morale qui fera finalement
droit sur les titres de propriété. Car «&amp;nbsp;légalement&amp;nbsp;»
Gurlitt était bien devenu le propriétaire de ces œuvres.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les délais de  prescription
légaux qui furent instaurés pour justifier aujourd'hui la propriété
légale d'une œuvre volée, paraissent bien déplacés quand  en
2014 encore, les conséquences des razzias nazies sont toujours en
vigueur, souligne&lt;em&gt; die Zeit&lt;/em&gt;. &amp;nbsp;La République fédérale a manqué
à son obligation en ne se dotant pas à temps d'une loi du retour
aux propriétaires ou à leurs  héritiers des œuvres saisies, comme
c'est le cas en Autriche».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les fondations, les avocats des
familles spoliées, et les critiques fustigent de leur côté les
copieux délais que se sont accordés les experts allemands avant de
rendre leur verdict sur les œuvres qui devraient être restituées à
leurs propriétaires d'origine.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Voir également&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/11/06/1406-toiles-disparues-depuis-1945%2C-les-raisons-d-un-silence-coupable&quot;&gt;
«&amp;nbsp;Toiles disparues depuis 1945, les clés d'un silence
coupable&amp;nbsp;»&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/09/Cornelius-Gurlitt-accepte-de-laisser-expertiser-les-toiles-du-trésor-nazi...&quot;&gt;
«&amp;nbsp;Cornelius Gurlitt accepte de laisser expertiser les toiles du
trésor nazi&amp;nbsp;»&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Cornelius Gurlitt accepte de laisser expertiser les toiles du trésor nazi...</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/09/Cornelius-Gurlitt-accepte-de-laisser-expertiser-les-toiles-du-tr%C3%A9sor-nazi...</link>
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    <pubDate>Wed, 09 Apr 2014 10:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les toiles de la collection détenue clandestinement par Cornelius Gurlitt vont être examinées par des
experts et celles qui ont été «&amp;nbsp;volées&amp;nbsp;» devraient
être rendues à leurs propriétaires, ou plutôt à leurs
descendants. La découverte en novembre 2013 des 1400 toiles de maîtres supposées
disparues dans les ruines du bombardement de Dresde avait fait
l'effet d'une bombe. Gurlitt les avaient
«&amp;nbsp;héritées&amp;nbsp;» de son père, Hildebrandt Gurlitt, chargé
par Hitler de vendre aux collectionneurs de la planète les œuvres
d'art saisies par le Reich.
(&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/11/06/1406-toiles-disparues-depuis-1945%2C-les-raisons-d-un-silence-coupable&quot;&gt;
Voir mon billet du 6 novembre)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les négociations entre les autorités
bavaroises et le collectionneur clandestin depuis des décennies, qui
vit aujourd'hui à Münich ont été difficiles. Gurlitt vit dans un
«&amp;nbsp;autre monde&amp;nbsp;» selon le Süddeutsche Zeitung.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il était ainsi furieux que l'état,
les douanes, se soient permis de saisir les toiles auxquelles il
tient par dessus tout. Et qui lui permirent visiblement jusqu'ici de
vivre en marge de la société. Les services fiscaux ont également
entamé une procédure pour détournement fiscal...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Premier geste du collectionneur, il
serait prêt aujourd'hui à rendre à ses propriétaires la «&amp;nbsp;femme
assise&amp;nbsp;» de Matisse, qui fait partie des œuvres volées. Mais
ce ne sera pas si simple. Deux «&amp;nbsp;prétendants&amp;nbsp;» en ont
déjà revendiqué la propriété.&lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/gurlitt.JPG&quot; alt=&quot;gurlitt.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;gurlitt.JPG, avr. 2014&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Et «&amp;nbsp;le monde a les yeux braqués
sur nous&amp;nbsp;» soulignait le chef des autorités judiciaires
bavaroises, dés le début des négociations avec Cornelius Gurlitt.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il lui fit d'emblée une proposition de
conciliation alléchante. «&amp;nbsp;Sa&amp;nbsp;» collection intégrale
aurait pu être abritée par une fondation. «&amp;nbsp;On trouverait
bien un château bavarois&amp;nbsp;» pour l'exposer, le collectionneur
pourrait également  y disposer d'un hébergement, et bénéficierait
d'une pension tout en pouvant continuer à vivre avec ses
toiles...Mais ses avocat ont rejeté la proposition.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les experts disposent d'une année pour
faire l'inventaire et l'examen de la collection.
&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>1406 toiles, trésor nazi disparu, les clés d'un silence coupable</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/11/06/1406-toiles-disparues-depuis-1945%2C-les-raisons-d-un-silence-coupable</link>
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    <pubDate>Wed, 06 Nov 2013 17:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>Mémoire</category>
        
    <description>    Rien n'avait filtré depuis février
2012 et la saisie dans un appartement à Münich-Schwabing de 1406 toiles «&amp;nbsp;historiques&amp;nbsp;»,
supposées disparues.  Des douanes, au parquet, au gouvernement
c'était  motus et bouche cousue. Les révélations de l'hebdomadaire
&lt;em&gt;Focus&lt;/em&gt; sur la découverte du trésor ont donc fait l'effet d'une
bombe.
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Officiellement, ces toiles  s'étaient
envolés en fumée  lors du bombardement  de Dresde, le 13 février
1945, selon les dires d'Hildebrandt Gurlitt, collectionneur  qui les
amassa sous le IIIè Reich.  Son ascendance juive côté maternel,
n'avait pas dissuadé Hitler d'utiliser ses relations et son carnet
d'adresse. Gurlitt avait accès aux stocks d'œuvres saisies, pour
les vendre aux collectionneurs de la planète, au profit des caisses
du Reich. Il en profita pour étoffer sa propre collection. &lt;img src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/naziraub.jpg&quot; alt=&quot;naziraub.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;naziraub.jpg, nov. 2013&quot; /&gt;Qu'il récupéra après des autorités alliés, au lendemain de la défaite du IIIè Reich (cf photo ci contre). Sa
femme, interrogée  par les autorités  après le décès de son mari
en 1956, confirma la version selon laquelle le trésor avait disparu
dans les ruines de Dresde, trompant sciemment les autorités
allemandes. Puis leur fils Cornelius hérita des tableaux et les
utilisa visiblement comme gagne-pain, en les vendant selon ses
besoins. Jusqu'à son contrôle par hasard par les douaniers
allemands dans un train, alors qu'il revenait de Suisse, avec 9000
euros en poche. Une «&amp;nbsp;petite&amp;nbsp;» somme légale. Mais les
douanes s'aperçurent bientôt  en poussant leurs vérifications que
Cornelius Gurlitt était un «&amp;nbsp;inconnu&amp;nbsp;» des autorités
civiles et fiscales, n'avait jamais déclaré sa résidence à Munich
et vivait de rien...apparemment. Les perquisitions de son appartement
début 2012 firent découvrir le pot au rose aux agents de douanes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le parquet d'Augsburg, a justifié
mardi 5 novembre, au lendemain des révélations de «&amp;nbsp;Focus&amp;nbsp;»,
le silence entretenu depuis 2012. La publicité accordée par les
médias à la découverte de la collection clandestine de Cornelius
Gurlitt «&amp;nbsp;va énormément compliquer l'enquête&amp;nbsp;» des
autorités a déclaré le procureur d'Augsburg, Reinhard Nemetz,
devant la presse.  Les douanes et la justice voulaient tirer au clair
l'origine et le parcours des 1406 toiles présence dans l'appartement
de Münich du collectionneur, avant de révéler leur existence.
Elles vont devoir maintenant renforcer les mesures de sécurité pour
les protéger.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Contrairement aux rumeurs évoquant le
chaos régnant dans l'appartement de leur détenteur, les 1406  toiles saisies
par les douanes, dont  121 sous cadres, étaient conservées &quot;comme
dans un musée&quot;, rangées en bon ordre.  Parmi elles  des œuvres
parfaitement inconnues, telles qu'un auto-portrait d' Otto Dix,
soulignait hier l'experte en art berlinoise Meike Hoffmann, à la
conférence de presse. Ou une toile de Marc Chagall, «&amp;nbsp;d'une
très grande valeur du point de vue de l'histoire de l'art&amp;nbsp;».
Il s'agit d'une scène allégorique inconnue, peinte probablement au
milieu des années vingt.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Une part de la collection seulement
proviendrait des saisies du IIIè Reich visant  le soi-disant «&amp;nbsp;art
dégénéré&amp;nbsp;» dont les nazis avaient décrété la fin. Il
s'agit bien selon l'experte d'originaux, signés  Max Liebermann,
Max Beckmann, Picasso, Matisse,  Renoir,  ou Toulouse-Lautrec. Mais
des toiles anciennes, d'Albrecht Dürer notamment, font également
partie de la collection.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Faire l'inventaire précis de leur
parcours prendra «&amp;nbsp;des mois voir des années&amp;nbsp;», selon
elle.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Quant à la valeur estimée de la
collection clandestine, évaluée par certains à plus d'un milliard,
personne ne voulait répondre à la question lors de la conférence
de presse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Curieusement le parquet semble avoir
perdu la trace du collectionneur, déjà poursuivi pour fraude
fiscale et susceptible d'être inculpé de détournement. Le parquet
n'a pas délivré de mandat d'arrêt à son égard. Le procureur n'a
pas répondu à la question d'un journaliste lui demandant si Gurlitt
est mort ou vivant&amp;nbsp;! Il possède une maison à Salzbourg et un
passeport autrichien, mais les autorités allemandes n'ont pas
demandé l'aide judiciaire de Vienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;Il pourrait récupérer une
bonne part du magot, car les toiles dont on ne peut prouver qu'elles
ont été acquise de façon délictuelle  devraient lui être
rendues. Il reviendra ensuite aux héritiers de leur propriétaire
d'origine, aux familles de collectionneurs spoliés de faire valoir
leur droit auprès de lui. Cela promet!
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Un
accord a &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;certes
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;été
conclu au lendemain de la guerre dans lequel 44 états, dont
l'Allemagne, s'engagent à rechercher les biens culturels confisqués
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;volés
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
par les nazis, pour les redonner à leurs propriétaires. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Mais
cet accord &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;ne
concerne en fait que les musées. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Parmi
les &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;1406&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
toiles récupérées, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
200 appartiendraient à des collectionneurs &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;juif&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;spoliés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
par les nazis &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;et
figurent &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;pour
beaucoup &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;sur
les listes d'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;œ&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;uvres
d'art volées, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;connues
depuis longtemps&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Les
archives des ventes et achats d 'Hildebrandt Gurlitt &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;auraient
été&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
saisies au domicile de son fils&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;.
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Autant
de documents qui devraient permettre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
d'éclaircir le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;parcours
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;de
chacune des toiles. Et après&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;P&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;our
l'instant, la loi de 1938 promulguée par les nazis pou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;r&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;égaliser
le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;ur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;s
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;saisies
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;d'œuvres
d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;art
«&amp;nbsp;dégénéré&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;es&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
n'a jamais été abrogée. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Elle
est donc oujours valide. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;es
contrats d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;u
marchand d'art &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Hildebrandt
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Gurlitt
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;avec
l'état nazi pour l'achat &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;et
la vente &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;de
toiles dans la réserve de 20 000 œuvres saisies par le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Reich&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;à
laquelle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
il avait accès, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;sont
juridiquement &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;toujours
couverts&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;E&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;t
e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;n
ce qui concerne le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
vol&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;
d'oeuvre d'art de 1933 à 1945 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;enfin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;,
il y a prescription. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Les
toiles pourraient &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;donc
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;revenir
finalement à Cornelius. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;A
moins qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;'elles
ne soient restituées par contrainte morale. Ou qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;e
l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;es
mensonges de la famille&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;Gurlitt
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;ne
permette&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;nt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;aux
autorités et aux héritiers &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;'entamer
des poursuites.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;</description>

    

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