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  <title>Berlin Blog - économie</title>
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  <description>Informations, Analyses, Réflexions</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 11:56:22 +0100</pubDate>
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    <title>Scholz échange le Canada contre la Russie</title>
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    <pubDate>Wed, 24 Aug 2022 18:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Le chancelier Scholz(SPD) et le ministre de l'économie Habeck(Verts) sont allés chercher au Canada les ressources gaz et hydrogène vert qui permettront d'effacer&amp;nbsp;à l'avenir la dépendance de l'Allemagne vis à vis du gaz russe&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le voyage d’Olaf Scholz au Canada rappelle ceux d’Angela Merkel en Chine. Le chancelier ne se déplace pas seulement avec le ministre de l’économie et vice-chancelier Robert Habeck (vert), une forte délégation des affaires l’accompagne et la visite durera trois jours. Olaf Scholz n’avait pas encore fait une telle démarche pour ses plus de vingt visites officielles depuis le début de son mandat souligne le quotidien berlinois der Tagesspiegel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais en fait c’est pour remplacer la Russie que le chancelier se rend au Canada. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ce pays dispose sur son sol de richesses similaires à celles de la Russie, affirmait Scholz avant son départ. Avec cette différence qu’il s’agit d’une démocratie à laquelle on peut faire confiance&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.tagesspiegel.de/politik/scholz-und-habeck-in-montreal-deutschlands-lng-hunger-stellt-kanada-vor-eine-schwierige-entscheidung/28617086.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;rapporte le quotidien der Tagesspiegel&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&quot;.&lt;br /&gt;
L’Allemagne est en quête de nouvelles sources d’énergies et de nouveaux fournisseurs, capables de lui livrer les matières premières indispensables à son tournant énergétique.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Scholz Trudeau.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Scholz_Trudeau_m.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Scholz et Trudeau, une relation de confiance&lt;/p&gt;

&lt;figcaption&gt; &lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Scholz entretien de plus une relation privilégiée avec son hôte Justin Trudeau, souligne der Tagesspiegel. En février 2017, il avait reçu à Hambourg, la ville hanséatique dont il était maire avant de devenir chancelier, pour le nommer invité d’honneur de la ville hanséatique. C’était un mois avant l’élection de Trump, un signal contre le populisme et en faveur du traité d’échange Ceta, &amp;nbsp;largement critiqué en Allemagne par le SPD et les Verts...&lt;br /&gt;
C’est en raison de ces bonnes relations que le gouvernement canadien a récemment fait l’impasse sur ses propres réserves et permis l’expédition en Allemagne de la turbine que l’exploitant du gaz russe Gazprom’ avait envoyé au Canada pour maintenance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais les attentes de Berlin quant à la livraison de gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau ne peuvent &amp;nbsp;être satisfaites dans l'immédiat. Il s'agit plutôt d'un engagement d'avenir pour éliminer la dépendance à l'égard du gaz russe. Les infrastructures nécessaires telles que les gazoducs, les terminaux font actuellement défaut au Canada comme en Allemagne. L’accroissement de production de gaz GNL, énergie fossile, est par ailleurs contraire aux objectifs de sauvegarde du climat et la technique d’extraction «&amp;nbsp;fracking&amp;nbsp;», décriée dans les deux pays par les écologistes, provoquent des dégâts dans les sols et des dangers d’effondrement. N’oublions pas que le ministre de l’économie allemand est membre des Grünen (verts).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les deux pays veulent donc conjuguer leurs efforts dans le production et l’exportation d’hydrogène vert, énergie propre. Le Canada veut en exporter de fortes quantité, mais il doit d’abord maîtriser les techniques. l’Allemagne peut y contribuer comme elle contribua à la mise en œuvre de l’extraction et de l’exportation du gaz sibérien, avec les groupes Siemens et Basf, partenaires de Gazprom’.&lt;br /&gt;
Les obstacles à la coopération Canada-Allemagne doivent donc être levées. Le jeu en vaut la chandelle. La coalition du chancelier Scholz a donc décidé de ratifier le traité Ceta avec le Canada, en dépit des préventions du parti vert, du ministre de l’économie et vice-chancelier Robert Habeck.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
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    <title>Pas de feu vert au prolongement du nucléaire</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/06/23/Les-verts-allemands-prolongement-du-nucl%C3%A9aire</link>
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    <pubDate>Thu, 23 Jun 2022 18:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;le ministre de l'économie Robert Habeck, Vert, a certes examiné &quot;sans tabou&quot;, assure-t-il la possibilité de prolonger la durée d'exploitation des centrales et de suspendre la sortie du nucléaire. Mais pour en conclure, avec les exploitants,&amp;nbsp;&amp;nbsp;que cette solution n'en était pas une. A l'inverse des voeux de certains commentateurs.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'Allemagne a déclenché le signal alerte en ce qui concerne son alimentation en énergie. Les réserves seraient seulement remplies à hauteur de 60% actuellement. L'invasion de l'Ukraine a sonné le glas de la ressource gaz sibérien exploitée et distribuée de concert par&amp;nbsp;Gazprom', Basf et Siemens. . Le soutien de l'Allemagne&amp;nbsp;y compris sur la question brulante de la livraison d'armes lourdes allemandes&amp;nbsp;est condamné&amp;nbsp;par Moscou comme le &quot;réveil du militarisme allemand&quot; et la fin de la &quot;réconciliation&quot; post&amp;nbsp;deuxième guerre mondiale. Gazprom' ferme petit à petit le robinet, réduit les livraisons,&amp;nbsp;prétextant notamment&amp;nbsp;des retards techniques de la maintenance des systèmes gazoduc Nordstream par Siemens -retard dans la livraison d'un compresseur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp;La menace est lourde pour l'Allemagne tant sur le plan du chauffage des particuliers que de la bonne marche de l'industrie. Les réserves suffiront-elles pour passer l'hiver? Et qu'en sera-t-il en 2023. Si la guerre se prolonge, la Russie ne rouvrira pas le robinet du gaz et l'UE poursuivra le boycott de l'énergie fossile russe. Depuis le début de l'année la consommation de gaz s'est réduite de 14,3% selon la BDEW (fédération de l'énergie électrique et hydraulique). Le gaz est la ressource première pour&amp;nbsp; l'énergie des particuliers: chauffage, douche, cuisine. Le gouvernement appelle les consommateurs à réduire leur consommation d'energie et &lt;a href=&quot;https://www.spiegel.de/wirtschaft/service/gasverbrauch-in-deutschland-geht-deutlich-zurueck-a-e93cca27-cb82-4ab9-b5d2-f4fc44b22d05&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Veronika Grimm, économiste,&amp;nbsp;membre du conseil des &quot;sages&quot;,&lt;/a&gt; revendique même l'attribution de récompenses de bonus aux consommateurs particulièrement économes, note &lt;em&gt;Spiegel on line&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Car&amp;nbsp;le gaz était conçu comme l'énergie de transition en Allemagne, remplaçant l'énergie nucléaire et le charbon jusqu'à la mise en oeuvre des énergies alternatives. Berlin doit donc revoir intégralement sa politique énergétique et rouvrir l'exploitation de centrales au charbon et même au lignite, ce qui est encore pire pour le climat.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A moins de sortir de la &quot;sortie du nucléaire&quot;, la politique décidée par Angela Merkel au lendemain de la catastrophe de Fukushima. Il faudrait alors prolonger la durée d'exploitation des réacteurs, comme l'avait d'ailleurs envisagé la chancelière,&amp;nbsp;avant de renoncer définitivement (!) à l'atome en mars 2011. Un choix&amp;nbsp;qui semble impossible pour une coalition gouvernementale dont les écologistes sont membres. Les Verts restent&amp;nbsp;hostiles par définition au nucléaire. Mais ils le sont tout autant à l'égard du charbon, pour ne pas parler de la lignite. Comment résoudre le dilemme?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Seul Habeck -le ministre de l'économie vert- pourrait&amp;nbsp;sauvegarder l'approvisionnement énergétique de l'Allemagne assure le quotidien économique Handelsblatt. Le ministre de l'économie doit persuader ses verts d'approuver le prolongement de l'exploitation des réacteurs. Comme Joschka Fischer, ministre des affaires étrangère vert du gouvernement Schröder les convainquit de soutenir la première intervention militaire allemande d'après guerre au Kosovo, rompant avec le pacifisme.&lt;br /&gt;
Mais pour l'instant cela semble relever du&amp;nbsp;voeux pieux. &quot;En dépit des restrictions d'approvisionnement en gaz dues à la guerre de la Russie, le ministre de l'économie, Robert Habeck, comme sa collègue verte, Steffi Lemke se sont prononcés contre le prolongement d'activité des trois centrales nucléaires encore en activité&quot; , en particulier pour des raisons techniques et économiques, rapportait en mars la chaine publique ARD (Tageschau). Les trois centrales qui doivent être déconnectées définitivement le 31 décembre ne fourniraient pas de ressources supplémentaires avant l'automne 2023 après avoir été approvisionnées en nouveau combustible.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La&amp;nbsp;poursuite d'activité des réacteurs serait conditionnée par ailleurs à une cascade de nouvelles vérifications de sécurité et à la formation de nouveau personnel. La prolongation de vie des centrales ne se justifierait économiquement qu'à partir d'une remise en service jusqu'en 2028 environ. Or Habeck et Lemke estiment que d'autres ressources énergétiques seront disponibles d'ici là, afin de palier à la crise du gaz russe.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;centrales nuc.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.centrales_nuc_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;relancer le nucléaire serait inefficace pour remplacer le gaz&amp;nbsp;&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Les exploitants des centrales nucléaires,&amp;nbsp;E.ON, RWE et&amp;nbsp;EnBW, ne sont pas intéressés non plus &amp;nbsp;par un prolongement de la vie des centrales&amp;nbsp;qui serait improductif pour l'hiver 2022/2023. Le plus urgent. L'arrêt du nucléaire ayant été décidé il y a plus de dix ans, ils&amp;nbsp;n'ont plus de combustible en réserve et devraient en acquérir de nouveau auprès du principal fournisseur, la Russie ! Le impératifs de sécurité des centrales devraient également être allégés pour assurer la continuité d'exploitation au delà du 31 décembre. Ce qui ne serait pas sans risques.et ce dont personne ne veut assure Habeck.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le ministre de l'économie assure en même temps que le refus de prolongement des centrales n'est pas un &quot;tabou&quot; et ne tient pas à&amp;nbsp;des arguments idéologiques. Son ministère en a bien examiné les possibilités en détails. Mais aucun des acteurs de la commission énergie du parlement n'ont tiré de ces déclarations la conclusion que le ministère de l'énergie&amp;nbsp;envisageait le prolongement de vie des centrales.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.welt.de/politik/deutschland/article237209973/Atomenergie-Habeck-offen-fuer-Kernkraft-Ein-Missverstaendnis.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Les spéculations sur le retour de l'Allemagne au nucléaire,&amp;nbsp;Verts y compris,&lt;/a&gt; relevaient de la précipitation ou de la mésinterprétations des déclarations du ministre de l'économie, annonçant&amp;nbsp;lors de son intervention&amp;nbsp;à la télévision le 27 mars (ARD), qu'il examinait sans tabou la prolongation d'activité des réacteurs. Une éventualité rejetée par leurs exploitants y compris. Pas de feu vert au retour du nucléaire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Quel Partenariat avec la Chine?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/06/08/Quel-Partenariat-avec-la-Chine</link>
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    <pubDate>Wed, 08 Jun 2022 18:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Après le changement d'époque avec la Russie, le tour de la Chine? Les récentes révélations des médias en Allemagne concernant l'oppression des Ouighours ont jeté un froid.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;nbsp;Après la Russie, la Chine&amp;nbsp;? Les révélations récentes des données du gouvernement chinois par plusieurs médias, dont l’hebdomadaire des Spiegel ,détaillant la politique de répression des Ouighours ont jeté un froid en Allemagne. Surveillance de tout un peuple, tortures et concentration en camps d’enfermement.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
L’économie allemande qui a multiplié au cours des dernières décennies, sous la houlette de l’ex chancelière Angela Merkel, ses liens économiques avec Pékin se retrouve à nouveau dans l’impasse. Comment justifier un tel partenariat économique avec une telle dictature?&amp;nbsp;Après Moscou et l’invasion de l’Ukraine, Pékin et l’oppression des Ouighours réduisent à néant le slogan phare de la politique internationale allemande «&amp;nbsp;Wandel durch Handel&amp;nbsp;»…le changement, l’intégration par les échanges, l’économie. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A l’inverse pourrait-on dire, la normalisation des liens économiques avec les dictatures renforce leur assurance, dans le non respect des droits de l’homme et des peuples.&amp;nbsp; La Russie mais également la Chine se sont développées ouvertement comme des dictatures,&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/06/08/ https://www.nachdenkseiten.de/?p=84345&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; c’est une évidence pour Anton Hofreiter président du groupe parlementaire des «&amp;nbsp;Grünen&amp;nbsp;»&lt;/a&gt; au Bundestag jusqu’en 2021. L’Allemagne doit par conséquent mettre en cause sont modèle économique car son bien être repose actuellement &quot;&lt;em&gt;sur l’achat de matières premières à bas prix dans une dictature, la Russie, pour produire des biens en Allemagne qui sont ensuite revendus dans une autre dictature, la Chine&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;
Cela doit cesser selon lui, quel qu’en soit le prix. L’Allemagne devra dorénavant travailler plus étroitement avec les USA, selon le dirigeant Vert.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais un nouveau changement d’ère économique avec la Chine cette fois, constituerait un second tremblement de terre pour l’économie allemande.&amp;nbsp;A Pékin, le «&amp;nbsp;Zeitenwende&amp;nbsp;» (changement d’époque), tournant à 180° affiché par le chancelier Scholz à l’égard de Moscou a bien été enregistré. Il ouvre de multiples interrogations sur l’avenir de la politique Chine-Allemagne. A l’heure ou les constructeurs automobiles allemands comptent exporter 5,5 millions de véhicules en Chine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le chancelier Scholz a d’ailleurs entamé son mandat percuté par l’invasion de l’Ukraine, par un voyage à Tokyo, et non à Pékin&amp;nbsp;! Un signe marquant d’amitié et de partenariat avec le Japon, et de méfiance à l’égard de la Chine, solidaire du Kremlin. «&amp;nbsp;Ce n’est pas par hasard que mon premier voyage dans le région en tant que chancelier fédéral me mène à Tokyo&amp;nbsp;», a souligné Scholz.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ses prédécesseurs à la chancellerie, &amp;nbsp;Gerhard Schröder et Angela Merkel, avaient d’abord rendu visite à la Chine en tout premier. Tokyo venait après. Et encore. Merkel se rendait pratiquement chaque année à Pékin rencontrer les dirigeants chinois que Scholz a ouvertement évité. Il était pourtant censé partager depuis longtemps la politique de Merkel à l’égard de la Chine. Placer les échanges &amp;nbsp;et l’économie au centre du partenariat pour évoquer la question des droits de l’homme, seulement en sourdine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.merkur.de/politik/ukraine-krieg-china-politik-deutschland-sanktionen-olaf-scholz-japan-annalena-baerbock-eu-menschenrechte-zr-91510726.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Scholz avait corrigé cette impression cependant des sa déclaration gouvernementale&lt;/a&gt; de décembre dernier soulignant que les dirigeants chinois défendent en toute conscience leurs intérêts propre , l’Allemagne et l’Europe ont toutes les raisons de défendre leurs intérêts avec autant de constance et d’engagement. L’Allemagne doit donc engager sa politique à l’égard de la Chine telle qu’elle est réellement, selon lui. Un tournant à l’égard de la politique rêvée d’intégration de la Chine par les échanges commerciaux que cultivaient les précédents gouvernements fédéraux, estimant que Pékin se convertirait tôt ou tard aux valeurs occidentales, si Berlin lui vendait suffisamment d’automobiles.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;olaf-scholz.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.olaf-scholz_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;poignée de mai Scholz Xi Jinping...en 2017 à Hambourg.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le gros problème est que la dépendance de l’Europe et avant tout de l’Allemagne est immense à l’égard de la Chine. Pékin était en 2021 pour la sixième fois le premier partenaire commercial de Berlin. L’Allemagne a exporté 103 milliards d’euros de biens en Chine. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;S’en détacher, au profit de l’Europe et des USA comme le propose Hofreiter risque de coûter très cher.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>l'alliance BASF-Gazprom' la dépendance russe de Berlin</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/05/07/BASF-russie</link>
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    <pubDate>Sat, 07 May 2022 17:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Comment et pourquoi l’Allemagne est-elle devenue si dépendante du gaz russe, contribuant ainsi à financer le budget militaire russe et s’attirant les foudres de l'Ukraine.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Martin Brudermüller,&lt;a href=&quot;https://www.zdf.de/nachrichten/wirtschaft/basf-gas-ukraine-krieg-russland-100.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt; le chef du puissant groupe chimique allemand BASF &lt;/a&gt;a prophétisé une catastrophe pour l’Allemagne si elle met fin à l’importation du gaz russe. Il annonce la destruction de l’économie, les ravages du chômage et la fin du bien être des ménages. Comment l’Allemagne est-elle devenue si dépendante du gaz russe. A tel point qu’elle ne peut plus s’en passer contribuant ainsi à financer le budget militaire russe et s’attirant les foudres des critiques, de l’Ukraine à ses partenaires européens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le groupe BASF est l’un des principaux artisans avec Siemens du lien tressé depuis trois décennies entre l’Allemagne et la Russie pour l’exploitation du gaz en Sibérie, son transport par gazoduc sous marin via la mer Baltique&amp;nbsp; directement à Lubmin en Mecklembourg-Poméranie et sa distribution en Allemagne et en Europe. &quot;Rien de mieux que Nord Stream 2 ne pouvaient nous arriver&quot;, le gazoduc était une aubaine pour la région de Lubmin et la ministre-présidente du Mecklembourg, Manuela Schwesig (SPD).&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Screenshot 2022-05-08 at 18-57-00 Nord Stream 2 Prorussische Stimmung in Lubmin an der Ostsee.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Screenshot_2022-05-08_at_18-57-00_Nord_Stream_2_Prorussische_Stimmung_in_Lubmin_an_der_Ostsee_m.png&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;p&gt;Terminal de Nord Stream 2 à Lubmin en Allemagne...&lt;/p&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le géant de la chimie allemande avait construit dés les années quatre vingt dix son propre réseau de pipeline entre les gisements de gaz de Gazprom’ en Sibérie jusqu’à son site d’exploitation de Ludwigshafen, en Allemagne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;BASF, sa filiale Wintershall et Siemens apportaient en Sibérie leur savoir-faire à Gazprom’. BASF profitait en ressource d’énormes ressources gazières à bas prix pour son industrie chimique. BASF-Wintershall et Gazprom’ commercialisent de concert en en Allemagne la distribution du gaz russe, avec de juteux profits.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il s’agissait là d’un véritable &quot;partenariat stratégique&quot; noué entre les grands groupes allemands et russes, après la chute du mur. L’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe existait déjà du temps de la «&amp;nbsp;guerre froide&amp;nbsp;», irritant ses partenaires de l’Otan.&lt;br /&gt;
Mais l’industrie ouest-allemande profita ensuite, après la réunification, des ressources en cadres et ingénieurs de l’ex-Allemagne de l’est coutumiers des relations économiques et commerciales avec la Russie - et parlant russe.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le partenariat signifiait que l'Allemagne apportait à la Russie&amp;nbsp; sa technologie pour moderniser l’industrie et recevait en échange la sécurité d’approvisionnement énergétique, avec le gaz.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous n’importons pas seulement du gaz de Russie pour le commercialiser de concert avec Gazprom’ en Allemagne, nous produisons également ensemble du gaz naturel en Russie. Cela signifie une&amp;nbsp; meilleure sécurité d’approvisionnement énergétique pour l’Allemagne et l’Europe&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», déclarait en septembre 2008 Jürgen Lambrecht président du groupe BASF lors de la fête officielle du «&lt;em&gt;&amp;nbsp;joint venture&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» BASF-Gazprom en Russie à Nowy Urengoi. Il soulignait qu’avec BASF un groupe européen était «&amp;nbsp;pour la première fois associé à l’exploitation du gaz sibérien&amp;nbsp;». &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Alexej Miller, président de Gazprom’, lui répondit que son groupe «&amp;nbsp;était lié à BASF par 15 ans de travail commun couronné de succès dans le projet d’infrastructures de distribution du gaz en Europe&amp;nbsp;». Les projets de BASF et Gazprom’ d’exploitation et de distribution du gaz sibérien en commun étaient envisagés pour une période de 40 ans à venir.&lt;br /&gt;
En visite à Moscou en octobre 2010, Christian Wulff (CDU), président de la République fédérale, assurait à son homologue russe Dimitri Medvedev que la Russie était devenue un «&amp;nbsp;partenaire clé&amp;nbsp;» de l’Allemagne en ce qui concernait l’économie et la sécurité du continent.&lt;br /&gt;
Medvedev indiquait quant à lui qu’avec l’aide du savoir faire et de la technologie allemande la Russie avait pu accroître sa productivité énergétique de 30 à 50&amp;nbsp;%. Wladimir Poutine, chef du gouvernement russe à l’époque, soulignait de son côté que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;presque toutes les grandes entreprises&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» allemandes étaient présentes en Russie.&lt;br /&gt;
La fédération des industries allemands (BDI) s’insurgera quant à elle en juillet 2020 contre les critiques et les menaces de sanctions du gouvernement US à l’égard des sociétés parties prenantes du gazoduc Nord Stream 2, qui provoquaient, selon la BDI, une tension sévère au sein du partenariat transatlantique.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;Cette politique économique et industrielle&amp;nbsp; privilégiant la Russie, promue par les grands groupes allemands a bénéficié de l’aval de tous les chanceliers depuis les années quatre- vingt-dix, d’Helmut Kohl (CDU) à Gerhard Schröder (SPD) et Angela Merkel (CDU).&lt;br /&gt;
Le poids des groupes industriels tels que BASF explique aussi sans doute les hésitations du nouveau chancelier, Olaf Scholz (SPD), au lendemain de l’invasion de l’Ukraine avant de geler le gazoduc Nordstream 2 promu par&amp;nbsp; Gazprom’ et BASF et les difficultés rencontrées par le gouvernement allemand pour mettre fin à l’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un projet qui ne fait pas du tout l'affaire des grands groupes tels que BASF, Wintershall et Siemens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Le chancelier Scholz reconnaît aujourd'hui deux fautes majeures quant à la construction du gazoduc Northstream II</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/04/23/Le-chancelier-Scholz-reconna%C3%AEt-aujourd-hui-deux-fautes-majeures-quant-%C3%A0-la-construction-du-gazoduc-Northstream-II</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Apr 2022 23:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p&gt;, confortant l'’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe, dans son interview à l’hebdomadaire &lt;em&gt;der Spiegel&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.berliner-zeitung.de/news/kanzler-scholz-raeumt-fehler-rund-um-nord-stream-2-ein-li.223773&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;résume le quotidien Berliner Zeitung&lt;/a&gt; . Berlin aurait du&amp;nbsp; s’en détacher dés 2014, lors de l’annexion de la Crimée. «&amp;nbsp;L’Allemagne devait alors financer en urgence des terminaux de gaz liquide -&lt;em&gt;permettant l'importation de gaz US par exemple&lt;/em&gt;- ainsi que des structures d’importation appropriées pour les raffineries de l’est du pays, même si elles n’étaient pas indispensable économiquement.&amp;nbsp;»&amp;nbsp; Et une part des sanctions actuelles aurait déjà du être mises en œuvre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le gazoduc Northstream II n’était pas essentiel pour l’approvisionnement énergétique du pays, selon lui. «&amp;nbsp;Le problème n’est pas qu’il y ait deux, trois ou quatre Pipelines, mais qu’ils viennent tous de Russie&amp;nbsp;», souligne Scholz.&lt;br /&gt;
Le chancelier se défend d’avoir facilité les visées de Moscou de supprimer le passage du gaz russe via le pipe-line sibérien et d’avoir contribué ainsi indirectement à priver ainsi l’Ukraine du revenu des taxes de transit sur son sol. L’Allemagne aurait, selon lui, garanti par contrat la poursuite du passage des livraisons de gaz par l’Ukraine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais il ne se prononce pas sur le financement de la &quot;Fondation pour le climat&amp;nbsp;» de la ministre-présidente du Land de Mecklembourg-Vorpommer -ex Allemagne de l'est- , Manuela Schwesig (SPD). par Gazprom’, le groupe gazier russe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;«&amp;nbsp;C’est une décision du gouvernement et du parlement du Land&amp;nbsp;», insiste-t-il. Le gazoduc Northstream II a son terminal à Lubmin, en Mecklembourg ou il devait constituer une ressource en emploi stable. Avant la guerre&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le gouvernement Scholz a gelé la mise en servie du gazoduc.&amp;nbsp; Manuela Schwesig a pris des distances à l’égard du gazoduc et de la fondation, estimant que l’un et l’autre étaient des «&amp;nbsp;fautes&amp;nbsp;». La fondation doit être dissoute. Mais Schwesig n’en est pas moins soumise au feu roulant des critiques pour sa politique favorisant Moscou.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>L'Effet BioNTech booste l'économie allemande</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2022/01/17/biontech</link>
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    <pubDate>Mon, 17 Jan 2022 10:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;L'entreprise à l'origine du vaccin anti Corona distribué par Pfizer, témoigne de&amp;nbsp;l'environnement favorable à la recherche en Allemagne. L'effet se fait sentir directement sur l'économie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;On avait encore jamais vu ça.&amp;nbsp; &quot;L'effet BioNTech&quot;, du nom de la&amp;nbsp; société qui a mis au point le vaccin communément baptisé Pfizer, a contribué à lui seul au 1/5 de la croissance du PIB en 2021. Selon les statistiques officielles, la&amp;nbsp;première économie européenne affiche une croissance de&amp;nbsp; 2,7% pour 2021 et iontech représente à elle seule 0,5% de cette croissance totale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&quot;L'influence de Biontech est marquante, c'est clair&quot;, juge Michael Kuhn des services&amp;nbsp;de statistiques fédérales.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Biontech.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/Biontech.jpg&quot; /&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;&quot;Je ne me souviens pas qu'une entreprise allemande aie jamais contribué à un tel point à la croissance&quot;, estime Sabastien Dullien de L'IMK (Iinstitut de Macroéconomie proche des syndicats), dont &lt;a href=&quot;https://www.sn.at/wirtschaft/welt/biontech-effekt-impfstoff-schiebt-deutsche-wirtschaft-an-115472293&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;les propos sont rapportés par die Welt&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;BioNTech a réalisé un chiffre d'affaire de 16 à 17 milliards avec son vaccin Corona, le premier produit de l'entreprise&amp;nbsp; disponible sur le marché, depuis sa fondation ent 2008.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est une croissance vertigineuse&amp;nbsp;qui s'explique aussi par le peu de produits que BioNTech importe de l'étranger. La valeur du vaccin est presque exclusivement réalisée en Allemagne.L'entreprise produit le vaccin basé sur la nouvelle technologie ARN à Marburg et encaisse des redevances en milliards d'euros de son partenaire US Pfizer. Le succès impressionant de BioNTech prouve qu'il existe un environnement exceptionnel pour la recherche en Allemagne.&lt;/p&gt;

&lt;form action=&quot;https://nl.sn.at/u/register.php&quot; method=&quot;get&quot; name=&quot;ProfileForm&quot; onsubmit=&quot;return CheckInputs();&quot;&gt; &lt;/form&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>Air Berlin faillite en campagne électorale</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2017/08/21/Air-Berlin-faillite-et-%C3%A9lections</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Aug 2017 17:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        <category>Air Berlin</category><category>faillite</category><category>Opel</category><category>Schlecker</category>
    <description>&lt;p&gt;Après le scandale du chantier de l'aéroport international de Berlin, toujours en panne, alors qu'il aurait dû être inauguré en 2012, c'est la compagnie Air Berlin qui dépose son bilan. Le gouvernement vole à son secours.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Deuxième compagnie aérienne allemande, concurrente de la Lufthansa, Air Berlin serait aussi l'un des piliers du futur aéroport Berlin-Bandenbourg...qui pourrait entrer en activité en 2018 selon les pronostics optimistes. Pour éviter un fiasco de plus, Le gouvernement a donc garantit un prêt de 150 millions d'euros à Air Berlin qui peut ainsi poursuivre ses vols et ne laissera pas ses passagers en plan.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Capture.JPG&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Capture_m.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;Capture.JPG, août 2017&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La compagnie a trois mois pour trouver une solution à ses déboires financiers, négocier un rachat partiel par la Lufthansa ou un autre groupe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Selon les déclarations officielles le gouvernement n'aide pas seulement Air Berlin, il vole également au secours de milliers de vacanciers allemands. &quot;vous savez que nous avons encore la majorité des Länder en vacances d'été&amp;nbsp;», explique Brigitte Zypries(SPD) ministre fédérale de l'économie. Des milliers de vacanciers risqueraient d'être abandonnés au sol en cas de faillite. En pleine campagne électorale la chancelière préfère éviter un crash financier tel que celui de Swissair en 2001 qui laissa des milliers de passagers en plan à travers le globe et &lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/air-berlin-insolvenz-welchen-pleitefirmen-der-staat-hilft-und-welchen-nicht-a-1163185.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;fait figure de drame national, &amp;nbsp;commente &lt;em&gt;Spiegel on line&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les partis alliés au gouvernement, la CDU d'Angela Merkel comme le SPD de Martin Schulz, n'ont aucune envie de mécontenter leurs futurs électeurs, aujourd'hui clients d'Air Berlin. Mais l'aide à la compagnie en difficulté relance à la veille des élections le sacro-saint débat sur les aides de l'état aux firmes privées en difficulté. Un remède évoqué en 2009 à propos d'Opel et en 2012 lors de la faillite de la chaîne de droguerie Schlecker, 27000 salariés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un tabou pour les libéraux, longtemps alliés privilégiés de la CDU, selon qui cette intervention déstabilise le marché et fausse la concurrence en favorisant certaines firmes, seulement pour des motifs purement politiques. Le FDP, le parti libéral, qui pourrait retrouver sa place au Bundestag après avoir été balayé lors des dernières élections fédérales y est toujours hostile. L'hostilité est identique dans les rangs de l'aile économique de la CDU.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les sauvetages passés ne sont guère convaincants. L'ex chancelier Schröder accorda 250 millions de crédit garanti à l'entreprise de construction Holzmann, qui n'en déposa pas moins son bilan trois ans plus tard. Sans avoir fait usage du crédit, ceci dit. Le cas d'Opel n'est pas plus convaincant. General Motors, la maison mère décida de garder la firme après des mois de négociations pour la vendre avec la garantie de l'état pour assurer sa pérennité. Mais la marque a été vendue récemment à Peugeot, sans que le gouvernement allemand soit avisé. Un fait &quot;inacceptable&quot; selon Brigitte Zypries.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Aujourd'hui c'est la compagnie aérienne Ryannair qui a déposé plainte auprès des autorités de Bruxelles contre la politique de cartel de Berlin qui favoriserait la Lufthansa en aidant Air Berlin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les concurrents d'Air Berlin s'intéressent avant tout aux lignes qu'elle détient et à ses droits d'atterrissage. Et bien que sa faillite soit due à une stratégie d'entreprise chaotique, les perspectives de vente s'annoncent très bien, selon la ministre de l'économie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le crédit de 150 millions accordé par l'état étant remboursable en priorité, les contribuables ne feraient pas les frais de l'opération espèrent la chancelière et son ministre des finances Wolfgang Schäuble.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Vérités amères de l'emploi en Allemagne</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2016/11/29/V%C3%A9rit%C3%A9s-am%C3%A8res-de-l-emploi-en-Allemagne</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Nov 2016 19:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;1,5 million de salariés allemands titulaires d'un contrat à durée indéterminée ne peuvent pas vivre cependant de leur salaire. Leur contrat de travail détermine la&amp;nbsp;durée en fonction de l'affluence des clients&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le salaire des salariés en poste qui disposent d'un contrats de travail &quot;Kapovatz&quot; (&quot;kapazitätsorientierten variablen Arbeitszeiten&quot; -temps de travail variable en fonction des capacité) est flexible en effet, Leur présence dans l'entreprise&amp;nbsp;dépend&amp;nbsp;de la présence et de la demande des clients. Un modèle qui bénéficie exclusivement aux employeurs, et dont l'institut économique de Berlin &lt;a href=&quot;https://www.welt.de/wirtschaft/article155793994/Die-bittere-Wahrheit-ueber-das-deutsche-Jobwunder.html&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;a étudié les effets pour le quotidien &quot;die Welt&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;armutarbeit.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/armutarbeit.jpg&quot; /&gt;
&lt;figcaption&gt;pauvre malgré le travail nov. 2016&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Celui-ci cite ainsi l'exemple d'une mère célibataire, Manuela König, qui vit aux limites du seuil de pauvreté, bien qu'elle soit titulaire d'un emploi chez Toys&quot;R&quot;Us, la chaine américaine de jouets qui compte 65 filiales en Allemagne. Mais elle a au même titre que 90% des employés de l'entreprise un poste avec &quot;travail flexible&quot; en fonction de la demande. Elle n'a donc qu'un minimum d'heures de travail garanties.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle doit cependant être prête répondre à tout instant à son employeur pour travailler plus que prévu, et ne peut donc chercher un second emploi à temps partiel pour arrondir ses fins de mois. L'employeur bénéficie évidemment de ce type de contrat de travail. IL ne rémunère ses employés que lorsque ses magasins sont pleins. Et quand les clients sont absents, les employés se retrouvent sans ressources.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les chaines de magasins qui utilisent ce type de contrats sont nombreuses, d'Esprit à H&amp;amp;M en passant par les vêtements Breuninger ou Kik. Partout ou la charge de travail varie fortement le travail flexible est toujours plus attractif pour les firmes. Qu'il s'agisse de la gastronomie, du tourisme, des soins à domicile. Un nombre croissant d'employés doit également se satisfaire de tels contrats salariaux dans les foyers pour personnes agées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Andrea Nahles la ministre du travail social démocrate (SPD), n'estime pas nécessaire d'intervenir pour autant. Les chiffres du chômages qui s'affichent au plus bas sont en fait bradés par la politiqe qui maintient une zone grise dans les secteurs à bas revenus, réservés aux gens qui travaillent dans des emplois de seconde classe. Ce sont eux qui font les frais des risques économiques tenant à l'activité des entreprises, via les contrat &quot;Kapovaz&quot;. Ou bien à travers les ramifications de filiales.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La chaine de meuble XXXL par exemple qui possède d'imense magasins en Allemagne, installe ses vendeurs dans des filiales du groupe. Ils reçoivent alors de la maison mère de la chaine un objectif de vente (Auftrag). Si cet offre n'est pas remplie la société est en faillite et les salariés peuvent être licenciéssur le champs. Les tribunaux du travail ont du se saisir de nombreux cas de ce genre au cours des dernières années.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les récentes propositions de la ministre du travail Andrea Nahles(SPD) afin de contrer l'expansion de la tendance à la flexibilisation -en ce qui concerne les contrats à la tâche notamment- n'empécheront pas les entreprises de saisir toutes les opportunités qu'offrent les possibilités de contrats de travail flexibles pour remplacer ceux qui sont invalidés.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>VW, une affaire d'état</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/09/25/VW%2C-une-affaire-d-%C3%A9tat</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Sep 2015 22:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        <category>BMW</category><category>CSU</category><category>diesel</category><category>VW</category>
    <description>&lt;p&gt;Le scandale VW est une «&amp;nbsp;affaire d'état&amp;nbsp;», commente le quotidien münichois &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt; . Il ne frappe pas seulement la firme de Wolfsburg, mais l'Allemagne, le &quot;made inGermany, et tous les Allemands.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;. A Münich le groupe BMW a dû déclarer à son tour qu'il ne manipule pas les émissions de ses véhicules. Mais la «&amp;nbsp;confiance des consommateurs dans l'ensemble de la branche automobile est ébranlée. Et nombre d'entre eux seront beaucoup plus sceptiques sur ses promesses dorénavant.&amp;nbsp;» Plusieurs pays ont déjà annoncé des contrôles sur les véhicules du groupe VW, ils pourraient être étendus à d'autres constructeurs. Marcel Fratzscher, président de l'institut de recherche économique craint que «&amp;nbsp;les autres exportateurs en subissent également les conséquences. VW était en effet jusqu'ici l'un des porte-drapeau du «&amp;nbsp;made in Germany&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Allemands ont besoin de symboles avec lesquels ils peuvent s'assurer de ce qui est typiquement allemand. VW en fait partie. «&amp;nbsp;L'entreprise était jusqu'ici symbole de fiabilité, de progrès, de l'art des ingénieurs allemands et de &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/vw-skandal-die-staatsaffaere-1.2662845&quot;&gt;la confiance qu'ils méritent », poursuit le SZ&lt;/a&gt;. Le drame touche toute l'Allemagne, car VW n'a pas de liens avec une couche particulière de la société. «&amp;nbsp;Même si vous ne travaillez pas chez VW ou ne conduisez pas une Golf, cela rend tout le monde malade.»&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.automobilgeschichte_m.jpg&quot; alt=&quot;automobilgeschichte.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;La millionième Coccinelle en 1955&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;La vitesse à laquelle le mythe VW est mis à mal est époustouflante et fait froid dans le dos», &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/volkswagen-wolfsburger-wahn-1.2659747&quot;&gt;note le Süddeutsche Zeitung&lt;/a&gt;. Il y a une semaine la qualité du travail des ingénieurs allemands était considérée comme ce qui se fait de mieux sur la planète. Aujourd'hui la chute du cours de l'action VW est sans égale, la valeur&amp;nbsp; de VW a été amputée de 22 milliards d'euros en une semaine. Les faits qui sont révélés chaque jours, sont incroyables. VW devenu il y a peu le 1er constructeur mondial devant Toyota compte pas moins de 600000 salariés à travers le monde et le scandale de la tricherie industrialisée sur les émissions de gaz de ses modèles diesel est un coup pour l'ensemble de l'industrie automobile allemande, dont la qualité des modèles est l'un des arguments majeurs de leurs ventes à l'exportation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le quotidien de Münich rappelle au passage que ce n'est pas le premier scandale dont sont victimes les firmes allemandes aux USA précisément. Daimler et Siemens y ont été poursuivies pour corruption. Le groupe pharmaceutique Bayer a frôlé sa perte pour la vente d'un produit le Lipobay dont les effets secondaires pouvaient être mortels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On peut aller jusqu'à «&amp;nbsp;douter que VW parvienne à se remettre du scandale&amp;nbsp;». Le groupe devra pour cela se ré-organiser complètement. Son président Winterkorn -qui vient de démissionner- avait institué un style de direction autoritaire, jusqu'au moindre boulon, ne tolérant ni contradiction ni doute. La pression à la vente de véhicules avant tout était devenue insupportable, au détriment de la qualité. VW c'est «&amp;nbsp;la Corée du nord sans les camps de travail&amp;nbsp;», résumait &lt;em&gt;der Spiege&lt;/em&gt;l. Le conseil de surveillance du groupe est dominé il est vrai par les membres de la famille Porsche-Piëch -héritiers du fondateur Ferdinand Porsche-, par le land de Basse-Saxe, et par les représentants du personnel. Les personnalités indépendantes, capables d'exercer un contrôle font défaut.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le nouveau président, Mathias Müller a du pain sur la planche. Saura-t-il faire face&amp;nbsp;? Il est un produit du groupe VW, et le protégé de Ferdinand Piëch, le petit fils de Ferdinand Porsche. Piëch avait tenté vainement d'imposer Müller contre Winterkorn a la tête de l'entreprise et avait dû s'incliner. Il tient là sa revanche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais les tricheries de VW avec les normes d'émissions de gaz des diesel font-elles donc exception&amp;nbsp;? Le module du système qui régule le fonctionnement du moteur diesel des modèles VW incriminés est fabriqué par l'équipementier Bosch. Il équipe également nombre de modèles diesel d'autres marques &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/09/25/ http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/der-vw-skandal-futter-fuer-die-dieselkritiker-13816181.html&quot;&gt;souligne le Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/a&gt;. Le logiciel installé d'origine est ensuite adapté ou remplacé par les constructeurs, afin de répondre à leurs exigences de fonctionnement et de dynamique du moteur. Ils en gardent les secrets. Et Bosch dénie toute responsabilité en ce qui concerne leurs choix, allant jusqu'aux escroqueries que vient d'avouer VW.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bosch n'en vante pas moins les mérites du diesel, économe et «&amp;nbsp;propre&amp;nbsp;». 50&amp;nbsp;% des véhicules sont équipés d'un diesel en Europe (48&amp;nbsp;% en Allemagne, 60&amp;nbsp;% en France), contre 3&amp;nbsp;% aux USA. VW n'est donc pas seul dans la tourmente.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Les données dont on disposait déjà permettent de soupçonner tous les constructeurs, de manipuler leurs modèles lors des tests d'homologation, &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.zeit.de/mobilitaet/2015-09/volkswagen-abgase-axel-friedrich-dieselmotor&quot;&gt;explique l'expert Fritz Vorholz dans les colonnes de die Zeit&lt;/a&gt;. Et si les véhicules diesel sont dans le viseur pour l'instant les voitures à essence à injection directe ont le même type de problème. La consommation notamment est en général largement au dessus des normes indiquées Ce qui implique forcément des manipulations dans le domaine essentiel de la motorisation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour les experts le scandale VW n'est donc guère une surprise. Ils savent depuis longtemps que les tests d'homologation des véhicules sont manipulés. «&amp;nbsp;Auparavant on se contentait de simples interrupteurs, aujourd'hui on réalise ces trucages avec des systèmes électroniques complexes.&amp;nbsp;» Le fossé entre les tests et la réalité reste béant. Des contrôles sur une quinzaine de véhicules diesel ont démontré que les émissions étaient sept fois supérieures en moyenne aux normes en vigueur. Il ne serait guère difficile pourtant de mettre en œuvre les avancées techniques qui permettraient d'éviter tout cela. Mais «&amp;nbsp;on&amp;nbsp;» préfère s'en passer aussi longtemps que possible, souligne l'expert interrogé par die Zeit.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autant de dérives que le gouvernement, et le ministre des transports en particulier ne pouvaient ignorer &lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2015/09/25/ http://www.welt.de/politik/deutschland/article146711288/Die-Bundesregierung-kannte-die-Betrueger-Technik.html&quot;&gt;selon le quotidien die Welt,&lt;/a&gt; qui en voit la preuve dans les échanges au parlement. Le 28 juillet une question du groupe parlementaire des Verts interrogeait précisément le ministre des transports, Alexander Dobrindt(CSU bavaroise), sur les systèmes d'interruption des émissions de gaz durant les tests des véhicules, qui permettent&amp;nbsp; de les réduire et de truquer les normes qu'il s'agisse de moteur diesel ou à essence. La réponse du gouvernement ne faisait que constater «&amp;nbsp;comme la commission européenne&amp;nbsp;» que la prévention contre ces systèmes d'interruption des émissions n'avait jusqu'à présent pas «&amp;nbsp;fait ses preuves.&amp;nbsp;» Le gouvernement n'ignorait donc aucunement leur existence. Installés sur 11 millions de VW, on en compte 2,8 millions en Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le ministre Dobrindt ajoutait même poursuit die Welt qu'il soutenait «&amp;nbsp;tous les efforts entrepris par l'UE pour diminuer les émissions réelles des véhicules automobiles&amp;nbsp;». En d'autres thermes, commente le quotidien, le ministre reconnaissait qu'il a été impossible jusqu'à présent de débusquer les manipulations en question et qu'on a renoncé par conséquent à les mettre hors fonction lors des tests officiels d'émission des gaz des véhicules.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le vice président du groupe parlementaire des Verts, Oliver Krischer, met donc aujourd'hui en doute la crédibilité de la commission mis en place par Dobrindt pour faire toute la lumière.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Le scandale VW provient de ce que la préservation du climat et du consommateur ne jouait plus aucun rôle face aux trucages et tromperies diverses, souligne--il. Ce qui inflige de sérieux dommages à l'industrie automobile. Qui ne s'impose pas une politique ambitieuse de préservation de l'environnement perd pour longtemps la confiance du consommateur sur le marché mondial. C'est ce qui arrive aujourd'hui à l'industrie automobile allemand avec le soutien amical du ministre Dobrindt&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>La Troïka aurait de quoi faire à Berlin</title>
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    <pubDate>Wed, 26 Aug 2015 21:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        <category>Berlin</category><category>retraites</category><category>Toïka</category>
    <description>&lt;p&gt;La Troïka débarquant à Berlin, cela semble peut sembler absurde, mais qui se prête au jeu découvre les multiples exigences que les «&amp;nbsp;créditeurs d'Athènes&amp;nbsp;» pourraient se croire obligés d'imposer à l'Allemagne,&lt;a hreflang=&quot;de&quot; href=&quot;http://www.spiegel.de/fotostrecke/reformforderungen-an-deutschland-futter-fuer-die-troika-fotostrecke-129271-4.html&quot;&gt; commente avec humour der Spiegel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Question TVA dabord il faudrait supprimer la taxe «&amp;nbsp;Mövenpick&amp;nbsp;» comme on la nomme, en référence à la chaine hotelière. La taxe pour les hôteks a été réduite à 7&amp;nbsp;% en 2010. Un cadeau du parti libéral FDP à l'un de ses sponsors, lorsqu'il gouvernait l'Allemagne avec la CDU d'Angela Merkel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La discrimination entre les riches et les pauvres serait également épinglée vraisemblablement par la Troïka. «&amp;nbsp;Les contributions sociales étant plafonnées les Allemands privilégiés sont «&amp;nbsp;taxés&amp;nbsp;», au dessous de la moyenne de l'OCDE.&amp;nbsp;» Les contributions pour les pauvres et la classe moyenne sont par contre sensiblement plus élevées que dans la moyenne des pays industrialisés. Sous la pression de la Troïka les charges sociales, le coût du travail, devraient être réduites, et les taxes immobilières seraient augmentées par contre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La compétitivité devrait être renforcées sur le marché des produits pharmaceutiques. La Troïka a libéralisé en Grèce la vente des médicaments sans ordonnance, les chaînes pharmaceutiques ont été autorisées.&amp;nbsp; « Autant de réformes repoussées en Allemagne par les pharmaciens&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les corporations protégées seraient également dans le viseur. L'obtention de la maîtrise est un obstacle au libre accès aux professions du bâtiment et d'autres branches. «&amp;nbsp;Les chambres d'artisans se défendraient en assurant que le titre de «&amp;nbsp;Maître&amp;nbsp;» garantit la qualité du travail. La presse étrangère se gausseraient de leur côté des Allemands qui défendent une organisation des métiers qui date du moyen-âge.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;figure style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;media&quot; alt=&quot;Meisterzwang.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Meisterzwang_m.jpg&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Meisterzwang.jpg, août 2015&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;En ce qui concerne les privatisations, l'Allemagne a déjà procédé à celles de la poste et des télécommunications à l'inverse de la Grèce. Mais l'état allemand possède toujours une part substantielle du capital. La Troïka insisterait pour qu'il la vende et «&amp;nbsp;pourrait s'appuyer sur le jugement du président de la cour des comptes en Allemagne, selon qui téléphoner ne fait pas partie des attributions de l'état.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vente de 14 aéroports régionaux grecs à la société allemande Fraport qui administre l'aéroport de Francfort a finalement été acceptée avec une forte réticence par le gouvernement Tsipras. «&amp;nbsp;Mais l'opinion internationale apprendrait avec surprise qu'en Allemagne les ministres présidents des Länder se sont offerts une douzaine d'aéroport régionaux non rentables avec les impôts des contribuables&amp;nbsp;». Tel que celui de Kasse-Calden, qui recense 0,86 vols par jour et a été construit en Hesse sous la présidence de Roland Koch. L'Allemagne serait contrainte de fermer ces aéroports sous la pression des créditeurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En ce qui concerne les retraites on verrait certainement des masses en colère protester contre les exigences de la Troïka à Berlin telles que la suppression de l'accès privilégié à la retraite pour les mères, et la retraite à 63 ans. &quot;Elle imposerait également la réduction stricte des retraites des fonctionnaires au même niveau que celle des agents de l'état&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et si la Troïka enfin voulait imposer l'ouverture des magasins le dimanche comme en Grèce cela pourrait déclencher une révolution. «&amp;nbsp;Un cortège emmené par nombre d'évêques allemands irait exiger le départ des «&amp;nbsp;nouveaux occupants&amp;nbsp;» devant l'hôtel ou la Troïka aurait élu domicile. Les banderoles reproduiraient les portrait des chefs du FMI, de l'UE et de la BCE. On éviterait seulement la croix gammée souvent affichée sur les panneaux grecs, pour des raisons qui tiennent à l'histoire.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>Rail, route, les voyages à deux vitesses</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/12/28/Rail%2C-route%2C-les-voyages-%C3%A0-deux-vitesses</link>
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    <pubDate>Sun, 28 Dec 2014 13:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        <category>bus</category><category>rail</category><category>voyages</category>
    <description>&lt;p&gt;Deux ans après l'ouverture du réseau des liaisons routières grandes distances, concurrentes au rail, les voyages en cars sont en train de remplacer le ferroviaire pour un nombre croissant de voyageurs&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Ils seraient déjà plus de 15&amp;nbsp; millions à avoir fait le choix du bus contre le train en 2014. Le double de 2013.&amp;nbsp; On peut voyager ainsi de Hambourg à Cologne pour 17 euros. Un tarif sans comparaison avec celui de la Deutsche Bahn. 14&amp;nbsp;% des Allemands ont déjà voyagé sur longue distance par car, 67&amp;nbsp;% sont prêt à le faire. La concurrence entre les transporteurs routiers est très rude. Le prix du kilomètre a chuté de de 14&amp;nbsp;% depuis 2013, à 8,6 cent. Certains ont déjà préféré déclarer forfait. Adac, le club automobile a retiré ses billes de la compagnie constituée avec la Deutsche Post, pour se recentrer sur ses activités traditionnelles&lt;a href=&quot;http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/02/12/L-Automobile-club-allemand-Adac-en-pleine-d%C3%A9b%C3%A2cle&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; (voir mon billet sur le &quot;scandale&quot; de l'Adac)&lt;/a&gt;. Les deux partenaires détenaient seulement 8&amp;nbsp;% du marché routier en desservant 60 destinations.&lt;img alt=&quot;Postbus.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.Postbus_m.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Postbus.jpg, déc. 2014&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;La Deutsche Post qui poursuit seule l'aventure est loin derrière le numéro 1 «&amp;nbsp;MeinFernbus&amp;nbsp;» (45%) et «&amp;nbsp;Flixbus&amp;nbsp;» (24&amp;nbsp;%). Une autre compagnie «&amp;nbsp;DeinBus&amp;nbsp;», pionnier du transport par car, a également fait faillite en novembre. Fondée par des étudiants elle ne détenait que 2&amp;nbsp;% du marché -DeinBus vendait les tickets via internet les bus étant ensuite affrétés par des transporteurs routiers. Le réseau City2city, filiale du groupe britannique National Express avait déjà fermé boutique en octobre.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;MeinFernbus&amp;nbsp;», le transporteur en pointe annonce être sorti du rouge et atteindre le «&amp;nbsp;zéro noir&amp;nbsp;» (schwarze Null) c'est à dire l'équilibre cette année, son concurrent Flixbus prévoit de sortir du rouge l'an prochain.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Les grèves des conducteurs de train auraient contribué à renforcer le choix du transport par car. Les transporteurs routiers en tirent d'autant plus bénéfice que les prix des tickets augmentent en proportion de la demande en période de grève du rail. Le PDG de le société de location de voiture Sixt a baptisé le président du syndicat des conducteurs de trains, GDL, &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/fernbusgeschaeft-post-will-bus-angebot-ohne-adac-ausbauen-1.2213608&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;« mon meilleur collaborateur » rappelle le Süddeutsche Zeitung&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;&amp;nbsp;La Deutsche Bahn aurait déjà perdu cette année 120 millions d'euros de trafic au profit de la concurrence routière. Les prix dumping pratiqués par les transporteurs routiers sont d'autant plus impitoyables pour le rail qu'il ne peut pas s'épargner le coût de ses propres infrastructures et doit y faire participer le voyageur. Alors que les Bus utilisent le réseau routier qui ne leur coûte pas un cent -en ce qui concerne la construction et l'entretien au moins. Les prix dumping et la concurrence féroce entre les réseaux routiers se répercutent quant à eux sur les salariés, les conducteurs de Bus en premier. Qu'en sera-t-il de l'entretien des véhicules et de la sécurité&amp;nbsp;? Le réseau routier accroîtra de toute façon inévitablement la pollution à l'heure ou la lutte contre le réchauffement climatique est plus que jamais prioritaire.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Le développement d'un réseau de transports à bas coûts pour le voyageur va de pair par ailleurs avec la croissance d'une société à deux vitesses ou les «&amp;nbsp;travailleurs pauvres&amp;nbsp;» n'ont pas ou plus les moyens de «&amp;nbsp;se payer&amp;nbsp;» le train.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>La pensée économique unique d'H W Sinn en question</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/11/27/Mise-en-cause-de-la-pens%C3%A9e-%C3%A9conomique-unique-d-H-W-Sinn</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Nov 2014 14:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>&lt;p&gt;Plusieurs
économistes allemands mettent en cause dans le &lt;em&gt;Süddeutsche Zeitung&lt;/em&gt; , la vision
unilatérale de l'économie axée sur le marché que défend Hans
Werner Sinn, le président de l'Ifo Münich, l'un des économistes
allemands les plus réputés.&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Hans Werner Sinn vient de publier un essai dans
lequel il défend sa conception de l'économie avec véhémence sous le titre  &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/kritik-an-oekonomen-der-grosse-irrtum-1.2198333&quot;&gt; &quot;Der
große Irrtum&quot;&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;
Il accuse&amp;nbsp; ses critiques de n'avoir pas compris l'économie
et les économistes qui, selon lui, ne croiraient pas à la
perfection de l'économie de marché, mais chercheraient au contraire
à corriger ses défauts.&lt;img title=&quot;sinn-debatte.jpg, nov. 2014&quot; style=&quot;float: left; margin: 1em 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;sinn-debatte.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.sinn-debatte_t.jpg&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;Or c'est justement
le problème de la science économique aujourd'hui répliquent ses contradicteurs.&amp;nbsp; Elle s'oriente en
permanence sur une image idéale des marchés et considère ainsi
l'économie &lt;a href=&quot;http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/oekonomie-debatte-welcher-irrtum-bitte-herr-sinn-1.2231519&quot;&gt;sous un seul  angle comme le défend Sinn&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;Les étudiants apprennent dés les
premières leçons d'économie que le bien être de la population
s'accroît quand elle peut s'approvisionner selon ses besoins sur les
marchés. C'est la clé de la théorie néo-classique qui imprègne
profondément notre compréhension de l'économie.&lt;br /&gt;
La comparaison de
l'économiste à un médecin illustre bien
cette vision unilatérale et problématique du marché.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;&quot;L'économiste
est l'équivalent du médecin, explique en effet Sinn, il
doit savoir lui aussi comment se comporte un corps en bonne santé.
Faute de quoi il ne peut ni diagnostiquer la maladie ni la soigner.
Un bon médecin n'intervient pas sans raison sur les processus du
corps, il le fait uniquement lorsqu'il peut déceler  objectivement
une anomalie par rapport à la norme et dispose d'une thérapie
appropriée en ce domaine.&quot;&lt;br /&gt;
Les crises sont donc
l'exception notent ses contradicteurs. Une maladie agressant un corps sain. Le
marché incarnant l'idéal pour la société, est l'équivalent du
corps bien portant. &quot;Le médecin-économiste est le sauveur qui sait
parfaitement ce dont le malade a besoin. Les causes multiples et
complexes de la crise financière et leur interactions sont ainsi
ignorées ainsi que les thérapies qui seraient adaptées au mal.  On
ignore même une critique plus fondamentale encore qui comprend la
crise comme le symptôme d'un maladie générale de l'organisme.&quot;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Mais quand les
économistes comme les médecins prescrivent un seul remède qui n'a
pas d'alternative selon eux, on se rend compte combien les
conséquences de cet unilatéralisme peuvent être dommageables. Dans
les pays du sud par exemple. Les sacrifices de l'austérité que les
peuples doivent y subir sont décrits comme les effets secondaires de
la pilule indispensable qui doit leur être administrée, en dépit
de leur propre volonté.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Selon les
économistes adeptes du marché, celui-ci permettrait une répartition
optimale des marchandises, chacune trouvant preneur. Ceci, sans que
la question de l'écart de plus en plus grand entre les pauvres et
les riches ne soit prise en compte. L'efficacité l'emporte sur
l'égalité, la justice. L'économie mainstream ne laisse en fait
aucun de ses paradigmes être remis en cause par la recherche, les
études, elle est devenue partie intégrante d'une certaine vision du
monde. Ses promoteurs s'abritent sous le manteau de l'objectivité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%&quot;&gt;Or il existe d'autre
écoles de pensées que la doctrine néoclassique, qui ouvrent
d'autres perspectives et s'attaquent par exemple aux questions d'une
juste répartition, du rôle du pouvoir dans la société, ou des
dynamiques complexes de systèmes. Elles peuvent nous permettre
d'aborder plus efficacement la réalité complexe et d'apporter des
réponses appropriées aux problèmes économiques.&lt;br /&gt;
C'est
pourquoi nous avons besoin d'une science économique pluraliste et
non d'une théorie qui peut tout expliquer. Nous devons prendre en
compte différentes pespectives
pour répondre à la crise et aux exigences actuelles,  le chômage
de masse, la crise de l'euro, le tournant climatique. C'est la seule
façon de décrire correctement  lesphénomènes
complexes de l'économie.&lt;/p&gt;</description>

    

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    <title>GE-Alsthom, Siemens prend la porte</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/06/27/GE-Alsthom%2C-Siemens-prend-la-porte</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Jun 2014 11:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;C'est ainsi que marche
l'économie en France. Le gouvernement a choisi l'offre de General
Electric pour la reprise d'Alsthom et Siemens se fait claquer la
porte au nez, regrette le Berliner Zeitung&amp;nbsp;». L'américain a dû
avaler des conditions qui ne faisaient pas son affaire pour le rachat
du groupe français. Le gouvernement entre dans le capital d'Alsthom,
et GE devra avoir son feu vert pour mettre en œuvre sa stratégie
d'expansion  dans les centrales et le réseau électrique en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Deux scénarios sont possibles,
poursuit le quotidien berlinois. Dans le premier cas l'entrepreneur
et le gouvernement tirent dans le même sens, et renforcent la part
de GE dans le marché de l'énergie au profit d'Alsthom et les temps
seront durs pour le concurrent Siemens.  Dans le second cas, les
partenaires, politiques et managers, entrent en conflit, notamment
parce que GE n'est pas avare de suppressions de postes lorsqu'il
s'agit de redresser une entreprise. Le gouvernement se battra
néanmoins pour chaque emploi. Et dans ce cas, le plus vraisemblable,
c'est Siemens, qui sera le vainqueur demain, alors qu'il fait figure
de perdant aujourd'hui.
&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Le Scheikh quatari, sponsor des &quot;frères musulmans&quot;, premier actionnaire de la Deutsche Bank</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/05/20/Le-Scheikh-quatari%2C-sponsor-des-fr%C3%A8res-musulmans%2C-premier-actionnaire-de-la-Deutsche-Bank</link>
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    <pubDate>Tue, 20 May 2014 18:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Scheikh Hamad bin Djassim bin Djaber al Thani, potentat du Quatar va devenir le premier actionnaire privé de la Deutsche Bank à l'occasion de l'augmentation de capital de huit milliards d'euros que va lancer la première banque allemande. Le Scheikh souscrira 2 milliards et devrait détenir 6&amp;nbsp;% du capital.&lt;br /&gt;
&lt;img alt=&quot;al_thani.JPG&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/.al_thani_m.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 2em 1em 1em 0;&quot; title=&quot;al_thani.JPG, mai 2014&quot; /&gt;Bin Djaber al Thani fut longtemps responsable de la politique étrangère du Quatar, qui dispose d'une chaine de télévision bien connue, al Djazzira, accusée par certains analystes d'être le canal du «&amp;nbsp;printemps arabe&amp;nbsp;». Il avait également la haute main sur le fond d'investissement quatari QIA, l'un des plus riches de la planète (actionnaire entre autres de BP, de Porsche ou de la Barclays Bank).&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il a été démis de toutes ses fonctions en 2013 au profit du Scheikh Tamin, le fils de l'emir Hamad bin Khalifa qui dirige le Quatar. Aujourd'hui retiré des affaires politiques, al Thani n'en reste pas moins l'homme le plus riche de Quatar, le financier des frères musulmans, de la Tunise (al Nahda) à l'Egypte, en passant par la Lybie ou les milices islamistes qu'il finance sont aujourd'hui dans le collimateur des militaires du général Haftar à Benghazi...ou des milices autochtones de Zenten, à Tripoli.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le Quatar, qui accueillera la coupe du mande de foot en 2020 est la cible des médias actuellement en Allemagne, c'est un «&amp;nbsp;état esclavagiste&amp;nbsp;», assénait Sharan Burrow secrétaire général de l'union internationale des syndicats lors du congrès de son organisme qui se tenait dans la capitale allemande.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Une nouvelle taxe pour les automobilistes ?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/29/Une-nouvelle-taxe-pour-les-automobilistes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f5cfcf5ebb0204ccdc2640576eb1e4e2</guid>
    <pubDate>Tue, 29 Apr 2014 12:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;Après la vignette pour les étrangers qui
empruntent les routes allemands, prônée par la
démocratie-chrétienne bavaroise, c'est l'impôt annuel d'une
centaine d'euros pour les Allemands cette fois, roposé par Torsten
Albig ministre président social-démocrate du Land de
Schleswig-Holstein, qui inquiète les automobilistes. Le propos est
en fait le même, financer le déficit d'investissements structurels
qui se traduit par la dégradation du réseau routier (ponts,
routes...). «&amp;nbsp;Et puis quoi encore, pourquoi payons nous déjà
une taxe automobile annuelle (KFZ Steuer)...s'insurge un usager&amp;nbsp;»!
Les automobilistes allemands doivent en effet  «&amp;nbsp;payer leur
vignette&amp;nbsp;» chaque année -en sus des taxes sur l'essence, et
autres.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&quot;Mais ce serait une bonne chose réplique
un lecteur du &lt;em&gt;Nordbayerischer Kurier&lt;/em&gt;, et ce serait
bien également de faire payer les étrangers, comme c'est déjà le
cas dans plusieurs pays voisins. Pourquoi est-ce que ce seraient les
poids lourds seuls qui devraient contribuer à l'entretien du réseau
routier&amp;nbsp;?&quot;&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Faire payer les riches avant que les états en crise fassent faillite</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/01/30/Faire-payer-les-riches-avant-que-les-%C3%A9tats-en-crise-fassent-faillite</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:45d00c8fba81a08666e6a98b1d4183ec</guid>
    <pubDate>Thu, 30 Jan 2014 12:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;C'est la dernière recommandation
de la Bundesbank qui ne nomme pas les pays visés, mais l'on se doute
que la Grèce l'Espagne ou l'Italie sont particulièrement
concernées...Taxer -une fois seulement- les grandes fortunes serait
plus juste que d' appeler les contribuables allemands à la rescousse
et de faire supporter le poids de la dette des pays en difficulté
par les pays dont les finances sont solides, commente le&lt;em&gt; Frankfurter
Allgemeine zeitung&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le FMI avait déjà suggéré une telle mesure,
une taxe de 10&amp;nbsp;% sur les grosses fortunes. Le risque de fuite
des capitaux du pays concerné est évidemment très grand note le
quotidien libéral de Hambourg. Les mesures devraient donc être
prises abruptement et n'avoir lieu qu'une fois -il n'est pas question
de créer un impôt régulier sur les très hauts revenus.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Angela prend soin de BMW, et réciproquement</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/10/15/Merkel-soigne-BMW%2C-et-vice-versa</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Oct 2013 16:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p&gt;Les constructeurs automobiles allemands peuvent se réjouir, Peter Altmeier, le ministre de l'environnement allemand a rempli l'objectif imparti, faire repousser de quatre ans&amp;nbsp; à Bruxelles,&amp;nbsp; la limite des 95 grammes de C02&amp;nbsp; kilomètre émis par les véhicules qu'ils produisent. La date limite avait été fixée à 2020 après un compromis négocié cet été avec les autres pays membres. Ce qui aurait été&amp;nbsp; un pari très difficile à tenir&amp;nbsp; pour BMW, Daimler, en particulier, spécialistes des grosses cylindrées.&lt;br /&gt;
Et quand la lutte pour le climat s'oppose à leurs intérêts, ce sont ces derniers qui l'emporte. Angela Merkel sous cet angle est aussi prisonnière du lobby de l'industrie automobile, que l'était son prédecesseur,&amp;nbsp; Gerard Schröder.&lt;br /&gt;
Encore que&amp;nbsp; celui-ci était en particulier l'avocat de VW. Or curieusement, le groupe de Wolfsburg, en Basse-Saxe,&amp;nbsp;&amp;nbsp; tenait pour sa part&amp;nbsp; l'objectif 2020 pour tenable -Schröder fut ministre-président du Land qui détient une part du capital de VW.&lt;br /&gt;
&quot;Le gouvernement Merkel met donc en cause la crédibilité de l'UE dans la lutte contre le réchauffement climatique, uniquement au service de Daimler et BMW, commente&amp;nbsp; l'hebdomadaire die Zeit.&quot;&lt;br /&gt;
Service bien récompensé semble-t-il, les médias allemands révélaient hier le montant des dernières subventions que vient d'attribuer la famille Quandt (qui détient BMW) à la CDU, le parti de la chancelière. Selon les services officiels fédéraux chargés de contrôler le financement des partis, Johanna Quandt et ses deux enfants, Stefan et Susanne on versé chacun 230 000 euros aux démocrates chrétiens, le 9 octobre, soit 690 000 euros en tout.&lt;br /&gt;
C'est peut de chose il est vrai pour une des familles les plus riches d'Allemagne. Mais &quot;c'est l'exemple le plus éclatant d'achat de la politique depuis longtemps, commente, acide,&amp;nbsp; Klaus Ernst, vice-président du groupe parlementaire die Linke&quot;.&lt;/p&gt;</description>

    

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      </item>
  
  <item>
    <title>Arme chimiques &quot;made in Germany&quot;?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/09/19/Gaz-made-in-Germany</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:868f36da130dc4f67275f9d6fc741f43</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Sep 2013 15:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Alors a-t-on reconstitué
sérieusement la direction d'où provenaient  les armes chimiques&amp;nbsp;»
- &lt;em&gt;des rebelles ou du régime de&amp;nbsp;Damas, ndr&lt;/em&gt;- demande une femme allongée sur un sofa à
un homme lisant le journal, une bouteille de bière à côté du
fauteuil ou il est assis. «&amp;nbsp;Oui, d'Allemagne, répond-il
imperturbable.&amp;nbsp;»
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La caricature du jour du Tagesspiegel berlinois fait référence aux produits chimiques &quot;dual&quot; -tels que le fluor-, pouvant être utilisés pour le dentifrice comme pour les gaz de combat, vendus à la Syrie entre 2002 et 2006 -durant le gouvernement de l'ex
chancelier Schröder, et la grande coalition SPD-CDU d'Angela Merkel. Un commerce qui ruine les bonnes réputations. &quot;L'Allemagne ignore régulièrement ses propres critères de prudence
pour exporter des armes lourdes dans les régions en crise. Mais le
gouvernement pratique l'attentisme, quand un vote clair du
gouvernement fédéral contre l'usage de la violence par des
dictatures est à l'ordre du jour, voir la Lybie, ou la Syrie.  Qui
place ses chances à l'exportation au dessus de la  morale, ruine  sa
propre réputation.&quot;&lt;/p&gt;</description>

    

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  <item>
    <title>ICE, grande vitesse ou omnibus ?</title>
    <link>http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2013/09/14/ICE%2C-grande-vitesse-ou-omnibus</link>
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    <pubDate>Sat, 14 Sep 2013 10:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Michel Verrier</dc:creator>
        <category>économie</category>
        
    <description>    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En raison de son apparence et de son nom, on pourrait prendre l'ICE (Intercityexpress) pour un train à grande vitesse. Potentiellement c'en est un d'ailleurs, les motrices de Siemens, font concurrence au TGV d'Alsthom sur le marché mondial. &amp;nbsp;Selon la légende de la photo figurant sur une page de pub' de la DB &quot;&lt;em&gt;Der Intercity-Express, kurz ICE, ist der moderne Hochgeschwindigkeitszug der Deutschen Bahn. Schnell und sicher, mit einer Geschwindigkeit bis zu 300 km/h bringt Sie der ICE bequem und pünktlich ans Ziel&lt;/em&gt;&quot;, &amp;nbsp;(en gros: l'ICE est le train à grande vitesse de la Deutsche Bahn, sûr et rapide, avec une vitesse maxi de 300 km/h, l'ICE vous conduit à destination dans le confort et la ponctualité ...)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;img title=&quot;ICe.jpg, sept. 2013&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;ICe.jpg&quot; src=&quot;http://www.michel-verrier.com/blog/public/ICe.jpg&quot; /&gt;Mais en réalité, en service c'est un vrai tortillard...je me suis fait la réflexion plusieurs fois en revenant de Duisbourg, à Berlin, il y a quinze jours en cinq heures environ pour 549 kms (par la route). Je me rends aujourd'hui avec l'ICE Berlin Münich à Ingolstadt en Bavières. Parti à 8h38 j'arriverai à 13h59, soit 5h 21 de trajet, sans compter les retards- alors que la distance par la route est de 550 kms à peine -ce ne doit être guère plus par le train. Et l'ICE arrivera à Münich à 15h17, presque sept heures après son départ&amp;nbsp;! Tout cela au tarif ICE, évidemment.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Cela tient avant tout aux voies...l'Allemagne n'a pas entretenu et modernisé ses infrastructures -le réseau routier et les ponts son également dans ce cas. Elles ne sont pas faites pour la grande vitesse. La Deutsche Bahn investit donc des milliards dans la gare souterraine de Stuttgart, dont ne veulent pas les habitants...et son réseau est archaïque pour les déplacements de l'ICE.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ce qui n'empêche pas certains chroniqueurs en France de nous rejouer la chanson du déficit de compétitivité France/Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais après tout pourquoi se presser quand on est dans le train&amp;nbsp;? A l'allure ou on roule j'ai tout le temps de profiter du paysage&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>

    

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