le point sur: LE SITE DE DÉCHETS NUCLÉAIRES DE LA MINE DE SEL D'ASSE MINÉ PAR LES INFILTRATIONS
samedi 6 septembre 2008 à 12:43 - permalien #161
"Asse est à peu près aussi troué qu'un morceau de gruyère suisse", résume Sigmar Gabriel, ministre social-démocrate de l'environnement. 12 m3 (12000 litres) ruissellent aujourd'hui en moyenne sur les parois de la mine de sel et les 126 000 barils de déchets radioactifs entreposés dans 131 cavités entre 1967 et 1979. Or certains sont endommagés, sans que l'on sache précisément lesquels. L'inventaire exact des dépôts est en cours. On sait par ailleurs que plus de 11 kilo de Plutonium, et plus de 100 tonnes ionisantes d'Uranium ont été ajoutés aux déchets "ordinaires".
La saumure qui ruisselle vers le fond de la mine, contaminée par les fuites radioactives, est finalement recueillie dans une "piscine" à plus de 500 mètres de profondeur. La "soupe" saline peut être radioactive dans des proportions qui dépassent parfois jusqu'à dix fois la norme. Elle est alors pompée, évacuée en surface. Jusqu'ici les services chargés d'exploiter la mine ont évité le pire. Mais les arrivées d'eau augmentent régulièrement, une inondation est possible et elle serait fatale, provoquant une vrai "catastrophe nucléaire". La nappe phréatique contaminée rendrait le voisinage inhabitable. "Ce n'est plus qu'une question de temps, selon les écologistes". Dans les villages environnants, les panneaux, "Danger Asse" se multiplient.
Pendant des décennies la société chargée de l'exploitation du site par les services du ministère de la recherche a dissimulé l'état réel de la mine! Ses relevés d'informations sur les rayonnements notamment, transmis aux autorités, étaient fantaisistes, voire ignorés. La responsabilité et la surveillance du dépôt ont été retirées jeudi au ministère de la recherche d'Anette Schavan, démocrate-chrétienne, pour être confiées au ministre de l'environnement, farouche partisan de la sortie du nucléaire. La société münichoise qui gérait le site en lien avec le ministère de la recherche a été remerciée. Deux procédures disciplinaires auraient été entamées. Le procureur de Braunschweig a décidé d'entamer une enquête afin de vérifier si et quand des déchets nucléaires "hors normes" ont été entreposés dans le site -expliquant entre autres l'origine des fuites.
Les autorités se renvoient la balle. La CDU et Anette Schavan accusent le ministre de l'écologie de l'ex chancelier Schröder, le vert Jürgen Trittin, d'avoir ignoré le problème Asse. Celui-ci réplique que le centre ne dépendait pas de son ministère. L'affaire ressemble en effet à du Kafka. Asse était considéré non comme un dépôt de déchets nucléaire, mais comme un centre de recherche et d'expérimentation sur les conditions de de stockage des déchets. Il était pour cette raison sous le contrôle du ministère de la recherche -et non de celui de l'environnement. Et les services chargés de son exploitation, comme les services de l'administration régionale du territoire n'étaient pas supposées appliquer des règlements appropriés aux stocks de déchets nucléaire. Le dépôt potentiel des déchets qui se trouve non loin d'Asse, à Gorleben...n'est toujours pas en exploitation quant à lui. Les fûts qui sont rapatriés notamment du centre de retraitement de la Hague en France (les convois la Hague Gorleben sont contestés depuis des lustres par le mouvement écologiste), restent entreposés provisoirement dans des halls. La mise en exploitation de Gorleben dépendait, entre autres, des résultats du centre d'expérimentation d'Asse. Qu'en sera-t-il?
Deux expertises sont en cours. L'une devrait préciser quand le site d'Asse sera tellement délabré qu'on ne pourra plus y travailler. Ce pourrait être dés 2014. L'autre envisage deux possibilités de fermer la marmite. La première consisterait à combler la mine puis à l'inonder après l'avoir fermée d'une chape de béton. Mais certains experts soulignent qu'il est impossible de prévoir ce qui se passera alors au cours des siècles. Réactions chimiques et rayonnements pourraient transformer la mine bouchée en marmite infernale! La seconde solution serait d'extraire les 126 000 fûts pour les entreposer ailleurs. Ce qui prendrait des années et coûterait 2,5 milliards d'euros environ si c'est encore possible. Vu l'état des lieux. Le sel a emprisonné peu à peu les barils -c'était là selon les "spécialistes l'avantage du stockage dans la mine d'Asse. En partie au moins. Et comment dégager ceux qui sont endommagés?
Lire à ce propos le Frankfurter Allgemenine Zeitung.

08.02.2012
06.02.2012
06.02.2012
22.01.2012
20.01.2012
17.01.2012
20.01.2012










13.11.2011














































Commentaires
1. Le dimanche 11 octobre 2009 à 02:31, par goldwoman
2. Le lundi 8 février 2010 à 03:09, par aicha
3. Le mardi 25 mai 2010 à 02:57, par baylamos77
4. Le mardi 1 février 2011 à 13:29, par essay services
5. Le mercredi 9 février 2011 à 07:34, par online resume
6. Le jeudi 15 décembre 2011 à 10:46, par jogos de carros
7. Le jeudi 15 décembre 2011 à 10:50, par jogos online
:: Fil rss des commentaires de ce billet ::
Ajouter un commentaire