Les managers, les juifs d'aujourd'hui** Grincements de dents au SPD en Hesse ** Plan bancaire en panne** Pocker Merkel-Sarkozy, suite** ICE sur le touche
lundi 27 octobre 2008 à 10:55 - permalien #213
l'ICE le train à grande vitesse sur les rails (you tube de)
Une part de la flotte des ICE (70 trains) ont été retirés du service pour vérification de leurs essieux notamment. La DB menace Siemens, Alsthom, Bombardier, de leur réclamer des dédommagement pour défauts de fabrication note le Frankfurter Rundschau--------* Le plan de sauvegarde des banques allemandes semble dans l'impasse Après avoir tonné contre le secret bancaire suisse et provoqué un incident diplomatique, le ministre des finances allemand s'en prend maintenant aux banquiers allemands qui ne se pressent pas assez selon lui pour demander l'aide du fond de sauvegarde bancaire, alors que leurs établissements en auraient besoin rapporte l'hebdomadaire Stern. Une attitude irresponsable selon Steinbrück, qui tiendrait entre autres, selon lui, aux déclarations du chef de la Deutsche Bank, le banquier suisse Josef Ackermann, assurant que son établissement n'avait pas besoin d'aide de l'état et qu'il aurait "honte" d'aller quémander des fonds auprès des pouvoirs publics -déclaration contestée par l'auteur. Une attitude qui aurait eu un effet dissuasif sur les concurrents de la première banque allemande. Les conditions de l'aide public -limitation des revenus des dirigeants, remplacement des directions fautives- mises en avant par la gouvernement Merkel et le ministre des finances, Peer Steinbrück, seraient en fait la cause profonde des hésitations des banquiers, qui craignent une détérioration de l'image des banques concernées. Le sauvetage de la première d'entre elle, la Bayern LB qui s'est traduit ensuite par un affrontement public entre le gouvernement bavarois et la direction de la banque, a fait plutôt effet repoussoir. Peer Steinbrück condamne par ailleurs les récentes déclarations de Sarkozy -sans le nommer- dont les suggestions de "nationalisation" partielle de l'économie lui paraissent totalement déplacées. Certains analystes s'inquiètent par contre de ce que les banques français et anglaises soient à nouveau en train de prendre l'avantage au détriment des banques allemandes déjà fragiles, souligne die Welt. En France, en Angleterre et aux USA les gouvernements ont en effet renforcé d'autorité le capital propre des établissements bancaires jusqu'à un taux de 15% par rapports à leurs engagements à risque -en Allemagne, la Commerzbank afficherait actuellement un taux de 7,4%. Mais le gouvernement d'Angela Merkel s'est interdit jusqu'à présent toute intervention autoritaire.-------*Partie de poker Merkel-Sarkozy, suite. Le poids croissant du président français dans la crise sur la scène internationale est à nouveau souligné par de nombreux analystes et médias. L'image catastrophique que s'était taillé Sarkozy en Allemagne avant sa prise de présidence du conseil de l'Union s'est effacée selon Financial Times Deutschland. La Gauche, une partie de sociaux démocrates reprennent en partie ses suggestions sur la "réforme" du capitalisme, le poids de l'état, l'interventionnisme. Oskar Lafontaine s'instaure en avocat des thèses français en ce qui concerne la nécessité d'un gouvernement économique européen, note le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Une idée déjà défendue par Joschka Fischer. Le tout irrite bien sur Angela Merkel, qui rejette pour l'instant toute intervention étatiste et s'oppose au gouvernement de la zone euro dont Sarkozy s'instaurerait volontiers premier ministre. La chancelière a l'art de temporiser, attendant la faute de l"artiste de l'improvisation" souligne der Spiegel dans son édition de ce lundi. Elle aurait pour l'instant l'avantage sur ces questions au sein de l'Union sur Sarkozy, et le président français devrait s'incliner lors du sommet extraordinaire des états membres le 7 novembre à Paris, qui préparera le sommet mondial de Washington le 15 novembre. Angela Merkel se serait engagée à ce que les processus de décision de la politique économique de l'Union européenne restent inchangés, les questions concernant l'euro restant du ressort d'une réunion informelle des ministres des finances des pays concernés. Le rôle de l'état, sa relation à la société, à l'économie privée, sur lequel insiste le président français sera cependant une des questions décisives du 21è siècle, souligne quant à lui le Tagesspiegel selon qui Sarkozy est de ce point de vue à la finance et à l'économie, ce que Wolfgang Schäuble est à la politique intérieure et à la lutte contre le terrorisme. L'un et l'autre sont les avocats du renfort étatique dans deux domaines bouleversés par la globalisation.

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