SPD, WIESBADEN, LENDEMAIN DE DÉBÂCLE
mardi 4 novembre 2008 à 11:15 - permalien #219
C'est l'heure de la bande des quatre, titre quant à lui le Berliner Zeitung, qui décrit les panneaux du parti la Gauche, traitant Walter de « menteur » et de « traître », devant l'hôtel Dorin ou les quatre députés contestataires du SPD avaient convoqué leur conférence de presse surprise. Le quotidien berlinois décrit leur prestation « pitoyable » et se demande comment des députés qui ont des années de pratique politique derrière eux peuvent ainsi se retourner au tout dernier moment -à l'exception de l'un d'entre eux, Dagmar Metzger, qui avait annoncé ses intentions depuis des mois. Andrea Ypsilanti s'est montrée incapable de son côté d'intégrer ses opposants dans sa démarche estime quant à lui le quotidien de Hanovre Hannoversche Allgemeine. Au lieu d'attribuer le poste de ministre de l'économie à Jürgen Walter dans le gouvernement régional qu'elle aurait mis en place avec les Verts, elle a désigné Herman Scheer, porte parole de la gauche écologiste au sein du SPD à ce poste. Une provocation pour Walter qui lui a servi en quelque sorte sa revanche lundi. Au sein du SPD en Hesse, la colère et le « dégoût » à l'égard des quatre l'emporte, selon le Frankfurter Rundschau. Plusieurs responsables réclament leur démission, voire leur expulsion du parti et s'estiment floués après des mois de discussions internes et de conférences du parti qui s'étaient conclues par un congrès samedi soutenant le projet d'Andrea Ypsilanti avec 95% des voix.
La CDU triomphe de son côté. Roland Koch souligne l'exemplarité du geste des quatre députés du SPD, rapporte die Welt. L'affaire a bien sûr une dimension qui dépasse largement la Hesse (Francfort, Wiesbaden). Le paysage politique allemand aurait été ébranlée par l'élection d'Ypsilanti avec les voix de la Gauche et des Verts, contre la CDU au parlement du Land. Ce qui aurait constitué une "première" à l'ouest de l'Allemagne. Elle est secouée par le dénouement inattendu, qui marque pour le quotidien économique Handelsblatt « la fin politique » d'Ypsilanti. Les vainqueurs de la journée dramatique d'hier sont « les citoyens de Hesse et l'économie », souligne le quotidien économique. L'action de l'aéroport de Francfort à pris 10% dés l'annonce de la mise en échec du projet SPD et Verts d'Ypsilanti qui envisageait notamment une réduction de son trafic de nuit. Francfort peut respirer, conclu le Handelsblatt. Ypsilanti n'a rien à voir avec la crise des subprimes, mais un gouvernement influencé par les communiste de la Gauche était la dernière chose que pouvaient souhaiter les banques et la bourse pour la réputation de la place financière.
Roland Koch garde pour l'instant son poste de ministre président. De nouvelles élections semblent inévitables.
Résumé-chronique vidéo du feuilleton
de Wiesbaden. Du succès d'Ypsilanti
à la veille de la débâcle (You Tube de)

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13.11.2011














































Commentaires
1. Le dimanche 3 janvier 2010 à 02:45, par chawali
2. Le lundi 15 février 2010 à 03:06, par bouchouna
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