Opel appelle au secours** La plainte d'un député gèle Wikipedia** Les terribles soupçons du fils Buback
lundi 17 novembre 2008 à 15:32 - permalien #229
Mais les « sauveteurs » volontaires se sont aussitôt multipliés, les ministres présidents de Länder qui comptent des sites Opel sur leurs territoires en premier. En Hesse ou se trouve le site de Rüsselsheim (15000 salariés), Roland Koch (CDU) propose de constituer un fond de protection pour Opel et ses sous-traitants. Kurt Beck (SPD), en Rheinland Pfalz, estime que les crédits nécessaires devraient s'élever à 1 milliards environ. Jürgen Rütgers, Rhénanie du nord Westphalie, est partisan lui aussi de l'institution d'une garantie pour la survie d'Opel -le site de Bochum (5000 salariés) se trouve dans sa région- et de mesures de soutien pour les autres constructeurs. Ces derniers devraient d'ailleurs s'épauler mutuellement durant la crise selon le porte parole de la CSU bavaroise pour les questions économiques.
La chancelière a décidé aussitôt de rencontrer la direction d'Opel cet après midi. Frank-Walter Steinmeier, vice chancelier social démocrate rencontrera lui les représentant du conseil d'entreprise du groupe. Steinbrück, son collègue ministre de l'industrie Michael Glos et les représentants des Länder doivent se retrouver mardi pour envisager le sauvetage du groupe. Opel emploie 25700 salariés et fait vivre des milliers d'emplois chez les sous-traitants.
Mais du côté des spécialistes on souligne que l'apport de crédit garanti par l'état n'est pas la solution. Opel souffre à la fois de la crise et du décalage des modèles produits face aux nouvelles tendances qui privilégient les -petits- véhicules « propres ». Faute de perspective de restructuration profonde les crédits ne seraient d'aucun secours. L'Institut économique de Berlin (DIW) souligne de son côté que le risque d'un prêt accordé à Opel est tout simplement d'importer directement en Allemagne les pertes de la maison mère aux USA, et d'ouvrir ainsi un tonneau de subventions, sans fond, rapporte le Berliner Morgenpost.
Wilkipedia Allemagne mis hors service par la plainte d'un député du parti la Gauche. Lutz Heilman qui s'estimait diffamé par la notice biographique figurant sur le site de l'encyclopédie du net a obtenu du tribunal de Lübeck le gel de son accessibilité sur le web ce week-end. L'adresse Wikipedia Allemagne ne répondait plus -mais la version allemande de Wikipedia restait par contre accessible. Heilman s'insurge entre autres contre la référence faite à ses activités au ministère de la police d'état (stasi) de l'ex RDA, de 1985 à 1990, ainsi qu'à l'affirmation selon laquelle il aurait mis sur pied un site porno-online rapporte le Süddeutsche Zeitung. Il a porté plainte contre les auteurs de la notice, dont certains auraient laissé leurs traces sur le réseau d'ordinateurs du Bundestag.
Mais couper tout accès au site Wikipedia en Allemagne pour autant paraît quelque peu démesuré même au sein du groupe parlementaire d'Heilman, dont le porte parole estime que cela revient à chasser les moineaux au canon. Lundi matin le site était toujours « out ». Mais Wikipedia a vu les dons de soutien à son association multipliés par trois du même coup.
L'état a-t-il protégé la terroriste de la RAF qui a abattu le procureur Siegfried Buback en 1977? C'est une accusation particulièrement grave qu'avance Michaël Buback, le fils de la victime, qui vient de publier un livre: la « seconde mort de mon père ». La cour aurait, selon lui, épargné à dessein en 1977, Verena Becker, membre de la RAF, afin de protéger ses liens avec les services de renseignements et de préserver ainsi une source précieuse rapporte le Tageszeitung.
Michael Buback a été particulièrement choqué en découvrant que l'arme du crime avait été retrouvée trois semaines après le meurtre de son père dans les bagages de Verena Becker et Günter Sonnenberg, lors de leur arrestation. La justice avait condamné à l'époque Christian Klar, toujours en prison aujourd'hui, et Brigitte Monhaupt notamment pour ce crime.
Un an de recherche auraient fini de convaincre le professeur de chimie « macromoléculaire » de ses soupçons, éveillés notamment par ses récents entretiens avec un ancien de la RAF, Peter Jurgen Book. On sait depuis avril dernier que Verena Becker, membre de la Raf était effectivement en contact avec la Verfassungschutz -"renseignements" intérieurs chargés de veiller au respect de la constitution, de l'ordre public- et aurait même transmis des renseignements à ses agents, concernant la future exécution de Buback.
Ses interrogatoires ont été classés secrets en janvier 2008, pour la « protection du pays ». On a retrouvé par ailleurs dans les archives de la stasi, la police d'état de l'ex RDA qui "suivait" a Raf- une note indiquant que Verena Becker était tombé dans les griffes des services ouest-allemands adverses, vraisemblablement depuis 1972 (!). Arrêtée, Becker aurait avoué en prison, au début des années quatre-vingt ses liens avec les services d'états à ses amis. Elle envisageait de se suicider pour expier sa faute. Ses co-détenus l'en auraient dissuadé, puis rompu tout lien avec elle.
La cour de Karlsruhe reconnaît de son côté avoir eu en sa possession depuis les années quatre-vingt, des indices qui peuvent laisser douter de la version officielle du crime. De récentes comparaisons de traces DNA n'auraient pas été probantes néanmoins pour prouver la culpabilité de Becker, indique le Tageszeitung.

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Commentaires
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2. Le lundi 29 décembre 2008 à 11:11, par english
3. Le jeudi 12 mars 2009 à 14:10, par gesundheit
4. Le lundi 15 mars 2010 à 18:18, par Jeu
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