Liberté pour Christian Klar, ex-chef de la RAF** La CDU en panne de relance face au SPD** Paris fait pression sur Berlin** Özdemir pour le turc à l'école
lundi 24 novembre 2008 à 13:35 - permalien #235
Klar n'est pas jugé comme dangereux aujourd'hui par les experts, souligne le Süddeutsche Zeitung. Sa libération anticipée avait été refusée en 2007 par le président de la République Horst Köhler. Elle va relancer le débat sur la repentance. Les adversaires de sa libération estiment en effet que faute de regretter ses actes, Klar devrait rester en prison, alors que les partisans de sa libération -les libéraux du FDP par exemple-, estime que c'est une notion morale qui ne peut pas influer sur la décision du tribunal conforme aux règles de la justice pénale. Selon le fils de Siegfried Buback, Klar ne serait pas en fait l'assassin de son père. Michael Buback a fait une longue enquête et accuse les services de renseignements allemands d'avoir protégé Verena Becker, la vrai coupable, parce qu'elle était une source pour eux au sein de la Raf (voir revue de presse). Klar était un des chefs de la seconde génération de la RAF.
Quelle politique économique face à la crise pour la CDU? La question se pose à fortiori pour la chancelière à huit jours du congrès de son parti. Les mesures déjà prises, caution de 480 milliards d'euros pour les banques, plan de soutient à la conjoncture de 32 milliards, devraient être complétées d'une réduction des impôts dés 2009 pour relancer l'économie revendique depuis longtemps l'aile bavaroise de la démocratie chrétienne, la CSU. C'est impossible réplique le secrétaire général de la CDU, car le SPD s'y oppose au sein de la grande coalition, rapporte le Tagesspiegel.
Les sociaux-démocrates, dont le ministre des finances, Peer Steinbrück, campent en effet sur leur objectif d'équilibrer le budget à l'horizon 2011, 2013, ou du moins d'en réduire le déficit. La chancelière prône donc des réductions d'impôts pour après les élections de 2009, lorsqu'elle pourra gouverner, espère-t-elle, avec le FDP. Le texte qui sera soumis au vote du congrès de la CDU revendique la baisse des charges fiscales sur le thème: « plus de net sur le brut »
Paris fait pression sur Berlin pour une politique de relance. L'Allemagne étant le premier pays importateur pour l'économie française, une relance de la consommation serait particulièrement bien vue à Paris note le Frankfurter Algemeine Zeitung. Sarkozy devrait faire pression sur Merkel en ce sens à la réunion des conseils des ministres des deux pays qui se tient à l'Élysée aujourd'hui.
Les chiffres du plan de relance européen de 130 milliards déjà évoqués la semaine dernière par le ministre de l'industrie, Michaël Glos, sont pris avec scepticisme à Paris ou l'on souligne que c'est l'effort qui compte, pas la somme. Car le plan de soutient à la conjoncture déjà adopté par Berlin de 32 milliards en deux ans couvrirait ainsi la part allemande du futur plan européen en question. Or l'Allemagne peut mieux faire pour jouer pleinement son rôle de première économie de l'Union.
Les divergences éventuelles sur les objectifs de la lutte contre le réchauffement climatique pourraient également séparer les deux pays. La crise nécessite de mettre la pédale douce sur des ambitions qui mettent en difficulté les industriels, les constructeurs automobiles allemand en particulier juge-t-on à Berlin. Les chiffres précis ne seraient pas encore adoptés.
Özdemir le nouveau président des Verts propose plus de turc à l'école. Cem Özdemir estime que les jeunes originaires de familles venues d'Anatolie devraient avoir la possibilité de développer leur bilinguisme turc-allemand, à l'école et prône donc le développement des cours de turc, au même titre que les cours d'Anglais, de Français ou d'Espagnol dans les colonnes de Bild. Il réaffirme en même temps bien sûr que l'Allemand est la langue prioritaire. Özdemir souligne également que c'est l'origine sociale et non ethnique (turc ou allemand) qui explique pour l'essentiel les difficultés à suivre à l'école et prône le renfort des mesures de soutient, l'extension de l'école à plein temps, la fin de la sélection précoce.
A noter également sa réponse à la première question que lui pose le Bild: « préférez vous le Döner Kebab ou la Saucisse au Curry? ». « Je suis végétarien. » Ce qui ne va pas de soi dans une famile turque. Mais Özdemir explique qu'il a passé sa jeunesse à côté d'un abattoir ce qui l'a « guéri » de consommer de la viande à vie. l

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