Un adolescent fait un carnage près de Stuttgart. 16 morts.
mercredi 11 mars 2009 à 17:30 - permalien #313
A 9h33 l'alerte est donnée au siège de la police locale, dans l'école c'est l'affolement, le chaos. En quelques minutes policiers, commandos spéciaux, hélicoptères ambulances, véhicules de secours rejoignent Winennden, 30000 habitants, à 20 kilomètres de Stuttgart, la capitale du Bad-Würtemberg, bastion de l'industrie automobile et l'un des Land les plus riches d'Allemagne. Les blessés sont évacués, les élèves rassemblés dans le hall pris en charge par des équipes de soutien psychologique. La police cerne les bâtiments comme le montrent ces photos de Spiegel on line. 1000 policiers environ seraient sur place. Winnenden est quadrillé. Mais pas de trace du criminel.
Il est environ une heure de l'après midi lorsque Tim K est encerclé par la police sur le parking d'un centre commercial, à 40 kilomètres de Winninden. Il tue encore deux personnes avant d'être abattu finalement par la police. 16 morts! Günther Oettinger le ministre président démocrate-chrétien du Bad Würtember(CDU) accouru sur place a le visage figé par l'émotion. « C'est un acte inexplicable, horrible, qui frappe les écoliers, les parents, les équipes éducatives ici justement dans une école, lieu de l'avenir, de la formation, de l'éducation ».
Très émue, Ursula von der Leyen, ministre de la famille, démocrate chrétienne, évoquait hier la « spirale de l'isolation » dans laquelle s'enferment parfois des jeunes, isolés, sans amis, sans relation, blessés par un échec qu'ils n'ont pas su dépasser et qui peu à peu construisent un scénario délirant pour en sortir.
Les premiers témoignages, contradictoires, tentent d'expliquer pourquoi Tim K a réalisé ce massacre. Sans éclairer grand chose. Le jeune garçon ne s'était jamais distingué par une agressivité particulière. Au contraire. Il paraissait calme, rangé. Mais il aurait été frustré, selon l'un de ces camarades par ses résultats scolaires. Il avait sans doute une « double personnalité », s'interroge le ministre de l'éducation du Land de Bad Würtembertg, Helmut Rau. L'adolescent vivait au milieu d'une famille aisée, dans une villa luxueuse. Son père est entrepreneur, membre d'un club de tir signale Spiegel on line, il possédait une collection de quinze armes. Quatorze étaient sécurisées. La loi sur les armes renforcée au lendemain du carnage du lycée d'Erfurt qui fit 17 morts en 2002, limite leur accès aux chasseurs, aux membres des clubs de tirs, qui doivent les entreposer en sécurité, empêchant leur usage par un tiers. Mais la quinzième, un pistolet Beretta, était cachée dans la chambre familiale. C'est elle que Tim K. s'est procurée, faisant ensuite provision de munitions.





















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