Angela reine du fleuret et boudhiste de la politique |
mardi 18 août 2009 à 19:12 - permalien #429
Angela Merkel concurrence en fait ses adversaires sur leur propre terrain. Elle fait l'éloge du développement continu face aux verts, plaide pour la solidarité sociale pour désarmer les sociaux démocrates. Elle flatte sa clientèle électorale en faisant l'éloge de la lutte contre la bureaucratie, où le SPD manque de zèle. Elle mêle une bonne dose de « valeurs chrétiennes » , et un esprit terre à terre pour expliquer par exemple ourquoi les hommes sont peu nombreux à travailler dans les jardins d'enfants: vu les faibles salaires, ils seraient « un mauvais parti ». Angela Merkel n'évite pas le combat électoral par tactique, précise de son côté die Welt. Elle pratique en fait la première campagne électorale « post-prussienne» de l'Allemagne. Elle fait certes l'éloge de la grande Catherine dont un portrait orne son bureau : « elle était également une dirigeante politique d'une force remarquable ». Sous entendu, « comme moi », souligne le quotidien. Merkel aime le pouvoir et en dispose. Mais les promesses électorales sont pour elle une horreur.
Une scientifique de formation comme elle ne promet pas, mais fait des expériences et recherche les combinaisons optimales. Les promesses électorales au contraire sont la projection de l'omnipotence des partis, et de la capacité exclusive des gouvernements à gouverner. Les politiques font de l'état le centre du monde de même. Mais pour Angela ce n'est pas le cas. A l'inverse du SPD. C'est pourquoi les débats de cette campagne sont si pâle estime le quotidien. Merkel a tout de même promis en pensant à son futur partenaire les libéraux du FDP qu'il n'y aurait pas de hausse des impôts. Mais c'est un murmure plus qu'une déclaration.
Un papier attribué au ministre de l'industrie, Karl-Theodor zu Gutenberg, l'étoile montante de la CSU, pour une politique industrielle qui facilite la sortie de la crise a fait par contre un sacré bang ces derniers jours. Il prône notamment la réduction des charges des entreprises, l'allègement de la garantie de l'emploi, le renoncement au salaire minimum, résume Spiegel on line.
Angela Merkel et la CDU ne veulent pas en entendre parler. Zu Gutenberg assure quant à lui qu'il s'agit d'une simple étude de son ministère qui ne le concerne pas.






















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