Pas de "vapeur pour la Jamaïque", les verts en quête de coalition
mardi 15 septembre 2009 à 18:20 - permalien #447
Il n'y aura donc « pas de vapeur qui conduise en Jamaïque » selon lui, rapporte le Frankfurter Rundschau, pas d'accord de gouvernement donc au lendemain du 27 septembre entre la CDU, les libéraux du FDP et le parti Vert. - "la Jamaïque" fait référence aux couleurs fétiches des trois partis, CDU, FDP, Verts, qui correspondent à celles du drapeau jamaïcain.
Sa collègue Renate Künast, tête de liste des verts aux élections tient un discours différent si l'on en croit die Welt. Elle souligne d'abord que l'alliance rouge-verte (SPD,Verts) ne suffira pas au lendemain des élections du 27 septembre pour constituer une majorité. Künast est également convaincue qu'il n'y aura pas assez de députés de la démocratie chrétienne et du FDP élus au nouveau Bundestag pour constituer un gouvernement noir-jaune. Elle conclu: « nous verrons après le vote quelle coalition éventuelle pourrait voir le jour. Nous parlerons avec tout le monde ». Les Verts, précise-t-elle, veulent faire obstacle à la constitution d'une nouvelle grande coalition de la CDU et du SPD, et ils ne sont disponibles que pour la mise en oeuvre d'une « réelle politique écologique et de modernisation sociale ». Sur le terrain, en Sarre ou en Thuringe ou les Verts pourraient constituer un gouvernement rouge-rouge-vert (SPD, Verts, la Gauche), rester hors de toute coalition, ou rejoindre la « Jamaïque », la situation ne semble pas plus claire rapporte le Tageszeitung.
A Sarrebrück ou l'expérience d'une alliance entre le SPD de Heiko Maas, la Gauche de Lafontaine et les Verts a valeur de test fédéral, des querelles de personnes bloquent les négociations entre les trois partis, et « pourraient » conduire les Verts à se replier finalement sur une coalition « à la jamaïcaine ». Le tableau que décrit le quotidien berlinois , « Shakespeare au bord de la Sarre », ressemble à un véritable panier à crabe.
Le leader des Verts Hubert Ulrich, ne pardonne pas le passage d'une de ses anciennes camarades, la député verte Barbara Spaniol, au parti « la Gauche ». Il craint par ailleurs qu'elle soit "manipulée" par son mari, Andreas Pollack, un ancien Vert proche d'Ulrich aujourd'hui en prison. Un autre député du parti « la Gauche » Ralph Georgi, proche de Spaniol, serait lui aussi « sous influence » selon le leader des Verts, qui intime l'ordre à Lafontaine de mettre de l'ordre dans sa boutique avant d'entamer les négociations sérieuses. Ambiance!
En Thuringe, même si les premiers contacts entre les Verts, la Gauche et le SPD ont été bon, il reste difficile pour le parti écologiste qui rassemble à l'est d'anciens dissidents de l'ex RDA de s'allier aujourd'hui avec « la Gauche », dont certains membres restent soupçonnés d'avoir travailler pour la Stasi. Bref, quinze jours après les élections régionales marquées par la débâcle des deux ministres président démocrates chrétiens, Peter Müller à Sarrebrück et Dieter Althaus à Erfurt, les futurs coalitions se cherchent toujours dans les deux Länder, alors qu'en Saxe la CDU et le FDP qui disposent d'une majorité au Landtag ont déjà conclu un accord de gouvernement.
« Une union qui constitue un signal évident avant le vote pour le renouvellement du Bundestag, souligne Michael Kretschmer, secrétaire général de la CDU saxonne, et démontre que la CDU et le FDP peuvent se mettre rapidement au travail et avec courage », selon l'hebdomadaire Focus.





















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