Les Libéraux claquent la porte au nez du SPD et des Verts, qui insistent
lundi 21 septembre 2009 à 16:24 - permalien #453
Les sociaux démocrates et les Verts mettaient dés lundi les déclarations du FDP en doute. Assurant que la question des alliances commencerait à se poser réellement le 27 septembre après 18 heures, au vu des premières projections de résultats. Rainer Bruderle vice-président du groupe parlementaire libéral réitérait lui que son parti ne fera jamais que refuser en 2009 ce qu'il a déjà refusé en 2005 note le Frankfurter Rundschau . Le FDP n'était pas disponible déjà à l'époque en effet pour la constitution d'un gouvernement SPD, Verts, Libéraux, avec l'ex chancelier Schröder, qui aurait disposé effectivement d'une majorité au Bundestag.
En fermant la porte à ce type d'alliance, le FDP dans l'opposition depuis 1998, réduit à nouveau ses chances de revenir au pouvoir. Il fait le pari de gouverner avec la CDU, après avoir conquis une majorité au parlement avec le parti d'Angela Merkel le 27 septembre au soir. Si ce n'est pas le cas que que fera-t-il? Une coalition CDU, FDP, Verts, à la Jamaïcaine est exclue ont affirmé les Verts, réunis de leur côté ce week-end en conseil fédéral.
Le FDP n'aurait plus alors que la perspective de l'opposition et ne manquerait pas d'être accusé par le SPD et les Verts sans doute d'être à l'origine du renouvellement de la grande coalition Merkel-Steinmeier, CDU, SPD, qu'il critique et à laquelle il veut mettre fin.
Mais Westerwelle a adopté cette politique de fidélité au principe de la CDU/CSU partenaires exclusifs pour deux raisons selon die Welt. C'est un représentant de l'aile libéralo-économique du FDP, qui reste imprégné des années de règne de la coalition d'Helmut Kohl et du parti libéral de Klaus Kinkel. Il veut effacer définitivement par ailleurs l'image d'amateur que lui avait collée Edmund Stoiber en 2002, lorsqu'il se déplaçait en Guido-Mobile, et faisait campagne pour 18% des voix pour le FDP « Spaßpartei », le parti qui fait plaisir. Westerwelle a failli se discréditer totalement alors. Il a choisi depuis de « faire de la crédibilité sa marque de fabrique ».
Fondateur des jeunesses libérales en 1980, il est devenu aujourd'hui le maître incontesté du FDP. Il a écarté les partisans d'un FDP libre de ses alliances, avec le SPD y compris. Au fil de ces dernières années, les démocrates chrétiens déçus de la politique « social-démocrate » de la grande coalition d'Angela Merkel, ont rejoint les rangs de ses électeurs accomplissant la plus « énorme transfusion sanguine de la CDU vers le parti libéral » selon Michael Spreng, ancien conseiller d'Edmund Stoiber. Certains s'étonnent d'un tel succès du parti défenseur du libéralisme à tout crin aujourd'hui. Il rassemble en fait les gagnants d'un système ébranlé par la crise, qui demeurent hostiles au retour de l'état interventionniste, avec l'argent des contribuables. Encore devra-t-il faire passer son point de vue, s'il gouverne avec la CDU. « On avait jamais vu un parti se dévaloriser à une telle vitesse », commente le Tageszeitung. Vendredi le FDP pouvait entendre de la bouche d'Angela Merkel qu'elle ne laisserait passer pratiquement aucune des principales réformes « sociales » des libéraux, inévitables sources de conflits avec la base électorale populaire de la CDU." Deux jours plus tard le FDP se consacrait lui même comme allié exclusif de la démocratie chrétienne". Comme un parti qui ne marchande même pas la mise en oeuvre de son programme.

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