Les partis ignorent les jeunes | Plan de campagne pour l'atome | Kohl à la rescousse | La grande coalition bis est la plus probable | licenciements pour un petit pain, un lit au débarras et quelques gros raviolis |
mercredi 23 septembre 2009 à 10:30 - permalien #455
Le lobby de l'atome avait préparé dans le détail une campagne électorale pour la prolongation de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires au delà de 2020, révèle Spiegel on Line. Les argumentaires pour le FDP, la CDU, les producteurs d'électricité tels que E.on étaient soigneusement développés, avec planning de campagne, révèle Spiegel on line . Les exploitants de centrales devaient présenter un profil écolo, insister sur leurs investissements dans les énergies alternatives, se montrer conciliants à l'égard des difficultés rencontrées par le nucléaire, pour faire passer le message « le prolongement du fonctionnement des centrales est le meilleur relai, le plus propre, vers les énergies de demain. E.on dément tout contrat passé avec la boîte de communication à l'origine du document d'une centaine de page. Greenpeace fait remarque qu'en général une agence de ce type ne produit pas un tel dossier « pour rien ». La campagne est en tout cas passée à côté de son objectif. Ce sont les anti-nucléaires, aidés par le ministre de l'environnement social démocrate Sigmar Gabriel qui ont fait l'actualité sur ce terrain.
La campagne de Merkel en panne, Kohl donne un coup de pouce. L'avance de la chancelière et d'une éventuelle coalition CDU-FDP ne cessant de fondre dans les sondages, l'ex chancelier Kohl s'est laissé convaincre de donner un interview au Bild Zeitung. Il est inquiet de l'indécision de l'électorat, et du nombre d'électeurs qui risquent de ne pas aller voter. Kohl plaide pour une coalition des démocrates chrétiens et des libéraux, plus efficace pour sortir de la crise, parce que les deux partis sont en accord sur les "valeurs fondamentales". Une grande coalition du SPD et de la CDU serait un nouveau compromis qui ne permettrait pas à l'Allemagne de déployer toute l'énergie dont elle est capable. Face au danger d'une coalition SPD, la Gauche, Verts, ce serait évidemment « le moindre mal » souligne néammoins l'ex-chancelier.
Une grande coalition est la solution la plus vraisemblable après le 27 septembre. C'est du moins le jugement du psychologue Stephan Grünewald, qui réalise des études en profondeur du comportement des électeurs et a déjà donné des pronostics plus proches de la réalité que ceux des instituts de sondage, prévoyant la victoire du SPD en 2002 et le « pat » SPD/CDU en 2005, souligne le Frankfurter Allgemeine Zeitung. " Ce scrutin est très imprégné par la peur de la crise. Ce qui explique cette campagne sans grand éclat, ou l'on en reste à des généralités pour n'effrayer personne en plus. Les électeurs attendent dans ce contexte que les politiques se comportent comme les parents qui ne s'affrontent pas pendant les périodes difficiles mais se bagarrent en commun pour protéger leurs enfants." Une grande coalition devrait donc plutôt sortir de cette campagne d'apaisement.
Licenciements pour un petit pain, un lit d'enfant au débarras, et quatre raviolis. Les tribunaux ont annulé les licenciements d'un boulanger qui avait été licencié par son employeur parce qu'il avait mangé un petit pain dont il n'avait pas payé la garniture -qu'il voulait tester assure le coupable-, rapporte le Financial Times Deutschland. Acquittement également pour un éboueur qui avait récupéré pour lui un lit d'enfant dont les propriétaires s'étaient débarrassés. Une aide aux personnes âgées a été licenciée par contre sans préavis pour avoir récupéré quelques (gros) raviolis, « Maultaschen », chez une des "mamy" dont elle a la charge, pour se restaurer. rapporte die Welt. Elle travaillait depuis 17 ans, dans l'institution dont elle était salariée.





















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