vendredi 30 octobre 2009

Comment Astérix a appris à parler Allemand

Astérix et Obélix sont à l'honneur dans les médias allemand pour leur 50 ème anniversaire. L'Allemagne est le deuxième pays consommateur d'album en ce qui concerne les aventures du dernier village gaulois qui résiste. Pour ceux qui parlent un tout petit peu allemand deux interviews à ne pas manquer, de Gudrun Penndorf, la traductrice des album 1 à 29 d'Astérix. Traduire d'une langue à l'autre c'est déjà un tour de force, mais traduire Astérix, évidemment!
Gudrun Penndorf raconte par le détails ces problèmes insolubles de traduction qu'elle a réussi elle à résoudre, dans le Berliner Morgenpost. Par exemple lorsqu'elle a dû traduire la réplique des Germains, chassés par les Romains à la fontière: “Pon! Pon! On s’en fa! Mais addentzion! On refiendra!“ . Comment faire sonner ça en Allemand, en gardant le clin d'oeil pour des oreilles allemandes. Elle a traduit en souabe: « Mer ganget. Aber mer kommet wieder » (wir gehen. Aber wir kommen wieder, en allemand actuel). Le problème de traduction se pose aussi évidemment pour les noms. « Uniprix », le gaulois marchand baptisé du nom d'une chaîne de magasin inconnue en Allemagne devient « Quellnix », de Quelle, le Konzern' de ventes par correspondance -en faillite aujourd'hui.
Elle cite au passage le travail de la traductrice anglaise, re-baptisant Idefix, « Dogmatix ». Pour l'Allemand, Alambix, impossible à rendre tel quel à partir du mot français alambic, est devenu Alkoholix. Impossible par contre de rendre Abraracourcix. Le nom vient de « frapper à bras raccourcis » qui se traduirait:  « mit hochgekrempelten Ärmeln zuschlagen ». Il s'appelle donc Majestix. Il reste des trous explique Gudrun Penndorf, des trucs que l'on ne peut pas traduire d'une langue à une autre...impossible de mettre des notes en bas de page dans la BD.
Elle a longtemps réfléchi avant de traduire: « Ils sont fous ces romains », explique-t-elle dans le Tageszeitung. Avant de trouver: "die spinnen, die Römer", qui est une expression courante en Allemagne aujourd'hui.
La phrase avait déjà été traduite « Uuii, die Römer sind doof » dans une pré-édition. Ce qui est une traduction exacte littéralement, mais qui tue la force de l'expression française. Alors on réfléchit dit-elle, en cherchant comment traduire autrement « être fou », « verrückt », ou « doof ». « Et puis tout un coup le déclic », le verbe spinnen (« dérailler », selon le dictionnaire Collins) et hop le tour est joué. "Die spinnen, die Ägypter, die Römer, die Berliner".
Le premier exemplaire traduit en Allemand avait été vendu à 6000 exemplaires, et produit par un éditeur et un traducteur aux penchants nationalistes pervers qui avaient fait des deux Gaulois, deux héros germains, « Siggi und Babarras ». La licence leur fut retirée par Goscinny et tous les albums traduits ensuite en Allemand par Gudrun Penndorf, furent retraduits ensuite de l'Allemand au Français...pour que Goscinny vérifie la traduction dans la langue du pays voisin! Chaque nouvelle aventure des deux Gaulois -bien traduite- s'est ensuite vendue chaque fois deux fois plus que la précédente. 110 millions d'exemplaires ont été vendus en Allemagne, sur les 330 millions de BD au total. Le club des fans allemands est puissant et Astérix est aussi traduit en dialecte, souabe, saxon. Gudrun Penndrof a rendu son tablier après le 29 è Astérix traduit pour des différents de droits d'auteurs avec son éditeur...!

jeudi 29 octobre 2009

Élection d'Angela Mekel au Bundestag, rien d'extraordinaire!

"Le Bundestag n'avait encore jamais vécu un tel jour en 60 ans d'existence. Une chancelière réélue, la routine!" résume résume le Tageszeitung. "La chancelière s'est visiblement décidé pour la variante bas de gamme. Pas de Friede Springer, de Sabine Christiansen, à la tribune..., pas de mari, comme c'était le cas la dernière fois". Seules les parents sont là et affirment aux journalistes que "c'est comme ça, rien d'extraordinaire". Lire également sur mon Berlin Blog: "Merkel: ré-élection sans panache.

L'église protestante élit une femme à sa tête

"Die neben-Päpstin", titre le Frankfurter Rundschau, la "Pape d'à côté". Alors qu'Angela Merkel, femme, protestante, reprenait ses fonctions de chancelière pour un second mandat au parlement, l'élection de Margot Käßmann, 51 ans, évêque de Hannovre, à la présidence de l'église protestante (EKD) marque sans aucun doute un tournant dans l'histoire du rôle des femmes au sein de l'église. Lire sur mon Berlin Blog.

mercredi 28 octobre 2009

Vaccination, ça traîne | Les Barons de la CDU pourraient freiner Angela | Bamberski-Krombach, conflit juridique franco-allemand |

La vaccination contre le virus H1N1 risque d'être un flop. Il existe une profonde réticence chez les personnes appelées à se faire vacciner, selon les experts. La plus grosse opération de vaccination de l'histoire de la République traîne dans bien des endroits, souligne le Süddeutsche Zeitung. Les médecins, les infirmières , les ambulanciers, les policiers étaient certes les premiers à devoir être vaccinés, mais dans un certain nombre de Länder tous les patients auraient déjà pu être immunisés. Or « même en Bavières », la vaccination est contestée. Le vaccin est normalement à la disposition de tous, mais de nombreux médecins à Münich assurent ne pas avoir encore été livrés.
Angela Merkel pourrait faire face à l'opposition des « barons » de la CDU des Länder au Bundesrat. Christian Wullf, ministre président démocrate chrétien de Basse Saxe, Roland Koch en Hesse, Peter Müller en Sarre, ont déjà fait la grimace à l'égard des promesses de réductions des impôts du futur gouvernement, « à la limite du supportable », selon Koch, note Spiegel on line. Wullf avait fait un éclat pendant les négociations du programme avec les libéraux, en qualifiant les propositions de réductions des charges fiscales du FDP de fantaisiste. Les uns et les autres pourraient freiner la politique fiscale du gouvernement au Bundesrat, la chambre ou sont représentées les Länder, et dont l'accord est indispensable pour valider nombre de lois. Il devront supporter en effet une bonne part des conséquences de la réduction fiscale de 24 milliards à partir de 2011 et devraient compenser un montant de 19 milliards environ avec les communes de 2010 à 2013, selon l'agence Reuters.
Conflit franco-allemand sur l'affaire Bamberski-Krombach. Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de prison par la cour de justice de Paris pour le meurtre de Kalinka, la fille de Bamberski, souligne l'hebdomadaire Stern. Il n'a jamais accompli sa peine, parce que l'Allemagne ne l'a jamais extradé vers la France. "Les autorités allemandes avaient mis fin à la procédure ouverte contre Krombach, parce que les causes réelles de la mort de la jeune fille n'étaient pas éclaircies. C'est cette situation, en fin de compte qui a poussé Bamberski à faire la justice lui même. Comme il l'a déclaré, il voulait réparer enfin la mort de sa fille, par l'enlèvement de Krombach .
Mais la France et l'Allemagne ont ouvert un nouveau conflit juridique. D'un côté la justice allemande demande l'extradition du père de Kalinka, coupable d'avoir organisé l'enlèvement d'un citoyen allemand, pour le juger. De l'autre, la France s'y refuse. Elle ne veut pas non plus remettre le médecin enlevé aux autorités allemandes. Celui-ci a été jugé et condamné chez nos voisins, tandis qu'il n'est pas poursuivi, chez nous."

mardi 27 octobre 2009

Ambiance morose dans les rangs de la CDU

L'ambiance était morose lundi matin à Berlin lors de la réunion de la direction élargie de la CDU. Un mini-congrès chargé d'avaliser le programme du nouveau gouvernement. L'intervention d'Angela Merkel a laissé la salle froide. Quelques applaudissements, et aucune ovation debout. Rien à voir avec la fête de la victoire, que fut le congrès des Libéraux dimanche, à l'aéroport de Berlin-Tempelhof. Un triomphe pour Guido Westerwelle. En comparaison la réunion de la CDU avait l'air d'un enterrement, note le Süddeutsche Zeitung.
Les interventions des délégués, à la suite du discours de Merkel ressemblait à un « démontage systématique de l'accord de la coalition, démocrate-chrétiens, libéraux ». Les critiques de l'aile sociale de la CDU ne se sont pas faites attendre, souligne Spiegel on line. Ingrid Sehrbrock, membre de la présidence de la CDU et du DGB, la confédération des syndicats allemands, aurait souhaité un peu plus de courage dans la politique fiscale. La relativisation du principe de solidarité dans le domaine de l'assurance maladie et soins à domicile, dépendance, « lui semble un peu trop proche des thèses du FDP ».
Regina Görner, membre du syndicat de la métallurgie, et ex-ministre des affaires sociales du Land de Sarre, s'étonne de ce que l'on veuille maintenant introduire une dose de capitalisation dans l'assurance dépendance des personnes âgées, évoquant les résultats de ce type de politique aux USA, et qualifie le FDP de « parti néo-libéral qui n'a rien appris de la crise.
« Nous aurons encore de sérieux débats", remarquera Angela Merkel, en pensant sans doute autant à ses partenaires du FDP et de la CSU, qu'aux rangs de son propre parti.
Le ministre président démocrate chrétien de Sarre, Peter Müller, souligne ainsi qu'il n'est pas ravi du tout de la plate-forme gouvernementale concernant la politique de santé. Car on ne doit pas faire reposer sur les épaules des seuls assurés le poids du déséquilibre démographique. « Sans solidarité, l'Allemagne n'a pas un bon avenir », estime-t-il, plaidant pour le maintien de l'assurance par répartition et contre la contribution forfaitaire, indépendant des revenus, envisagée dans les projets du gouvernement, rapporte le Frankfurter Rundschau.
Dans la coalition gouvernementale avec le FDP, la CDU sera « la force du centre », insistera Merkel note le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais l'introduction d'une capitalisation en ce qui concerne l'assurance soins aux personnes âgées, dépendance, est incontournable, selon elle. Faute de quoi elle ne sera plus finançables dans les années à venir.
Quant à l'endettement croissant dû notamment à la baisse des impôts: « la coalition tente le chemin de la croissance. Il n'y a aucun garantie que cela marche. Mais cela donne au moins la chance de réussir. »

dimanche 25 octobre 2009

La politique du nouveau gouvernement Merkel n'enthousiasme guère

Aucun nouveau départ dans ce nouveau gouvernement, estime Spiegel on line. Angela Merkel a renoncé à lui imposer sa signature. "Elle n'a pas dirigé les négociations, elle les a laissé aller.
"C'est la seconde fois qu'elle déçoit de cette manière. Lors des négociations avec le SPD pour la constitution de la grande coalition, elle avait justifié cette passivité en soulignant qu'elle avait à faire à un parti aussi puissant que le sien. Mais dans une coalition avec un petit partenaire, le FDP, elle campe toujours sur son style défensif.
"Elle ne fait pas de politique mais des mathématiques.  En ce qui concerne la question de la fiscalité par exemple elle n'a pas décidé s'il était bon ou non de procéder à des réductions d'impôts dans la situation actuelle. Elle a tranché pour la somme de 24 milliards, parce que c'est à peu près la milieu entre les 15 milliards que proposaient la CDU et les 35 milliards pour lesquels militait le FDP."
CDU, CSU et FDP vont impulser un tournant radical dans les années qui viennent, assure de son côté le Süddeutsche Zeitung. Il marquera la fin de la société solidaire. Jusqu'à présent la société aide les faibles même en y mettant des limites. Quand la « coalition des frelons », la coalition noir-jaune (les couleurs symboliques de la démocratie chrétienne et des Libéraux), aura mis son programme en oeuvre, le principe sera au contraire: chacun s'aide soi même, et tout le monde est content.
Cela commencera avec la réforme de la santé. A terme chacun devra verser dans les caisses maladie à peu près autant que celui qui est au dessus de lui. Les contributions seront indépendantes des revenus. » A nouveau un beau mot. Indépendant. Cela ne veut rien dire d'autre que: les petits revenus devront payer plus. »
Merkel annonce un troisième plan de relance, titre le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le nouveau gouvernement de l'Union chrétienne et du FDP veut alléger les charges des contribuables, en pleine crise, en contractant de nouvelles dettes et en relançant ainsi la croissance. Un attitude courageuse, selon Angela Merkel, qui n'a pas d'alternative aujourd'hui.
Car les années 2010 et 2011, seront marquées par la volonté de sortir de la crise.
Les familles avec enfants vont recevoir plus d'argent, les salariés, les entrepreneurs et les héritiers aussi verront leurs charges fiscales réduites dans les quatre années qui viennent.
La chancelière reprend aujourd'hui le précepte libéral selon lequel les réductions d'impôts vont relancer la croissance et relancer en même temps les rentrées fiscales. Un pari qu'elle rejetait encore il y a peu. Mais "Il faut tout faire pour stopper le recul de la croissance économique et pour la relancer au mieux", souligne le nouveau ministre des finances, Wolfgang Schäuble, vétéran de la CDU d'Helmut Kohl, dans die Welt. Pour cela nous devons donner de l'impulsion. "Nous avons à faire avec des dettes exorbitantes comme nous n'en avons encore jamais connues dans l'histoire de la République. Dans la période actuelle il ne faut pas songer à équilibrer le budget, cela relève de l'utopie. Il sera déjà très ambitieux de respecter les freins à l'endettement" qui ont été adoptés par le précédent gouvernement et limitent les nouveaux emprunts budgétaires à 0,35% du PIB, à partir de 2016.
La possibilité de création d'un budget parallèle, un budget « fantôme » ou annexe, sur lequel seraient affectés les dettes des caisses sociales reste envisagée par le nouveau gouvernement. Une manière de contourner le problème.

vendredi 23 octobre 2009

Sigmar Gabriel, président du SPD en puissance, règle les comptes avec Schröder

"Je comprends les frustrations et la colère qui règne dans notre parti social démocrate, souligne le futur président du parti, Siegmar Gabriel, dans une lettre aux membres du parti que reproduit le Süddeutsche Zeitung . Il en va de même pour nous ici à Berlin, et non pas parce que nous devons quitter nos ministères (Gabriel est ministre de l'environnement du gouvernement de grande coalition, ndr). Mais parce que notre SPD se trouve dans un état catastrophique. Nous mettrons énormément de temps à nous en remettre.
"Une analyse précise de nos onze ans d'activités au gouvernement et de l'état de l'organisation du parti ces vingt dernières années seront autant indispensables pour cela qu'un bilan de notre campagne électorale. Je sais que beaucoup dans le parti ont des explications toutes faites pour cela, mais je crois que nombre de raisons se sont accumulées pour conduire à la situation que nous connaissons. Nous avons ainsi perdu les premières élections dans les Länder sous le gouvernement Schröder, avant la mise en oeuvre de l'Agenda 2010 (dont les mesures de réductions des acquis des chômeurs notamment, mis en oeuvre sous le gouvernement rouge-vert et connues sous le nom de Harz IV).
"Et la situation de nos organes de base, dans les villes, les circonscriptions, les quartiers, n'a plus grand chose à voir avec celle que doit connaître un parti populaire, un parti de militants. Mais il est évident que le débat sur les mesures de l'Agenda 2010, a joué un rôle moteur dans la crise et provoqué une seconde scission dans nos rangs (après celle des Verts dans les années soixante-dix). Des questions telles que la retraite à 67 ans, ou la hausse de la TVA mise en oeuvre par la grande coalition (contre les promesses électorales du FDP, ndr) ont profondément ébranlé la confiance en notre parti , et voilé nombre de nos succès (le programme d'extension des écoles à plein temps de l'Agenda 2010, la sortie de l'atome, l'expansion des nouvelles énergies avec leurs 280000 nouveaux emplois par exemple) bien que nous ayons dû nous battre pour les faire aboutir.
"Et puis le SPD est devenu un parti dans le quel les membres ont été ramenés à de simples cotisants, sans influence sur les décisions du parti qui a évité tout échange d'opinion remontant de la base. Je sais naturellement que le profil d'un parti a besoin d'une direction. La seule démocratie à la base ne fonctionne pas mieux que le commandement décrété du sommet. La politique c'est conduire et ressambler. Dans les dernières années nous avons seulement dirigé, jamais rassemblé."
Une lettre qui est un règlement de compte avec le style de politique de direction du parti des vingt dernières années, note le Frankfurter Allgemeine Zeitung. En particulier avec celui de l'ex chancelier Schröder qui fut président du SPD pendant un temps et de Franz Müntefering, qui fut successivement secrétaire général du parti, chef du groupe parlementaire au Bundestag, puis président du SDP.
Gabriel lui même aurait reçu selon le Bild des lettres peu aimables de nombre d'organisations de base du parti. Elle lui reprochent entre autres « la manière insupportable dont lui est ses camarades se sont à nouveau répartis les postes de direction du parti au lendemain de la débâcle électorale enregistrée le 27 septembre dernier. » Sigmar Gabriel entame ce week-end une tournée des fédérations du parti, pour préparer son élection à la présidence du SPD au congrès du parti, à la mi-novembre.

mercredi 21 octobre 2009

La liquidation de Quelle, un drame pour la région de Nüremberg

Quelle en liquidation. La fermeture du groupe de vente par correspondance, frappe tout particulièrement la région de Nüremberg, la grande ville franconienne, et la ville de Fürth ou se trouve le siège de l'entreprise. 4000 personnes vont se retrouver sans emploi au 1er novembre et devront s'inscrire à l'agence de l'emploi. Un drame encore plus important que les licenciements massifs chez Grundig ou AEG, ces dernières années.
L'agence pour l'emploi fédérale a donc mis sur pied un plan d'urgence et une équipe d'intervention renforcée, 100 employés venus de toutes la Bavières vont rejoindre Nüremberg rapporte le Frankfurter Rundschau. Une succursale de l'agence ouvrira juste à côté de l'entreprise à partir de Lundi. Le maire de Nüremberg, Ulrich Maly (SPD), annonce que la clinique municipale va mettre à disposition des salariés de Quelle une cellule d'assistance psychologique. « Des couples travaillent ensemble dans l'entreprise et dans certains cas, leurs enfants devenus adultes ont été embauchés à Quelle. Nombre de familles sont directement menacées dans leur existence.
Le maire de Fürth évoque une déception monumentale dans toute la région ». Pour les gens « cette faillite est une tragédie ».
Quelle, fondé en 1927 était un symbole de la société de consommation allemande. Le groupe qui fut leader en Europe de la vente par correspondance n'a pas survécu au développement du commerce on-line qui a rangé la vente par correspondance, par catalogue, au chapitre des antiquités. Il a tenté de réagir trop tard, d'autres concurrents tels qu'Otto ou ebay ont pris la place.
Johann Rösch secrétaire du syndicat Ver-di (employés, services, fonctionnaires) se dit déçu et a l'impression d'avoir été abusé par les syndics chargés de la liquidation de l'entreprise rapporte Spiegel on line. Jusqu'à lundi, le redressement de l'entreprise semblait sur la bonne voie. Le syndicat avait négocié à nouveau la suppression de 800 emplois, pour sortir de l'ornière, après une première charrette de 3100 licenciements. 9000 emplois devraient maintenant être liquidés. C'est une catastrophe pour la région, selon le responsable syndical qui demande l'aide de l'état et du Land de Bavières, pour assurer le recyclage et le reclassement des salariés de Quelle.
Pour le président de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, la faillite de l'entreprise est également un sérieux revers.
Ironie du destin, Quelle ferme juste le jour de l'anniversaire de sa propriétaire, Madeleine Schickedanz, l'héritière de la famille fondatrice, qui « fête » ses 66 ans commente le quotidien münichois Süddeutsche Zeitung. Sa mère, Grete Schickedanz, née également un 20 Oktobre, en 1911, fut baptisée autrefois la « first lady » de l'économie allemande. Madeleine Schickedanz, avait donné cet été un interview au quotidien populaire Bild Zeitung, qui avait fait scandale. Elle s'y affirmait déjà ruinée, assurant qu'elle devait vivre avec 600 euros par mois et s'approvisionner dans les magasins dumping. « La valeur de son paquet d'actions avait fondue de 3 milliards à 27 millions d'euros. Pauvre Madeleine. » Il lui reste tout de même au moins quelques luxueuses villas! Elle était une héritière qui ne « voulu jamais être une héritière » et qui avait délégué la gestion de son groupe notamment à ses maris.
Mais Madeleine Schickedanz n'a pas eux de chance avec les hommes, ni dans la vie privée, ni dans la vie professionnelle. Thomas Middelhoff qui avait pris en 2005 la tête d'Arcandor, dont dépendait Quelle, serait le fossoyeur du Konzern' selon les observateurs, bien qu'elle s'en défende. Il avait abusé notamment de dépenses somptuaires.

mardi 20 octobre 2009

Grève des femmes de ménage| Procès de Harz IV pour enfants | La pompe pour financer les réductions d'impôts |

Première grève illimitée des nettoyeurs de carreaux, des femmes de ménage et des employés des services de nettoyage en Allemagne. Selon le syndicat du bâtiment les salaires minimum dans la branche à compter du 1er octobre peuvent descendre jusqu'à 5,71 euros de l'heure et même 4,61 euros dans l'ex Allemagne de l'est, rapporte le Berliner Morgenpost. Les trois quarts des salariés touchent actuellement 8,15 euros de l'heure à l'ouest, 6,68 à l'est, le salaire minimum des tarifs paritaires en vigueur jusqu'à fin septembre. Les employeurs ont mis à profit cette échéance pour imposer des salaires « dumping » aux nouveaux embauchés. 70% des 860 000 personnes employées dans cette branche sont des femmes. Le syndicat revendique une hausse de salaire de 8,7% pour les douze mois à venir.
Le tribunal constitutionnel a ouvert aujourd'hui le procès des mesures d'indemnisation du chômage appliquées aux enfants des actifs ou des couples sans emploi qui perçoivent le revenu minimum garanti, à partir de la plainte déposée par un titulaire de ces indemnités. Ces prestations (Harz IV) ont été instituées dans le cadre de la politique mise en oeuvre sous l'impulsion de l'ex-chancelier Schröder. Les enfants reçoivent une allocation de 215 euros jusqu'à 6 ans, 251 euros ensuite, et 287 euros à partir de 14 ans. Des indemnités qui ne servent qu'à entretenir la misère, selon les associations sociales qui revendiquent leur hausse substantielle.
« Personne ne peut entretenir un enfant tout le mois avec une telle somme estime en effet le président de la fédération des associations concernées, Ulrich Schneider. Les taux d'indemnisation devraient être augmentés selon lui de 25 à 33%. Les enfants de moins de six ans devraient ainsi disposer pour vivre d'une somme de 280 euros, les adolescents de 360 euros. "
Le tribunal constitutionnel a émis dés l'ouverture du procès de sérieuses réserves sur les méthodes de calcul des indemnités du ministère du travail,
rapporte Spiegel on line. Il a décidé de les vérifier scrupuleusement. Le ministère assure de son côté que les indemnités sont « suffisantes ». « Leur calcul place les personnes concernées dans la catégorie des ménages aux faibles revenus, qui représentent environ un quart de la population allemande. Les prestations ne garantissent pas simplement un revenu minimum mais visent à inciter à la reprise d'un emploi. Le risque de misère pour les enfants qui vivent dans un ménage dont aucun des adultes n'est actif est ainsi de 48%. Alors qu'il n'est que de 8% lorsque l'un des parents occupe un emploi. "
Négociations pour le prochain gouvernement, on joue les prolongations. La conférence de presse prévue pour présenter les accords auxquels seront parvenus la CSU bavaroise, la CDU, pourrait être repoussée de vendredi à samedi. Mais l'élection d'Angela Merkel, sa ré-élection plutôt, devrait avoir lieu cependant mercredi prochain, le 27 octobre, lors de la première réunion du nouveau Bundestag.
La question de la réduction des impôts ne semble plus faire question. Elle représente pour le FDP sa marque politique, une promesse de campagne sur laquelle il ne peut revenir. Horst Seehofer (CSU) a déjà annoncé des baisses d'impôt pour 2011. Elles seraient financées grâce à la pompe à crédit note le Bild Zeitung. En dépit des barrières à l'endettement mises en place par le gouvernement de grande coalition qui n'autorisent qu'un endettement annuel supplémentaire de 0,35% jusqu'en 20016. Un fond d'amortissement serait constitué pour faire face au déficit des caisses publiques d'assurances sociales. Celui-ci serait imputé sur le budget 2009 du gouvernement actuel, et permettrait ainsi formellement au futur gouvernement Merkel-Westerwelle de respecter la nouvelle discipline budgétaire, tout en instaurant une réduction de la fiscalité des ménages de 20 milliards au moins à compter de 2011. « Un truccage » selon le Bild.

lundi 19 octobre 2009

Le vaccin des uns n'est pas celui des autres | Le nucléaire ruine le CO² | Les jeunes Verts revendiquent |

Grippe et virus H1N1, haro contre "le vaccin de la chancelière". Grosse colère dans la population résume le Bild. « Il y a deux types de vaccins différents en Allemagne. Pandemrix et Celvapan. 50 millions de doses de Pandemrix produites par GlaxoSmithKline (GSK) vont être distribuées à partir d'aujourd'hui dans les pharmacies, chez les médecins. Tandis que le ministère de l'intérieur a commandé pour les politiques, les serviteurs de l'état, 200 000 exemplaires du vaccin Celvapan, fabriquées par Baxter. Il sera également utilisé pour les soldats de la Bundeswehr. Les deux médicaments ont été reconnus par les autorités sanitaires en Europe. Leur efficacité est identique. Mais le Pandemix contient un adjuvant qui peut déclencher des effets secondaires chez les enfants essentiellement. De quoi donner l'impression qu'il existe une médecine à deux vitesses, selon le Professeur Karl Lauterbach, expert du SPD, dont Bild rapporte les propos".  Schäuble (CDU), ministre de l'intérieur, rejette les critiques, "selon lesquelles le personnel politique serait mieux traité que les autres. « Je ne sais me pas si je vais me faire vacciner ». La chancelière Merkel (CDU) fera quant à elle appel à son médecin. Il lui fournira sans doute -comme à tout citoyen- le vaccin de masse Pandemrix. »
Le prolongement de l'activité des centrales nucléaires pourrait avoir des effets pervers dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les trois partis, CDU/CSU/FDP, qui négocient actuellement le programme du futur gouvernement Merkel se sont déjà accordés sur le principe de la prolongation des centrales nucléaires qui offrent toutes les garanties quant à leur sécurité. Or selon une étude du ministère de l'environnement l'usage du nucléaire pourrait à la fois réduire substantiellement les émissions de CO², mais également leur coût pour ceux qui continueront à les produire, rapporte Spiegel on line. La répartition des certificats d'émissions en Europe a été négocié avec Bruxelles en effet sur la base de la fermeture des centrales nucléaires et de leur remplacement par des centrales au charbon notamment, jusqu'en 2020. Les centrales nucléaires émettant moins de gaz toxiques, les certificats seront en surplus, et leur valeur va donc chuter sérieusement en bourse. Les émissions deviendraient ainsi "bon marché" pour les entreprises qui ne veulent pas investir dans le propre. Le tout menacerait à la fois l'avancée technologique de l'Allemagne dans la branche énergies renouvelables et les emplois sont elle est porteuse.
Les jeunes Verts se rebiffent. 400 délégués de l'organisation de jeunes des Verts qui tenaient congrès ce Week-end revendiquent un rajeunissement du parti adulte sur le plan des idées, comme des dirigeants, note le Tageszeitung. Ils réclament notamment le retrait intégral des soldats de la Bundeswehr d'Afghanistan pour 2011 et demandent que la politique sociale et fiscale prenne plus de poids dans le programme de leur parti. L'alliance des verts, de la CDU et du FDP en Sarre passe mal également dans leurs rangs. » On ne peut pas s'allier dans les Länder avec des partis qui décident par ailleurs de remettre en route les centrales nucléaires, estiment-ils ». L'ambiance risque d'être chaude au congrès des Verts ce week-end à Rostock, ou plusieurs responsables régionaux du parti font un bilan négatif d ela cmapgne du parti pour les élections fédérales du 27 septembre.

vendredi 16 octobre 2009

Nages Kahlor, la fille d'un conseiller d'Ahmadinejad, demande l'asile en Allemagne

Lire sur mon Berlin Blog.

Les jeunes démocrates chrétiens enragent | Négociations difficiles pour le futur gouvernement | Thuringe, les Verts refusent de porter le chapeau | Relance sans conviction |

Révolte anti-Merkel dans la jeunesse de l'Union. La chancelière a fini de braquer les jeunes démocrates chrétiens qui ont été l'un des piliers essentiels de sa campagne électorale, en annulant son discours devant le congrès de la « Junge Union » ce week-end (130 000 adhérents) -à cause des négociations en cours avec les libéraux du FDP. Une campagne de critiques « Mutti kommt nicht », « maman vient pas » a été lancée sur le web du sein de l'organisation de jeunesse rapporte le Süddeutsche Zeitung.
Plusieurs résolutions présentées au congrès sont il est vrai dirigées contre elle. Une demande de congrès extraordinaire de la CDU notamment pour examiner les pertes "catastrophiques" du parti adulte lors du scrutin du 27 septembre, note le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Nombre de revendications qui seront adoptées au congrès vont contre la politique actuelle de la chancelière, et sont plus proches du programme des Libéraux. Sur l'allègement des licenciements, la suppression du service militaire obligatoire, les retraites notamment. La génération montante ne veut pas faire les frais de la stabilité du régime promise par Angela Merkel, à mesure que la proportion de retraités par rapport aux actifs s'accroît.
La JU s'insurge de ce que la chancelière conserve le profil « social démocrate » de sa politique du temps de la grande coalition, « alors que le SPD n'est plus là pour justifier ce choix ».
Week-end clé pour le futur programme gouvernemental. Nombre de questions accrochent toujours dans les groupes de travail qui doivent rédiger le programme du futur gouvernement de coalition, démocrates-chrétiens et libéraux. Les "chefs », Merkel (CDU), Westerwelle (FDP), Seehofer(CSU) doivent donc tenter ce week-end de trouver des solutions de consensus.
Sur la politique de santé, la réforme des impôts, l'allègement de la protection contre les licenciements, c'est visiblement très difficile. Plusieurs accords sont par contre déjà annoncés sur le prolongement de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires, l'aménagement de Harz IV, la levée de la "censure" d'accès sur les pages pédophiles d'Internet -qui devraient au contraire être effacées, le contrôle par la justice de la surveillance policière des ordinateurs « privés », note Spiegel on line. Autant de thème sensibles pour les libéraux, défenseurs des libertés individuelles.
Les Verts en Turinge ne veulent pas porter le chapeau de l'échec d'une coalition rouge-rouge-vert. Christoph Matschie, le chef du SPD, voulait absolument « que nous participions aux négociations, assure Astrid Rothe-Beinlich, des Verts, dans le Thuringer Allgemeine. Nous ne sommes absolument pas à l'origine de leur échec. Elle s'irrite de ce qu'il lui impute cette responsabilité, ainsi qu'à Bodo Ramelow, le candidat du parti la Gauche. « Il est ridicule de la part de Matschie, de prétendre que les Verts sont toujours restés réticents et qu'il était impossible de faire confiance à la Gauche. Il a visiblement beaucoup de mal à faire admettre son alliance avec la CDU dans son parti et cherche un prétexte. On a l'impression que sa décision était prise avant même la fin des négociations. J'ai eu l'impression lors de la dernière réunion entre le SPD la Gauche et les Verts, de servir d'alibi. »
La relance de la croissance est plus rapide que prévue estime les experts des principaux instituts économiques allemand, mais elle n'a rien de rassurant note le Frankfurter Rundschau. Les recettes fiscales en réduction et les programmes de relance en hausse ne présagent rien de bon pour le découvert budgétaire qui dépassera 3% cette année et devrait être de 5,2% en 2010. L'accès au crédit reste difficile pour les entreprises, les banques ont encore des titres pourris à digérer. Les réductions d'emplois vont se concentrer au cours des premiers mois de 2010, en raison de la chute des commandes -la reprise débute à un niveau de commandes inférieur de 20 à 30% aux deux années précédentes- et de l'épuisement des jours de congés accumulés sur les comptes d'emplois salariés . Le nombre des sans emplois devrait croitre de 600 000 jusqu'à 4,1 millions. Il ne s'agit donc pas d'une véritable croissance, comme on le répète ici et là.

jeudi 15 octobre 2009

Schleswig-Holstein, gouvernement CDU-FDP | Quelle femme remplacera Lafontaine ? | Feu vert pour le nucléaire | Politique sociale symbolique |

Schleswig-Holstein, fin des négociations entre la CDU et le FDP. Le programme du nouveau gouvernement régional démocrate chrétien et libéraux est adopté. Le ministre-président démocrate chrétien Peter Harry Carstensen devrait être réélu la semaine prochaine.
Les deux partis bénéficient d'une majorité de trois sièges au Landtag. Mais Les Verts et le SSW, le parti de la minorité danoise, ont déposé un recours auprès du tribunal constitutionnel régional, rapporte l'hebdomadaire Stern. Ils estiment que la répartition des sièges qui dote les deux partis -minoritaires en voix par rapport à l'opposition- d'une majorité de trois mandats n'est pas conforme à la constitution. Le SPD qui a subi une sévère défaite aux élections du Land le 27 septembre ne s'est pas joint à la plainte déposé par les Verts et le SSW. Un jugement du tribunal en leur faveur remettrait en question la majorité CDU-FDP.
C'est une femme, de l'ouest, qui devrait prendre la place d'Oskar Lafontaine, à la tête du groupe parlementaire de la Gauche, « die Linke », au Bundestag, note Spiegel on line. Lafontaine a décidé de se consacrer à la direction du parti et à ses responsabilités de chef du groupe parlementaire de « la Gauche », au parlement régional de Sarre.
Mais les députés femmes de la gauche au Bundestag, contestent la répartition des tâches qui leur est proposée, « comme si elles devaient partager le pouvoir avec les hommes », selon la vice présidente du parti, Halina Wawzyniak. Il a y par ailleurs des femmes originaires de l'est, qui ont été élues députées dans des circonscriptions de l'ouest de l'Allemagne. Alors qu'est-ce que l'est et l'ouest dans ce cas? »
La secrétaire du groupe parlementaire, Dagmar Enkelmann estime quant à elle qu'une présidente du groupe ne doit pas obligatoirement être « originaire de l'ouest ». Ce sont avant tout ses compétences qui doivent être déterminantes.
Le principe du prolongation de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires au delà de 2022, a été adopté par les partis qui négocient le programme du prochain gouvernement Merkel, la CDU, la CSU et le FDP. Mais les modalités restent à préciser. « Nous devons d'abord définir précisément notre politique énergétique, précise Tanja Göner, ministre de l'environnement du Bad Würtemberg, dans le Tageszeitung. Nous saurons alors pour combien de temps nous devrons encore utiliser la technologie nucléaire ». Les énergies renouvelables devraient, selon elle, avoir toujours priorité à l'avenir sur le nucléaire et le charbon, afin qu'elle fournissent 30% de l'énergie nécessaire en 2020 .
Mesures sociales symboliques contre les salaires de misères. La nouvelle coalition veut tout faire pour éviter de paraître trop libérale, voire anti-sociale. « Pas un jour ne passe sans qu'elle n'affiche de nouvelles propositions pour les pauvres, les chômeurs et les bas revenus », souligne die Welt. Le plafond des ressources patrimoniales admises pour l'accès aux allocations chômage au delà de 12 mois et au revenu minimum sera ainsi multiplié par trois, de 250 euros à 750 euros par année d'activité. Mais c'est une mesure qui toucherait en fait 0,5% seulement des personnes relevant de ces régimes de prestations, dites Harz IV, et qui n'y ont pas eu droit, parce que leurs économies accumulées étaient supérieures au plafond actuellement en vigueur.
Les négociateurs du volet social du futur accord de gouvernement annoncent également qu'ils restent hostiles à un salaire minimum fédéral, mais qu'ils interdiront par contre les salaires « illégaux », trop faible, d'un montant inférieur d'un tiers au salaires habituels dans une région ou une branche. Or ces salaires sont déjà interdits de fait aujourd'hui par les tribunaux. « La nouvelle coalition veut simplement fixer par texte de loi ce qui est déjà la pratique. C'est une simple politique symbolique avec laquelle la nouvelle coalition veut se profiler comme l'adversaire des salaires Dumping. »

mercredi 14 octobre 2009

Lumières à Berlin

Festival des Lumières à Berlin jusqu'au 25 octobre.

La porte de Brandenbourg.


Le Dôme allemand au bord de la Spree, au bout de l'Alexander Platz (à mon avis le plus beau dôme qui soit, même sans lumières, mais bon...)


La Gendarmenmarktplatz...gendarmes peut être, mais quelle place! En couleur en plus! Le quartier des Hugenots, au XVII è siècle.



La gare centrale de Berlin...en lumière. .


Vous pouvez vous offrir la totalité du superbe parcours en suivant l'album du Berliner Morgenpost.

mardi 13 octobre 2009

Tourmente chez les Verts après l'accord avec la CDU en Sarre

Le choix des Verts en faveur d'un accord à « la jamaïcaine » en Sarre, réunissant la CDU, le FDP, les Verts, contre le SPD et le parti la Gauche déchaîne les passions au sein du parti écologiste. Le plus vif dans la polémique est sans aucun doute Daniel Cohn-Bendit. Le député vert européen estime qu'il ne faut pas « surestimer l'histoire de la Sarre », qui est le résultat de l'influence particulière du chef des Verts, Norbert Ulrich, un personnage que Cohn Bendit estime « douteux », depuis longtemps.
« C'est un maffioso ». Pardon? L'interroge le quotidien alternatif Tageszeitung.
« Oui, il a organisé le parti à sa guise. Quand la moitié des adhérents sont membres de la circonscription du président du parti, il y a problème. Ça rappelle la Sicile. »
Ulrich aurait eu l'intention depuis longtemps de s'allier avec la CDU et non avec le SPD, selon le député Vert européen. La raison avancée au congrès des Verts: l'impossibilité de travailler avec Oskar Lafontaine, serait un simple prétexte.
Les Verts ont trois députés au parlement régional, ajoute Cohn-Bendit. Ils sont trop faibles pour gouverner et n'auront plus aucun poids une fois l'accord de gouvernement signé. Ils auraient dû soutenir un gouvernement de l'extérieur, en restant indépendant au sein du parlement régional, afin d'obliger les autres partis à négocier toute nouvelle loi avec eux avant son adoption. Le chef des « Jeunes Verts » de Sarre estime lui que le choix du parti adulte est « fatal ». Le fait est que même si le choix des Verts contre un gouvernement rouge-rouge-vert n'a pas été facile, il va contre le programme électoral adopté par les écologistes, souligne le quotidien populaire Bild. Celui-ci affirmait que « la CDU était usée, qu'elle avait fait pression sur les gens sans égard pendant 10 ans, s'appuyant sur sa majorité absolue, sans égard pour le vote des citoyens et se comportant comme une autorité étatique ». Cela ne ressemble pas au profil d'un futur partenaire. »
Les électeurs en veulent de toute façon au parti de ce choix pour la CDU et le FDP. Ils doivent admettre que celui qui vote pour les Verts ne sait plus à l'avenir ce qui va en sortir. Et les coups de fils furieux, les e-mail et les lettres s'accumulent au siège des Verts en Sarre. »
Les forum sur le site web des Verts sont également enflammés. Un participant souligne par exemple que les les Verts ont été élus au vote par liste, grâce à la deuxième voix d'électeurs qui ont utilisé leur première voix pour voter pour un candidat du SPD au scrutin direct. Parce qu'ils voulaient un gouvernement dirigé par Heiko Maas, le chef des sociaux démocrates et se retrouvent à nouveau avec le ministre président de la CDU dont ils voulaient se débarrasser.
Mais le choix des Verts sarrois est positif au contraire, assure le Südeutsche Zeitung. Les verts n'ont pas besoin de se trouver, comme le SPD. C'est au contraire le seul parti d'opposition qui est prêt à prendre ses responsabilités dans un gouvernement. Avec l'Union chrétienne et le FDP. Ou même à la place du FDP.
La direction des Verts à Berlin devrait remercier ses amis du sud-ouest
. Ils ont donné le signal de plus de liberté, comme les Verts de Hambourg -qui se sont alliés également à la CDU pour gouverner la ville état. Croire que les Verts sont indissociablement liés aux rouge est devenu un risque pour les écologistes depuis la débâcle des sociaux démocrates. Que nombre de sociaux-démocrates ne se soient pas rendu compte que ce projet d'alliance touche à sa fin et considèrent toujours les Verts comme leurs partenaires « juniors » démontre simplement une fois de plus combien le SPD a perdu le sens de la réalité.
Un point de vue qui reflète l'opinion du courant le plus « réaliste » des Verts. Certains souhaitent déjà multiplier les alliances à la jamaïcaine, que le courant gauche du parti vert lui ne peut pas admettre.
La direction des Verts est perdue et ne sait pas trop quoi faire avec cette nouvelle alliance aux couleurs noir, jaune, vert, en Sarre, commente de son côté Spiegel on line. Le quatuor de tête, Claudia Roth et Cem Özdemir, présidents du parti, Renate Künast et Jürgen Trittin, chefs du groupe parlementaire au Bundestag, oscillent entre les appels au respect de la décision prise par les Verts sarrois, les mises en gardes, et les critiques prudentes. Ils avouent parfois qu'ils auraient préféré un ministre président du SPD et attaquent le chef de la Gauche Oskar Lafontaine, auquel il est « impossible de faire la moindre confiance ».
Ils assurent par ailleurs que l'exemple de la Sarre n'est en aucun cas reproductible au niveau fédéral ou l'heure est à l'opposition frontale contre la CDU et les Libéraux du FDP. La CDU elle est en colère contre le ministre président du Land de Brandenburg, le social démocrate Mathias Platzeck qui vient d'abandonner la grande coalition avec les démocrates chrétiens, qui dirigeait le Land depuis dix ans, pour s'allier avec le parti la Gauche, au Landtag, à Potsdam note Spiegel on line. « Il n'y avait pas la moindre raison d'abandonner l'excellent travail réalisé de concert, s'insurge le secrétaire général du parti d'Angela Merkel.

lundi 12 octobre 2009

Sarre: les Verts choisissent la CDU contre le SPD

En choisissant de s'allier avec la CDU et les libéraux du FDP, les Verts de Sarre disent avoir « changé les coordonnés de la politique allemande » ce week-end. Ils ont ainsi claqué la porte au nez du SPD et du parti la Gauche, Lire sur mon Berlin Blog

vendredi 9 octobre 2009

Le SPD s'éclate en Thuringe | Trois jeunes filles frappent un passager dans le métro | Laser contre avion | Exportations en recul | VW visé par ses actionnaires |

Le SPD au bord de l'éclatement en Thuringe. A la suite des élections régionales, de la défaite et de la démission du ministre président Dieter Althaus (CDU) les membres du SPD partisans d'une alliance avec le parti la Gauche pour gouverner le Land, se réunissent samedi à Erfurt à l'appel notamment d'Andreas Bauwesein le maire social-démocrate d'Erfurt, la capitale de la Thuringe.
Ils s'opposent à la décision prise par la direction du parti emmenée par Christoph Matschie de négocier un accord de gouvernement de grande coalition avec la CDU, grâce à laquelle les démocrates chrétiens conserveraient le pouvoir à la tête du Land. L'éclatement du SPD entre deux lignes contradictoires s'étale au grand jour dans le quotidien régional Thüringer Allgemeine, ou le maire d'Erfurt plaide pour un changement d'attitude à l'égard du parti la Gauche.
Le SPD traverse selon lui une crise existentielle, déchiré entre la CDU et la Gauche. Or « La majorité des habitants de Thuringe ne voient plus dans le parti la Gauche le successeur du SED (le parti d'Erich Honnecker), un modèle dépassé comme l'était l'ancien PDS, mais un parti comme les autres. Le SPD doit redevenir le porte voix des petites gens s'il veut survivre, selon Bauwesein. Les salariés, les étudiants, les apprentis, sa clientèle traditionnelle, lui ont tourné le dos de plus en plus ces dernières années.
« Les sociaux démocrates, partenaires naturels des syndicats pendant des décennies ont perdu ce rôle dans une large mesure à l'est aujourd'hui au profit du parti la Gauche. » Le SPD, les Verts et la Gauche ont voulu être pendant la campagne électorale l'alternative qui permette de battre la CDU.
« Ce projet ne peut aujourd'hui échouer pour des questions de personnes », souligne le maire d'Erfurt, mettant en cause directement le rôle de Christoph Matschie dans la rupture des négociations avec les Verts et le parti la Gauche. L'alliance rouge-rouge-verte serait impossible, selon ce dernier, faute d'accord sur le nom d'un ministre président pour prendre sa tête. Matschie avait fait campagne en jurant qu'il ne voterait jamais pour élire un ministre président du parti la Gauche. Or celui-ci distance le SPD d'une dizaine de points dans les résultats du scrutin. « Toute la question doit être de savoir ce que nous pouvons faire en commun », et sur ce plan les possibilités d'accord sont beaucoup plus fortes avec les Verts et la Gauche qu'avec la CDU, estime de son côté le maire d'Erfurt.
Curieusement Christoph Matschie n'a pas voulu défendre son point de vue dans le quotidien de Thuringe qui publie en regard de la tribune de son contradicteur, une déclaration de son secrétariat, protestant contre les pressions du journal pour obtenir une tribune.
« Matschie ment », accuse de son côté le chef de la Gauche, Bodo Ramelow, dont les propos sont repris par le Süddeutsche Zeitung. Les négociations n'auraient pas capoté parce que la Gauche ne voulait pas voter pour un ministre-président social démocrate à la tête du Land, mais parce que le chef du SPD voulait imposer son candidat, sans que les autres partis n'aient leur mot à dire.
La présidente des Verts Astrid Rothe-Beinlich confirme:"Le SPD met la rupture sur le dos des autres. Or Monsieur Ramelow avait mainte fois répété que la Gauche était prête à voter pour un membre du SPD, des Verts ou pour un sans-parti. » A condition que les trois partis bien sûr soient associés à la recherche du candidat idéal.

Trois jeunes filles agressent et blessent grièvement un passager dans le métro de Francfort, alors qu'il tentait de s'interposer entre elles, au milieu d'une bagarre. Les trois jeunes femmes de 19,17 ans, fichées pour divers délits, et consommation de drogue ont roué de coups l'homme de 51 ans, l'ont viré du métro, et grièvement blessé note Focus. La mort d'un passager qui avait tenté de s'interposer lui aussi face à des jeunes qui voulaient en racketter d'autres dans le métro de Münich avait choqué l'Allemagne en septembre dernier. Cette fois encore, à Francfort, une vingtaine de témoins de l'agression, ne sont pas intervenus pour tenter de protéger la victime.
Les attaques aux laser contre les avions de ligne se multiplient aux abords des aéroports allemands à Berlin et Hambourg en particulier rapporte le Berliner Zeitung. Plusieurs dizaines d'équipages ont été victimes ces dernières mois de tentatives d'aveuglement au rayon lazer dirigés sur les cockpit au moment de l'atterrissage. Des rayonnement qui peuvent provoquer une perte de vision, extrêmement dangereuse, et pourraient provoquer une catastrophe.
Les hélicoptères de la police sont également visés. Une jeune femme de quinze ans utilisant un pointeur laser du balcon de son appartement a côté de l'aéroport de Berlin Tegel a été dénoncée par des voisins et arrétée.
Recul inattendu des exportations. À l'inverse des prévisions les exportations en reculé de 1,8% par rapport au mois de juillet, jetant une ombre sur les pronostics de sortie de crise . La fédération des exportateurs s'attend à une chute de 18% des exportations en 2009 par rapport à 2008 rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung. C'est le premier indice négatif depuis 1993 et le plus gros en pourcentage depuis la fondation de la RFA.
Le rachat de Porsche par VW mis en cause par des actionnaires institutionnels. Un fond de pension norvégien et un fond allemand d'investissement (DWS), gros actionnaires (sans droit de vote) de la firme de Wolfsburg estiment que le rachat de Porsche par VW sert avant tout les intérêts de la famille Porsche au détriment des intérêts des actionnaires de VW, souligne le Handelsblatt. Le prix d'achat de Porsche de 12 milliards notamment aurait été surévalué.

jeudi 8 octobre 2009

Steinmeier ne regrette toujours rien

Franck Walter Steinmeier n'en démord pas dans un interview publié dans Bild: « le bilan des onze années de gouvernement de l'ex chancelier Schröder et des sociaux démocrates est positif ». Il n'y a aucune raison de revenir dessus. « Et il doit être clair pour nous tous que nous n'aurions actuellement dans l'opposition aucune possibilité de revenir sur les réformes de l'Agenda 2010 ».
Vous êtes tout de même le seul à défendre la retraite à 67 ans, les mesures de réduction des indemnités chômage, Harz IV, et le refus de toute ouverture à l'égard du parti la Gauche dans le trio qui dirige aujourd'hui le SPD fait remarquer Bild Zeitung.
J'ai bien dit avant les élections que nous nous ne ferions rien avec eux, souligne à nouveau Steinmeier. « Nos positions politiques respectives sont incompatibles sur le plan fédéral. Le SPD ne peut pas s'allier avec un parti qui réclame la dissolution de l'Otan et développe une politique anti-européenne. La Gauche doit clarifier ses positions et les modifier, c'est la condition préalable. »
On remarquera au passage que Sigmar Gabriel, futur président du SPD et Andrea Nahles, future secrétaire générale du parti ne disent pas non plus qu'il faut ouvrir la porte d'une alliance éventuelle avec le parti la Gauche, sans condition.
« Nous sommes tous les trois conscients de la responsabilité énorme qui pèse sur nos épaules, confie Steinmeier. Il en va de l'avenir du SPD, et de la question de savoir s'il va rester un parti populaire (Volkspartei) ou pas.
Il avoue par ailleurs avoir été déçu du mauvais score, enregistré par le SPD le 27 septembre, lors du scrutin. Une défaite d'autant plus amère qu'il appréciait son poste de ministre des affaires étrangères au sein du gouvernement de grande coalition. Mais maintenant "il faut aller de l'avant", poursuit-il!
L'opposition a un rôle important à jouer. Elle doit surveiller selon la constitution la politique que le gouvernement met en oeuvre et proposer des alternatives. "C'est exactement ce que je vais faire, à la tête du groupe parlementaire du SPD. Et ceux qui sourient de notre défaite électorale ne devraient pas se réjouir top tôt, on va leur montrer de quel bois on se chauffe!."

mercredi 7 octobre 2009

Libéral-social | Sarrazin fait mieux qu'Hortefeux | Licenciée pour une Frikadelle | 7,4 milliards de trou à venir | Hambourg base du Djihad |

Les libéraux du FDP font du social. Ils veulent la peau des réformes de l'ex chancelier Schröder qui uniformisent l'indemnisation chômage au delà de 12 mois et le revenu minimum social à 359 euros/mois (réforme dite Harz IV) , ils proposent la suppression de l'agence de l'emploi et l'abrogation de la loi portant l'âge de la retraite à 67 ans. Autant de réformes clés impulsées par le SPD et qui sont pour beaucoup à l'origine de sa déroute électorale le 27 septembre. Le FDP propose la mise en place d'un revenu mini garanti pour tous de 662 euros par mois, toutes allocations comprises (revenu minimum, logement, chauffage, aides diverses) qui serait versé par le ministère des finances. « Un concept libéral, souligne die Welt, parce qu'il juge les gens capables de gérer eux même leurs ressources, quelle que soit leur position sociale.
Le FDP se différencie ainsi de tous les partis qui ont une conception paternaliste de l'aide sociale avec sa cohorte d'autorités qui décident des budgets de chacun ». L'agence de l'emploi qui verse les prestations chômage serait dissoute. Le plafond des biens dont peuvent disposer les personnes titulaires du revenu minimum serait relevé, pour favoriser l'initiative personnelle.
L'âge de la retraite serait flexible (et non plus à 67 ans), et l'entrée en retraite pourrait être progressive.
La CDU refuse entre autres la remise en cause de Harz IV parce qu'elle uniformiserait la rémunération minimum sur le plan fédéral, alors que les loyers, le coût de la vie, diffèrent selon les Länder. Une réforme « poudre aux yeux », selon le Financial Times Deutschland. Les démarches pour obtenir le revenu minimum « citoyen », ne seraient pas plus simple que celles qui existent aujourd'hui avec les prestations Harz IV. La « bureaucratie » des agences de l'emploi dissoutes serait en fait transférée au ministère des finances chargé de payer la prestation citoyenne minimum. « Une telle réforme mammouth détournerait des fonds pour sa mise en place qui seraient plus utiles ailleurs, estime le Financial Times Deutschland.
Car elle ne résoudrait pas les problèmes de fond: l'absence de formation adéquat, le manque d'encadrement éducatif, l'absence d'incitations à un emploi disponible dans les agences, l'inégalité due au système scolaire. » La proposition des libéraux n'est guère différente du principe de Harz IV souligne de son côté le Tagesspiegel.
Si un chômeur qui perçoit le revenu minimum « citoyen » refuse un travail qui lui est proposé, le revenu sera réduit de 30%. S'il refuse une seconde proposition il sera réduit de 30% encore. La disponibilité à l'emploi serait ainsi sollicitée et « les gens courageux protégés des paresseux ». « Le FDP souhaite ainsi récompenser ceux qui sont prêts à travailler pour des salaires de bas de gamme », souligne le quotidien berlinois.
Procédure d'exclusion du SPD entamée contre Thilo Sarrazin. L' ex ministre de l'intérieur berlinois, aujourd'hui membre de la présidence de la Bundesbank s'est lâché dans un interview contre les "tires aux flancs berlinois", les ex-soixante-huitards, les bobos et les turcs et les arabes « incapables de s'intégrer » et qui font de la capitale allemande un milieu d'assistés, une ville sans ressort, rapporte le Berliner Zeitung. La Bundesbank a réagit contre ces déclarations qui salissent son image. Le SPD Berlin-Pankow à entamé une procédure contre Sarrazin, qui pourrait se traduire par son expulsion du parti pour: « incitation à la haine raciale ». Le parquet pourrait ouvrir une enquête à ce propos.
Licenciée pour un sandwich après 34 ans dans l'entreprise. Une secrétaire de 59 ans a mangé un sandwich « Frikadelle », boulette de viande, parmi ceux qu'elle avait préparés pour une réunion-conférence de son directeur et de ses collaborateurs , selon Bild. Démasquée, elle a avoué et a été licenciée sur le champs. L'entrepreneur a refusé sa réintégration proposée par le juge du tribunal du travail, qui estime qu'il ne s'agit pas d'un "vol classique".
7,4 milliards d'euros de déficit des caisses d'assurance maladie prévu pour l'année qui vient. Le trou provient pour l'essentiel à la réduction des recettes en raison de la crise. Lire Spiegel on line. Le futur gouvernement pourrait augmenter les cotisations (14,9%), recourir à des hausses d'impôts, ou laisser les caisses augmenter leurs propres tarifs. Les libéraux quant à eux revendiquent la suppression de la caisse centrale de perception des cotisations et de compensations entre les caisses maladies publiques, un "monstre bureaucratique" mis en place par la grande coalition, SPD, CDU.
Hambourg toujours fief des islamistes intégristes. La ville hanséatique était la base arrière de Mohamed Atta et de ses compagnons à l'origine des attentats du 11 septembre à New York. Elle reste un haut lieu pour les islamistes radicaux, 2000 personnes environ, dont 200 prêts à faire usage de la violence dans la guerre saintee. Ils sont sous la surveillance des services de renseignements, dont les effectifs ont été renforcés après le 11 septembre et comptent environ 150 personnes aujourd'hui rapporte le Hamburger Abendblatt. Une cinquantaine d'islamistes radicaux ont suivi un entraînement dans les camps au Pakistan.

dimanche 4 octobre 2009

Berlin les retrouvailles, de "Royal de Luxe".

A l'occasion des fêtes de la réunification, samedi et dimanche, 1,5 millions de spectateurs sont venus assister "émerveillés" dans les rues de Berlin au réveil et à l'apparition des deux géants de "Royal de Luxe" , rapporte le Berliner Morgenpost. La "petite" et l'oncle scaphandrier se sont retrouvés sur la place de Paris, devant la porte de Brandenbourg, symbole des retrouvailles et de la réunification. 2O ans après.

Le réveil et la douche de la "petite" géante sur l'Alexander Platz.


La "petite" sur l'avenue "Unter den Linden"


Le plongeur émerge du port de Humbold.


Marche devant l'ambassade de Suisse.


Les retrouvailles devant la porte de Brandenbourg

samedi 3 octobre 2009

Le FDP met un bémol au nucléaire | Le SPD sans boussole | Gorbatchev ovationné à Berlin |

Le parti libéral se dit hostile à une prolongation globale de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires. Chaque cas devrait être examiné séparément. Et les centrales dont les installations n'offrent plus les garanties de sécurité nécessaires ou son techniquement dépassées devraient être fermées en priotité.
Si les exploitants ne veulent pas respecter nos conditions, la loi de sortie de l'atome votée par le gouvernement rouge vert restera en vigueur, menace Andreas Pinkwart, vice-président du FDP, dont les propos sont rapportés par le Berliner Zeitung.
Jürgen Großmann, le président du groupe RWE, l'un des principaux producteurs d'énergie, avait déclaré lui au contraire que le prolongement de la durée de vie des centrales devait être global, pour les 17 installations actuellement en activité. Les centrales de Biblis, A et B notamment devraient faire partie du lot, alors qu'elles accumulent les pannes depuis longtemps. Les réacteurs des deux blocs sont actuellement à l'arrêt.

A droite, à gauche ou bien tout droit. Le SPD reste visiblement sans boussole. Même si la direction du parti social-démocrate semble avoir choisi une direction de rechange, dans laquelle Franck-Walter Steinmeier est entouré notamment pas Klaus Wowereit, le maire de Berlin, et Andre Nalhes, représentants la gauche du parti, et par Sigmar Gabriel, un pragmatique. "Le SPD doit rompre avec le tabou de l'alliance avec le parti la Gauche au prochain congrès de Dresde" en novembre, selon Wowereit, une politique qui a fait énormément tord au parti. Il milite également pour le retour sur les réformes qui ont le plus écoeuré l'électorat populaire du SPD. La retraite à 67 ans, dont Franz Müntefering l'ex président du parti, s'était fait l'artisan, en tout premier.
Steinmeier met au contraire en garde son parti contre un « tournant à gauche ». Le SPD ne doit pas être le représentant d'intérêts spécifiques, mais il doit demeurer un parti populaire, défendant les intérêts des différentes couches sociales, rapporte le Süddeutsche Zeitung. L'ex candidat chancelier souligne que 1,4 millions d'électeurs du parti socia-démocrate, ont donné leur voix il y a huit jours à la CDU et au FDP."Nous n'avions pas su les convaincre que le SPD lutte aujourd'hui pour le redressement économique. »
Hannelore Kraft, présidente du SPD de Rhénanie du Nord Westphalie, met en garde de son côté contre la tentation de décrier toute la politique des réformes impulsées sous le gouvernement de l'ex chancelier Schröder et de jeter ainsi par dessus bord la retraite à 67 ans et « l'agenda 2010 ». Ce serait une attitude totalement contre-productive.
On évoque par contre à nouveau le nom d'Andrea Ypsilanti (SPD) qui fut victime en Hesse en 2008 du tabou décrété à l'égard de l'alliance avec la Gauche, note le Frankfurter Allgemeine Zeitung.Parce qu'elle tentait de le mettre en cause, elle essuya les foudres des médias, de ses adversaires, et de dirigeants du SPD, dont Steinmeier. Ypsilanti avait assuré avant le scrutin lors des élections du Land de Hesse qu'elle ne gouvernerait pas avec la Gauche, avant de l'envisager au lendemain du vote, faute d'avoir la majorité nécessaire à la constitution d'un gouvernement rouge-vert. Elle fut accusée de trahir la parole donnée. Après la débâcle enregistrée le 27 septembre, son attitude ouverte vis à vis du parti la Gauche pour l'associer au gouvernement du Land de Hesse apparaît au contraire sous un angle plus favorable. Et certains sociaux démocrates plaident pour son retour à la direction du SPD, en Hesse, comme sur le plan fédéral (sur la candidature d'Andrea Ypsilanti lire ma revue de presse du 04/11/2008)

Gorbatchev ovationné à Berlin, lors des cérémonies de commémoration de la réunification. L'ex dirigeant soviétique, père de la Petestroïka, s'est vu remettre le prix Quadriga, qui célèbre toutes les personnalités et institutions qui ont permis par leur attitude, le tournant démocratique en Allemagne de l'est, et la chute du mur. Gorbatchev a planté un arbre devant le Reichstag, sous les slogans « Gorbi, Gorbi, », en compagnie de Lothar de Maizières (CDU) le dernier premier ministre de l'ex RDA.
Il a reçu en fin de journée une « standing ovation », au ministère des affaires étrangères, devant 800 personnes rassemblées sur les lieux ou fut signé en 1990 le traité de la réunification note le Berliner Morgenpost. Gorbatchev a invité l'Europe à: « saisir les opportunités actuelle. Si nous continuons comme auparavant, la crise frappera à nouveau dans quelques années, et nous n'en sortirons pas ».

jeudi 1 octobre 2009

Refusant un accord de gouvernement avec le parti la Gauche et les Verts, le SPD choisit de s'allier avec la CDU en Thuringe. Un choix qui divise le parti.

"Lieber tot als rot" (die Tageszeitung), plutôt mort que rouge, après des heures de débats tendus, la direction du parti social démocrate de Thuringe (dans l'ex RDA) a choisi par 18 voix contre 6, de s'allier avec la CDU plutôt qu'avec les Verts et le parti la Gauche pour gouverner le Land, à la suite des élections du 30 août dernier. Lire sur mon Berlin Blog.


26.02.2010

Arnaqueur de la famille-euro
La une du magazine Focus reproduisant une Venus de Milo faisant un doigt d'honneur, à côté du titre évoquant l'imposteur dans la famille euro, a fait évidemment réagir les Grecs. Des tracts ont été distribués à Athènes, devant le magasin de la chaine Allemande Media-Markt, appelant au boycott des produits de la République fédérale.


22.02.2010

L'invraisemblable Guido
Westerwelle est vice-chancelier depuis 118 jours et son couple avec la chancelière est soumis à dure épreuve, selon der Spiegel. Il multiplie les proclamations populistes comme un chef d'opposition, elle n'arrive pas à lui insuffler l'esprit de corps, de gouvernement. L'un bloque l'autre, la paralysie menace. Après quatre mois de gouvernement la coalition noir-jaune est déchirée.



17.02.2010

La fin de l'euro ?
L'hebdomadaire Money-Focus joue sur la crainte de l'euro faible. Le débat en Allemagne est reparti de plus belle. Tandis que certains commentateurs songent à la possibilité de faire sortir des pays comme la Grèce de la zone, parce qu'ils affaiblissent la monnaie commune, d'autres répliquent en soulignant que plus l'euro baisse et meilleurs sont les chances de relance de l'économie allemande à l'exportation, la locomotive de l'Allemagne. L'euro fort serait au contraire un obstacle.


10.02.2010

Sondages inquiétants pour le gouvernement.
La cote de la coalition d'Angela Merkel est toujours en chute libre. La CDU/CSU est à 34%, le FDP à 8%, soit 42% au total dans le dernier sondage RTL, et huit points de moins que l'opposition, SPD, Verts, la Gauche. C'est le pire des résultats pour les deux partis depuis l'automne 2001.



08.02.2010

"Les hypocrites" ou "les saintes nitouches"
Der Spiegel consacre son dossier cette semaine à l'église catholique ébranlée par une série d'abus sexuel."Honte et angoisse", une centaine de prêtres auraient été impliqués au cours des dernières années. Le mur de silence se rompt après des décennies de silence et d'intimidation.



01.02.2010

Couple idéal en vol sans visibilité.
Les 100 jours du nouveau gouvernement sont bien décevants pour le Tageszeitung. Angela Merkel et Guido Westerwelle, le chef du parti liébral, semblaient faits l'un pour l'autre. Mais l'aile conservatrice de l'Union qui espérait remettre la chancelière et sa politique de social-démocratisation de l'Union sur le droit chemin avec le FDP doit déchanter. Le néoliberalisme et le conservatisme ne sont plus forcément compatible. Il est impossible de mener un politique efficace aujourd'hui dans une société qui se délite, avec un parti qui ne pense qu'aux riches, comme le FDP.


29.01.2010

La chasse au Denglish
.
Le ministre des transports, Peter Ramsauer (CSU), bavarois, interdit le "Denglish", les anglicismes dans son ministère. Un mélange courant en Allemagne -ou certains se moquent parfois des "lubies" françaises à ce propos. "Travel management" va donc redevenir "Reisestelle", "Task Forces“ "Projektgruppen", "Inhouse Meeting" "Hauseigenen Seminar". Les médias ont épinglé ces dernières semaines Guido Westerwelle, le ministre des affaires étrangères, comme Günther Oettinger, nouveau commissaire européen de l'énergie, pour leur manque d'aisance dans le pratique de la langue de Shakespeare dans les institutions internationales.


26.01.2010

Entreprises l'optimisme l'emporte
.
L'index Ifo de l'institut économique de Münich qui mesure tous les mois l'optimisme de 7000 entrepreneurs est en hausse d'un point de 94,7 à 95,8. La tendance est constante depuis mars 2009 et le baromètre atteint son plus haut niveau depuis août 2008. "C'est une bonne surprise", selon les analystes de la Postbank et de la Commerzbank.
5,6% des entreprises allemandes "seulement" voient leur avenir mis en cause par la crise. 20% se disent très touchées. 45% "légèrement" , 35% ne l'on pas sentie passer, selon une étude de l'Association allemande des caisses d'épargne et de virement (DSGV).


25.01.2010

A quelques jours de la conférence de Londres, "der Spiegel" titre: "Afganistan, deux cents ans de guerre, le cimetière des super-pouvoirs".
Guido Westerwelle, le ministre des affaires étrangères, propose la mise sur pied d'un "plan de Kaboul", qui permettrait de soutenir financièrement les Talibans raisonnables qui veulent se ré-insérer dans la société et déposer les armes. Une proposition "naïve" selon ses critiques.
Westerwelle est hostile à l'envoi de renforts allemands sur le terrain et se serait opposé sur ce plan à la chancelière et au ministre de la défense, Karl Théodor zu Gütenberg.




17.01.2010
Haiti est la une du Spiegel de cette semaine, comme de la quasi-totalité des médias. "Un pays se meurt".


15.01.2010

Changements de tête à la direction d'Opel
.
Le nouveau chef de General Mortors Europe, Nick Reilly, a nommé Mark James, un britannique qui a sa confiance, à la tête de la direction financière. Hans Demant, secrétaire général du constructeur de Rüsselsheim, a lui quitté son poste. C'est une femme, Rita Forst, ingénieure en machine-outil qui a pris en main la division développement au siège du groupe. Les négociations pour une aide publique sont en cours. General Motors a injecté 650 millions d'euros en fin d'année dans les caisses du constructeur.


Chute des actions des entreprises solaire.
En raison de la réduction prochaine des subventions, qui pourrait être de 16% environ pour l'installation d'un toit de panneaux solaires par exemple, que prévoit le gouvernement. Elle pourrait entrer en vigueur dés avril prochain selon certains spécialistes. Et d'autre charges menacent de suivre à partir de 2011. Les entreprises les plus fragiles n'y resisteraient pas alors que d'autres sortiraient renforcées de l'épreuve, estime le Handelsblatt.


06.01.2010

Le bug des cartes bancaires allemandes c'est la faute de la France!

Le coupable a reconnu ses tords. Le fabricant de cartes plastiques Gemalto (10000 salariés, 1,6 milliards de CA) est à l'origine de l'erreur logicielle qui empêche des dizaines de millions de personnes de tirer du liquide dans les distributeurs. "Nous faisons tout notre possible pour réduire au maximum les désagréments auxquels font face les détenteurs de cartes bancaires", souligne Olivier Piou, le chef de Gemalto. Le bug s'est produit uniquement en Allemagne. Un échange des cartes couterait une fortune à l'entreprise française.


22.12.2009

Le SPD prépare un projet de loi pour interdire les licenciements pour une « bagatelle », le détournement d'un bon de consigne de quelques dizaines de cent par une caissière ou la récupération de raviolis non consommés par une aide soignante, par exemple. Les patrons seraient contraints de délivrer d'abord un avertissement. Un licenciement ne serait possible qu'en cas de récidive. Une perspective que ne partage pas la fédération des employeurs, qui estime que les lois actuelles sont adéquates et souligne que dans le commerce de détail le montant des menus vols s'élève à un milliard par an.


21.12.2009.

Pour le démocrate chrétien Klaus Töpfer, ancien chef du programme environnemental de l'ONU (Unep), la conférence de Copenhague est un échec, elle ne sera pas le choc salutaire qui va secouer la communauté mondiale. « On ne peut pas débattre des années encore, il faut agir maintenant. Les pays qui ont participé au sommet doivent réduire leurs émissions, le taux de CO2 doit diminuer de 5% dés 2015".
L'UE n'a pas joué son rôle au milieu du conflit entre les USA et la Chine, selon lui, elle aurait du décider de la réduction de ses émissions de 30% en 2020 sans condition.


15.12.2009

"La chasse est ouverte".
Le ministre de la défense, Karl-Theodor zu Gütenberg est dans la mire des chefs de l'oppositon, Sigmar Gabriel, président du SPD, Jürgen Trittin, chef du groupe parlementaire des Verts au Bundestag qui réclament sa démission, pour avoir dissimulé les motifs réels du bombardement de Kunduz. Vedette de la scène politique il y a encore quelques semaines, le jeune noble bavarois a perdu aujourd'hui tous ses pouvoirs magiques, titre le Spiegel. Derrière lui Angela Merkel est visée, deux mois à peine après sa prise de fonction, personne n'aurait imaginé que le nouveau gouvernement essuie une telle bourrasque.



10.12.2009.

Le ministre des finances, Wolfgang Schäuble, devrait emprunter 100 milliards l'an prochain pour boucler ses comptes.

Le déficit serait de 6%, deux fois les critères de Maastricht, et l'endettement Bund, Länder, communes atteindrait 78% du PIB, dérogeant également aux critères. Ces chiffres font redoubler les critiques sur la politique de réduction des impôts de la coalition.


09.12.2009

proposition de réforme du cycle Bachelor/Master

Les ministres de l'éducation des Länder se réunissent jeudi à Bonn. Ils proposent une réforme des cycles Bachelor/Master,offrant une flexibilité de un à deux semestres suplémentaires,une réduction des programmes, des examens, des heures de cour, limitant la charge à 32, 39 heures par semaine. Faut-il supprimer les sélections après le Bachelor pour entamer le cycle Master, comme le demandent les grévistes avec l'appui de certains Ministres de l'éducation? La question est ouverte.


04.12.2009

Sondage: la coalition d'Angela Merkel n'a plus la majorité.

Selon le dernier sondage d'ARD/infratest dimap, la CDU/CSU et le FDP totalisent 47% des intentions de vote, contre 48% à l'opposition, SPD, Verts, et la Gauche. 60% des sondés sont mécontents de l'action du gouvernement, contre 33% qui en sont satisfaits.



04.12.2009

Afghanistan, les trois quart des Allemands ne font plus confiance aux informations du gouvernement sur le conflit.

69% d'entre eux sont pour le retrait des troupes. Karl Theodor zu Guttenberg (CSU), le ministre de la défense a fait hier un début d'autocritique au Bundestag en reconnaissant que le bombardement de Kunduz n'était pas justifié militairement, contrairement à ses affirmations précédentes. Il estime justifiée par contre l'attitude de l'officier de la Bundeswehr qui a commandé le raid. La commission de la défense du Bundestag s'est instituée en commission d'enquête sur l'affaire.



29.11.2009.Quand les Allemands ont-ils le droit de tuer?
Le titre percutant du Spiegel cette semaine, renvoit au scandale du bombardement aérien de Kunduz, commandé à l'aviation américaine par un officier allemand. Celui-ci ne respectera pas les procédures en vigueur et fera bombarder deux camions-citernes volés par les Talibans. Bilan: 142 morts dont une quarantaine de civils. Le ministère de la défense dissimulera les preuves, dont une vidéo tournée par le F15 de l'aviation US. Révélées par le Bild, ces images feront tomber le chef d'état-major de la Bundeswehr et le ministre de l'armée de l'époque, Franz-Josef Jung, et ministre du travail du gouvernement Merkel-Westerwelle.


29.09.2009.

Victoire Westerwelle.

Le numéro spécial du Spiegel consacré aux résultats des élections fédérales fait sa une uniquement sur le chef du FDP. Une façon de montrer que c'est lui le vainqueur...devant Merkel. Sans le score de Westerwelle, Angela ratait la majorité CDU/FDP.



Merkel contre Steinmeier,fin du théatre électoral et de la grande coalition.
Les chrétiens démocrates ont perdu 2 millions d'électeurs par rapport aux élections de 2005, le SPD 6 millions! Angela l'emporte grâce au FDP de Westerwelle qui a récupéré dans ses filets les électeurs déçus de la CDU "social-démocratisée". Steinmeier ne semble pas encore avoir réalisé l'ampleur de la débâcle à laquelle il a conduit le SPD.


07.09.09.

"Demain est rouge".

Le Spiegel analyse pourquoi tous les partis virent à gauche pendant la campagne. Alors qu'on évoque toujours une victoire de la CDU et des Libéraux du FDP au lendemain du 27, la CDU passe pour avoir été "social-démocratisée" par Angela Merkel. Le FDP qui en tire les fruits en récupérant des électeurs démocrates chrétiens déçus, dévierait à son tour vers la gauche, se préoccupant des revenus des défavorisés. Certains journalistes ont même inventé avec humour un nouveau modèle de coalition, l"Espagnole". Rouge (SPD), jaune (libéraux), rouge (la Gauche) sui vant les couleurs du drapeau de l'Espagne.





20.07.09.

La Porsche Story
Histoire de famille allemande. Le dossier du Spiegel remonte aux origines de la fortune de la famille Porsche-Piëch, la construction de la Coccinelle notamment, la voiture du peuple, conçue avec le feu vert d'Adolph Hitler. Depuis des mois la famille se déchire. Porsche sous la houlette du cousin Wolfgang a voulu racheter VW dirigé par le cousin Ferdinand Piëch, le petit neveu de Ferdinand Porsche. Piëch l'aurait finalement emporté si l'on en croit les dernières rumeurs, retournant la machination et rachetant Porsche, qui s'est ruiné en voulant avaler le trop gros morceau, VW. Le patron de Porsche, Wendelin Wiedeking, nommé d'ailleurs par Piëch pour redresser il y a quinze ans le constructeur de voiture de sport, devrait faire les frais de l'opération ratée. Et partir avec une indemnité de 100 millions d'euros environ! Üwe Huck, le président du conseil d'entreprise de Porsche, champion de boxe Thaï et membre de l'IG Metall tonne contre le rachat par VW. "On ne construit pas des Porsche avec des morceaux de Polo...dit-il". Membre du conseil de surveillance de Porsche, cogestion oblige, Huck s'était investi à fond dans l'opération menée par Wiedeking, contre son homologue, le président du conseil d'entreprise de VW, Bernd Ostersloh, qui mobilisa les ouvriers de VW contre la tentative de rachat. D'où la fureur de Huck aujourd'hui.


07.06.09.

Le pillage de l'état.
Combien d'Opel peut encore s'offrir l'Allemagne? Après le "sauvetage" du groupe automobile, crédit à l'appui, la chaîne de grands magasins Karstadt, pour ne pas parler de Schaëffler, seraient candidats à l'aide de l'état. Dilemne pour le gouvernement Merkel: le vice-chancelier Steinmeier, SPD, s'oppose sur cette question au ministre de l'économie Karl Théodor zu Gütenberg (CSU).


25.05.09.

La mort, la gauche et la Stasi.
La révélation de l'appartenance au SED d'Erich Honnecker et à la Stasi du policier ouest-allemand qui abattit l'étudiant Benno Ohnesorg dans la manifestation à Berlin contre le Shah d'Iran en 1967, remet en question l'histoire généralement admise. Le crime était censé illustrer la violence de la police fédérale, ouest-allemande, et mit le feu aux poudres de la révolte étudiante de 1968 ...jusqu'à la RAF. Que se serait-il passé si on avait su que Karl-Heinz Kurras, le policier criminel, était en fait un agent de l'est? On pourrait avoir d'autres surprises: les archives de la Stasi sont toujours en cours de dépouillement, vingt ans après la chute du mur.



01.04.09.
Sauve qui peu! Les chefs des principaux pays industriels dont Obama et Merkel se retrouvent à Londre pour le G 20. Les tensions sont vives. L'Europe et les USA s'opposent à propos des plans de relance. La Chine revendique un nouveau système monétaire. Tandis que le commerce mondial s'enfonce à nouveau



22.02.09.
L'état a-t-il le droit de sauver Opel?
titre l'hebdomadaire der Spiegel cette semaine. La situation financière de la filiale de GM est encore pire que prévue et le constructeur automobile allemand devrait être en cessation de paiement au printemps. L'intervention de l'état par le biais du gouvernement et d'un crédit garanti, ou d'investissements des Länder sur lesquels se trouvent les sites d'Opel, relancent les débats après le projet de nationalisation de la banque immobilière HRE. Les "purs" sont pour laisser Opel faire faillite. Sinon après Opel à qui le tour?


Schröder a rencontré Ahmadinejad à Téhéran.
L'ex chancelier social-démocrate -souvent fustigé pour ses amitiés avec Poutine- s'est attiré à nouveau les critiques en rencontrant le premier ministre iranien, particulièrement décrié en Allemagne pour ses discours niant l'Holocauste. Schröder n'a pas dévoilé les termes de leur entretien.



par Michel Verrier
Journaliste à Berlin.

LIRE
SUR MON BERLINBLOG

ASSE II: LE STOCKAGE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES TOURNE AU DÉSASTRE



En inaugurant le stockage des déchets nucléaires dans une mine de sel il y a quarante ans l'Allemagne était à la pointe de la technique
... lire la suite.

LAFONTAINE CONTRAINT DE PRENDRE DU RECUL



pour raisons de santé Oskar Lafontaine a décidé d'abandonner son mandat de député au Bundestag et la présidence de die Linke
... lire la suite.

MÉMOIRE: ANNE FRANK RETROUVE LES SIENS



« Salut et bises à tout le monde », le livre qu'est venu présenter à Berlin début décembre le cousin d'Anne Frank, Buddy Elias, a été écrit après la découverte de milliers de lettres et photos entassés dans les greniers de la maison familiale des Frank
... lire la suite
8 personnes connectées