La liquidation de Quelle, un drame pour la région de Nüremberg
mercredi 21 octobre 2009 à 16:51 - permalien #477
L'agence pour l'emploi fédérale a donc mis sur pied un plan d'urgence et une équipe d'intervention renforcée, 100 employés venus de toutes la Bavières vont rejoindre Nüremberg rapporte le Frankfurter Rundschau. Une succursale de l'agence ouvrira juste à côté de l'entreprise à partir de Lundi. Le maire de Nüremberg, Ulrich Maly (SPD), annonce que la clinique municipale va mettre à disposition des salariés de Quelle une cellule d'assistance psychologique. « Des couples travaillent ensemble dans l'entreprise et dans certains cas, leurs enfants devenus adultes ont été embauchés à Quelle. Nombre de familles sont directement menacées dans leur existence.
Le maire de Fürth évoque une déception monumentale dans toute la région ». Pour les gens « cette faillite est une tragédie ».
Quelle, fondé en 1927 était un symbole de la société de consommation allemande. Le groupe qui fut leader en Europe de la vente par correspondance n'a pas survécu au développement du commerce on-line qui a rangé la vente par correspondance, par catalogue, au chapitre des antiquités. Il a tenté de réagir trop tard, d'autres concurrents tels qu'Otto ou ebay ont pris la place.
Johann Rösch secrétaire du syndicat Ver-di (employés, services, fonctionnaires) se dit déçu et a l'impression d'avoir été abusé par les syndics chargés de la liquidation de l'entreprise rapporte Spiegel on line. Jusqu'à lundi, le redressement de l'entreprise semblait sur la bonne voie. Le syndicat avait négocié à nouveau la suppression de 800 emplois, pour sortir de l'ornière, après une première charrette de 3100 licenciements. 9000 emplois devraient maintenant être liquidés. C'est une catastrophe pour la région, selon le responsable syndical qui demande l'aide de l'état et du Land de Bavières, pour assurer le recyclage et le reclassement des salariés de Quelle.
Pour le président de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, la faillite de l'entreprise est également un sérieux revers.
Ironie du destin, Quelle ferme juste le jour de l'anniversaire de sa propriétaire, Madeleine Schickedanz, l'héritière de la famille fondatrice, qui « fête » ses 66 ans commente le quotidien münichois Süddeutsche Zeitung. Sa mère, Grete Schickedanz, née également un 20 Oktobre, en 1911, fut baptisée autrefois la « first lady » de l'économie allemande. Madeleine Schickedanz, avait donné cet été un interview au quotidien populaire Bild Zeitung, qui avait fait scandale. Elle s'y affirmait déjà ruinée, assurant qu'elle devait vivre avec 600 euros par mois et s'approvisionner dans les magasins dumping. « La valeur de son paquet d'actions avait fondue de 3 milliards à 27 millions d'euros. Pauvre Madeleine. » Il lui reste tout de même au moins quelques luxueuses villas! Elle était une héritière qui ne « voulu jamais être une héritière » et qui avait délégué la gestion de son groupe notamment à ses maris.
Mais Madeleine Schickedanz n'a pas eux de chance avec les hommes, ni dans la vie privée, ni dans la vie professionnelle. Thomas Middelhoff qui avait pris en 2005 la tête d'Arcandor, dont dépendait Quelle, serait le fossoyeur du Konzern' selon les observateurs, bien qu'elle s'en défende. Il avait abusé notamment de dépenses somptuaires.

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