Opel, soulagement et craintes | Quand la Stasi chasse la stasi |
mardi 24 novembre 2009 à 00:04 - permalien #500
GM attend par ailleurs une contribution au redressement du groupe, tant des gouvernement européens que des salariés d'Opel. Le processus de consultation devra être terminé fin décembre. Le centre de développement des nouveaux modèles sur le site de Rüsselsheim, en Hesse, sera privilégié. Une part importante des 3,3 milliards d'euros d'investissements prévus doit être consacrée dans les deux ans à venir à la mise au point de nouveaux produits. « Les temps à venir seront difficiles pour les salariés, souligne le Berliner Zeitung. General Motors veut supprimer 5400 emplois en Allemagne. Soit un poste de travail sur cinq. Les usines d'assemblages de Bochum, Rhénanie du Nord, et Rüsselsheim, devraient particulièrement souffrir. 9000 emplois seraient supprimés dans l'ensemble de l'Europe. Mais les quatre sites allemands seraient préservés, en dépit de leurs surcapacités de production. Le président du conseil d'entreprise d' Opel promet une résistance offensive contre les suppressions d'emplois massives en Belgique et en Allemagne.
Nick Reilly est venu promettre la sauvegarde du site d'Eisenach en Thuringe -dans l'ex RDA- à la ministre présidente du Land, Christine Lieberknecht (CDU). Celle-ci s'est réjoui que l'usine ou 1800 salariés produisent la Corsa, soit intégré dans les plans d'avenir du groupe , note die Welt. Le gouvernement du Land accompagnera ce processus de façon constructive a-t-elle promis, il attend les propositions précises de GM. Il conviendra ensuite des mesures d'accompagnement nécessaire pour soutenir le plan de sauvegarde de General Motors avec le gouvernement à Berlin et avec les autres Länder où sont situées les usines d'Opel,
Le vice président du conseil d'entreprise d'Eisenach, Reinhard Schafer, souligne quant à lui que le Kurzarbeit, les mesures de chômage partielle mises en oeuvre depuis la début de la crise économique doivent permettre d'éviter les suppressions d'emplois.
Brandenbourg, quand la stasi chasse la stasi. Remue ménage dans le Land voisin de Berlin, gouverné depuis le 7 novembre -comme la capitale allemande- par une coalition du SPD et du parti la Gauche.
Un des députés de la Gauche Gerd-Rüdiger Hoffmann est menacé d'exclusion par son parti en raison de ses activités au service de la Stasi lorsqu'il était étudiant. Une engagement sur lequel il serait resté vague jusqu'à présent et qui vient d'être remis en lumière par le dépouillement de nouvelles archives de la police secrète. Mais il a été élu au scrutin direct, et refuse donc de se démettre son mandat. Son avocat, Peter-Michael Diestel, membre de la CDU et ancien ministre de l'intérieur de l'ex RDA (!), dénie à la direction de la Gauche, composée elle même d'anciens de la Stasi, de juger l'un des leurs rapporte Spiegel on line. Et rappelle au passage que l'ex chef du SPD du Brandenbourg, Manfred Stolpe, était soupçonné lui aussi d'avoir entretenu des liens avec la stasi.

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