Copenhague, une conférence condamnée au succès
lundi 7 décembre 2009 à 19:55 - permalien #509
« Imaginez dit le directeur de l'institut de climatologie de Potsdam, que la température du corps passe de 37 à 39. C'est une fièvre qui peut encore être traitée. Mais si elle grimpe de trois ou quatre degrés, ça peut être mortel. La terre a la fièvre et nous devons éviter qu'elle monte jusque dans la zone mortelle. » Or les propositions actuelles des états qui se réunissent à Copenhague permettront seulement de limiter à 3,8 degrés la hausse de la température...
Les signes concrets s'accumulent en faveur d'un succès du sommet de Copenhague écrit de son côté Klaus Töpfer, chrétien démocrate et ancien directeur du programmes des nations unies pour l'environnement, dans le Frankfurter Rundschau. Entre autre parce que le président Obama assistera à la conclusion de la conférence. Ce sera en partie du concret. Ainsi des propositions européennes qui se fixent trois fois l'objectif 20%: pour la réduction des émissions de CO2; pour la croissance des énergies alternatives; et pour l'amélioration de l'efficience énergétique. La question se pose cependant: pourquoi l'UE ne fait elle pas le pas en avant indispensable aujourd'hui de se donner pour but une réduction de 30% des émissions de CO2.
Le tournant écologique des USA est également limité souligne Klaus Töpfer. Obama a tourné le dos à la politique de l'administration Bush, mais la réduction de 17% des gaz à effets de serre annoncée, sur la base de 2005, ne fait absolument pas le poids. D'autres objectifs plus ambitieux sont annoncés pour 2030. Nous devrions assister à un feu d'artifice d'innovations technologiques et de progrès énergétiques de la part des l'économie US.
La présence de la Chine enfin et son objectif de réduction des émissions de 40% est décisive. La Chine et déjà la première puissance solaire. Ce sont autant d'indices qui montrent que Copenhague ne se contentera pas d'échanger des idée générales.
Mais la lutte contre les émissions de CO2 ne doit pas masquer l'urgence, par ailleurs, de la lutte contre les émissions de particules de carbones, de la mise en valeur « propre » des espaces naturels, des forêts, particulièrement en Europe, ou de l'aide à la recherche.
Copenhague est condamné au succès, insiste le Berliner Zeitung. 192 pays, plus de 10 000 délégués, et 100 chefs d'états et de gouvernement sont réunis. Il s'agit d'aller beaucoup plus loin que lors du traité de Kyoto ou les états industrialisés s'étaient engagés à réduire les émissions de 5% par rapport à 1990, tandis que les pays en développement ne prenaient pas d'engagement et que les USA restaient sur la touche.
On débattra également à Copenhague de l'aide à apporter aux pays en développement. Il faudra au moins 100 millions d'euros par an pour stopper le déboisement entre autres. Il faudra également mettre en place un système de surveillance de la mise en oeuvre des objectifs définis et de sanctions éventuelles.

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