Opel, Anvers fermé, aucun site épargné | SPD, la Gauche, cacophonie toujours |
vendredi 22 janvier 2010 à 22:43 - permalien #539
Il ne devrait pas y avoir d'autres fermetures en Europe assure Reilly. "Nous sommes heureux que l'avenir du site de Bochum soit assuré", affirme Jürgen Rütgers, ministre président démocrate chrétien du Land de Rhénanie du nord Westphalie, là ou se trouve Bochum.
Le président du conseil d'entreprise de l'usine est beaucoup moins optimiste: "c'est une défaite pour nous tous. Aucun site du groupe ne profitera de la fermeture d'Anvers". Les quatre sites d'Opel en Allemagne vont subir 4000 suppressions de postes à Rüsselsheim, Bochum, Eisenach et Kaiserslautern, sur 25000...
Mais Reilly devrait savoir que le redressement n'est possible que si le personnel est prêt à l'accompagner, et à y contribuer.
GM lui demande une participation de 265 millions par an.
Les salariés ne sont pas prêt à les verser sans conditions et sans participation au "new Opel".
"Les Opelaner ne verseront pas un cent pour la fermeture d'Anvers, prévient Klaus Franz, qui préside le conseil d'entreprise européen du groupe.
Il menace GM de rompre les négociations sur la restructuration du groupe, rapporte le Tageszeitung".
La stratégie des représentants du personnel au niveau européen, en accord avec le syndicat de la métallurgie allemand, l'IG Metall, part du principe qu'une direction qui exige des sacrifices sur les salaires doit en même temps être prête à renoncer aux licenciements, précise son collègue de Bochum.
«Quant à l'aide de l'état pour la remise en route de la firme elle est tout à fait hypothétique note un responsable des questions économiques du groupe parlementaire de la CDU au Bundestag dans le BZ.
La loi européenne interdit l'aide pour la sauvegarde de l'emploi dans un pays au détriment des autres. GM assure qu'il n'a pas besoin de crédit public en plus des milliards d'aide fournis par le gouvernement US.
Il n'y aurait aucune garantie que l'argent prêté à GM serve à Opel et les concurrents d'Opel en Allemagne pourraient réclamer de leur côté une aide équivalente. La promesse d'une aide de 500 millions par les autorités Belge n'a pas empêché de toute façon Reilly de décider de fermer Anvers.
Ce n'est qu'un premier pas souligne le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Après la fin de la prime à la casse, on vendra environ 1,5 millions de véhicules de moins en Europe. Les entreprises fonctionnent au mieux aux trois quart de leurs capacité de production. Il n'y a donc pas de quoi se réjouir à Bochum du rapatriement de la production des Astra jusqu'ici fabriquée à Anvers. Rien n'est garanti.
Alliance SPD "la Gauche" ou pas en Rhénanie du nord Westphalie. A trois mois d'élections politiques clés dans le Land de Rhénanie du Nord c'est toujours la cacophonie chez les sociaux-démocrates, souligne le Berliner Zeitung.
Le nouveau président du SPD, Sigmar Gabriel, exclu toute alliance avec le parti" die Linke", qui serait « incapable de gouverner ». Le SPD de Rhénanie du Nord rappelle, lui, qu'il est seul maître de ses alliances, et que dans un système à cinq partis il est absurde d'exclure à l'avance une coalition particulière. Quelles que soient les réserves du SPD du Land à l'égard de "die Linke", il n'y a pas pour l'instant d'exclusive donc à Düsseldorf, quoiqu'on en dise au siège du SPD à Berlin.
Dans les sondages par ailleurs la CDU et le FDP qui gouvernent actuellement le Land sont à égalité avec l'opposition, SPD, Verts, "die Linke". Le parti "la Gauche" n'a pas encore d'orientation claire souligne-t-on chez les Verts, il est en évolution.

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Commentaires
1. Le jeudi 10 février 2011 à 19:06, par editing services
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