Fausse alerte à l'aéroport de Münich | Démission de Lafontaine: chance ou malchance pour la Gauche? |
lundi 25 janvier 2010 à 00:29 - permalien #540
Or après examen attentif des films des caméras vidéo tout est faux. Le voyageur ne s'est pas enfui, il a tout simplement récupéré son ordinateur sans avoir entendu -ou compris- la contrôleuse qui lui demandait d'attendre pour examen de l'appareil...
*La démission d'Oskar Lafontaine est "une chance pour la gauche" pour le Financial Times Deutschland. Certes, explique le quotidien économique, la fusion du PDS (est) et du WASG (ouest)de Lafontaine n'aurait pas eu lieu sans lui. Et "die Linke" n'aurait pas accumulé autant de succès, de présence, sans Lafontaine. Mais plus le parti s'est renforcé et établi dans le paysage politique allemand, à l'ouest comme à l'est, et plus Lafontaine est devenu un obstacle. Le secrétaire général du parti, Dietmar Barstsch a perdu son poste après un bras de fer avec lui. "Beaucoup croient que die Linke n'a aucune chance sans Lafontaine, or c'est le contraire qui est vrai. A l'est ça marche de toute façon sans lui. Et à l'ouest c'est "un véritable casse-pieds" pour beaucoup, en particulier pour ses anciens camarades du SPD. Sans lui la possibilité d'une alliance entre les deux partis ne serait pas si improbable. Poussant les Verts vers la démocratie chrétienne, tandis que les deux partis "rouge" s'étripent.
Le départ d'Oskar peut être une chance ou une catastrophe pour die Linke selon le Süddeutsche Zeitung. Il reste encore quatre mois à la tête du parti - avant le prochain congrès en mai- et pourra jouer encore un rôle important dans les élections du Land de Rhénanie Westphalie. Si la CDU et les libéraux perdent et si le SPD, la Gauche et les verts l'emportent ce serait un sérieux revers pour Angela Merkel. Après Lafontaine manquera toujours à son parti. Il est le garant de sa ligne politique et de son succès. Contre la guerre, contre Hartz IV, contre la retraite à 67 ans. Quand Lafontaine sera replié en Sarre, le poids de ceux qui veulent gouverner à tout prix se renforcera dans "die Linke" à Berlin. Avec les compromis et la flexibilité politique indispensable. Dans ce cas les voix des électeurs ne suivront pas et ce sera la fin des succès électoraux engrangés ces dernières années. La Gauche doit donc prouver qu'elle peut se tenir debout sans Lafontaine. Elle est soumise au même défi que les Verts qui se sont émancipés avec succès de Joschka Fischer lorsque celui-ci a pris sa retraite.
La démission de Lafontaine ouvre de nouvelles possibilités de coopération de "la Gauche" avec le SPD, souligne Niels Annen, porte parole de la gauche du parti social démocrate, cité dans die Welt. Nombre de responsables politiques de die Linke sont déjà des partenaires appréciés du SPD dans les Länder au niveau fédéral. La démission de Lafontaine est une césure pour "la Gauche". Une majorité rouge-rouge au Bundestag devient une possibilité. Il sera plus difficile à l'avenir pour ce parti d'opposer les dogmatiques aux réformateurs. "Les méthodes scandaleuses utilisées contre Dietmar Bartsch, montrent à quel point les divergences sont profondes au sein de die Linke". On ne peut nier que Lafontaine est un grand nom de la politique, souligne le Tagesspiegel Il possède cette vision stratégique et cette fureur démagogique liée à une force réthorique. Il a été capable de construire un projet politique pour lequel beaucoup de gens se mobilisent. Dans le SPD d'abord, dans la Gauche ensuite. Même ses ennemis le reconnaissent. Ceux du moins qui sont capable de se mesurer intellectuellement avec lui. Pour Sigmar Gabriel, le président du SPD, le départ de Lafontaine de la présidence de die Linke est l'occasion unique d'enfoncer un coin entre l'ex PDS et le WASG au sein du parti. Le SPD récupérerait alors en partie le sang que Lafontaine lui a pompé. C'est pourquoi Gabriel déclare aujourd'hui que "la Gauche" en Rhénanie du nord est incapable de gouverner et donc de s'allier avec le SPD.
Lafontaine ne supporte pas qu'on fasse de lui un fondamentaliste, souligne die Zeit. Après tout il a gouverné, avec le SPD, pendant des décennies. Les alliances de "la Gauche" et du SPD en Hesse ou en Sarre ont échoue, mais son parti était en leur faveur. Il critiquait encore avec virulence samedi les exclusives du chef du SPD, Sigmar Gabriel, à l'égard d'une alliance SPD-die Linke en Rhénanie du nord Westphalie. D'un autre côté, Lafontaine estime que les expériences de die Linke au pouvoir avec le SPD, dans le Mecklembourg Vorpommern ou à la tête de Berlin ne sont pas ce qu'il y a de mieux. Il n'aurait pas signé "comme ça" non plus la plate-forme d'accord gouvernemental du SPD et de "la Gauche" à Potsdam, dans le Brandenbourg. Die Linke doit rester, selon lui, ferme sur sa ligne, en ce qui concerne la question de la guerre et de la paix en Afghanistan par exemple. Sinon elle subira le même sort que le SPD.

22.01.2012
20.01.2012
17.01.2012
20.01.2012










13.11.2011














































Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
:: Fil rss des commentaires de ce billet ::
Ajouter un commentaire