L'argent n'a pas d'odeur | Abus sexuel, "le mur du silence" | Une machine à penser pour la gauche |
mardi 2 février 2010 à 14:16 - permalien #546
Elles s'élèvent contre l'achat par l'Allemagne du CD dévoilant l'identité de délinquants utilisant des comptes en Suisse pour tromper le fisc. De telles règles sont inconnues chez nous lorsqu'il s'agit de lutter contre le crime, assure le quotidien. L'état négocie avec les preneurs d'otages, il paie des rançons, il promet des remises de peine, il achète des témoins-clés, il entretient des agents qui s'infiltrent dans les bandes criminelles. Et aucun de ceux qui élèvent la voix aujourd'hui n'avaient jusqu'à présent trouvé à y redire.
Le plus hypocrite, poursuit le "Taz", est l'accusation de recel de documents volés auquel l'état s'exposerait en achetant les données dérobées aux banques suisses.
Les sommes déposées sur le comptes visés sont de l'argent qui appartient à l'état allemand et aux finances publiques. Ce sont les banques suisses qui sont coupables de recel. L'argument enfin selon lequel le rachat du CD serait une incitation au crime, au vol de données bancaire, est lui aussi fallacieux. Car l'effet dissuasif à l'égard du « délit » de délinquance fiscale, est plus important que les dommages qu'il peut engendrer sur la protection des données informatiques des banques.
*L'affaire du collège jésuite de Berlin fait des remous bien au delà de la capitale allemande. Le poids des églises en Allemagne explique en parti cet écho.
Les coupables d'abus sexuels qui avaient sévi au collège Canisius ont en effet perpétré également leurs méfaits dans d'autres établissements ou ils avaient exercé dans les années quatre-vingt, à Hambourg, et à Saint-Blasien, dans le Bad Würtemberg. Le Berliner Morgenpost évoque également Gottingen, l'Espagne ou le Chili. Le principal de l'ordre des jésuites a reconnu lors d'une conférence de presse à Berlin que les premiers indices du crime existaient dés cette époque.
L'ordre avait préféré régler le problème en son sein, ou en avait minoré la gravité. Une lettre ouverte des élèves du collège Canisus attirait en 1981 son attention précisément sur la pédagogie sexuelles particulière du père Peter R, l'un des coupables et se heurta au "mur du silence", selon der Spiegel. Celui-ci se tait ou nie, alors que « l'ordre à honte » de ses actes, titre le quotidien, qui consacre également un article aux jésuites dont l'influence est planétaire. « Réduire l'histoire de l'ordre à un scandale serait incontestablement réducteur, mais les dernières révélations réveillent les vieux clichés ». Le porte parole de l'évêché de Berlin a reconnu le drame, rapporté notamment dans le BZ . Un élève victime d'abus sexuel voulu se venger du père Peter R, et tenta de l'assassiner avec un couteau en 1986. Le jésuite fut blessé, l'élève placé dans un établissement psy ou il se suicida.
*L'institut pour "la modernité sociale", un think-thank de gauche pour répliquer à la politique du gouvernement Union-chrétienne- Libéraux, vient de se constituer. Parmi les 150 fondateurs on trouve des politiques, des intellectuels, des scientifiques, des syndicalistes, le député du SPD Hermann Scheer, la chef des Jusos Franziska Drohsel, l'ex-secrétaire d'état des Verts Ludger Volmer et le chanteur des Prinzen Sebastian Krumbiegel, note die Welt.
L'institut sera une "machine à penser" pour de futures alliances du SPD, de die Linke et des Verts. "Nous voulons élaborer une vision d'une société nouvelle loin des pressions de la politique quotidienne", assure Andrea Ypsilanti, ex-présidente du SPD de Hesse, mise en échec au sein de son propre parti alors qu'elle tentait de prendre le pouvoir contre le ministre président démocrate-chrétien Roland-Koch à Wiesbaden en s'appuyant sur une alliance conflictuelle des trois partis. Elle avait auparavant obtenu un succès électoral remarqué en prônant une" solidarité moderne", rompant avec la politique "néo-libérale" impulsée par l'ex chancelier social-démocrate Gerhard Schröder.
Nous ne sommes pas un nouveau parti souligne Katja Kipping, vice-présidente de la Gauche, dont les propos sont rapportés par le Frankfurter Rundschau. Le nouvel "institut" veut être un forum de débat. La recherche d'une majorité politique ne pourrait être que le terme de ce processus.

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Commentaires
1. Le vendredi 12 mars 2010 à 15:54, par Poppers
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