L'Allemagne convertie au gouvernement économique de la zone euro
vendredi 12 février 2010 à 23:29 - permalien #554
On peut y voir également une assurance d’aide extérieur, en toute décence. La Grèce devra en revanche renforcer ses mesures d’épargne. Les résultats seront soumis à examen en mars. Et les contrôleurs ne seront pas seulement la commission européenne, mais également la banque centrale européenne et le FMI.
Les banques d’investissements qui avaient spéculé sur l’aide allemande sont coincées. Mais il faudrait d'ailleurs mettre en cause cet engrenage infernal qui les conduit à surfer sur la dernière vague de spéculation après avoir versé des milliards de Boni et à faire appel à l’aide de l’état au premier signe de danger.
La chancelière Angela Merkel a fini par répondre aux voeux répétés de la France de coordonner les politiques économiques européennes, estime le quotidien économique Handelsblatt.
«Nous nous comportons comme un gouvernement économique, soulignait elle au sortir du sommet extraordinaire des chefs d’état et de gouvernement."
La pression des marchés financiers a fini par convaincre l’Allemagne de revoir ses principes. La situation économique catastrophique de la Grèce a fini par persuader la chancelière et le ministre des finances Wolfgang Schäuble qu’une convergence accrue des politiques financières et économiques est indispensable entre les 16 pays de la zone euro. Une perspective rejetée jusqu’ici comme une atteinte intolérable à l’indépendance de la banque centrale européenne.
On doute par contre au sein du gouvernement que la commission de Bruxelles soit capable de prendre la Grèce sous tutelle et le FMI semble mieux à même de faire passer un plan de redressement sévère des finances du pays. Les pays européens devraient affirmer cependant leur soutien aux aides financières nécessaires, ce sera le seul moyen de rétablir la confiance des marchés. Sous quelle forme?
Le ministre des finances laisse pour l’instant la réponse en suspens. Mais il semble exclu d’acheter en masse des obligations grecques ou de créer des euro-obligations. La grogne est latente dans le groupe parlementaire démocrate chrétien. «Pourquoi donc serions nous obliger de financer les retraites des grecques s’insurge un député». Mais Schäuble a su convaincre les principaux responsables que ni la France ni l’Allemagne ne pouvaient risquer une faillite de la Grèce. Les banques allemandes ont 31 milliards de crédit et les banques françaises 58 milliards de crédit à son égard.
L’Europe soutien politiquement la Grèce sur-endettée, conclu le Tagesspiegel. Mais Athènes doit combattre son déficit avec rigueur et fermeté. «Il y a des règles il faut les respecter souligne la chancelière".
Une faillite de l’état grecque doit être exclue cependant et l’Allemagne a des responsabilités particulières sur ce plan, en tant que première force économique européenne. Ce qui pourrait se traduire par un surcroît de charges pour le contribuable. Une pilule d’autant plus difficile à faire avaler qu’Athènes à une dette équivalente à 113% du PIB et a longtemps dissimulé l’ampleur de la crise au sein de la communauté européenne
La Grèce est seule responsable de sa crise, souligne le Bild Zeitung. Mais l’Euro est fragilisé il a perdu 10% par rapport au Dollar, depuis décembre.
Si l’Allemagne aide la Grèce, nous devrons payer des intérêts plus élevés pour les dettes de l’état allemand -pour compenser le manque de fiabilité des finances d’Athènes pour les préteur- et une hausse d’un demi point seulement en ce domaine, coûtera 9 milliards d’euros aux fonds publics. 1 point de Tva.
Le coût de la vie risque d’en pâtir selon le quotidien populaire, car l’essence ou les jeans par exemple sont payés en Dollar. Les vacances en Grèce par contre pourraient être moins chères.
Les Grecs n’ayant pas les moyens de se payer des congés, les hôteliers loueront leurs chambres moins chères pour les remplir.






















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