Greenpeace avec le pape | Pédophilie, église: coupable et bouc émissaire
mercredi 17 février 2010 à 18:41 - permalien #557
L’organisation écologique a été déçue par le sommet de Copenhage, mais elle ne veut pas ignorer cependant qu’il marque un tournant, car ce qui était auparavant un problème écologique est devenu une question qui concerne chacun". Greenpeace veut par conséquent renforcer son action et sa collaboration avec les groupes religieux. «Auxquels nous n’avons pas accès en tant qu’écologistes».
L’organisation verte compte les rassembler même avec les mouvements féministes. "Tous sont d’accord à 95% et ne se confrontent que sur la question des droits des femmes".
Greenpeace est conscient d’être financé pour l’instant par ceux dont elle remet pourtant en cause les habitudes. «Les gens qui nous soutiennent ont souvent un niveau de vie aisé, ce qui va de pair en général dans notre système avec la mise en cause de l’environnement. Mais nous leur donnons la possibilité ainsi de remettre leurs modes de consommation en question"
*Une victime de la maltraitance au collège de Jésuite de Berlin, détaille dans le Berliner Zeitung les méfaits subis. Les conséquences l'ont marquée dans sa vie intime, sexuelle, jusqu'à aujourd'hui. L'éclatement du scandale "m'a fait comprendre que j'étais la victime d'un malade obsédé, que l'ordre des Jésuites a laissé libre pendant des années de trouver ses proies dans les écoles".
Le quotidien berlinois dit détenir un document dans lequel le père jésuite concerné retrace ses pulsions, depuis sa propre scolarité au collège Canisius de Berlin en 1959, justement. Il détaille ses divers lieux de séjour après être entré dans l'ordre, ses comportements à l'égard des enfants, les thérapies qu'il a suivi, au fil des décennies, sans succès.
Ses supérieurs savaient donc depuis longtemps. L'ordre lui aurait ouvert la possibilité de le quitter, en 1993. Il serait resté employé par l'église ensuite, et envoyé au Chili jusqu'à aujourd'hui.
Une avocate des victimes revendique l'ouverture des actes et l'accès aux documents de l'ordre des jésuites et de l'église, afin que toute la lumière soit faite. "Si les autorités religieuses savaient, elles auraient dû en référer à la police".
Les pédophiles peuvent respirer, le débat sur l'abus sexuel des enfants à travers Internet notamment était étalé sur la place publique et voilà l'église catholique qui attire toute l'attention sur elle, souligne le Tagesspiegel. Le clergé irlandais et le collège Canisius de Berlin conduisent à une seule conclusion: les prêtres abusent des enfants et des jeunes Le crime illustre de façon surprenante combien la haine de cette église est plus forte que le dégoût de la pédophilie.
C'est tellement simple, évident: la morale sexuelle répressive, le célibat, la stricte hiérarchie, et cette figure merveilleuse du Saint-Père, tout cela conduit directement du sacré au sexuel. Qui veut être prêtre dans l'église catholique sait déjà pourquoi. Le cas individuel ne fait pas exception, l'affaire relève de la pandémie.
La relation des enfants avec des adultes est toujours imprégnée d'intimité, de la famille au jardin d'enfant, de l'école à l'association sportive. Le rêve obsessif du sexe infantile n'épargne aucun âge, aucune couche sociale, et ne s'arrête devant aucune porte, aucun PC. Le péché trouve facilement son bouc émissaire. En ce qui concerne l'église c'est d'autant plus facile que l'évêque d'Augsbourg, Walter Mixa, renvoie la responsabilité du crime à la révolution sexuelle de 68 qui aurait légalisé les contacts entre mineurs et adultes!
Toutes les institutions qui touchent les jeunes et les enfants attirent des gens qui cherchent à en abuser. L'église catholique devrait être à la tête de ceux qui vont contre ce crime, elle rendrait ainsi la tâche difficile à ses critiques, et non l'inverse.






















Commentaires
1. Le vendredi 12 mars 2010 à 15:42, par Douillon
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