Afghanistan, l'Otan est son propre ennemi | Social Maserati | Rüttgers soupçonné d'être "achetable" |
mardi 23 février 2010 à 19:14 - permalien #560
Le General Stanley McChrystal adoptera ensuite une tactique plutôt défensive au contraire. Il sera le premier à se rendre à Kunduz pour constater les dégâts. Les Allemands avaient alors indiscutablement outrepassé les règles d'engagement qu'il avait édictées.
Mais les attaques aériennes se multiplient à nouveau. On sait pourtant que chaque mort civil conduit de nouveaux Afghans à rejoindre les Talibans. On ne pourra ni tous les tuer, ni les défaire militairement. On ne peut contrôler un tel mouvement insurrectionnel qu'en isolant ses combattants ou en les intégrant dans la société.
*Social-Maserati. Harald Ehlert, le président de la société berlinoise Treberhilfe d'aide aux sans logis et aux personnes en détresse, roule en Maserati. C'est la "voiture de service" de la société, qui entretient également deux chauffeurs. Le véhicule acheté en 2008 a coûté 110000 euros. Pour Ehlert il n'existe pas d"affaire Maserati", mais une "Sozial-Maserati-Provokation“. Il a voulu provoquer, rapporte le Berliner Zeitung.
Il s'étonne d'ailleurs que le débat dans les médias soit devenu si brulant ces derniers jours alors qu'il utilise le bolide italien depuis trois ans déjà -le quotidien berlinois Tagesspiegel avait signalé le "phénomène" dés cette époque, sans éveiller la curiosité de ses confrères.
Mais l'image du patron "social" en Maserati fait scandale aujourd'hui. Au moment ou l'aide social aux chômeurs et personne en détresse est en débat en Allemagne. Il s'appuie sur l'expertise d'un conseil en entreprise qui décerne à Treberhilfe le palmarès d'une entreprise bien gérée, et s'engage a publier régulièrement en toute transparence à l'avenir le bilan de l'entreprise. Treberhilfe brasse 14 millions de subventions par an. Et son patron est un self-made-man du social.
Quant à l'avenir de la "Sozial-Maserati", il serait en passe d'être réglé. Elle devrait servir à promener les touristes et les Berlinois qui le souhaitent.
*Jürgen Rüttgers, le ministre président démocrate-chrétien de Rhénanie du nord Westphalie (NRW) soupçonné d'être "achetable". Pour "sponsoriser" le parti, la CDU proposait aux entreprises une entrevue garantie avec le ministre-président. Un "paquet-partenaire", pour le congrès démocrate chrétien du Land le 20 mars prochain, aurait coûté 20 000 euros. Il offrait en plus au sponsor un stand de 15 mètres carrés.
Rüttgers assure n'avoir jamais rien su de ces offres. Aucune de ces conversations particulières n'aurait eu lieu dans le passé et l'accusation selon laquelle il serait "achetable" serait absurde. Mais ces "révélations" sont un revers pour lui, à deux mois et demi des élections régionales. Pour payer les pots cassés, le secrétaire-général de la CDU NRW a donc démissionné.
Le congrès de 2004 avait déjà offert aux sponsors éventuels un entretien exclusif avec le futur ministre-président Rüttgers, le "paquet-sponsor" valait 14000 euros à l'époque. Pour le congrès de juin 2008, précise le Tagesspiegel. Une entrevue garantie avec Rüttgers était facturée 6000 euros.
L'opposition doute donc que Rüttgers ait ignoré ces pratiques. Le chef du parti social démocrate de Rhénanie du nord Westphalie compare ces méthodes à celles des prostituées. Il s'agit d'un cas typique de financement illégal de parti politique selon le chef des verts, Cem Özdemir.
Le secrétaire général de la CDU NRW démissionnaire s'était déjà fait remarquer quant à lui en enregistrant sur vidéo les apparitions de la candidate du SPD au poste de ministre-président du Land, pour mieux la dénoncer. Une initiative que Rüttgers avait déjà du stopper.

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Commentaires
1. Le mercredi 7 avril 2010 à 13:51, par vaterlandslose Gesellen
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