Le métro sous l'eau de Cologne | Allemagne-Grèce, le torchon brûle | Rhénanie du nord, les espoirs du SPD | La conférence des évêques catholiques face aux abus sexuels |
vendredi 26 février 2010 à 21:15 - permalien #563
80% environ des indispensables armatures d'acier manquent dans les coulées de béton. Récupérées par des ouvriers et responsables du chantier elles auraient été revendues à des marchands de ferraille. Une explication qui semble cependant "un peu courte" aux spécialistes. C'est un des nombreux scandale des travaux en cours et qui ont déjà abouti à l'effondrement dramatique du bâtiment des archives de Cologne le 4 mars 2009, qui fit deux morts et entraina des dégâts considérables. Ce sont les puits d'évacuation dans ce cas qui avaient été construits en nombre insuffisants.
Le creusement des lignes du métro aurait littéralement miné le centre du vieux cologne. Les économies réalisées sur le dos de la ville par les entreprises chargées de la construction pourraient avoir de nouvelles conséquences dramatiques. Le procureur enquête pour vol, malfaçons, escroquerie et mise en danger des bâtiments. Bilfinger Berger, l'entreprise qui dirige les travaux du métro est la seconde entreprise du bâtiment allemand.
*Appel au boycott des produits allemands en Grèce. Une association de consommateurs appelle les Grecs à réagir ainsi à la couverture du Magazine Focus, qui montre la Venus de Milo qui fait un doigt d'honneur à côté du titre "Imposteur de la famille-euro" rapporte die Welt . "Nous exigeons que la gouvernement allemand, condamne cette publication absolument hors de propos.
Les Grecs ne sont pas des traîtres assène le président de l'association". Des tracts ont été diffusés notamment devant la filiale de Media-Markt, chaîne allemande de produits médias et ménagers, condamnant le détournement "d'une statue de l'histoire de la Grèce, de la beauté et de la civilisation, qui date d'une époque à laquelle "ils" -les Allemands ndr- mangeaient des bananes sur les arbres".
Les entreprises exportatrices allemandes ne sont pas inquiètes pour l'instant et estime qu'il s'agit de voix isolées. Le ton est monté cependant ces derniers jours entre Athènes et Berlin. La Grèce a rappelé à l'Allemagne sont passé nazi, l'occupation du pays et les trésors dérobés à l'époque. L'Allemagne a répliqué aussitôt avoir remboursé tout ce qu'elle devait. Le premier ministre grec Papandréou rencontrera Merkel à Berlin le 5 mars.
*Hannelore Kraft, la candidate du SPD à la présidence du Land de Rhénanie du nord Westphalie ne croit pas vraiment en elle. Cette dame est justement celle qui porte les espoirs du SPD, souligne le Süddeutsche Zeitung. Elle doit insuffler aux sociaux démocrates l'énergie nécessaire pour remplacer le ministre président démocrate chrétien de Rhénanie du nord Westphalie, Jürgen Rüttgers, lors des élections du 9 mai prochain et défaire du même coup la majorité CDU/Libéraux au Bundesrat. Mais c'est peut être beaucoup lui demander.
"Nous sommes à quatre points de la CDU, souligne-t-elle. Nous pouvons gagner". Ce ne sera pas en tout cas parce que le SPD a refait ses forces dans cette région qui fut son bastion historique, mais plutôt parce que Rüttgers et la CDU s'empêtrent d'une affaire dans l'autre (voir la revue de presse de ) préparant ainsi le terrain pour ses adversaires. En face Kraft paraît timorée. Mais il n'y a pas de solution simples pour elle et elle ne veut pas faire tabula rasa de la politique menée par son adversaire aux commandes du Land, comme nombre de ses amis le souhaiteraient pourtant. Elle envisage une alliance avec les Verts pour gouverner la région, et veut pas exclure totalement un accord avec le parti la Gauche, contre la CDU et les Libéraux, tout en estimant qu'il est incapable de gouverner.
*Le président de la conférence des évêques catholiques, Robert Zollitsch, s'est non seulement excusé auprès des victimes d'abus sexuels dans les établissements scolaires, c'était bien le moins, il a aussi parlé de crimes horribles qui pèsent lourdement sur l'église, souligne le Berliner Zeitung. Mais rien d'étonnant au fond dans le cadre des débats actuels. Il faut noter par contre son souhait d'une intervention aussi rapide que possible des autorités publiques dans les procédures d'enquêtes.
Jusqu'ici en effet, ce sont les directives de 2002 adoptées par l'église pour lutter contre les abus sexuels qui sont la règle. Elles sont claires: le droit de l'église l'emporte sur le droit public. C'est cette construction qui a facilité l'étouffement de délits et d'abus d'enfants pendant des décennies. Zolllitsch signale être prêt à les corriger, c'est un premier pas important.
Le célibat des prêtres en soi n'est pas la cause des abus sexuels. Nombre d'études démontre qu'il n'y a pas plus de cas dans les collèges religieux que dans les autres établissements ou existent le même type de rapports de confiance et de dépendance.
Le célibat exprime par contre une compréhension du prêtre dont la vie est au dessus de celle de ses semblables, étranger aux fautes, dont le pouvoir facilite justement les abus. L'église doit se demander si elle ne demande pas à ses prêtres l'impossible.
"Nous sommes faits d'hommes avec toutes leurs forces, leurs faiblesses, leurs fautes, a dit Zollitsch. Que faisons nous avec ça"? Il faudrait un concile pour répondre à cette question, débattant ouvertement de la condition du prêtre, du célibat, de la consécration, des sacrements, du Codex. L'église catholique ne doit pas seulement revoir ses directives, elle a besoins d'une réforme de sa théologie et de ses fondements juridiques. Mais Zollitsch ne parle pas de tout ça.
Qui attendait trop de la conférence des évêques risque d'être déçu. Un nouveau responsable pour toute l'Allemagne, une Hotline à laquelle les victimes peuvent s'adresser, et une commission d'experts ne sont pas encore la solution aux problèmes de fautes sexuelles du clergé.
Les bergers de l'église catholique n'ont pas de recette (encore) pour résoudre ces phénomènes accablants dans les écoles, les foyers et les paroisses, résume die Welt. Le signal envoyé par Freiburg est malgré tout positif. L'archevêque Zollitsch ne s'est pas seulement engagé à faire toute la lumière sur les drames anciens, et ne s'est pas simplement excusé.
Il a prié avec force les victimes pour leur pardon, et il a reconnu que l'intervention rapide de la justice pouvait être de grande importance. Démontrant ainsi l'absurdité des reproches qui ont été fait à l'église de son manque de coopération avec les autorités judiciaires.
La conférence des évêques enfin n'est pas hostile aux recommandations, elle envisage la prévention, et l'examen des futurs prêtres sous l'angle de leur maturité. Sont il prêts au célibat, à la vie solitaire et à l'abstinence sexuelle.

22.01.2012
20.01.2012
17.01.2012
20.01.2012










13.11.2011














































Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
:: Fil rss des commentaires de ce billet ::
Ajouter un commentaire