Accord dans la fonction publique | Ministre-président en quête de sponsor | Merkel ne compte pas changer d'allié | Arménie: génocide ou évènements tragiques ? |
lundi 1 mars 2010 à 19:43 - permalien #564
Le syndicat évoque un volume global de 3,5% -il revendiquait 5%-, les employeurs communaux eux parlent d'une augmentation de 2,3%, rapporte le Süddeutsche Zeitung.
C'est une compromis raisonnable, selon le ministre fédéral de l'intérieur Thomas de Maizières (CDU) qui conduisait les négociations du côté des employeurs. Il ne mettra pas les finances publiques en danger. "Pas de quoi s'enthousiasmer, mais le résultat n'allait pas de soi", estime le chef du syndicat Ver.di Frank Bsirske, qui souligne que les hausses de salaires vont renforcer sensiblement le pouvoir d'achat.
Le Bund, la fédération, évalue le coût de l'accord salarial à 105 million d'euros cette année, 70 milions l'an prochain. Les communes elles l'estiment à 1,1 milliard cettte année et à 1,3 milliard l'an prochain.
La signature d'accords salariaux dans la métallurgie et la fonction publique a été rapide, souligne le quotidien münichois. L'IG Metall, le syndicat de la métallurgie, a été loué pour sa sagesse et sa vision économique à long terme, parce qu'il a privilégié la garantie de l'emploi sur les augmentations de salaire, dans une situation difficile. Ver.di avait été critiqué pour sa revendication de 5% d'augmentation des salaires, mais son sens des réalité est plus fort que ne le pensaient ses critiques.
*Après Jürgen Rüttgers (CDU), ministre président de Rhénanie Westphalie, c'est au tour de Stanislaw Tillich, ministre président démocrate-chrétien de Saxe, d'être accusé de vendre ses services.
Pour 8000 euros il offrait un stand, un entretien et une photo aux entrepreneurs lors des rassemblements du parti démocrate chrétien, rapporte le Frankfurter Rundschau, voir même l'évocation de leur nom dans son discours. C'est un commerce de sponsor qui fait système proteste l'opposition. La chancelière souligne qu'il ne faut pas donner l'impression qu'il est possible de faire de la publicité avec un ministre président. La CDU saxonne a reconnu entre temps qu'il s'agissait bien d'une "faute".
*Gouvernement, tout va bien, la chancelière n'a pas l'intention de changer de partenaire. Angela Merkel assurait dimanche soir sur les écrans de la première chaine ARD que les relations entre les membres de son cabinet, quel que soit leur parti, sont bien meilleurs qu'ils n'y paraissent. Elle n'envisage aucun retournement d'alliance à l'avenir au profit des Verts, et aux dépend des libéraux, assure Spiegel on line. "Chacun sait que j'ai travaillé pendant des années pour le succès d'une coalition chrétienne-libérale, ce serait absolument absurde de la remettre en cause maintenant."
On notera tout de même qu'il est étonnant que la chancelière soit obligée de répondre à ce genre de question après trois mois de gouvernement.
Les confrontations avec le parti libéral de Guido Westerwelle sont le quotidien de la vie politique depuis des semaines. Et la CSU bavaroise a relancé le conflit ce week-end en annonçant qu'elle mettait son véto à la réforme de la santé que souhaitent les libéraux, et à l'institution d'une prime d'assurance unique, au lieu des cotisations basées sur les revenus.
*L'Allemagne ne reconnait toujours pas le génocide arménien, comme le confirme la réponse de Cornelia Piper, secrétaire d'état au affaires étrangères, au parti la Gauche initiateur d'une question au Bundestag à ce propos, relève le Tagesspiegel. Le gouvernement se réjouit de ce que ces" évènements tragiques" soient à nouveau soumis à l'examen "d'historiens indépendants". Le jugement leur reviendra. "Le travail de mémoire sur cette question relève avant tout de la Turquie et de l'Arménie".
Le Bundestag, il y a cinq ans, avait adoptée une résolution "au delà des partis" regrettant, la "déportation et l'extermination organisée des Arméniens". Le parti la Gauche estime que le gouvernement Merkel a fait marche arrière depuis.
On notera qu'il adopte en fait une position proche d'Ankara qui refuse le terme de Génocide, laissant aux historiens la responsabilité du débat.

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