Les Allemands ne sont plus ce qu'ils étaient, grands, blonds... | L'intégration patine | BMW, électricité-carbone | Bavières interdiction de fumer bis |
lundi 5 juillet 2010 à 17:35 - permalien #664
Il faut donc leur expliquer que « notre Friedrich » est toujours là, en défense et que nos « nouveaux Allemands » sont à l'oeuvre là ou on tire dans les buts, avec leur fantaisie et leur imagination. « Cacau, votre brésilien » réplique une restauratrice africaine qui s'y connaît en foot. « Oui notre Brésilien, notre Turc, notre Ghanéen, notre Tunisien, qui sont tous des Allemands en vérité, même s'ils n'en ont pas l'air au premier coup d'oeil », souligne le quotidien.
Mais la République fédérale a l'un des plus mauvais quota d'intégration en Europe sur ce plan. En dépit de l'exemple donné par Christian Wulff, ministre président de Basse-Saxe -devenu depuis le président de la République-, qui a nommé la première ministre des affaires sociales, musulmane, originaire de Turquie dans son gouvernement du Land à Hanovre, et en dépit de l'image de l'équipe de foot!
Or c'est néfaste sur le plan démographique et économique. Car sans immigration renforcée, sans l'accueil de jeunes migrants qualifiés, la population allemande va se réduire, le nombre des retraités s'accroître et l'économie se contracter.
Les demande de naturalisation ont diminuées en Allemagne ces dernières années note le Nürnberger Zeitung. Leur nombre s'est accru de 1,7% en 2009 par rapport à l'année précédente, mais 96 100 personnes originaires de pays étrangers seulement ont demandé de bénéficier du passeport allemand, contre 140 000 en moyenne au début des années 2000, immédiatement après l'entrée en vigueur du nouveau code de la nationalité ouvrant l'accès à la nationalité allemande aux immigrés.
Le premier groupe à bénéficier de cet avantage a été la communauté turque. Maria Böhmer (CDU), responsable de l'intégration pour le gouvernement Merkel a renouvelé son appel aux immigrés qui vivent depuis longtemps en Allemagne à demander leur passeport.
Mais les Allemands doivent également faire un effort pour encourager cette démarche. « Nous avons besoins d'une culture de l'accueil, qui permette aux migrants de développer pleinement leurs potentialité, la main doit leur être tendue dans les services de naturalisation, souligne-t-elle »
Cem Özdemir, président des verts estime quant à lui que l'Allemagne devrait corriger sa politique d'accès à la nationalité allemande pour les immigrés, < href="http://www.focus.de/panorama/vermischtes/einbuergerung-deutsche-staatsbuergerschaft-weniger-gefragt-_aid_525015.html"> rapporte Focus. L'obligation de renoncer à sa nationalité d'origine pour obtenir le passeport allemand et le refus de reconnaître le droit à la double appartenance est un non-sens du point de vue de la politique d'intégration, selon lui.
Aydan Özoguz, responsable du SPD pour l'intégration, allemande-turque naturalisée depuis 21 ans, estime elle aussi que la réduction des demandes de naturalisation tient également au climat politique ambiant en Allemagne, rapporte le Süddeutsche Zeitung.
On donne toujours aux migrants l'impression qu'ils sont un « problème ». Elle cite en exemple la proposition récente venue de la démocratie chrétienne berlinoise de soumettre les candidats à l'immigration à un « test d'intelligence ».
De tels dérapages anéantissent les signaux positifs envoyés à l'inverse aux migrants, tels que le sommet sur l'intégration du gouvernement. « Je connais nombre de gens qui sont tellement dégoutés de cette façon de considérer les immigrés qu'ils préfèrent renoncer à la naturalisation », souligne la responsable sociale-démocrate. Özoguz revendique également le droit à la double nationalité, au moins à titre transitoire. Les Turcs par exemple doivent rendre leur passeport aux autorités de leur pays d'origine, s'ils veulent obtenir le passeport allemand.
Pour mémoire, la revendication de "test d'intelligence" avait été avancée dans les colonnes du Bild Zeitung par le porte parole du groupe parlementaire de la CDU du Land de Berlin, Peter Trapp. Elle a été condamnée aussitôt par le porte parole du gouvernement de la ville-état de Berlin, Christoph Steegmans, souligne le Berliner Zeitung. Les Verts, le SPD, le parti la gauche et le FDP l'ont critiquée avec virulence. C'est une revendication qui ne brille pas par son intelligence avait notamment remarqué Steegmans.
*Electricité et carbone, la révolution BMW. Pour résoudre le problème du poids des voitures électriques du aux batteries, BMW a choisi la solution carbone , souligne le Financial Times deutschland. Suzanne von Klatten l'héritière à la tête du groupe automobile bavarois a pris une place prépondérante dans la société SLG (filiale de Hoechst) spécialiste de la fabrication de ce matériel de construction déjà utilisé dans la compétition, ou l'aviation. Problème il coûte 15 fois plus cher que le métal des carrosseries actuelles. BMW veut donc devenir un des poids lourds (!) du carbone à l'avenir et construit aux USA avec SLG une usine de fabrication qui permettra d'abaisser significativement les coûts de production, en profitant de sources d'électricité hydrauliques naturelles. le premier véhicule carbone électricité devrait être mis sur la marché en 2013, Megacity vehicle. BMW veut ainsi devancer ses concurrents, Audi notamment.
*Bavières, retour de l'interdiction de fumer dans les bars et restaurants. Le gouvernement bavarois avait édicté la loi la plus stricte en Allemagne en 2008 lors de l'extension de l'interdiction de fumer en Europe. Il l'a considérablement allégée en ensuite après avoir enregistré une débâcle aux élections et laissé les cafés "fumeurs" prospérer. Comme c'est le cas à Berlin également. Une votation ce week end vient de réintroduire l'interdiction la plus stricte qui soit. Plus de 60% des 37% de votants se sont exprimés en sa faveur.
Théoriquement l'interdiction sera en vigueur le 1er aout...sauf à la fête de la bière de Münich qui fera pour le moment exception, selon une loi adoptée par le gouvernement, souligne le Bild Zeitung.
Et les fumeurs n'ont probablement pas dit leur dernier mot. C'est une loi "asociale" selon le front des défenseurs de la cigarette, rapporte le Süddeutsche Zeitung. Imposée par une minorité, elle n'a pas de légitimité

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