Le SPD et les Verts majoritaires en puissance | Soixantenaire contesté de la charte des" Allemands déplacés" | Remous sur les revenus du président de die Linke |
vendredi 6 août 2010 à 11:34 - permalien #680
Le SPD est à égalité avec la démocratie chrétienne, la CDU d'Angela Merkel, avec 31%. Le parti libéral de Guido Westerwelle reste KO avec 5% des intentions de vote -contre 14% des suffrages aux élections en septembre 2009. Les Verts battent tous les records avec 17%. Die Linke, la Gauche est à 10%.
83% des sondés sont mécontents du gouvernement actuel 42% préféreraient que le SPD soit le parti dominant aujourd'hui, contre 32% la CDU. 58% des sondés estiment cependant que la situation économique est bonne, et 50% que la situation économique sera encore meilleurs dans un an qu'aujourd'hui. Angela Merkel ne profite donc pas de l'embellie.
Même ceux qui avaient été poursuivis par le régime nazi étaient matériellement plus à l'abri, selon elle. Steinbach cite par exemple un membre de sa famille, prisonnier d'un camp de concentration, et qui vivait dans un immense appartement à Berlin en 1950, au milieu d'une ville à moitité détruite. « De telles affirmations font froid dans le dos » assure le directeur du mémorial de la résistance allemande Peter Steinbach, selon qui la présidente de la BdV confirme par de telles comparaison la tendance à réviser l'histoire que lui reprochent ses critiques.
Le vice ministre des affaires étrangères et président du FDP, Guido Westerwelle, qui assistait, par surprise, au rassemblement de l'association des Allemands déplacés a essuyé lui quelques sifflets, pour sa compréhension affichée à l'égard des reproches que font les Polonais à l'association d'Erika Steinbach. Mais cette dernière a pris sa défense, rapporte die Welt, en affirmant qu'elle appréciait sa présence, un signal d'attachement affiché à l'égard des Allemands déplacés. Avec leur charte signée en 1950, assure Steinbach, ceux: «qui connaissaient la fin et la misère ont renoncé ouvertement à l'esprit de revanche et à la violence. »
*Klaus Ernst, le nouveau président de die Linke, qui a pris le relai d'Oskar Lafontaine et représente l'ouest à la direction du parti la Gauche est la cible des critiques pour ses rémunérations mensuelles estimées à 13000 euros brut par mois. 7700 euros en tant que député, 1900 pour ses fonctions à la direction du groupe parlementaire de die Linke, et 3500 euros pour la présidence du parti.
Amateur de voiture de sport et roulant en Porsche -ce dont il n'éprouve "aucunement honte"-, Klaus Ernst assure que c'est un argent bien gagné, qui compense simplement le salaire qu'il touchait auparavant en tant que chef du syndicat IG Metall de sa région (Würzburg). Il lui resterait par ailleurs seulement 5000 euro net, toutes charges payées, rapporte le Süddeutsche Zeitung. « C'est beaucoup », reconnaît Ernst cependant.
« Mais comment convaincre un simple membre du parti de mettre cinq euros dans la caisse, quand die Linke les utilise ainsi pour la rémunération de la direction, interroge un « député de base ».
Gesine Lötsch, qui préside die Linke aux côtés de Klaus Ernst et représente l'est, exerce elle sa fonction bénévolement, note le quotidien Neues Deutschland, proche de die Linke.
La direction régionale du parti du Mecklembourg Pommeranie (ex RDA) estime de son côté que personne, quelle que soit sa fonction, n'a réellement besoin d'un traitement supérieur à celui d'un député du Bundestag.

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