vendredi 25 décembre 2009
mercredi 23 décembre 2009
La gouvernement coincé entre plans d'épargne et de réduction des impôts
Les nouveaux freins constitutionnels à l'expansion de la dette qui ont été adopté récemment imposeront de réduire le nouvel endettement dû aux mesures de soutien de la conjoncture à 60 milliards en 2016. Soit dix milliards d'épargne par an, à partir de 2011. « Un programme d'épargne classique n'y suffira pas », selon le président du conseil économique du ministère des finances, qui estime qu'il faudra en fin de compte augmenter sans doute la TVA...
mardi 22 décembre 2009
Kunduz, qui a vendu la mèche? | Le procès Demjanjuk reprend | La réduction du temps de travail refait surface |
Sa proposition ouvre une perspective de retrait des troupes crédible, à condition que l'Allemagne négocie ...
lundi 21 décembre 2009
"Hopenhaguen, Brokenhagen", les rèves brisées de Copenhague
Sigmar Gabriel le chef du SPD estime au contraire...
vendredi 18 décembre 2009
Vol à Auschwitz | Coopération et confrontation entre Berlin et Varsovie | "Les Maldives allemandes" |
jeudi 17 décembre 2009
Les cadeaux de Noël du gouvernement Merkel | Le ministre de l'auto-défense |
En échange les Länder devraient donner leur accord au Bundesrat à la politique de réduction des impôts déjà adoptée au Bundestag. Même si officiellement on évite de faire le lien ...
mercredi 16 décembre 2009
Commission d'enquête sur le bombardement de Kunduz | La misère des banques régionales menace la relance |
mardi 15 décembre 2009
L'Allemagne de l'autoroute dépassée par son avenir | Endettement sans précédent |
lundi 14 décembre 2009
Les jeunes apprentis frappés par la crise de l'emploi | Poker pour la réforme fiscale | Le général de la Bundeswehr règle ses comptes |
Une étude réalisée par la jeunesse du DGB, la confédération syndicale allemande...
vendredi 11 décembre 2009
Interrogations sans fin sur le rôle des commandos du KSK, dans le drame de Kunduz
Il ne s'agirait plus en fait d'un bombardement qui visait à détruire deux camions citernes volés à l'Otan par crainte de les voir utilisés ensuite dans un attentat suicide contre la base de la Bundeswehr, située à 6 kilomètres...
jeudi 10 décembre 2009
Et de douze: après Porsche, VW prend pied chez Suzuki, en attendant d'intégrer Man
Les deux constructeurs se complètent: Suzuki est leader des petits modèles. VW est fort en Europe, en Chine et en Amérique du SUD, Susuki en Asie du sud-est ...
mercredi 9 décembre 2009
La cour des comptes critique la politique de baisse des impôts
mardi 8 décembre 2009
Le gouvernement propose de dédommager les victimes du bombardement de Kunduz
Une précaution prise pour éviter de créer un précédent, estime le Frankfurter Rundschau. Les familles des victimes des bombardements de l'Otan lors de la guerre du Kosovo s'étaient tournées en vain vers les tribunaux pour être dédommagées. La cour fédérale avait fait valoir que dans le contexte de la guerre, aucune faute particulière n'avait été commise par les soldats allemands. Cette fois le cas de Kunduz serait sans doute traité différemment. Et si les victimes portaient plaintes devant les tribunaux ils auraient quelques chances d'écrire une nouvelle page de l'histoire de la guerre et du droit..
Pour en savoir plus lire sur mon Berlin Blog Le bombardement de Kunduz poursuit le gouvernement allemand.
lundi 7 décembre 2009
Copenhague, une conférence condamnée au succès
« Imaginez dit le directeur de l'institut de climatologie de Potsdam, que la température du corps passe de 37 à 39. C'est une fièvre qui peut encore être traitée. Mais si elle grimpe de trois ou quatre degrés, ça peut être mortel. La terre a la fièvre et nous devons éviter qu'elle monte jusque dans la zone mortelle. » Or les propositions actuelles des états qui se réunissent à Copenhague permettront seulement de limiter à 3,8 degrés la hausse de la température...
vendredi 4 décembre 2009
Strasbourg condamne la discrimination des pères non mariés et déchaine les polémiques
jeudi 3 décembre 2009
Et pour quelques milliers de soldats de plus en Afghanistan | Tensions chez Mercedes | Votation anti-cigarette en Bavières |
Julianne Smith, collaboratrice du Pentagon, estime que Washington discutera avec le gouvernement allemand à partir des chiffres déjà avancés par Berlin...
mercredi 2 décembre 2009
Repos le dimanche confirme la cour de Karlsruhe
Les juges ont ainsi mit fin à la libéralisation croissante des horaires d'ouverture des magasins à Berlin en particulier, où la possibilité de faire les courses durant les quatre dimanche de l'avent, met en cause la « protection minimum » du repos dominical...
mardi 1 décembre 2009
Coup d'éclat de la défense et protestations des victimes au procès de Demjanjuk
lundi 30 novembre 2009
Mini-crise en un temps record pour le gouvernement d'Angela Merkel
Son remplacement par Ursula von der Leyen, ex-ministre de la famille, sera sans doute une bonne chose pour le ministère du travail...
vendredi 27 novembre 2009
Jung démissionne | Nouvel éclairage sur le conflit afghan |
Le quotidien Bild poursuivait ce matin ses révélations contre l'ex-ministre de la défense,...
jeudi 26 novembre 2009
La Vidéo qui accuse la Bundeswehr
La vidéo témoin prise par le bombardier F15 de l'aviation US, lors du bombardement commandé par le commandant de la Bundeswehr, Georg Klein, est sans appel. Des silhouettes s'agitent autour de deux camions citernes volés par les Talibans à l'Otan. Le pilote demande s'il doit faire un survol d'avertissement pour faire fuir les civils, venus se ravitailler en essence. L'officier allemand répond: « négatif ». Le pilote demande alors si les cibles constituent bien « un danger immédiat » pour les troupes allemandes, une condition impérative pour faire feu. L'officier confirme. C'est une contre-vérité. Les bombes feront 142 morts, dont 30 à 40 civils. Le chef de l'état major de la Bundeswehr vient de démissionner à la suite du scandale.
Voir également mon billet sur Berlin Blog
Coup dur pour le Soli | Le chef d'état major de la Bundeswehr démissionne |
Le plaignant qui a mis sa « légalité » en cause devant le tribunal de Hanovre a dû verser 1000 euros de « Soli » en 2007.
mercredi 25 novembre 2009
Jamais trop tard...| Une CDU vraiment noire | la mercedes de Hitler | Sortie de l'atome en question |
Ratjen termina d'ailleurs sa carrière prometteuse la même année, lorsque l'on s'aperçut qu'elle était en fait un homme. « On sait bien que tout ça ne rattrape rien », reconnaît le président de la fédération d'athlétisme, Théo Rous. Mais c'est un geste symbolique du respect que nous devons à Gretel Bergmann.
Sylvie Nantcha, camerounaise, 35 ans, fait une ascension fulgurante dans la CDU du Bad Würtemberg. Élue à la direction du parti après un an d'adhésion, elle est la première afro-allemande conseillère municipale de la CDU à Freiburg rapporte le Süddeutsche Zeitung. Venue du Cameroun, catholique, elle a appris l'Allemand sur place, à l'université avant d'être "recrutée" par les femmes de la CDU dans un cercle de lecture de la Bible.
« La CDU du Bad Würtemberg a besoin d'une candidate vraiment noire", insistait-elle avec humour -le noir est la couleur symbole de la CDU-, avant de se faire élire par les délégués à la direction de la CDU du Land, avec le troisième score, en voix ." Je suis un exemple d'intégration réussie, souligne-t-elle. Pas de communauté parallèle et oui à la langue allemande".
Un garagiste spécialiste des voitures anciennes de Düsseldorf assure avoir retrouvé la mercedes de Hitler selon Spiegel on line. Il devrait la vendre à un milliardaire russe. Après guerre le véhicule aurait d'abord été récupéré en Autriche, puis achetée par le musée automobile de Las Vegas, aux USA, avant de revenir en Allemagne.
Le garagiste s'est renseigné auprès de la justice pour savoir s'il ne risque rien à vendre le véhicule. Il assure qu'en tant que berlinois il a vécu cette "merde du nazisme" qu'il déteste profondément , mais les affaires sont les affaires. La firme mercedes assure par contre qu'il n'y avait pas de voiture du Führer, mais que plusieurs modèles avaient été livrés à la chancellerie, sans que l'un d'entre eux soit spécialement réservé à Hitler note le Bild. Le client russe qui veut acheter le modèle aurait décidé de réfléchir.
Sortie de l'atome ou pas? Le ministre de l'environnement fait un pas en arrière sur les promesses du gouvernement. On ne peut utiliser l'énergie atomique à terme que si la majorité des citoyens l'accepte. En Allemagne depuis des décennies ce n'est pas le cas et ça ne va pas changer maintenant, confie-t-il au Bild.
mardi 24 novembre 2009
Opel, soulagement et craintes | Quand la Stasi chasse la stasi |
GM attend par ailleurs une contribution au redressement du groupe, tant des gouvernement européens que des salariés d'Opel. Le processus de consultation devra être terminé fin décembre. Le centre de développement des nouveaux modèles sur le site de Rüsselsheim, en Hesse, sera privilégié. Une part importante des 3,3 milliards d'euros d'investissements prévus doit être consacrée dans les deux ans à venir à la mise au point de nouveaux produits. « Les temps à venir seront difficiles pour les salariés, souligne le Berliner Zeitung. General Motors veut supprimer 5400 emplois en Allemagne. Soit un poste de travail sur cinq. Les usines d'assemblages de Bochum, Rhénanie du Nord, et Rüsselsheim, devraient particulièrement souffrir. 9000 emplois seraient supprimés dans l'ensemble de l'Europe. Mais les quatre sites allemands seraient préservés, en dépit de leurs surcapacités de production. Le président du conseil d'entreprise d' Opel promet une résistance offensive contre les suppressions d'emplois massives en Belgique et en Allemagne.
Nick Reilly est venu promettre la sauvegarde du site d'Eisenach en Thuringe -dans l'ex RDA- à la ministre présidente du Land, Christine Lieberknecht (CDU). Celle-ci s'est réjoui que l'usine ou 1800 salariés produisent la Corsa, soit intégré dans les plans d'avenir du groupe , note die Welt. Le gouvernement du Land accompagnera ce processus de façon constructive a-t-elle promis, il attend les propositions précises de GM. Il conviendra ensuite des mesures d'accompagnement nécessaire pour soutenir le plan de sauvegarde de General Motors avec le gouvernement à Berlin et avec les autres Länder où sont situées les usines d'Opel,
Le vice président du conseil d'entreprise d'Eisenach, Reinhard Schafer, souligne quant à lui que le Kurzarbeit, les mesures de chômage partielle mises en oeuvre depuis la début de la crise économique doivent permettre d'éviter les suppressions d'emplois.
Brandenbourg, quand la stasi chasse la stasi. Remue ménage dans le Land voisin de Berlin, gouverné depuis le 7 novembre -comme la capitale allemande- par une coalition du SPD et du parti la Gauche.
Un des députés de la Gauche Gerd-Rüdiger Hoffmann est menacé d'exclusion par son parti en raison de ses activités au service de la Stasi lorsqu'il était étudiant. Une engagement sur lequel il serait resté vague jusqu'à présent et qui vient d'être remis en lumière par le dépouillement de nouvelles archives de la police secrète. Mais il a été élu au scrutin direct, et refuse donc de se démettre son mandat. Son avocat, Peter-Michael Diestel, membre de la CDU et ancien ministre de l'intérieur de l'ex RDA (!), dénie à la direction de la Gauche, composée elle même d'anciens de la Stasi, de juger l'un des leurs rapporte Spiegel on line. Et rappelle au passage que l'ex chef du SPD du Brandenbourg, Manfred Stolpe, était soupçonné lui aussi d'avoir entretenu des liens avec la stasi.
lundi 23 novembre 2009
La semaine de 28 heures | Pas de bons pour les enfants | Ossi sans style | Contrat d'intégration | L'état des banques | Katar express et Bagdad Bahn |
"D'accord" répond le patronat de la métallurgie qui propose même d'aller jusqu'à 26 heures et souligne que ce ne serait pas plus couteux pour l'état que le financement des mesures de chômage partiel en vigueur depuis le début de la crise. Le ministre du travail -et ancien ministre des armées-, Franz Josef Jung (CDU), lui, n'est pas d'accord et envisage le prolongement du Kurzarbeit (chomage partiel), 14 mois encore.
Pas de bons de consommation à la place de la hausse des allocations familiales. L'idée avancée par les libéraux du FDP et reprise au sein de la CDU, a été mise hors-jeu ce week-end par Angela Merkel note der Spiegel. Les bons obligeraient évidemment les familles à les utiliser pour les enfants...et non à se servir de l'augmentation des prestations familiales pour les besoins du ménage, et boire un coup de plus éventuellement par exemple, selon certains spécialistes! Mais commencer à mettre en doute la façon dont les familles utilisent cet argent c'est dépasser les bornes assène Merkel.
"les gens de l'est n'ont pas de style, pas plus dans leur comportement que dans leur manière de s'habiller », c'est Jörg Schönbohm, responsable de la CDU, originaire de Berlin ouest, ministre de l'intérieur du Land de Brandenbourg (ex-Rda) après la chute du mur pendant dix ans, qui vient de sortir ces amabilités, et quelques autres encore bien senties sur les Ossis, rapporte le Berliner Morgenpost. Maintenant que les fêtes officielles sont passées, il se laisse aller. LA CDU affiche 19,8% au dernier scrutin dans le Land de Brandenbourg.
Les mesure pour assurer l'intégration des immigrés vont être renforcées et les nouveaux arrivants devraient notamment signer un contrat dans lequel ils s'engageront à maitriser la langue et participer à la vie de la société, l note l'hebdomadaire Stern.
Banques d'état. La crise reste devant nous estiment nombre d'experts. Selon Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, ses conséquences seront aussi importantes que celles de la chute du mur rapporte le Süddeutsche Zeitung. Hans Werner Sinn, économiste « gourou » néo-libéral, estime lui qu'il faut même en cas de nécessité contraindre les banques à accepter l'aide de l'état, pour dé-serrer la crise du crédit dont pâtissent les petits et moyens entrepreneurs en tout premier lieu. Il faut prendre exemple sur les USA et l'Angleterre de ce point de vue, selon lui.
Après le Bagdad Bahn, le Katar express... Le Katar vient de confier à la Deutsche Bahn la construction du réseau ferré dans l'émirat, jusqu'en 2026 note le Frankfurter Rundschau . Un contrat énorme de 17 milliards d'euros pour la DB, et un succès pour l'influence de la République fédérale dans la région -l'ex-chancelier Schröder avait entamé les démarches. Au tout début du siècle précédent c'est l'Allemagne qui construisit la voie ferrée qui reliait Constantinople à Bagdad.
vendredi 20 novembre 2009
UE, déception | Salle de prière contestée à l'école | Les Turcs-Allemands restent turcs | GM fait du charme | Coup de pouce pour la voiture électrique |
Un choix qui ne donnera pas de couleurs au traité de Lisbonne, mais qui colle avec la vieille habitude des hommes d'états nationaux, de n'attribuer des postes clés à la tête de l'UE qu'à des gens qui ne risquent pas de leur faire de l'ombre. « As tu un Opa (grand père), envoie le à l'Europa (Europe) ». Le jeu de mot semble encore en vigueur.
Salle de prière à l'école: la municipalité berlinoise va faire opposition au jugement qui avait fait droit à la demande d'un jeune musulman d'avoir une salle réservée à cet effet dans son collège, note le Berliner Morgenpost. Elle craint que le cas ne fasse école, et ne déstabilise les autorités scolaires, qui peuvent être confrontées à ce type de revendication, jugement du tribunal à l'appui.
Les Turcs-Allemands veulent rester turcs. Ils ne se sentent pas chez eux en Allemagne selon une étude qui vient de paraître , rapporte le Tagesspiegel. Pour 38% d'entre eux les deux pays sont leurs deux patries, pour 37% c'est la Turquie qui a la préférence. 1/5 seulement voient l'Allemagne comme leur patrie. 42% veulent retourner en Turquie tôt ou tard et 82% estiment que l'Allemagne ne respecte pas assez leurs traditions, leur culture. 47% d'entre eux sont contre la vie commune avant le mariage par exemple contre 8% chez les Allemands.
General Motors fait une offensive de charme après la mobilisation des salariés et des ministres-président des Länder ou sont situés les sites du groupe. Nick Reilly chargé de la restructuration de la filiale de GM, un dur selon les syndicats, annonce qu'aucune entreprise ne sera fermée, rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Une promesse indispensable pour obtenir d'éventuels aides du gouvernement.
Reilly s'est excusé également auprès de la chancelière pour le rejet inattendu de General Motors de vendre Opel à Magna, comme l'espéraient le gouvernement allemand et les syndicats. « Nous comprenons que madame Merkel ait été déçue. J'espère néanmoins qu'elle tient toujours Opel pour une entreprise des plus importantes pour l'Allemagne et nous soutiendra ».
Un second administrateur d'Opel -nommé par la gouvernement après la faillite de GM- vient de démissionner de son côté, estimant que les pressions politiques de Berlin, ne permettront pas d'assainir sérieusement l'entreprise. Un point de vue que partage le nouveau ministre de l'économie du gouvernement Merkel, Rainer Brüderle, libéral.
Coup de pouce pour la voiture électrique. Le gouvernement estime que c'est une question décisive pour le futur de la branche automobile, et va nommer un monsieur voiture électrique qui sera chargé d'accélérer la mise en oeuvre de la mobilité électrique au sein des ministères de l'économie et des transports, note le quotidien économique Handelsblatt.
jeudi 19 novembre 2009
Secrets sur l'oreiller | La Pologne, Steinbach et Westerwelle | La république des vieux | Guerre scolaire primaire |
En poste au Kosovo, il était tombé amoureux du jeune homme et avait fini par se mettre en ménage avec lui. Il n'aurait pas observé les mesures de sécurité impératives, partageant certains de ses secrets avec le jeune macédonien. Sa femme, qui avait découvert que son mari avait modifié le bénéficiaire de son assurance vie à ses dépends et au profit de son compagnon, avisa la direction des services secrets (!). L'agent fut arrêté, ainsi que son « complice ». Puis suspendu de ses fonctions. Les deux hommes, vivent toujours ensemble.
Leurs défenseurs n'ont pas pu prendre connaissance des dossiers classés secrets de l'accusation. Le jeune interprète aurait eu des contacts avec des services de renseignements étrangers, et avec le crime organisé. Les audiences doivent se poursuivre jusqu'en mars.
*Choisir entre la Pologne ou l'association des Allemands déportés (les 12 millions d' allemands expulsés après guerre, des pays de l'est), cruel dilemme pour Angela Merkel, rapporte le Süddeutsche Zeitung. Depuis des années, la Pologne a pris en grippe Erika Steinbach, la présidente de l'association. Les Polonais lui reprochent entre autres d'avoir voté contre la reconnaissance de la ligne Oder-Neisse, lors de la réunification au Bundestag.
Face à l'opposition de Varsovie, Guido Westerwelle, ministre des affaires étrangères d'Angela Merkel, a décidé d'opposer son veto à sa nomination à la présidence du musée de la la fondation des « populations opprimées, déplacées, et pour la réconciliation », qui se met en place à Berlin avec l'aval de Varsovie.
La CSU bavaroise qui accueillit nombre de réfugiés déplacés après guerre, est par contre pour l'élection d'Erika Steinbach. La CDU et Merkel lui sont également favorables, elle est membre de la direction du parti démocrate chrétien. Erika Steibach accuse Westerwelle de se tailler son nouveau profil de ministre des affaires étrangères à ses dépends, exacerbant les tensions dans la coalition. Elle donne jusqu'à fin décembre au gouvernement afin qu'il se décide et souligne que ce n'est pas le pays voisin qui doit imposer ses choix en Allemagne.
*Les dernières statistiques démographiques officielles sont toujours aussi sombres. L'Allemagne va voir sa population se réduire de 17 millions d'habitants d'ici 2060 et devenir la république des vieux, titre le Frankfurter Rundschau. D'ici 2020, 40% des actifs auront plus de 50 ans.
Depuis des décennies le taux de natalité en Allemagne est au plus bas. Le pourcentage des moins de vingt ans dans la population passera progressivement de 19 à 16% de la population, celui des plus de 80 s'élèvera à 14%. Une mutation qui « sera l'un des plus grand défi politique et social des décennies à venir, selon les spécialistes de l'office des statistiques.
*Guerre scolaire du primaire. Plusieurs tentatives de réforme du système scolaire, à Berlin (gouvernement SPD, la Gauche), Hambourg (CDU,Verts), en Sarre (CDU, libéraux, Verts), visent à prolonger la scolarisation commune des élèves à l'école primaire de 4 ans actuellement, à 5 ans (comme en France), voire 6 ans (comme en Suisse dans la majorité des cantons). Afin de repousser d'un an ou deux la sélection précoce des élèves -actuellement à 8-10 ans- pour leur répartition dans les différents établissements secondaires, collèges, enseignement professionnel, lycées.
A Hambourg et à Berlin la réforme vise également les établissements secondaires et va conduire à la disparition des collèges élémentaires (Hauptschule) qui seront rassemblés avec les collèges d'enseignement général cycle court (Realschule) au sein des écoles secondaires, et des collèges généraux, permettant l'accès des élèves au bac, au même titre que dans les lycées, Gymnasium, réservés aux élèves censés être les meilleurs.
Autant de mesures qui se heurtent aux traditions et aux intérêts de nombre de parents, dont les enfants bénéficient de la sélection stricte et de l'accès aux gymnasium. Un privilège difficile à remettre en cause. A Hambourg les opposants ont rassemblé trois fois plus que le nombre de signatures nécessaires à une votation, contre la réforme souligne le Hamburger Abendsblatt.
Un sérieux revers pour les Verts qui justifient pour beaucoup leur alliance avec la CDU au gouvernement du Land, par l'adoption de cette réforme par les démocrates chrétiens. Pour Ole von Beust, le ministre président démocrate chrétien qui a su faire admettre cette réforme à son parti, alors qu'elle est à l'opposé de la politique appliquée généralement par la CDU, la situation n'est pas plus confortable.
mercredi 18 novembre 2009
Débats de fond chez les étudiants en grève | La cours fédérale met fin aux manif's en l'honneur de Rudolph Heß
Mais cela n'est pas pour autant une division du mouvement en deux camps estime un animateur de la mobilisation à l'université de Münster. Le front de rassemblement pour la « grève de la formation », mis en place, est si large que les divergences d'opinion sont normales. « Nous sommes en permanence en discussion afin de définir les moyens que nous voulons mettre en oeuvre ». Et l'égalité des chances d'accès à l'université devient dans ce contexte une préoccupation de premier plan.
Ce que conteste l'un de ses collègues qui ne rejette pas seulement les actions « radicales », mais aussi le dogmatisme et le vocabulaire du mouvement. « On discute tout d'un coup de la lutte des classes et le slogan « néo-libéral » ressort à tout bout de champs. »
En attendant tout le monde ou presque affiche sa solidarité avec les étudiants en grève remarque le Frankfurter Rundschau. Du ministre de la formation berlinois Jürge Zöllner (SPD), à celui de Basse-Saxe, Lutz Stratman (CDU), en passant par les présidents d'université. « Il faut donner de la flexibilité et de l'air au système ».
Chacun en fait renvoie la balle à l'autre, en ce qui concerne l'aménagement de la mise en oeuvre du processus de Bologne, de la mise en place des diplômes de Bachelor et Master, qui ne laissent plus aux étudiants le temps de vivre et souffler.
« Les études doivent être possibles », souligne une gréviste qui n'est pas formellement contre la réforme. Mais le cursus qu'elle suit actuellement pour obtenir un diplôme de Master après six ans, « ne le sont pas ». Que tous les ministres de l'enseignement des Länder reprennent en gros cette revendication des étudiants la fait sourire.
« Mais qu'est-ce qu'ils font ensuite? ». Depuis qu'elle est à la fac, lors du mouvement de cet été notamment elle lutte pur que les conditions s'améliorent, et « rien ne se passe ». Une prochaine manifestation pourrait avoir lieu mardi, lors de la conférence des recteurs d'université.
L'interdiction de rendre honneur au régime nazi que vient de proclamer la cour fédérale de justice est un coup contre le NPD, le parti néo-nazi. Au lendemain de la guerre, la législation contre la propagande néo-nazie, les manifestations des groupes et partis se réclamant plus ou moins ouvertement du IIIè Reich est restée limitée en République fédérale. Il semblait exclu d'instaurer à nouveau des lois limitant la liberté d'expression et de manifestation strictes, qui étaient justement caractéristiques du régime nazi, explique le Tagesspiegel. Seule la loi de protection des minorités fit consensus, réprimant ainsi l'incitation ouverte au racisme, à la haine raciale.
Profitant de cet état de fait Les néos-nazis en ont profité pour institutionnaliser par exemple les défilés en mémoire de Rudolph Heß, condamné à la prison à vie par le tribunal de Nüremberg, qui se suicidera en 1987 dans la prison de Spandau et dont ils avaient fait un « martyre ». Face aux menaces d'interdictions, ils s'appuyaient sur le droit à la liberté d'expression garantie par la loi fondamentale. La cours fédérale vient donc d'interdire cette « liberté » spécifiquement en ce qui concerne la commémoration du régime du IIIè Reich, en raison de ses crimes.
Une exception qui n'interdit pas cependant l'expression de points de vue néos-nazis, d'extrême droite, ou la soutient à des régimes dictatoriaux, qui restent protégés par le droit fondamental à la liberté d'expression.
Mais la décision de la cours fédérale est un rude coup porté au NPD. Elle met en effet « hors la loi » les manifestations en l'hommage de Rudolph Heß sur sa tombe à Wunsiedel, qui réunissaient chaque année plusieurs milliers de participants, dont 5000 en 2004, venus d'Allemagne ou d'ailleurs.
Ces marches du souvenir avaient été remises à l'honneur par Jürgen Rieder, millionnaire et figure de proue du NPD, qui vient de décéder. Elles avaient été autorisées par la cours de justice bavaroise en 2001, contre un jugement de premier instance qui l'avait interdite. La marche à laquelle participaient également d'anciens nazis fut à nouveau interdite en 2007, puis en 2008.
La décision de la cours fédérale confirme une fois pour toute la légitimité de ces interdictions et prive ainsi le NPD de son rassemblement le plus symbolique.
mardi 17 novembre 2009
Vagues de protestation dans les Universités | Grosse réforme fiscale ou pas? | Genscher, avocat de Medvedev |
Le Bachelor et le Master donnent aux étudiants l'impression d'être ramenés au rang d'écoliers, mis sous pressions pour boucler leurs études résume le Frankfurter Rundschau. Ce n'était pas l'intention des initiateurs du processus de Bologne. Ils voulaient instituer un espace d'études européens unifié, dans lequel les diplômes sont équivalents, permettant ainsi de changer d'établissement et de pays sans être obligé d'entreprendre un marathon administratif. Il reste malheureusement peu de choses d'une excellente idée.
Selon les derniers rapports, 75% des programmes ont été modifiés selon les nouvelles normes. Mais ce sont souvent les anciens contenus qui ont été réaménagés. Cela coince du côté des équivalences. Résultat: un bon projet, mal concrétisé.
Manifestation à Berlin. 10000 personnes, étudiants, collégiens, éducateurs, doivent manifester aujourd'hui pour une « meilleur formation ».
Réforme fiscale: grosse, moyenne, ou moins importante que prévue? Le gouvernement démocrate chrétien et libéral d'Angela Merkel doit trouver un terrain d'entente, après des déclarations discordantes ces dernières semaines sur l'ampleur de la réforme fiscale prévue par le programme de la coalition CDU-FDP, d'un montant de 24 milliards. Alors que les marges seront étroites, le déficit budgétaire au dessus des 3% imposés par le traité de Maastricht.
Merkel maintiendra sans doute le cap qu'elle tient depuis quelques mois: ce n'est pas le moment de serrer la vis, cela étoufferait la relance. Mais Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, a déjà repoussé lui toute réforme fiscale importante et assure qu'il est d'accord avec Merkel sur ce plan. Ce qui a le don d'irriter les libéraux du FDP qui veulent notamment faire adopter un système par tranches, et rompre ainsi avec la progressivité de l'impôt selon les revenus résume le Financial times Deutschland.
"Qu'on appelle ça une grande réforme ou un réforme moyenne, cela importe peu. Mais les familles, les petits et moyens revenus, et les classes moyennes doivent en sentir les effets a répliqué le vice-chancelier, Guido Westerwelle". Au ministère des finances on estime que les 4,8 milliards d'euros destinés à l'augmentation des allocations et au relèvement des déductions fiscales par enfant doivent être déduites du paquet des allègements en 2011, qui s'élèverait alors à 19,2 mrds d'euros, seulement. D'autres questions qui font débat au sein de la coalition seront abordées au séminaire de Merseburg, la réforme de la santé, l'Afghanistan par exemple.
Hans Dieter Genscher, avocat de la Russie. Après la déclaration de Medvedev en faveur de la modernisation de son pays, l'ancien ministre des affaires étrangères d'Helmut Kohl souligne qu'il faut prendre ces déclarations au sérieux et encourager les efforts du président russe.
On ne peut rien faire sans la Russie, explique Genscher dans le Tagesspiegel. Qu'il s'agisse de l'environnement, de la relance de l'économie, du désarmement et du contrôle des ventes d'armes, du combat contre la criminalité organisée et le terrorisme international. L'aide des Russes aux troupes alliées en Afghanistan démontre l'attitude constructive des Russes. Les liens entre l'UE et Moscou doivent être renforcés. Les deux partenaires y trouveront leur comptant, dans l'échange des ressources: le gaz russe contre la technologie nécessaire à la modernisation du pays. Les Allemands sont en pointe sur ce plan.
lundi 16 novembre 2009
Sigmar Gabriel s'engage à ranimer un SPD en coma profond
Changement de capitaine sur le pont du SPD
« Le nouveau président du SPD -il a 19 ans de moins que le précédent- semble avoir pris conscience que le SPD doit reprendre pied dans les courants d'idées qui traversent la société. Il veut re-mobiliser les vrais sociaux-démocrates. Sa remarque: « ne vous faites pas d'illusion, la démocratie de base ça signifie plus de travail », assénée avec bonne humeur était très sérieuse. Le parti devrait dorénavant tenir congrès tous les ans, selon, lui. Et le travail de réfection du SPD doit commencer dans les Länder, et les communes. »
Gabriel a été convaincant pour les délégués, mais son succès se mesurera dans la réalité, poursuit le quotidien de Francfort. Il ne suffit pas de gesticuler. Angela Merkel a réussi ces dernières années, au prix y compris de la confusion programmatique, à ne pas pour ne pas se laisser coincer dans les cordes de la droite. Elle a définit le centre, au dépend du SPD.
En adoptant une résolution sur la ré-instauration de l'impôt sur la fortune, les délégués du congrès ont envoyé sans grand danger un signal à gauche , estime le Frankfurter Rundschau . Le SPD est favorable depuis longtemps à une participation accrue des privilégiés au financement de l'état social. L'ex ministre des finances, Peer Steinbrück, et Franck Walter Steinmeier, avaient écarté cette mesure seulement pour des raisons pratiques. Le premier estimait qu'elle se heurterait à des obstacles juridiques. Le second qu'il n'y aurait pas de majorité suffisante au sein de la coalition au pouvoir et au Bundesrat pour l'adopter.
Deux arguments de poids pour un parti de gouvernement, mais que l'on peut écarter dans l'opposition.
« A terme cependant le symbole de l'impôt sur la fortune ne suffira pas. Nombre de « camarades », souhaitent pousser le parti plus à gauche. Le retrait de la réforme de la retraite à 67 ans, en serait le témoignage. Mais un tel retour en arrière ne résoudrait pas le dilemme du parti. La globalisation et le tournant démographique -la chute de la natalité- n'ont pas cessé depuis que le SPD n'est plus au pouvoir. Qui les ignore risque d'éprouver un sacré choc en revenant aux affaires en 2013 ou 2017. Encore plus dur que lors des années rouge-vert, avec Gerhard Schröder. »
Gabriel incarne le profil du SPD dans l'opposition, souligne le Tageszeitung. Il a tenu un discours plein d'enthousiasme, peut être le plus percutant qui soit depuis le discours d'Oskar Lafontaine face à Rudolph Scharping en 1995. L'étonnant est que Gabriel a en fait défendue la ligne actuelle du parti: le SPD peut être fier de ses 11 ans d'exercice du pouvoir. Mais il a fait il est vrai quelques erreurs. Il faut donc ouvrir la réflexion à nouveau sur Harz IV, la retraite à 67 ans, l'Afghanistan.
« C'est le « oui, mais », qui est le ton en vogue dans le SPD. Même les adversaires les plus affirmés de la politique de l'agenda 2010 de Gerhard Schröder, comme Ottmar Schreiner -porte parole de la gauche et des salariés-, ne veulent pas saborder sur le champs la retraite à 67 ans et Harz IV -la réduction des indemnités chômage. Cela semblerait trop opportuniste. Et la gauche du parti n'a concrètement marqué qu'un point, en faisant adopter contre la direction la ré-instauration de l'impôt sur la fortune.
Tout l'art de Gabriel a été de faire passer son « oui, mais », avec une force de suggestion alternant l'analyse, la pointe d'humour, l'agressivité, la décontraction, pendant deux heures. »
jeudi 12 novembre 2009
La mort du footballeur percute l'Allemagne | vive l'Allemagne, vive la France |
« la réponse pourrait être que cela ne se passe pas pour beaucoup de gens tout au fond d'eux même, comme on peut en avoir l'impression, de l'extérieur, note le Frankfurter Rundschau.
Pour la plupart d'entre nous, Robert Enke était d'abord un brillant gardien de but. Un homme qui devait toujours encaisser des coups terribles, mais en tirait toujours un regain d'énergie pour poursuivre son chemin sans se laisser abattre.
Depuis hier nous le savons: Enke a souffert d'une dépression tout au cours de ces dernières années. Et il se croyait obligé de le dissimuler. Il souffrait de poussées d'envies de suicide, régulières. Suivi par un psy depuis des années, il avait des périodes ou il semblait aller mieux, puis des rechutes. La dernière lui a été fatale.
Il n'avait jamais voulu l'avouer en public. Il avait peur pour sa carrière. Peur aussi de perdre l'enfant qu'ils venait d'adopter avec sa femme, au lendemain de la mort de leur petite fille, d'une maladie du coeur. Il craignait que les autorités ne lui retirent son deuxième enfant adoptif, parce que son père était fou. La mort du champion renverse bien des certitudes.
« Que toute l'Allemagne aujourd'hui porte le deuil, et que même le Tagesschau, les informations télévisées, trouvent sa mort plus importante que la visite symbolique d'Angela Merkel à Paris, montre qu'il existe autre chose que le simple bavardage médiatique, le « businesse as usual ». Il ne s'agit pas d'un homme d'état, ce n'est ni Helmut Kohl ni Helmut Schmidt. Ce n'est pas une idole, un titan, format Oliver Kahn -le précédent gardien de l'équipe nationale-, pas un objet de culte des fans du type Fritz Walter ou Franz Beckenbauer, ni dieu du foot, ni Kaiser, explique der Spiegel. » Enke était un type réservé, fier, mais il n'avait besoin ni des flash, ni des tapis rouges. Il avait treize ans à la chute du mur.
C'était un enfant de la DDR, né à Jena en Thuringe, comme Thomas Doll, Andreas Thom et Michael Ballack il faisait partie de cette génération de la nation divisée qui a grandi ensemble, sans rien de spectaculaire. 9000 personnes, souvent profondément dépressifs se suicident chaque année en Allemagne. Enke n'est que l'un d'entre eux. Mais que lui justement ce footballer brillant fasse ce geste laisse les gens sans voix.
« Vive la France, vive l'Allemagne », triomphe de l'amitié franco-allemande, titre la Süddeutsche Zeitung, en rendant compte du voyage de Merkel à Paris et de la cérémonie rassemblant le président français et la chancelière allemande pour la commémoration du 11 novembre, sous l'arc de triomphe. « Alors que l'expérience de la seconde guerre mondiale, la culpabilité allemande, et la responsabilité particulière des deux voisins à l'égard de l'Europe, rassemblaient la France et l'Allemagne, le souvenir et la commémoration de la première guerre mondiale les séparaient encore.
C'est du passé. Mercredi les soldats français et allemands étaient côte à côte sous l'arc de triomphe. Un choeur français chantait l'hymne national allemand, et la chancelière lançait dans le ciel de Paris: « vive la France ».
mardi 10 novembre 2009
Fête pour la chute du mur, voir mon billet sur mon Berlin Blog
Berlin, la fête de la planète met le peuple en coulisse
C'est ce sentiment qu'une centaine de milliers de témoins, de jeunes nés après la chute du mur, de visiteurs de Berlin venus du monde entier, cherchaient sans doute hier dans la capitale allemande. La magie d'un moment qui a changé la vie d'une ville puis du monde. Et qui ce lundi, après 21 heures, a connu son couronnement officiel dans la chute des dominos et les feux d'artifice.
Le Tagesspiegel, quotidien berlinois lui aussi, décrit bien de son côté ce curieux rassemblement de foules, de bataillons de journalistes, de personnalités, de visiteurs du monde entier, au milieu desquels les Berlinois, devaient se frayer le passage dans les couloirs du métros et les encombrements, après le poids d'une journée de travail, en ruminant parce que le 9 novembre justement n'est pas une journée de fête, fériée. Ils ont bien sûr ouvert leur ville en grand aux visiteurs, ils sont « gentils ». Un peu étonné, tout de même. Pourquoi cette invasion pour ce jubilé? Que sont venus chercher l'enseignante danoise, l'experte en software des USA, le diplomate du Congo ce jour là à Berlin. Cette histoire vieille de vingt ans dont nous conservons scrupuleusement les trace et qui sont recouvertes chaque jour par les peines les contradictions, les frustrations du quotidien de la réunification?
La fête pour la chute du mur était un spectacle médiatique qui met le peuple sur la touche, estime quant à lui le Frankfurter Rundschau, quotidien libéral de gauche de Francfort.
Le mur de dominos en polystyrene est tombé finalement comme prévu par le plan. Une idée de carnaval pour divertir le peuple emporté une fois par une révolution. Elle servira d'image dans les résumés des évènements des années à venir. Mais le peuple est cette fois la coulisse et non l'acteur historique de l'évènement. On peut trouver exagérée cette mixture de cérémonies officielles, de conférences, de nuit du souvenir, de kermesse d'automne, avec lesquelles le 20 ème anniversaire de la chute du mur a été transformé en spectacle médiatique, estime le quotidien de Francfort. La signification historique des évènements qui se sont produits avant et après le 9 novembre 1989 ne gagne pas grand chose à une mise en fête contrainte, que les citoyens et les passants regardent avec scepticisme. Il est certain qu'une identité nationale fragile, contradictoire a besoin de journées du souvenir pour s'affirmer, il est sur aussi que le cohésion d'une société ne se commande pas par une fête de la liberté.
vendredi 6 novembre 2009
Mathias Platzeck, réélu à Potsdam à la tête d'une coalition rouge-rouge
Platzeck assure avoir reçu un tas de lettres et de mail d'insultes, expédiés de l'ouest à 80%, selon lui.
Mais après des années de coalition à la tête du Land, aux côtés de la CDU, l'un des rares dirigeants du SPD qui conserve toujours sa popularité, estime qu'il faut savoir tourner la page et gouverner même avec un parti dont certains des responsables ont travaillé pour la police politique de l'ex Allemagne de l'est.
« Vingt ans après les changements révolutionnaires en RDA il faudrait enfin commencer en Allemagne à prendre le processus de réconciliation au sérieux. Une cicatrice malsaine traverse toujours la société est-allemande et peut s'aggraver même. On élève à nouveau les barrières, comme si les divisions s'étaient renforcées... ». Le magazine Focus rapporte ses propos.
Pour justifier sa démarche Platzeck avait rappelé notamment le geste de Kurt Schumacher, dirigeant du SPD en 1946, qui tendit la main aux "anciens SS", 5 ans après être sorti du camp de concentration. Une comparaison qui fait hurler certains...jusque dans son propre parti (voir revue de presse de mercredi).
Il a reçu par contre le soutien de Gesine Schwann, candidate malheureuse du SPD à la présidence de la république, contre Horst Köhler, rapporte le Süddeutsche Zeitung. Elle souligne que Platzeck fait de la « morale politique ». La réconciliation vient après la culpabilité dans les relations personnelles, lorsque la faute a été reconnue. Beaucoup ont certes été coupables dans l'ex RDA, pas seulement au sein du régime. Mais les Allemands de l'ouest ont quant à eux la partie belle dans ce deuxième processus de retour sur le passé -après la nazisme- car ils vivaient à l'abri, à bon port.
« Les ex-citoyens de la RDA qui ont reconnu leurs fautes depuis doivent-ils pouvoir s'engager à nouveau dans la vie politique? Certains assurent que non. S'ils avaient raison ils devraient alors passer au crible la vie de tous les politiques, hommes et femmes, car la culpabilité morale ne se limite pas seulement bien sûr à la politique ». Une telle rigueur conduirait à la terreur par la vertu d'un Robespierre, assure Schwann.
jeudi 5 novembre 2009
Amérique-Allemagne, un coup de froid venu de Detroit
Le Frankfurter Allgemeine Zeitung raconte qu'Angela Merkel appris la nouvelle par l'un de ses conseillers alors qu'elle terminait ses rencontres à Washington. « Elle paru littéralement frappée par la foudre ».
C'est un affront comme on en a jamais connu, un désastre pour les relations entre l'Allemagne et les USA, commente le Tagesspiel. Encore pire que les pires moments entre Georges Bush et Gerard Schröder.
Et qui peut croire qu'Obama n'avait pas la moindre idée du coup que préparait GM en s'entretenant avec Merkel s'interroge le quotidien berlinois? Qui peut croire que son gouvernement est complètement étranger à cette décision? L'avenir proche pourrait bien être détestable. C'est triste.
Les experts estiment que la nouvelle direction de GM a choisi d'appliquer une stratégie plus agressive à l'égard de l'Europe. Convaincue que les modèles d'avenir y verront le jour. Le chef de GM, Fritz Henderson, qui s'était prononcé en faveur de la reprise d'Opel par Magna, selon les voeux du gouvernement allemand, aurait été désavoué par la « nouvelle direction » du groupe, mise en place par l'administration Obama, et par le chef du conseil d'administration, Ed Whitacre. Les membres du conseil de GM qui voulaient à tout pris empêcher le transfert de technologie d'Opel à la Russie -la banque russe Sberbank étant associée à l'opération Magna- l'ont emporté.
C'est un échec politique complet, estime le Frankfurter Allgemeine Zeitung. La chancelière n'a cessé de répéter que Magna présentait le meilleur plan de sauvetage industriel. S'immisçant ainsi dans les plans d'avenir d'une entreprise, ce qui ne fait pas partie normalement des activités d'un chef de gouvernement dans une économie sociale de marché. Même en pleine campagne électorale. Et le fait que l'affaire ait échoué avec Magna tient entre autres à cette intervention étatique. Mais la chancelière n'en tire aucune conséquence. Elle ne prend aucune distance à l'égard de la politisation du cas Opel et annonce même déjà de nouvelles discussions avec le président américain Obama.
Mais General Motor ne peut pas sauver Opel seul souligne le Frankfurter Rundschau, qui fustige « les fossoyeurs d'Opel. » L'entreprise US a encore du faire appel au fond d'aide de 50 milliards de dollars pour un montant de 2,8 milliard. Et puis il ne s'agit pas seulement d'assainir l'entreprise, mais de lui assurer des investissements suffisant pour garantir l'avenir, à hauteur de 6 à 7 milliards de dollars. Entre autres pour assurer le développement rapide du futur modèle à traction électrique. Or le gouvernement allemand ne mettra pas les 4,5 milliards d'euros promis en cas de rachat du groupe par Magna, à la disposition de GM. Car l'aide était destiné seulement à Opel, pas à GM. L'argent du contribuable allemand ne doit pas aller renflouer les caisses du konzern' américain.
Dirk Pfeil, membre du conseil de tutelle qui administre Opel depuis la faillite de GM, est favorable lui à la décision prise par le groupe automobile de Detroit , rapporte le Berliner Morgenpost. « Pour les contribuables allemands se serait la meilleure solution ». Le maintien du constructeur allemand au sein du groupe américain serait également la meilleure garantie contre tout transfert de know-how à la Russie. Ce qui se traduirait tôt ou tard par la perte d'emplois en Allemagne même. Un point de vue tout à fait personnel, selon le conseil de tutelle.
Le plus curieux en effet est que Dirk Pfeil, membre du parti libéral (FDP), représente les quatre Länder ou se trouvent les sites d'Opel. Or les ministres président de ces quatre Länder, dont celui de Hesse, Roland Koch, démocrate-chrétien, étaient favorables à la reprise d'Opel par le groupe Magna. Et s'insurgent contre le retournement de GM. Mais Dirk Pfeil interrogé par Deutschlandfunk, ne partage pas leur colère. « Le droit de propriété figure toujours dans la constitution souligne-t-il. GM est propriétaire d'Opel et devait savoir ce qu'il avait l'intention de faire de sa propriété ».
Rainer Brüderle, nouveau ministre de l'industrie et membre du parti libéral également, fustige lui le comportement inacceptable de General Motors rapporte le quotidien économique Handelsblatt. Il réclame le remboursement du crédit relai de 1,5 milliards d'euros accordé par le gouvernement à Opel, et laisse ouverte la question de futurs crédits qui seraient accordés au groupe automobile dans le cadre de sa restructuration. « Nous ne cèderons pas aux pressions de General Motors».
La direction européenne de GM a déjà mis les salariés « sous pression » , note le Süddeutsche Zeitung. Ils devraient eux aussi apporter leur contribution au redressement du groupe. Les syndicats doivent négocier et si aucun accord n'est conclu, GM menace Opel d'insolvabilité. Le chef du conseil d'entreprise d'Opel, Klaus Franz, rejette cette menace en assurant que: « les salariés ne se laisseront pas intimider ». Le plan de restructuration d'Opel de l'état major de Detroit ne tient pas la route, selon lui.
Angela Merkel n'a plus qu'à ramasser les débris de son plan de sauvetage d'Opel, note Spiegel on line. GM a laissé pendant des mois les discussions avec Magna se dérouler. Et finalement la chancelière et le gouvernement allemand sont menés par le bout du nez. Précisément le jour ou la politique américaine faisait la fête à la chancelière lors de son discours devant le congrès. Le -futur- chef du SPD, Sigmar Gabriel, souligne de son côté que la décision de GM est tout simplement: « la preuve que l'influence de la chancelière va jusqu'à un discours devant le congrès US, mais s'évanouit lorsqu'il s'agit de sauver des emplois ».
Un vrai camouflet pour la chancelière qui a effacé le succès de son apparition devant le congrès. « Bravo », titrait Spiegel on line, avant la vague déclenchée par le choix de Detroit. A quelques jours de la commémoration de la chute du mur -dont Obama sera absent- la relation Berlin-Washington prend un sérieux coup de froid. « Les Américains ne doivent pas s'imaginer qu'ils pourront faire chanter les allemands », tonne le chef du groupe parlementaire démocrate chrétien au Bundestag.
mercredi 4 novembre 2009
Sombre pronostic pour 2010 | Résistance médicale au vaccin H1N1 à Berlin | Nazisme, Stalinisme et comparaisons tabou
La seconde vaque de "grippe porcine" frappe l'Allemagne. Le nombre des malades victimes du virus H1N1 déclarés chaque semaine est passé de 1860 à 3075. A Berlin, un quart seulement des médecins sont prêts à participer à la campagne de vaccination rapporte le Tagesspeigel . Une abstention massive qui tient aux réserves affichées à l'égard des vaccins et de certains de leurs composants, et au refus de se voir imposer les procédures de déclaration et d'entretien préalable, qui vont normalement de pair avec la vaccination. Impossible de dire aujourd'hui combien de pratiquants prendront part finalement à la campagne qui débute la semaine prochaine, en plus des 500 déjà disponibles. 2000 médecins avaient été recensés pour y participer, par les autorités. 923 cas de grippe avaient été recensés à Berlin en début de cette semaine.
Mathias Platzeck, le ministre président social démocrate du Brandenbourg soumis au feu de la critique. Voulant justifier son alliance au nouveau gouvernement du Land avec le parti « la Gauche », dont certains responsables ont travaillé pour la Stasi, il avait souligné que vingt ans après la chute du mur il faut savoir tourner la page. Appuyant son affirmation sur l'exemple de Kurt Schumacher, dirigeant du SPD après la guerre, qui avait voulu « tourner la page » avec d'anciens membres de la SS. La levée de boucliers contre les propos de Platzeck est aussi injustifiée qu'elle était prévisible, souligne die Welt. Les comparaisons avec le nazisme sont un tabou en Allemagne. Il n'est pas étonnant que le parti « la Gauche » s'en émeuve, il y a pourtant des ressemblances, même s'il ne s'agit pas de l'ex RDA, mais des exterminations staliniennes et des méthodes d'oppression respectives. Et même quand l'historien fait la différence entre l'extermination d'un peuple fondée sur le racisme et l'extermination de millions d'Ukrainiens, de Koulaks et d'autres « ennemis de classe », il n'en arrive pas moins à cette conclusion justement à travers la comparaison et l'étude de leurs différences, dans leur but comme dans leur exécution.
lundi 2 novembre 2009
Réforme des impôts, à "plein gaz dans le brouillard"
Cette seule perspective n'en fait pas moins frémir nombre de ministres président des Länder démocrates-chrétiens. Ils craignent une relance par la dette, souligne Stanislaw Tillich (Saxe). Ils redoutent également de faire les frais de l'opération. Les réductions prévues toucheraient plus leurs finances que celles de l'état fédéral. « Je suis naturellement en faveur du slogan « plus de net du brut », mais je n'ai pas les réserves pour couvrir les baisses d'impôt, résume Peter Müller (Sarre) ». Aucun dirigeant de la CDU n'ose actuellement assurer clairement: « Nous allons réduire les impôts, naturellement », relève die Welt. « Nous devons tenir compte des craintes des Länder, souligne Volker Kauder, président du groupe parlementaire de la CDU au Bundestag. Nous trouverons une solution uniquement avec eux, pas contre eux ».
Il y a quelques frictions également du côté de la réforme proposée par le ministre de la santé, Philip Rösler, FDP, au sein de la coalition gouvernementale. Il veut « plus de liberté dans le domaine des soins pour les patients et plus de concurrence entre les caisses d'assurance maladie ». « Il n'y aura pas de réformes radicales du système de santé allemand, réplique Horst Seehofer, le chef de la CSU bavaroise. Je suis certain que même un ministre de la santé du FDP en arrivera rapidement à cette conclusion ».
La grande réforme des impôts chère au FDP, qui milite pour l'instauration d'un système d'imposition par tranches, tranchant avec le calcul progressif de l'impôt sur le revenu en vigueur, et qui est évoquée dans le programme de gouvernement semble en cause, remarque le Frankfurter Rundschau. Ce n'est pas le moment d'attiser les débats à ce propos souligne-t-on à la chancellerie. « La question sera examinée au cours des prochaines années », sur la base des rentrées fiscales constatées, qui risquent d'être moins roses que ne le croit le parti libéral.
La confédération des syndcats allemands (DGB) accuse quant à elle le nouveau gouvernement de faire une « politique au profit des privilégiés » qui seront les seuls à profiter de la réduction des impôts. Un tiers des salariés n'est pas imposable, vu le faible niveau de leurs ressources. Le président du groupe parlementaire social-démocrate au Bundestag, Franck Walter Steinmeier, estime lui que les réductions fiscales « doivent être financées avec sérieux, ce qui n'est pas le cas en ce qui concerne les projets du gouvernement », rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien libéral titre à propos de la politique fiscale du nouveau gouvernement: « plein gaz dans le brouillard ».
La majorité des Allemands enfin, serait favorable aux réductions d'impôts promises, si l'on en croit un sondage Emnid.Welt am Sontag. 74% des sondés estiment cette politique juste. 54% estimeraient même que d'autres réductions d'impôts devront suivre.
vendredi 30 octobre 2009
Comment Astérix a appris à parler Allemand
Gudrun Penndorf raconte par le détails ces problèmes insolubles de traduction qu'elle a réussi elle à résoudre, dans le Berliner Morgenpost. Par exemple lorsqu'elle a dû traduire la réplique des Germains, chassés par les Romains à la fontière: “Pon! Pon! On s’en fa! Mais addentzion! On refiendra!“ . Comment faire sonner ça en Allemand, en gardant le clin d'oeil pour des oreilles allemandes. Elle a traduit en souabe: « Mer ganget. Aber mer kommet wieder » (wir gehen. Aber wir kommen wieder, en allemand actuel). Le problème de traduction se pose aussi évidemment pour les noms. « Uniprix », le gaulois marchand baptisé du nom d'une chaîne de magasin inconnue en Allemagne devient « Quellnix », de Quelle, le Konzern' de ventes par correspondance -en faillite aujourd'hui.
Elle cite au passage le travail de la traductrice anglaise, re-baptisant Idefix, « Dogmatix ». Pour l'Allemand, Alambix, impossible à rendre tel quel à partir du mot français alambic, est devenu Alkoholix. Impossible par contre de rendre Abraracourcix. Le nom vient de « frapper à bras raccourcis » qui se traduirait: « mit hochgekrempelten Ärmeln zuschlagen ». Il s'appelle donc Majestix. Il reste des trous explique Gudrun Penndorf, des trucs que l'on ne peut pas traduire d'une langue à une autre...impossible de mettre des notes en bas de page dans la BD.
Elle a longtemps réfléchi avant de traduire: « Ils sont fous ces romains », explique-t-elle dans le Tageszeitung. Avant de trouver: "die spinnen, die Römer", qui est une expression courante en Allemagne aujourd'hui.
La phrase avait déjà été traduite « Uuii, die Römer sind doof » dans une pré-édition. Ce qui est une traduction exacte littéralement, mais qui tue la force de l'expression française. Alors on réfléchit dit-elle, en cherchant comment traduire autrement « être fou », « verrückt », ou « doof ». « Et puis tout un coup le déclic », le verbe spinnen (« dérailler », selon le dictionnaire Collins) et hop le tour est joué. "Die spinnen, die Ägypter, die Römer, die Berliner".
Le premier exemplaire traduit en Allemand avait été vendu à 6000 exemplaires, et produit par un éditeur et un traducteur aux penchants nationalistes pervers qui avaient fait des deux Gaulois, deux héros germains, « Siggi und Babarras ». La licence leur fut retirée par Goscinny et tous les albums traduits ensuite en Allemand par Gudrun Penndorf, furent retraduits ensuite de l'Allemand au Français...pour que Goscinny vérifie la traduction dans la langue du pays voisin! Chaque nouvelle aventure des deux Gaulois -bien traduite- s'est ensuite vendue chaque fois deux fois plus que la précédente. 110 millions d'exemplaires ont été vendus en Allemagne, sur les 330 millions de BD au total. Le club des fans allemands est puissant et Astérix est aussi traduit en dialecte, souabe, saxon. Gudrun Penndrof a rendu son tablier après le 29 è Astérix traduit pour des différents de droits d'auteurs avec son éditeur...!
jeudi 29 octobre 2009
Élection d'Angela Mekel au Bundestag, rien d'extraordinaire!
L'église protestante élit une femme à sa tête
mercredi 28 octobre 2009
Vaccination, ça traîne | Les Barons de la CDU pourraient freiner Angela | Bamberski-Krombach, conflit juridique franco-allemand |
Angela Merkel pourrait faire face à l'opposition des « barons » de la CDU des Länder au Bundesrat. Christian Wullf, ministre président démocrate chrétien de Basse Saxe, Roland Koch en Hesse, Peter Müller en Sarre, ont déjà fait la grimace à l'égard des promesses de réductions des impôts du futur gouvernement, « à la limite du supportable », selon Koch, note Spiegel on line. Wullf avait fait un éclat pendant les négociations du programme avec les libéraux, en qualifiant les propositions de réductions des charges fiscales du FDP de fantaisiste. Les uns et les autres pourraient freiner la politique fiscale du gouvernement au Bundesrat, la chambre ou sont représentées les Länder, et dont l'accord est indispensable pour valider nombre de lois. Il devront supporter en effet une bonne part des conséquences de la réduction fiscale de 24 milliards à partir de 2011 et devraient compenser un montant de 19 milliards environ avec les communes de 2010 à 2013, selon l'agence Reuters.
Conflit franco-allemand sur l'affaire Bamberski-Krombach. Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de prison par la cour de justice de Paris pour le meurtre de Kalinka, la fille de Bamberski, souligne l'hebdomadaire Stern. Il n'a jamais accompli sa peine, parce que l'Allemagne ne l'a jamais extradé vers la France. "Les autorités allemandes avaient mis fin à la procédure ouverte contre Krombach, parce que les causes réelles de la mort de la jeune fille n'étaient pas éclaircies. C'est cette situation, en fin de compte qui a poussé Bamberski à faire la justice lui même. Comme il l'a déclaré, il voulait réparer enfin la mort de sa fille, par l'enlèvement de Krombach .
Mais la France et l'Allemagne ont ouvert un nouveau conflit juridique. D'un côté la justice allemande demande l'extradition du père de Kalinka, coupable d'avoir organisé l'enlèvement d'un citoyen allemand, pour le juger. De l'autre, la France s'y refuse. Elle ne veut pas non plus remettre le médecin enlevé aux autorités allemandes. Celui-ci a été jugé et condamné chez nos voisins, tandis qu'il n'est pas poursuivi, chez nous."
mardi 27 octobre 2009
Ambiance morose dans les rangs de la CDU
Les interventions des délégués, à la suite du discours de Merkel ressemblait à un « démontage systématique de l'accord de la coalition, démocrate-chrétiens, libéraux ». Les critiques de l'aile sociale de la CDU ne se sont pas faites attendre, souligne Spiegel on line. Ingrid Sehrbrock, membre de la présidence de la CDU et du DGB, la confédération des syndicats allemands, aurait souhaité un peu plus de courage dans la politique fiscale. La relativisation du principe de solidarité dans le domaine de l'assurance maladie et soins à domicile, dépendance, « lui semble un peu trop proche des thèses du FDP ».
Regina Görner, membre du syndicat de la métallurgie, et ex-ministre des affaires sociales du Land de Sarre, s'étonne de ce que l'on veuille maintenant introduire une dose de capitalisation dans l'assurance dépendance des personnes âgées, évoquant les résultats de ce type de politique aux USA, et qualifie le FDP de « parti néo-libéral qui n'a rien appris de la crise.
« Nous aurons encore de sérieux débats", remarquera Angela Merkel, en pensant sans doute autant à ses partenaires du FDP et de la CSU, qu'aux rangs de son propre parti.
Le ministre président démocrate chrétien de Sarre, Peter Müller, souligne ainsi qu'il n'est pas ravi du tout de la plate-forme gouvernementale concernant la politique de santé. Car on ne doit pas faire reposer sur les épaules des seuls assurés le poids du déséquilibre démographique. « Sans solidarité, l'Allemagne n'a pas un bon avenir », estime-t-il, plaidant pour le maintien de l'assurance par répartition et contre la contribution forfaitaire, indépendant des revenus, envisagée dans les projets du gouvernement, rapporte le Frankfurter Rundschau.
Dans la coalition gouvernementale avec le FDP, la CDU sera « la force du centre », insistera Merkel note le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais l'introduction d'une capitalisation en ce qui concerne l'assurance soins aux personnes âgées, dépendance, est incontournable, selon elle. Faute de quoi elle ne sera plus finançables dans les années à venir.
Quant à l'endettement croissant dû notamment à la baisse des impôts: « la coalition tente le chemin de la croissance. Il n'y a aucun garantie que cela marche. Mais cela donne au moins la chance de réussir. »
dimanche 25 octobre 2009
La politique du nouveau gouvernement Merkel n'enthousiasme guère
"C'est la seconde fois qu'elle déçoit de cette manière. Lors des négociations avec le SPD pour la constitution de la grande coalition, elle avait justifié cette passivité en soulignant qu'elle avait à faire à un parti aussi puissant que le sien. Mais dans une coalition avec un petit partenaire, le FDP, elle campe toujours sur son style défensif.
"Elle ne fait pas de politique mais des mathématiques. En ce qui concerne la question de la fiscalité par exemple elle n'a pas décidé s'il était bon ou non de procéder à des réductions d'impôts dans la situation actuelle. Elle a tranché pour la somme de 24 milliards, parce que c'est à peu près la milieu entre les 15 milliards que proposaient la CDU et les 35 milliards pour lesquels militait le FDP."
CDU, CSU et FDP vont impulser un tournant radical dans les années qui viennent, assure de son côté le Süddeutsche Zeitung. Il marquera la fin de la société solidaire. Jusqu'à présent la société aide les faibles même en y mettant des limites. Quand la « coalition des frelons », la coalition noir-jaune (les couleurs symboliques de la démocratie chrétienne et des Libéraux), aura mis son programme en oeuvre, le principe sera au contraire: chacun s'aide soi même, et tout le monde est content.
Cela commencera avec la réforme de la santé. A terme chacun devra verser dans les caisses maladie à peu près autant que celui qui est au dessus de lui. Les contributions seront indépendantes des revenus. » A nouveau un beau mot. Indépendant. Cela ne veut rien dire d'autre que: les petits revenus devront payer plus. »
Merkel annonce un troisième plan de relance, titre le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le nouveau gouvernement de l'Union chrétienne et du FDP veut alléger les charges des contribuables, en pleine crise, en contractant de nouvelles dettes et en relançant ainsi la croissance. Un attitude courageuse, selon Angela Merkel, qui n'a pas d'alternative aujourd'hui.
Car les années 2010 et 2011, seront marquées par la volonté de sortir de la crise.
Les familles avec enfants vont recevoir plus d'argent, les salariés, les entrepreneurs et les héritiers aussi verront leurs charges fiscales réduites dans les quatre années qui viennent.
La chancelière reprend aujourd'hui le précepte libéral selon lequel les réductions d'impôts vont relancer la croissance et relancer en même temps les rentrées fiscales. Un pari qu'elle rejetait encore il y a peu. Mais "Il faut tout faire pour stopper le recul de la croissance économique et pour la relancer au mieux", souligne le nouveau ministre des finances, Wolfgang Schäuble, vétéran de la CDU d'Helmut Kohl, dans die Welt. Pour cela nous devons donner de l'impulsion. "Nous avons à faire avec des dettes exorbitantes comme nous n'en avons encore jamais connues dans l'histoire de la République. Dans la période actuelle il ne faut pas songer à équilibrer le budget, cela relève de l'utopie. Il sera déjà très ambitieux de respecter les freins à l'endettement" qui ont été adoptés par le précédent gouvernement et limitent les nouveaux emprunts budgétaires à 0,35% du PIB, à partir de 2016.
La possibilité de création d'un budget parallèle, un budget « fantôme » ou annexe, sur lequel seraient affectés les dettes des caisses sociales reste envisagée par le nouveau gouvernement. Une manière de contourner le problème.
vendredi 23 octobre 2009
Sigmar Gabriel, président du SPD en puissance, règle les comptes avec Schröder
"Une analyse précise de nos onze ans d'activités au gouvernement et de l'état de l'organisation du parti ces vingt dernières années seront autant indispensables pour cela qu'un bilan de notre campagne électorale. Je sais que beaucoup dans le parti ont des explications toutes faites pour cela, mais je crois que nombre de raisons se sont accumulées pour conduire à la situation que nous connaissons. Nous avons ainsi perdu les premières élections dans les Länder sous le gouvernement Schröder, avant la mise en oeuvre de l'Agenda 2010 (dont les mesures de réductions des acquis des chômeurs notamment, mis en oeuvre sous le gouvernement rouge-vert et connues sous le nom de Harz IV).
"Et la situation de nos organes de base, dans les villes, les circonscriptions, les quartiers, n'a plus grand chose à voir avec celle que doit connaître un parti populaire, un parti de militants. Mais il est évident que le débat sur les mesures de l'Agenda 2010, a joué un rôle moteur dans la crise et provoqué une seconde scission dans nos rangs (après celle des Verts dans les années soixante-dix). Des questions telles que la retraite à 67 ans, ou la hausse de la TVA mise en oeuvre par la grande coalition (contre les promesses électorales du FDP, ndr) ont profondément ébranlé la confiance en notre parti , et voilé nombre de nos succès (le programme d'extension des écoles à plein temps de l'Agenda 2010, la sortie de l'atome, l'expansion des nouvelles énergies avec leurs 280000 nouveaux emplois par exemple) bien que nous ayons dû nous battre pour les faire aboutir.
"Et puis le SPD est devenu un parti dans le quel les membres ont été ramenés à de simples cotisants, sans influence sur les décisions du parti qui a évité tout échange d'opinion remontant de la base. Je sais naturellement que le profil d'un parti a besoin d'une direction. La seule démocratie à la base ne fonctionne pas mieux que le commandement décrété du sommet. La politique c'est conduire et ressambler. Dans les dernières années nous avons seulement dirigé, jamais rassemblé."
Une lettre qui est un règlement de compte avec le style de politique de direction du parti des vingt dernières années, note le Frankfurter Allgemeine Zeitung. En particulier avec celui de l'ex chancelier Schröder qui fut président du SPD pendant un temps et de Franz Müntefering, qui fut successivement secrétaire général du parti, chef du groupe parlementaire au Bundestag, puis président du SDP.
Gabriel lui même aurait reçu selon le Bild des lettres peu aimables de nombre d'organisations de base du parti. Elle lui reprochent entre autres « la manière insupportable dont lui est ses camarades se sont à nouveau répartis les postes de direction du parti au lendemain de la débâcle électorale enregistrée le 27 septembre dernier. » Sigmar Gabriel entame ce week-end une tournée des fédérations du parti, pour préparer son élection à la présidence du SPD au congrès du parti, à la mi-novembre.

22.01.2012
20.01.2012
17.01.2012
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13.11.2011













































