Onze «agents» des services de renseignements

siégeaient dans les instances de direction du parti néo-nazi, le NPD. En poste, dans les Länder de Rhénanie du nord Westphalie, de Bavières de Basse-Saxe, du Bad Würtemberg, de Hesse, de Hambourg, ou à l’échelon fédéral.  Ils étaient chargés de renseigner les services de la Verfassungsschutz sur les activités, les projets du parti et d’espionner ses responsables. Ils ont été «retirés» de leurs postes par les autorités dans le cadre de la procédure ouverte en 2012 pour demander l’interdiction du parti néo-nazi.

Une précédente tentative d’interdiction du NPD a échoué en effet en 2003 devant la cour constitutionnelle, parce que les autorités judiciaires ne pouvaient prendre en compte la plainte, les accusations et les témoignages d’agents des services de sécurité infiltrés, ou dépendants de ces derniers. Le Bundesrat, la seconde chambre du parlement qui représente les Länder, a donc décidé cette fois de prendre toutes les précautions nécessaires afin d’éviter une nouvelle débâcle de procédure et d’obtenir l’interdiction, du NPD.

Les services de sécurité s’inquiètent de ce que le retrait de leurs agents ne contribuent à les démasquer au yeux du NPD. Mais nombre de critiques du système des agents infiltrés soulignent que l’on peut se demander s’ils ne sont pas plus les espions du NPD au sein des autorités de renseignement que l’inverse. Une critique qui a été renforcée notamment par l’incapacité des services de la Verfassungschutz à démasquer le trio nazi meurtrier de la NSU

Michel Verrier

Author: Michel Verrier

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