Alice Schwarzer avait un compte dissimulé en Suisse, sur lequel la directrice de la revue féministe Emma, cachait ses économies depuis les années quatre-vingt pour échapper au fisc...Elle a fini par se dénoncer elle même aux services des impôts, afin de régulariser sa situation et d'éviter le pire -avec les cd de données venant des banques suisses qui permettent aux juges de poursuivre les fautifs. Elle  dû payer 200 000 euros d'arriérés, mais évite également de payer ce qu'elle doit pour toute les décennies pendant lesquelles elle a fraudé.  Après le manager de l'équipe de foot de Münich, Uli Hoeneß et l'éditeur de l'hebdomadaire die Zeit, Schwarzer est la troisième représentante de l'élite a être clouée au pilori des délinquants fiscaux. Elle a été "trahie" par les médias, der Spiegel notamment qui a révélé l'affaire le 3 février 2014. L'auteur de "la petite différence et les grandes conséquences", ouvrage qui visait à mettre à nu les rapports d'oppression de la femme par les hommes, dans le cadre du couple,  posait en référence morale dans les talk-show. Elle s'élève aujourd'hui contre la dénonciation dont elle a été victime.Schwarzer.JPG Der Spiegel estime simplement avoir fait oeuvre de journalisme en révélant la "bigotterie" de celle qui fut un exemple "moral". Pour son chätiment ses appels à la justice ont dorénavant perdu toute crédibilité, conclu le quotidien  Berliner Zeitung, qui titre son billet, "la morale passe après le compte (bancaire).