Une jeune musulmane pratiquante ne peut se dispenser des cours de natation l'école, parce qu'elle ne peut -selon son interprétation du Coran- se mêler en maillot de bain à ses condisciples à moitié nus. Le jugement de la cours fédérale a jugé au contraire que la religion ne pouvait être prétexte à la dispense d'une activité scolaire. L'islam n'est pas visé. Le tribunal a jugé le même jour qu'une jeune élève dont les parents sont témoins de Jehovah ne pouvait être dispenser de regarder le film Krabat avec ses condisciples parce que ses parents ne croient pas à la magie noire -(Krabat titre français: "Le maître des sorciers" est un film fantastique allemand réalisé par Marco Kreuzpaintner en 2008).

Le tribunal a rejeté l'argument du défenseur de la jeune Asmae A, marocaine d'origine, s'appuyant sur un jugement précédent de la cour fédérale, et datant de 1993, qui permettait au contraire une dispense de  la piscine, pour les raisons invoquées par la jeune plaignante.
Le tribunal souligne aujourd'hui qu'un vêtement de bain « conforme au Coran », le Burkini, a vue le jour, souligne le Tageszeitung berlinois. La vue de jeune gens à moitié nus ne peut par ailleurs être préservée à la jeune fille, dans notre environnement culturel, elle y est coutumière l'été, ou lors de spots publicitaires. Les tabous religieux ne peuvent donc donc pas être de règle à l'école.

Asmae A a pris connaissance du jugement au tribunal ou elle assistait à la séance publique avec son voile noir. Elle a dit qu'elle acceptait le jugement, mais n'irait pas pour autant à la piscine, « personne ne pouvant l'y contraindre ».

« Les écoles devraient être flexibles, commente le quotidien berlinois. Les cours de natation séparés pourraient être une solution et il est possible de renoncer à projeter Krabat, si cela doit se traduire par l'absence d'une lève pour « cause de maladie ». »

Le « contrat d'intégration » implique de faire en sorte que les « minorités religieuses », ne se replient pas sur elles-même et se ferment aux dialogue avec ceux qui ne pensent pas comme elles, commente de son côté le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ou l'ouverture et le pluralisme pourraient ils être mieux appris qu'à l'école ? Ou pourrait ont mieux apprendre à respecter d'autres valeurs que celles que l'on ne s'applique pas ?