Après le scandale de la pédophilie, sous le pape allemand Benoit 16, l'église catholique allemande fait de nouvelles vagues jusqu'à Rome, avec le scandale des dépenses somptuaires de l' évêque de Limburg, Franz-Peter Tebart van  Elst.  Les travaux de rénovation de sa résidence dont il a longtemps assuré qu'elle ne dépasseraient pas les 5 millions d'euros, se chiffreraient en fait à 31 millions d'euros.
L'évêque  l'a toujours su, selon l'architecte de l'ouvrage, et aurait mis sur pied un système de dissimulation des coûts des travaux permettant d'échapper à tout contrôle de sa hiérarchie et de l' évêché. Les médias épluchent aujourd'hui les devis, et se régalent des détails, tels que la baignoire à 15000 euros qu'il s'est offert...
Une image qui contredit totalement celle de l'église que veut donner le successeur de Benoit 16 à Rome. Franz-Peter Tebart van Elst s'est rendu en urgence au Vatican, coiffant le président de la conférence des évêques allemandes, Robert Zollitsch qui avait pris rendez-vous au Saint-siège pour exposer au nouveau pape les dessous de l'affaire.
Le premier arrivé sera le gagnant estime sans doute Tebart van Elst qui a pris ouvertement une correspondance de Ryanair pour se rendre à Rome. Le choix s'explique. L'évêque est accusé depuis la semaine dernière par le procureur de Hambourg d'avoir fait une fausse déclaration sur l'honneur dans une polémique qui l'oppose à der Spiegel à propos d'un voyage en Inde. L'hebdo assure qu'il aurait voyagé en 1ère classe d'une grande compagnie aérienne. L'évêque a démenti sur l'honneur et aurait menti...selon le parquet. Une casserole de plus pour Tebart van Elst, qui explique sans doute le choix de Ryanair pour aller chercher le pardon de Franziskus.
Le  choix du nouveau pape de sanctionner ou non l'évêque en lui retirant sa fonction ou en acceptant sa démission sera un test en ce qui concerne ses promesses de retour à la simplicité pour l'église catholique. Une partie de la hiérarchie soutient toujours Tebart van Elst face aux "campagnes des médias". 
Le scandale est également pour l a presse l'occasion de braquer les feux des projecteurs sur les richesses de l'église catholique  allemande. Des 5 milliards d'euros d'impôts, relevés l'an dernier auprès des contribuables catholiques par le fisc,  aux salaires des évêques -de 8 à 12000 euros mensuels, versés par l'état, en passant par les dotations de l'état, des Länder notamment, aux oeuvres et établissements religieux, note le Süddeutsche Zeitung.
Une "richesse" qui donne tout son poids à l'église allemande au Vatican.