Les constructeurs automobiles allemands peuvent se réjouir, Peter Altmeier, le ministre de l'environnement allemand a rempli l'objectif imparti, faire repousser de quatre ans  à Bruxelles,  la limite des 95 grammes de C02  kilomètre émis par les véhicules qu'ils produisent. La date limite avait été fixée à 2020 après un compromis négocié cet été avec les autres pays membres. Ce qui aurait été  un pari très difficile à tenir  pour BMW, Daimler, en particulier, spécialistes des grosses cylindrées.
Et quand la lutte pour le climat s'oppose à leurs intérêts, ce sont ces derniers qui l'emporte. Angela Merkel sous cet angle est aussi prisonnière du lobby de l'industrie automobile, que l'était son prédecesseur,  Gerard Schröder.
Encore que  celui-ci était en particulier l'avocat de VW. Or curieusement, le groupe de Wolfsburg, en Basse-Saxe,   tenait pour sa part  l'objectif 2020 pour tenable -Schröder fut ministre-président du Land qui détient une part du capital de VW.
"Le gouvernement Merkel met donc en cause la crédibilité de l'UE dans la lutte contre le réchauffement climatique, uniquement au service de Daimler et BMW, commente  l'hebdomadaire die Zeit."
Service bien récompensé semble-t-il, les médias allemands révélaient hier le montant des dernières subventions que vient d'attribuer la famille Quandt (qui détient BMW) à la CDU, le parti de la chancelière. Selon les services officiels fédéraux chargés de contrôler le financement des partis, Johanna Quandt et ses deux enfants, Stefan et Susanne on versé chacun 230 000 euros aux démocrates chrétiens, le 9 octobre, soit 690 000 euros en tout.
C'est peut de chose il est vrai pour une des familles les plus riches d'Allemagne. Mais "c'est l'exemple le plus éclatant d'achat de la politique depuis longtemps, commente, acide,  Klaus Ernst, vice-président du groupe parlementaire die Linke".