Le non bavarois à l'organisation des jeux olympiques d'hiver à Münich en 2022 est une sacré claque pour le maire de Münich, Christian Ude (SPD), pour le gouvernement de l'état libre de Bavières et son ministre-président Horst Seehofer (CSU) et par dessus toute pour le comité olympique international (CIO). Les Allemands en général et les bavarois en particulier sont des fanas du sport.

olympmunich.jpgLes pistes de ski sont combles en hiver à Garmisch-Partenkirschen ou 51,56 % des 55,8 % des électeurs inscrits ont voté contre les jeux. Mais « qui a encore besoin des jeux olympiques ?», interroge le quotidien berlinois Tageszeitung, proche des Verts.

Le fiasco enregistré par le CIO, dirigé depuis peu par un président allemand, Thomas Blach, repose sans doute sur l'image de l'organisation internationale et de sa conception des jeux ou le profit le dispute au sport, ce qui ne donne pas envie aux citoyens bavarois de débourser 180 millions d'euros pour leur organisation.

Les arguments des autorités bavaroises sur le prestige qu'en retirerait la ville olympique et sur les bénéfices tirés à posteriori des investissements réalisés pour la fête du sport olympique n'ont pas convaincu les électeurs.La Bavières est déjà une région ou l'on se porte bien et ou les équipements ne manquent pas.

Les Allemands sportifs délaissent par ailleurs les structures officielles. Et ce ne sont pas les manifestations telles que les jeux qui leurs donnent l'idée de pratiquer leur sport favori. 14 millions d'entre eux font du ski, 600000 seulement sont membres de la fédération allemande de ski.

"Le sport n'a plus besoin des jeux pour vivre, c'est peut être là l'enseignement le plus amer du vote bavarois pour la fédération allemande du sport olympique", souligne le Tageszeitung, qui conclu provocateur : « d'ailleurs le champion du monde du marathon s'appelle Stephen Kiprotich et il vient d'Ouganda ».