Il ne correspond plus aux attentes d'une bonne part des jeunes -très présents à Bayreuth- qui veulent « faire des études » et laisse également les parents de plus en plus sceptiques sur ses débouchés. dual.JPG

Du coup l'industrie et l'artisanat sont en manque d'apprentis -ce qui tient également, rappelons-le à la décroissance démographique de l'Allemagne.

Le « journal de Bayreuth » souligne ainsi qu'entre 2002 et 2017, le nombre des élèves des collèges élémentaires (Hauptschule) base de l'enseignement professionnel, a été réduit de moitié en Haute Frankonie (nord de la Bavière). Dans le même temps celui des Gymnasium, les lycées ou l'on peut passer le bac, a augmenté très fortement et celui des effectifs des « Realschule » (collèges du premier cycle) légèrement.

Conséquence pour la chambre des employeurs, « il faut maintenant se tourner vers les lycées » pour combler le manque d'apprentis. Mais ce ne sera pas simple, reconnaît le secrétaire générale de l'organisme patronal, car l'image des entreprises artisanales ne bénéficie ni chez les jeunes ni chez leurs parents de l'image High Tech qui peut les attirer. Contrairement à une l'image d'Épinal toujours diffusée en France ou tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes dans le système dual allemand ou le travail manuel reste très valorisé, de l'école à la famille.

A l'effort en faveur des lycéens  s'ajoute pour la chambre artisannale, la politique d'intégration renforcée de jeunes étrangers, espagnols notamment, qui viennent trouver un emploi en Allemagne, à Bayreuth.