Rien n'est réglé dans le bras de fer qui oppose les conducteurs de train du syndicat GDL à la Deutsche Bahn. Le GDL annonce une pause du conflit jusqu'au 2 novembre après avoir rejeté les dernières propositions de compromis de la DB, note le Süddeutsche Zeitung. Et ensuite? Les conducteurs pourraient à nouveau paralyser le trafic. Ils peuvent se mettre en grève surprise à tout moment. Une forme de conflit social tout à fait inhabituel en Allemagne. D'autant que le GDL ne revendique pas seulement pour les salaires des conducteurs de train. Il veut aussi avoir droit de négocier pour les autres catégories du personnel roulant, contrôleurs et agents de bord. Ce dont les autres syndicats présents dans la compagnie ferroviaire ne veulent pas entendre parler. L'EVG, qui prétend être le plus représentatif pour les catégories concernées, met le GDL au défi de la transparence.Il exige qu'un notaire compte les adhérents de chaque organisation, afin de déterminer lequel est le plus représentatif. Le GDL refuse. On entend par ailleurs de plus en plus de critiques au sein du syndicat des conducteurs de train à l'égard de son dirigeant, Claus Weselsky, et de ses appels répétés à la grève -5 en septembre. La participation ne cesserait de se réduire depuis les grèves qui conduisirent à la fondation du syndicat il y a sept ans. Un médiateur pourrait être désigné pour tenter de trouver un compromis acceptable par toutes les parties en conflit. On évoque le nom d'Heiner Geißler, ancien secrétaire général de la CDU, qui a déjà joué ce rôle entre la DB et le GDL.