Nous avons besoin des immigrés et de l'arrivée de  "500 000 personnes en plus issues de l’immigration chaque année jusqu’en 2050.» Son entreprise de nettoyage emploie 1600 salariés à Berlin, le nombre d'employés s’est accru de 50% entre 2010 et 2015. Ce qui aurait été impossible sans nouvelles ressources disponibles.

Nous devons permettre l’intégration des nouveaux arrivants, y compris en ce qui concerne les réfugiés économique, souligne Schwarz. Il n'y a pas les bons réfugiés d'un côté et les mauvais de l'autre. Le programme «Arrivo» d’intégration pour les réfugiés mis en place par le sénat berlinois -le gouvernement du Land- permet ainsi aujourd’hui de recruter des gens extrêmement motivés et engagés. «Ils apprennent vite la langue et sont également efficaces professionnellement.» fluchtlinge.jpg

Le manque de main d’oeuvre dont souffre l’Allemagne en raison du déficit démographique et le besoin d'un contingent important d'immigrés chaque année vont de pair. «Je ne fais d’ailleurs pas de différence entre les réfugiés économiques et les «bons» réfugiés qui relèvent du droit d’asile en raison des persécutions dans leur pays. Quelqu’un qui cherche une nouvelle perspective d’existence, est tout autant le bienvenu pour moi, qu’une personne originaire d’un pays en guerre civile. Je trouve d’ailleurs repoussant le discours public sur les « bons » fugitifs d'un côté et les mauvais de l’autre».

Mais la législation actuelle rend l’intégration difficile. Le stage pratique est relativement facile à suivre, une formation déjà mois. « Et savoir si il ou elle pourra rester après sa formation est totalement incertain. »

«Pourtant pourquoi devrions nous expulser quelqu’un qui travaille ici, et paie ses impôts et cotisations sociales?»