Un interview du Zeit de Franz Müntefering, ex-président du SPD et bras droit de Schröder a été largement cité dans les médias pour sa critique à l' égard de la campagne de Peer Steinbrück, organisée en dépit du bon sens par la direction du SPD. Müntefering fut l'artisan des campagnes de Schröder et a une dent contre Andrea Nahles, vice présidente du parti -critique à l'égard de la politique de Schröder de réforme du marché du travail- et responsable en théorie de la campagne actuelle.

Deux de ses réflexionsAngela_M.jpg dans die Zeit sont par ailleurs intéressantes. Müntefering qui fut et reste l'un des artisans des réformes Harz IV et conduisit la réforme de la retraite à 67 ans en tant que ministre du travail de la grande coalition SPD, Union chrétienne (2005-2009), estime que la chute du SPD après la mise en œuvre de cette politique de 34 % en 2005 à 23 % en 2009 et à 25 % environ dans les sondages aujourd'hui ne tient pas au contenu de ces mesures. Ce que tous les militants du SPD quelque peu en contact avec le terrain, son contraints de reconnaître pourtant. Pour lui il s'agit simplement d'un manque d'assurance du parti, qui n'a pas su expliquer et faire la publicité de ces mesures et de leur succès auprès des électeurs sociaux démocrates. C'est un bel exemple d'aveuglement -s'il croit à ses arguments- d'un dirigeant dont la vie au sommet de la politique l'a complètement coupé du vécu de ceux qu'il est censé défendre.

Mais il a par ailleurs à l'égard du rapport de force entre les sociaux démocrates et la chancelière une analyse percutante. Soulignant le poids de son parti dans les communes et les Länder, ou le SPD a infligé il est vrai ces dernières années de sérieuses défaites à l'Union chrétienne, il résume : « le SPD domine dans les Länder et son pouvoir dans les communes s'est renforcé de façon évidente. « La chancelière est une reine sans royaume ».