Angela Merkel  et la délégation de l'Union (CDU/CSU) rencontreront vendredi 4 octobre la délégation du SPD  en vue de la constitution d'un gouvernement de coalition. La chancelière a pris également contact avec les Verts et devrait également rencontrer ceux-ci la semaine suivante. Ces premiers contacts "Sondierungsgespräche" sont un préalable à l'ouverture de négociations sur un éventuel accord de gouvernement. Les délégations, doivent estimer après un premier tour de table si cette seconde étape est possible. Dans le cas du SPD, par exemple la délégation de 7 personnes qui rencontrera la délégation de 14 représentants de la  CDU/CSU, n'a pas d'autre mandat. Elle devra rendre compte à la direction du parti qui convoquera un second mini-congrès -après celui de vendredi dernier- afin de donner le feu vert à l'ouverture des négociations. Une procédure qui déplait à Horst Seehofer, le président de la CSU, qui a comparé la direction du  SPD à un lapin qui se  défile devant ses responsabilités...

Angela Merkel n'a pas encore fait le choix semble-t-il entre ses partenaires éventuels, les Verts ou le SPD pour être ré-élue chancelière au Bundestag. Les chrétiens-démocrates privilégient cependant la grande coalition, estime le Süddeutsche Zeitung. Mais si le SPD est trop exigeant ou refuse finalement celle-ci lors de la consultation de ses 470 000 militants, décidées lors de son mini-congrès, vendredi 27 septembre, la direction de la CDU se tournerait  vers les Verts.

Le secrétaire général du parti Hermann Gröhe a vanté l"autocritique" de leur conseil fédéral concernant la ligne trop à gauche de leur campagne électorale. Une correction dont on ne voit pas la trace au SPD, selon lui. Gröhe regrette également le processus de décision adopté par la direction du SPD, les mini-congrès s'ajoutant au référendum final du parti pour ses adhérents, qui le conduit à s'interroger "sur le sérieux avec lequel le SPD s'engage dans les négociations".

Celles-ci pourraient durer jusqu'au début de l'année 2014, selon Andrea Nahles, secrétaire générale du SPD, qui estime en quelque sorte qu"il n'y a pas le feu".