14 représentants pour l'Union  et 7 pour les sociaux démocrates, les deux délégations qui se sont rencontrées aujourd'hui pendant trois heures afin d'explorer la possibilité d'ouvrir les négociations en vue de la constitution d'une "grande coalition", ont décidé de se revoir le 14 octobre.
La différence de poids des délégations des deux camps, les démocrates chrétiens et le SPD ne tient pas à leur différence de poids électoral, 41,5% pour l"Union" et 25,7% pour le SPD. Mais au fait que l'Union de la chancelière n'est pas "le parti d'Angela Merkel" contrairement à certains raccourcis rapides, mais l'alliance entre la CDU (Union démocrate chrétienne) dont Merkel est la présidente et la CSU (Union sociale chrétienne) présidée par le bavarois Horst Seehofer et présente en Bavière seule -alors que la CDU n'existe pas dans le second Land d'Allemagne -après la Rhénanie du nord Westphalie-, qui compte 12 millions d'habitants. "Nous sommes un parti autonome", soulignent avec force les responsables de la CSU. Comme la Bavière est un "état libre" selon sa dénomination officielle. Les 7 délégués de la CSU bavaroise, négocient donc aux côtés des 7 délégués de la CDU avec les 7 délégués du SPD.
Ils se rencontreront à nouveau après le premier échange de vue entre les 14 délégués de l'Union et les 7 délégués des Verts, jeudi prochain. La chancelière veut en effet sonder le terrain d'une alliance également avec le parti écologiste. Un gouvernement CDU/CSU/Verts lui permettrait de disposer d'une majorité  raisonnable au Bundestag.
Selon certains observateurs, Merkel a déjà marqué un point contre le SPD en lui faisant accepter un second rendez-vous après qu'elle aie pris contact également avec  les verts.

Elle affiche ainsi en effet sa volonté de négocier avec les deux et, éventuellement, de jouer l'un contre l'autre. Alors que ces deux partis ont mené campagne pour constituer ensemble un majorité au lendemain des élections - ils ne totalisent à eux deux que 34,1% des suffrages exprimés, contre 41,5% pour la CDU et la CSU.
Les Verts craignent également cette stratégie du double interlocuteur de la part d'Angela Merkel, qui peut viser à trouver un accord sur le plus petit dénominateur possible, avec les uns ou les autres.