La cour constitutionnelle néglige le parlement européen

L'Europe ? Non merci. Le quotidien Berliner Zeitung parodie le slogan anti-nucléaire à propos de l'Europe pour commenter le jugement du tribunal constitutionnel de Karlsruhe invalidant la barre des 3 % des votants qui conditionne jusqu'ici l'élection au parlement européen. Une façon de souligner que le parlement européen n'est pas un vrai parlement, à l'inverse du Bundestag, pour lequel la cour justifie à contrario la barre des 5 %, afin de faciliter le travail de l'assemblée en constituant des majorités stables.

Pourtant, souligne le quotidien, la cour avait validé la barre des 5 % instituée pour l'élection au parlement européen en 1979 -première élection au suffrage universel. Il paraît donc curieux d'invalider ce principe aujourd'hui, alors que le parlement de Bruxelles justement a renforcé son rôle et ses fonctions depuis cette date. « Mais ses compétences peuvent croître, de même que sa stature, cela ne lui sert à rien, parce que la cour de Karlsruhe juge que cela ne lui sert à rien. Si le parlement national avec ses cinq partis doit être protégé de l'éclatement par la barre des 5 %, le parlement européen avec ses sept groupes parlementaires et ses 31 parlementaires sans appartenances est déjà éclaté et sans espoir. C'est comme si un médecin disait : j'aide celui qui est actif et en bonne santé, celui qui est déjà out par contre peut rester tranquillement dans son fauteuil roulant, ce n'est pas mon poblème ».

Michel Verrier

Author: Michel Verrier

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés


Aucune annexe



À voir également

Annalena_Baerbock.jpg

L'Allemagne en quête de politique sécuritaire

L’inspecteur général des forces armées, Alfons Mais, l’a reconnu sans fard : devant l’agression russe l’Allemagne est militairement désarmée. Analenna Baerbock, ministre des affaires étrangères pose les balises d'une nouvelle stratégie

Lire la suite

Annalena_Baerbock.jpg

Première visite de la ministre des Affaires étrangères allemande à Paris

« Que peut-il y avoir de mieux pour une ministre des affaires étrangères qu’être à Paris dés le premier matin de son mandat » a souligné, Annalena Baerbock (Verts) (...)« L’Europe est le pivot de la politique étrangère allemande ». Mais question nucléaire Berlin refuse toujours l'étiquette  "énergie verte" revendiquée par Paris

Lire la suite