« C'est ainsi que marche l'économie en France. Le gouvernement a choisi l'offre de General Electric pour la reprise d'Alsthom et Siemens se fait claquer la porte au nez, regrette le Berliner Zeitung ». L'américain a dû avaler des conditions qui ne faisaient pas son affaire pour le rachat du groupe français. Le gouvernement entre dans le capital d'Alsthom, et GE devra avoir son feu vert pour mettre en œuvre sa stratégie d'expansion dans les centrales et le réseau électrique en Europe.

Deux scénarios sont possibles, poursuit le quotidien berlinois. Dans le premier cas l'entrepreneur et le gouvernement tirent dans le même sens, et renforcent la part de GE dans le marché de l'énergie au profit d'Alsthom et les temps seront durs pour le concurrent Siemens. Dans le second cas, les partenaires, politiques et managers, entrent en conflit, notamment parce que GE n'est pas avare de suppressions de postes lorsqu'il s'agit de redresser une entreprise. Le gouvernement se battra néanmoins pour chaque emploi. Et dans ce cas, le plus vraisemblable, c'est Siemens, qui sera le vainqueur demain, alors qu'il fait figure de perdant aujourd'hui.